Titre : Sherlock Holmes – Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné 🇬🇧
Auteur : Jose Maria Alarte Duart 🇪🇸
Édition : Autoédité (08/11/2025) – 133 pages
Édition Originale : Sherlock Holmes – The Mystery of the Poisoned Christmas Dinner
Traduction : /
Résumé :
Douze invités. Treize couverts. Un réveillon de Noël qui se transforma en un banquet mortel… jusqu’à ce que l’ingéniosité de Sherlock Holmes intervienne.
Dans cette histoire unique de mystère culinaire, Holmes et Watson affrontent un assassin qui transforme le dîner de Noël en un théâtre de la mort : poisons invisibles, symboles cachés dans chaque plat et un sablier qui marque le compte à rebours vers la prochaine tragédie.
De la soupe d’huitres au porto final, chaque plat révèle des secrets du passé et met à l’épreuve l’esprit le plus brillant de Londres. Mais cette fois, Holmes ne doit pas seulement résoudre une énigme : il doit protéger les siens et racheter la table de la mort.
Préparez-vous pour une histoire dans laquelle la nourriture est une arme, la prévoyance est l’antidote et l’intelligence est la clé de la survie. Car certains diners nourrissent le corps… et d’autres, la vérité.
Critique :
Moi qui me plaignais que dans « Sherlock Holmes et la Fée de Noël Disparue » (Ben Stevens), les personnages ne dialoguaient pas assez, avec celui-ci, ce fut le contraire : beaucoup trop de blablas !
Dans cet apocryphe, Sherlock Holmes explique tout, mais à l’excès, tandis que Watson est quasi muet, dit peu de phrases. Quant à moi, je me suis emmerdée à lire les explications tarabiscotées d’Holmes, à tel point qu’à un moment donné, j’ai déconnecté mes yeux et mon cerveau et je suis tombée endormie en pleine lecture.
Un bon point pour les insomniaques, ce court roman est un somnifère en puissance…
Habituellement, Holmes donne peu de détails sur ce qu’il fait, les lecteurs suivent avec attention ses faits et gestes et sont comme Watson : dans le brouillard, jusqu’à la fin, où Holmes se fait toujours un plaisir de tout expliquer.
Là, nous ne raterons rien, nous saurons tout, tout, tout, sur le modus operandi de l’assassin qui tue les convives et en fait beaucoup trop. Oui, pourquoi se casser la tête à mettre tout cela en scène, quand il suffisait de faire simple ?
Chaque plat était un message, chaque ustensile un instrument d’observation, et chaque mouvement pouvait déterminer la vie ou la mort.
Moi, en tant que lectrice, je me suis perdue dans les explications de Holmes, dans le jour que nous étions (ou alors, leurs journées faisaient plus que 24 heures), dans le rôle de Madame Hudson, dans le lieu où le futur repas allait avoir lieu, dans ce que l’assassin allait faire, voulait faire… Non, trop, c’est trop.
Et puis, Holmes répétait un peu trop souvent les mêmes choses, comme s’il prenait Watson et les lecteurs (lectrices) pour des demeurés, ou alors, c’est Holmes qui commençait à gâtouiller… Sincèrement, ces répétitions de phrases étaient ad nauseam, à croire que l’auteur a voulu ajouter des phrases pour gonfler son roman… On en était arrivé à un point tel que j’avais envie de conseiller à Holmes de fermer son clapet, que j’avais bien compris (et Watson aussi).
— La partie a commencé, murmura Holmes. Et, Watson, souvenez-vous : à cette table, chaque geste et chaque mot peut être un indice qui nous mène au Chef Fantôme.
— Watson, dit-il à voix basse, je dois maintenant assumer le rôle d’hôte. Chaque geste, chaque mot, chaque mouvement des invités doit être anticipé et contrôlé. La survie dépend de la précision et de la logique.
— Ces couverts, continua-t-il, agissent comme une barrière, comme un rappel que chaque détail doit être observé. La table cesse d’être un théâtre de mort et devient un instrument d’apprentissage et de défense.
La réhabilitation des couverts et des assiettes symbolisait la restauration de la confiance, le triomphe de la raison sur l’obsession, et la capacité à transformer le danger en enseignement.
— Watson, conclut Holmes, la table qui servait autrefois le poison sert maintenant à instruire et protéger. Chaque couvert, chaque assiette, chaque verre est un témoignage de la victoire de la préparation et de la prévoyance sur l’improvisation et l’obsession.
Pire, je n’ai pas vraiment compris les motivations du Chef Fantôme, ni pourquoi il a passé autant de temps à mettre au point un gaz qui agit sélectivement sur les individus qui possèdent certaines caractéristiques, basées sur la génétique et les connexions émotionnelles avec Holmes. Ça lui a pris des années et des années, pour mettre au point son repas mortel, à croire que ce mec n’avait rien d’autre à faire de sa vie. Débile et un peu trop capillotracté, son truc.
— Le poison aérien, poursuivit le Fantôme, a été développé pendant des années. Il ne laisse aucune trace dans la nourriture ni sur les corps. Il agit sélectivement sur des individus possédant certaines caractéristiques, basées sur la génétique et la connexion émotionnelle avec vous, Holmes.
Un pastiche à oublier en vitesse ! Un pastiche qui fut un supplice à lire… Évitons de mélanger Sherlock Holmes avec Top Chef Assassin et les gourmands seront bien gardés.
- À venir à 10h : Christmas pudding – Hercule Poirot 12 (pour digérer).


