Le troupeau fantôme – Walt Slade 01 : Bradford Scott 🇺🇸

ImageTitre : Le troupeau fantôme – Walt Slade 01 🇺🇸

Auteur : Bradford Scott 🇺🇸
Édition : Marabout Junior (1966) – 160 pages
Édition Originale : Range Ghost (1964)
Traduction : Gérard Colson

Résumé :
Le Texas Ranger Walt Slade affronte une dangereuse bande de voleurs de bétail qui opèrent à la frontière mexicaine

« Slade empoigna son Winchester. L’arme était en parfait état, prête à faire feu. Tendu, tous les sens en alerte, le Ranger attendit.

La plus élémentaire prudence lui commandait de faire feu dès que le bandit serait en vue, mais un Texas Ranger doit donner à ses adversaires l’occasion de se rendre, même au risque de sa propre vie. »

ImageCritique :
Cela fait plus de 15 ans que j’avais découvert les aventures de Walt Slade, Texas Ranger et j’avais bien aimé ces récits westerns publiés chez Marabout. J’en possédais trois et maintenant, je les ai tous les quatre.

Tout comme Sherlock Holmes, il sait observer, voir ce que les autres n’ont pas vus, il mène des enquêtes, il est très grand et il fume.

Mais en plus, il est beau, costaud, il sent bon le cheval et monte un splendide étalon noir comme l’ébène. Tout comme Lucky Luke, il dégaine très vite et fait mouche.

Bref, je voudrais me faire sauver par Walt, que je trouve vachement mieux que Walker Texas Ranger. Je m’assierai en croupe, sur son magnifique cheval et je chanterais ♫ I’m poor lonesome cow-girl ♪

Dans ce premier récit qui le met en scène (il doit en exister d’autres en V.O), il va devoir résoudre une énigme de vols de troupeaux de vaches. Oui, on vole des vaches aux ranchers du coin et si les plus gros peuvent supporter quelques ponctions dans leurs troupeaux de Long Horn, ils ne pourraient pas tenir le coup devant des vols trop importants.

Mais par où foutent-ils le camp, ces voleurs, avec les troupeaux ? Personne ne les a vus passer. Et quel est le bandit qui est à leur tête et qui semble si intelligent ? Entre deux tasses de café, notre Walt va devoir ouvrir ses oreilles, ses yeux, interroger discrètement, suivre des pistes, faire preuve d’intelligence et dégainer plus vite que ceux qui lui veulent du mal.

Alors oui, c’est assez gentillet, même si l’on aura des morts et des ranchers proches de la faillite, mais avec Walt Slade aux affaires, tout se termine toujours bien et il trouve toujours le coupable.

Hé bien, dans ce premier tome, il aura bien du mal, parce qu’il ne trouvera pas de preuves pour incriminer le coupable ! C’est bien beau de se dire que c’est Untel, mais sans preuves, il ne pourra rien faire…

Une bonne histoire western, avec tous les clichés du genre, mais bien utilisés, même si, comme les autres héros du far-west, il n’arrivera jamais rien de mal à Walt. Nous sommes dans de la littérature jeunesse et même si nous aurons des cadavres, nous savons que les Bons gagnent toujours.

Image

Image

 

Personne sur cette terre : Víctor del Árbol 🇪🇸

ImageTitre : Personne sur cette terre 🇪🇸

Auteur : Víctor del Árbol 🇪🇸
Édition : Actes Sud – Actes noirs (07/05/2025) – 352 pages
Édition Originale : Nadie en esta tierra (2023)
Traduction : Alexandra Carrasco

Résumé :
Dans un village côtier de Galice, en 1975, un enfant assiste à l’incendie criminel de sa maison et au meurtre de son père.

En 2005, à Barcelone, l’adulte qu’il est devenu semble avoir enfreint toutes les règles éthiques et morales qui avaient présidé à son entrée dans la police. Il a battu (presque) à mort un entrepreneur sans histoire et reste obstinément muet sur les raisons de son acte.

Atteint d’une maladie incurable, il revient sur les terres où il est né. Pour déterrer le passé et venger sa triste enfance ?

Ou pour affronter ses vieux démons et trouver le repos de l’âme ? Trente années défilent alors, qui voient des hommes chasser en meute pour garder leurs secrets, des serments d’amitié se briser contre l’intérêt supérieur du clan, la « blanche » mexicaine remplacer le bourbon irlandais de contrebande, des hommes puissants cachés derrière des masques de loup abuseur d’enfants rêveurs, et un tueur à gages aux yeux noirs accomplir son office avec une éblouissante humanité.

Car « personne sur cette terre n’est innocent, personne n’oublie, personne ne pardonne ».

ImageCritique :
Quel héritage nous laissent nos parents ? Et je ne parle pas d’argent, ou de bien, mais de choses non matérielles, tels des traumatismes, qui ont fait ce que nous sommes devenus à cause d’eux.

Julian Leal a reçu en héritage l’assassinat de son père, la haine de sa mère, qui l’a tenu pour responsable et la fuite hors de son village natal. Les autres personnages de ce roman noir espagnol ne seront pas en reste non plus. Rien n’est plus pareil, depuis leurs héritages, pour eux.

À se demander si tout le monde ne répète pas les actes de ses parents, tout en pensant s’en éloigner.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu un roman noir de cet auteur (j’avais eu une déception et avait laissé tomber). Pourtant, il m’avait donné un énorme coup au cœur avec « Toutes les vagues de l’océan » (en 2015)…

C’est noir, c’est sombre, on y croisera des personnages sans morale aucune, des pédophiles, des assassins, des trafiquants, des nostalgiques du franquisme, de ceux qui étaient des franquistes, des planqués durant la guerre civile, des salopards, de ceux qui sont prêts à tout pour arriver au sommet,…

Toutes ces horribles personnes vont donner du corps et de l’âme à ce roman qui poisse un peu, mais sans jamais aller trop loin. Gardez tout de même à l’esprit que l’auteur dissèque l’Espagne, son Histoire et qu’il n’hésite pas à sortir les squelettes des placards, ni à soulever les tapis pour aller y dénicher les merdes cachées. Le tout en vous tenant par la main, pour que vous ne vous carapatiez pas.

Durant le récit, l’auteur nous fera profiter de quelques flash-back, afin que l’on en sache plus sur ce qu’il s’est produit dans le passé, ainsi que pour nous éclairer sur certains personnages, ce qui leur donnera plus d’étoffe, plus de présence. Une riche idée, je trouve, sans oublier le narrateur mystérieux qui interviendra au début : un tueur.

Un roman noir comme je les aime, sombre, noir, avec peu de lumière, mais quelques bougies dans la nuit tout de même, des secrets enfouis, des vengeances, des salopards bien torchés, issus des tiroirs du haut et qui ont fait ruisseler bien des horreurs. Bref, ce sont des drames dans toute leur splendeur, dans ce roman noir.

Personne n’est innocent dans ce récit et tout le monde a des squelettes dans le placard, mais certains en ont plus d’autres et de bien pires. Les gentils peuvent se compromettre et les méchants peuvent faire preuve de mansuétude. Rien n’est binaire, personne n’est tout blanc ou tout noir, tout est en nuance, et c’est ce que j’aime.

Ça c’est un roman noir, serré, comme je les aime et je suis contente d’avoir repris cet auteur qui avait réussi à m’émouvoir dans son autre roman (Toutes les vagues de l’océan). Même si je n’ai pas ressenti autant d’émotions qu’avec l’autre roman, celui-ci est tout de même un très bon roman à découvrir.

Personne sur cette terre n’est innocent, personne n’oublie, personne ne pardonne.

3,8/5

Image

Image

Image

Les ténèbres et la nuit – Renée Ballard 04 : Michael Connelly 🇺🇸

ImageTitre : Les ténèbres et la nuit – Renée Ballard 04 🇺🇸

Auteur : Michael Connelly 🇺🇸
Édition : Livre de Poche (06/09/2023) – 528 pages
Édition Originale : The Dark Hours (2021)
Traduction : Robert Pépin

Résumé :
Ballard et Bosch enquêtent dans une Los Angeles au bord de l’implosion

Alors que Los Angeles fête le passage à la nouvelle année, l’inspectrice Renée Ballard est appelée sur une banale scène de crime. Mais la victime, un garagiste endetté, n’a pas été tuée au hasard des festivités.

Ce meurtre est en effet lié à un autre, sur lequel a jadis travaillé l’illustre Harry Bosch, trop heureux de reprendre du service pour aider Ballard.

D’autant plus que celle-ci a déjà fort à faire avec une enquête en parallèle qui la voit traquer un sinistre duo de criminels surnommés les « Hommes de minuit ».

Dans cette affaire, présent et passé se rejoignent et les monstres que Ballard et Bosch recherchent sont prêts à tout pour garder leurs secrets.

ImageCritique :
Une fois de plus, me voici à Los Angeles pour le réveillon de fin d’année. Sauf que la fois dernière, c’était pour le réveillon 1953 (Dream Town – Aloysius Archer 03 de David Baldacci), tandis qu’ici, nous quittons 2020 pour 2021, que la covid est là, les restrictions aussi et que l’attaque du Capitole aura lieu quelques jours plus tard…

Deux enquêtes dans ce roman : la première concernera un ancien d’un gang, qui semble avoir été tué par une balle tirée en l’air pour célébrer le Nouvel An (elles retombent toujours, les balles, loi de la gravité). Accident, ou meurtre ?

La suivante sera consacrée à des violeurs en série… Renée Ballard est sur le coup, elle qui officie aux quarts de nuit, division Hollywood.

Renée Ballard est une inspectrice que j’apprécie énormément. Elle a du caractère, n’est pas badass, sans pour autant se laisser marcher sur les pieds, elle est capable d’insubordination, mais c’est toujours au service de l’enquête. Parce que oui, elle fait partie de celles et ceux qui veulent résoudre les affaires et pas se la couler douce.

C’est un LAPD en ruine que Michaël Connelly nous dépeint. Les flics sont crevés, fatigués, on les insulte, l’affaire du meurtre de George Floyd n’a rien arrangé. La plupart des collègues de Renée en font le moins possible, ne se cassent pas le cul à résoudre les affaires. Bref, nous sommes loin des images d’Épinal que l’on voit dans les séries policières… Et je ne vous parle même pas des ripoux.

Les deux enquêtes de Renée ne seront pas faciles, mais petit à petit, elle va remonter les pistes, aidée par Harry Bosch, ancien du LAPD, l’inspecteur qui ne lâchait jamais rien, tenace, et qui, maintenant qu’il est à la retraite, lui refile un coup de main. Ce fut un plaisir aussi de retrouver Harry Bosch, un flic que j’ai toujours apprécié (même si j’avais arrêté de lire son auteur, pour cause de quelques mauvais romans).

La Los Angeles de ce roman n’a rien à voir avec celui d’une carte postale ou d’une émission sur les voyages à faire. La ville est remplie de personnes qui dorment sous les ponts, il y a des gangs, de la violence, des trucs louches,…

Oui, dans les romans de l’auteur, la ville fait partie des personnages principaux. Elle est là, entière, telle qu’elle est, ni toute rose, ni toute noire, mais tout en nuance de gris. L’Amérique n’en sortira pas grandie.

Renée Ballard est encore montée d’un cran dans mon estime, parce que dans ces deux affaires, elle a eu plus de flair que les autres policiers, plus de pugnacité qu’un pitbull sur un os, plus de coui… de courage, que la plupart de ses collègues masculins et elle a réussi un coup de force qui force le respect. Fuck, les mecs !

Un excellent opus des enquêtes conjointes de Ballard et Bosch où la construction du récit et des enquêtes, est mené de main de maître. Finalement, Ballard est une sorte de Bosch au féminin, parce qu’elle aussi, elle va envoyer les règles paître, quel que soit le prix à payer. Et tant pis si les ficelles sont un peu grosses…

Bon, c’est décidé, il va falloir impérativement que je découvre les précédents romans avec ce duo et que je revienne aux affaires avec les romans de Connelly que j’avais zappé (ceux mettant en scène Harry Bosch, notamment les premiers titres).

3,8/5

Image

  • Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2025 au 11 Juillet 2026) [Lecture N°81].
  • Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°17.
  • Un hiver polar (du 21 décembre 2025 au 20 mars 2026) chez « je lis, je blogue ».

Image Image

Image

Christmas pudding – Hercule Poirot 12 🇬🇧 : Isabelle Bottier et Agatha Christie 🇬🇧 🎄❄️

ImageTitre : Christmas pudding – Hercule Poirot 12 🇬🇧

Scénariste : Isabelle Bottier (d’après le roman d’Agatha Christie 🇬🇧)
Dessinateur : Isabelle Bottier 🇫🇷

Édition : Paquet – Agatha Christie (05/11/2025) – 48 pages

Résumé :
Connaissez-vous la recette du Christmas pudding selon Hercule Poirot ? Prenez une belle maison dans la campagne anglaise, installez-y une famille respectable, où se mélangent la jeunesse et la tradition, insérez une mission secrète, un peu d’imprévu et quelques invités, tournez bien l’ensemble, et n’oubliez pas…

Tout le monde doit mettre la main à la pâte, y compris le voleur et l’assassin ! Une nouvelle enquête pour le plus grand des détectives, dans la tradition d’un Noël anglais, mais avec le chauffage central.

Car c’est important, ça, le chauffage central…

ImageCritique :
Non, je n’ai pas envie de goûter au traditionnel Christmas Pudding, mais s’il y a bien une nouvelle d’Hercule Poirot que j’apprécie, c’est celle-là ! Idem avec la version télévisée (avec David Suchet).

L’adaptation en bédé était une étape que j’avais envie de franchir, puisque j’aime cette enquête.

Alors, si la bédé est assez fidèle à la nouvelle, même si elle est trop courte avec ses 48 pages (on a l’impression que la fin arrive trop vite), en ce qui concernait le graphisme, c’était une horreur !

Déjà la tête de Poirot était trop ronde à mon goût et son nez ressemblait à une grosse patate. Non mais allo quoi ? Comme questionnait justement la grande philosophe Nabi-Là. Sérieux, Poirot avec une patate au milieu du visage ? Ça m’a tellement perturbée que j’ai mis du temps à m’en remettre…

Christmas Pudding, c’est l’histoire d’Hercule Poirot qui voulait passer les fêtes tranquillou chez lui et qui a été missionné pour retrouver un rubis qui a été dérobé au prince Farouk. Poirot se voit donc contraint de passer les fêtes chez le colonel et fait la connaissance avec ce dernier, ses proches et ses invités. Bah, ça tombait bien, son chauffage central était en panne.

Une bonne adaptation de la nouvelle d’Agatha Christie, dommage que la bédé fasse si peu de pages, ce qui donne l’impression que tout est précipité à la fin et dommage aussi que la dessinatrice nous ait proposé un aussi horrible Hercule Poirot avec un gros nez (d’autres aussi avaient des gros nez).

Image

Image

Image

Image

Sherlock Holmes – Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné 🇬🇧 : Jose Maria Alarte Duart 🇪🇸 🎄

ImageTitre : Sherlock Holmes – Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné 🇬🇧

Auteur : Jose Maria Alarte Duart 🇪🇸
Édition : Autoédité (08/11/2025) – 133 pages
Édition Originale : Sherlock Holmes – The Mystery of the Poisoned Christmas Dinner
Traduction : /

Résumé :
Douze invités. Treize couverts. Un réveillon de Noël qui se transforma en un banquet mortel… jusqu’à ce que l’ingéniosité de Sherlock Holmes intervienne.

Dans cette histoire unique de mystère culinaire, Holmes et Watson affrontent un assassin qui transforme le dîner de Noël en un théâtre de la mort : poisons invisibles, symboles cachés dans chaque plat et un sablier qui marque le compte à rebours vers la prochaine tragédie.

De la soupe d’huitres au porto final, chaque plat révèle des secrets du passé et met à l’épreuve l’esprit le plus brillant de Londres. Mais cette fois, Holmes ne doit pas seulement résoudre une énigme : il doit protéger les siens et racheter la table de la mort.

Préparez-vous pour une histoire dans laquelle la nourriture est une arme, la prévoyance est l’antidote et l’intelligence est la clé de la survie. Car certains diners nourrissent le corps… et d’autres, la vérité.

ImageCritique :
Moi qui me plaignais que dans « Sherlock Holmes et la Fée de Noël Disparue » (Ben Stevens), les personnages ne dialoguaient pas assez, avec celui-ci, ce fut le contraire : beaucoup trop de blablas !

Dans cet apocryphe, Sherlock Holmes explique tout, mais à l’excès, tandis que Watson est quasi muet, dit peu de phrases. Quant à moi, je me suis emmerdée à lire les explications tarabiscotées d’Holmes, à tel point qu’à un moment donné, j’ai déconnecté mes yeux et mon cerveau et je suis tombée endormie en pleine lecture.

Un bon point pour les insomniaques, ce court roman est un somnifère en puissance…

Habituellement, Holmes donne peu de détails sur ce qu’il fait, les lecteurs suivent avec attention ses faits et gestes et sont comme Watson : dans le brouillard, jusqu’à la fin, où Holmes se fait toujours un plaisir de tout expliquer.

Là, nous ne raterons rien, nous saurons tout, tout, tout, sur le modus operandi de l’assassin qui tue les convives et en fait beaucoup trop. Oui, pourquoi se casser la tête à mettre tout cela en scène, quand il suffisait de faire simple ?

Chaque plat était un message, chaque ustensile un instrument d’observation, et chaque mouvement pouvait déterminer la vie ou la mort.

Moi, en tant que lectrice, je me suis perdue dans les explications de Holmes, dans le jour que nous étions (ou alors, leurs journées faisaient plus que 24 heures), dans le rôle de Madame Hudson, dans le lieu où le futur repas allait avoir lieu, dans ce que l’assassin allait faire, voulait faire… Non, trop, c’est trop.

Et puis, Holmes répétait un peu trop souvent les mêmes choses, comme s’il prenait Watson et les lecteurs (lectrices) pour des demeurés, ou alors, c’est Holmes qui commençait à gâtouiller… Sincèrement, ces répétitions de phrases étaient ad nauseam, à croire que l’auteur a voulu ajouter des phrases pour gonfler son roman… On en était arrivé à un point tel que j’avais envie de conseiller à Holmes de fermer son clapet, que j’avais bien compris (et Watson aussi).

— La partie a commencé, murmura Holmes. Et, Watson, souvenez-vous : à cette table, chaque geste et chaque mot peut être un indice qui nous mène au Chef Fantôme.

— Watson, dit-il à voix basse, je dois maintenant assumer le rôle d’hôte. Chaque geste, chaque mot, chaque mouvement des invités doit être anticipé et contrôlé. La survie dépend de la précision et de la logique.

— Ces couverts, continua-t-il, agissent comme une barrière, comme un rappel que chaque détail doit être observé. La table cesse d’être un théâtre de mort et devient un instrument d’apprentissage et de défense.

La réhabilitation des couverts et des assiettes symbolisait la restauration de la confiance, le triomphe de la raison sur l’obsession, et la capacité à transformer le danger en enseignement.
— Watson, conclut Holmes, la table qui servait autrefois le poison sert maintenant à instruire et protéger. Chaque couvert, chaque assiette, chaque verre est un témoignage de la victoire de la préparation et de la prévoyance sur l’improvisation et l’obsession.

Pire, je n’ai pas vraiment compris les motivations du Chef Fantôme, ni pourquoi il a passé autant de temps à mettre au point un gaz qui agit sélectivement sur les individus qui possèdent certaines caractéristiques, basées sur la génétique et les connexions émotionnelles avec Holmes. Ça lui a pris des années et des années, pour mettre au point son repas mortel, à croire que ce mec n’avait rien d’autre à faire de sa vie. Débile et un peu trop capillotracté, son truc.

— Le poison aérien, poursuivit le Fantôme, a été développé pendant des années. Il ne laisse aucune trace dans la nourriture ni sur les corps. Il agit sélectivement sur des individus possédant certaines caractéristiques, basées sur la génétique et la connexion émotionnelle avec vous, Holmes.

Un pastiche à oublier en vitesse ! Un pastiche qui fut un supplice à lire… Évitons de mélanger Sherlock Holmes avec Top Chef Assassin et les gourmands seront bien gardés.

  • À venir à 10h : Christmas pudding – Hercule Poirot 12 (pour digérer). 

Image

Image Image

Image

La ruche – Yvonne Chen 04 : Nicolas Lebel 🇫🇷

ImageTitre : La ruche – Yvonne Chen 04

Auteur : Nicolas Lebel 🇫🇷
Édition : du Masque – Grands Formats (05/03/2025) – 324 pages

Résumé :
Genève. Un homme en costume s’arrête devant un sans-abri, lui donne son portefeuille, tous ses vêtements, et s’éloigne, nu, une arme à la main. À travers la vitre d’un restaurant, il fait feu sur un client avant de retourner l’arme contre lui.

Strasbourg. Une femme en accoste une autre dans la rue, avant de l’abattre et de se donner la mort. Même modus operandi. P

ourtant, les tueurs ne se connaissaient pas et ne connaissaient pas leurs victimes.À la tête des Furies, un groupe d’assassins professionnels, Alecto comprend aussitôt : quelqu’un en veut à son business, peut-être même aux Furies. Mais qui ?

Avec son équipe, dont l’indomptable Yvonne Chen, il fait face à une bande de tueurs d’un genre nouveau, pourvus d’aussi peu de scrupules que lui, et tente de sauver sa peau à l’heure où les Furies doivent affronter la Ruche.

ImageCritique :
Le début du roman commence fort et la suite est du même acabit. Difficile de s’ennuyer… Des meurtres ont eu lieu et ils ne sont pas banals du tout, même s’ils ont eu lieu avec une arme à feu et sans mise en scène de fou.

Malgré tout, un mec qui se dessape avant d’aller flinguer un autre type et qui se suicide après, ce n’est pas banal. C’était des hommes sans histoire.

Les Furies sont sur le coup, puisqu’elles ont changé leur fusil d’épaule. Yvonne Chen est chargée d’enquêter en se faisant passer pour un flic (ce qu’elle était avant).

Alors oui, ce tome peut se lire indépendamment des trois précédents, mais ce serait un peu bête de passer outre l’évolution d’un personnage et du groupe des Furies. En débarquant dans celui-ci, vous pourriez vous trouver un peu perdu, parce que vous n’avez pas connaissance de l’univers mis en place par l’auteur. Et quel univers, quel groupe…

Si dans les premiers tomes, je n’avais pas aimé le personnage d’Yvonne Chen, depuis le troisième, entre nous deux, l’apaisement a eu lieu et maintenant, Yvonne Chen me plait bien, je la trouve toujours froide, mais moins qu’avant. Elle a toujours un côté poêle Tefal (tout glisse sur elle, rien n’attache) et pourtant, on dirait qu’elle s’est humanisée.

Ce quatrième tome est explosif, bourré d’action, de pas-de-deux entre les Furies et les autres (no spolier), de choses cachées par Alecto, qui compartimente tout dans son association d’anciens assassins et on en vient à se prendre d’affection pour eux, ces tueurs froids, parce qu’ils évitaient les dommages collatéraux, au moins.

C’est fou, tout de même : les Furies, que j’aurais aimé voir éliminées dans les tomes précédents, me sont devenues sympathiques dans ce 4ᵉ et j’en voulais aux autres Méchants. La preuve que l’auteur a réussi son coup, puisque j’en suis arrivée a apprécié les anciens Méchants.

Le récit, bourré d’action, reste néanmoins très réaliste et nous montrera comment il est possible de manipuler des personnes, sans avoir besoin d’en faire beaucoup. Une bonne histoire, les leviers adéquats, connaître les boutons sur lesquels il faut appuyer et hop, l’affaire est faite.

Un thriller qui décape, qui vous emportera dans son petit monde des assassins, des policiers et des jeux de vilains entre deux personnages qui n’avaient rien de guignol d’opérette. Quand les méchants sont réussis, le plus important est fait.

Un bon quatrième tome d’Yvonne Chen et des Furies. Je ne sais pas si nous aurons le plaisir de les retrouver dans un cinquième tome, mais si oui, je serai présente.

Image

Image

Le roman maudit : Franck Thilliez 🎄

ImageTitre : Le roman maudit 🎄

Auteur : Franck Thilliez
Édition : Auzou – Mon roman de l’avent (25/09/2025) – 380 pages

Résumé :
1er décembre.
Naël découvre un carnet devant chez lui.
Le carnet de Léo, kidnappé il y a un an, jour pour jour.
Désormais, leurs destins sont liés.
Désormais, Naël est coincé dans une journée qui recommence, encore et encore.
Une journée pour découvrir qui est Léo.
Une journée pour sauver sa propre vie.
Une journée pour mourir.

ImageCritique :
Un thriller de l’Avent, possédant 24 chapitres, un à ouvrir chaque jour… Pourquoi pas ? L’idée est bonne, je trouve, bien que je me doute que personne ne jouera le jeu d’un chapitre par jour…

Le 1ᵉʳ décembre, Naël a découvert un carnet devant chez lui, celui de Léo, qui semble avoir été kidnappé. Le lendemain, Naël se retrouve à devoir subir un jour sans fin, à revivre la même journée et à essayer de changer ce qui peut être changé, tout en découvrant, au fur et à mesure, le récit de Léo.

L’autre bonne idée de ce thriller, ce sont les illustrations et le fait que les pages écrites par Léo soit en fac-similé et non en texte normal, comme celui du roman.

Image

Bon, 380 pages, c’est peut-être beaucoup, pour ce genre d’histoire, surtout qu’à un moment donné, j’ai craint que le chien ne se mordre la queue… Heureusement, il n’en fut rien et Naël a fait autre chose au fil de ce jour qui revenait sans cesse.

Le gros problème, c’est que lorsqu’on a lu des romans de Franck Thilliez, on a tendance à se souvenir de ses trucs et astuces utilisées et dans ce récit, j’en ai repéré un flagrant qui m’a mis la puce à l’oreille (déjà utilisé dans d’autres romans).

Ce qui fait que, très vite, j’ai compris le truc et que le suspense est tombé à l’eau. Pas de twist final pour moi, ce qui a gâché la lecture. Dommage, mais c’est ainsi. Il faut dire aussi que ce truc est vieux comme le monde, qu’on nous l’a déjà fait, qu’il est trop facile et réducteur.

Maintenant, si on se laisse porter par le récit fantastique et horrifique, il y a moyen de se retrouver sur le cul à la fin…

Une lecture qui aurait pu me filer les chocottes et faire monter l’adrénaline, mais il n’en fut rien, parce que j’ai vu l’artifice derrière le tour de magie, ce qui a planté ma lecture, mes frousses et que le château de cartes s’est écroulé trop vite.

Une lecture à réserver pour les 13 ans, pas plus…

Image

Image

Image

Le dernier mort de l’année – Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 06 : Sophie Hannah 🇬🇧 🎄

ImageTitre : Le dernier mort de l’année – Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 06 🇬🇷

Auteur : Sophie Hannah 🇬🇧
Édition : du Masque (29/10/2025) – 308 pages
Édition Originale : The Last Death of the Year (2025)
Traduction : Fabienne Gondrand

Résumé :
LE BRILLANT DÉTECTIVE BELGE fête le réveillon dans un huis clos insulaire …

31 décembre 1932. Pour célébrer la nouvelle année, Hercule Poirot et l’inspecteur Catchpool sont invités à Lamperos, une petite île grecque idyllique.

Mais rapidement, ils sont pris de court par le comportement étrange de leurs hôtes. Un terrible pressentiment assombrit leur escapade lorsque chacun décide d’écrire anonymement ses bonnes résolutions et que l’un d’entre eux annonce vouloir exécuter « la dernière et première mort de l’année ».

Quelques heures plus tard, un homme est retrouvé assassiné.

À la lumière de ce crime, Poirot révèle à Catchpool la véritable raison de leur présence sur l’île : la vie d’un autre membre de la villa est menacée. Les deux hommes vont alors tout faire pour que ce premier meurtre soit le dernier.

ImageCritique :
Passer les fêtes de fin d’année avec Hercule Poirot, sur une île ensoleillée, en Grèce, ma foi, il y a pire ! C’est même un plaisir…

Sauf que, dès qu’Hercule Poirot (ou un autre détective), pointe le bout de son nez quelque part, il y a automatiquement un meurtre qui se produit. Dangereux de partir en vacances avec un détective, donc…

Même si les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot ne sont pas mes préférées, j’essaie toujours de les lire, juste pour le plaisir de retrouver ce cher Hercule, mon compatriote.

Hélas, mes bémols restent les mêmes au fil des romans : Poirot est l’ombre de l’original et j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment lui. Alors oui, je sais, il est impossible de reprendre, à l’identique, le personnage d’un autre auteur (autrice), mais là, je trouve qu’on s’est éloigné du détective, toujours bien habillé et un peu précieux.

Là où l’acteur David Suchet me donnait l’impression de suivre Poirot, celui de cette autrice me donne l’impression d’être avec une pâle copie de lui-même, un ersatz d’Hercule Poirot. Et c’est toujours la même impression au fil des romans. De plus, sans Hastings, ça n’a pas le même goût et comme je ne suis pas fan de l’inspecteur Catchpool, de Scotland Yard, ça n’arrange rien.

J’avais hâte de me retrouver sur une île, au soleil, pour retrouver le plaisir des vacances d’Hercule Poirot, mais il n’en fut rien. Les personnages sont un peu grotesques, me donnant envie de les tuer tous autant qu’ils étaient, hormis un ou deux. On aurait dit des doux dingues pétris de religiosité, avec leur idée de pardon inconditionnel, formant leur petite communauté d’allumés.

Même l’inspecteur grec, qui interviendra après un meurtre, a tout d’un crétin qui pense que tout le monde, il est beau et gentil. À ce niveau-là, même le Club des Cinq aurait été plus sérieux pour mener les investigations que cette espèce de crétin de la lune.

Heureusement qu’il n’y avait que 300 pages… Oui, ça se lit vite, tant c’est simpliste, et vu le nombre de pages, on évite aussi l’ennui qui aurait pu surgir, vu le côté basique de l’enquête et de la résolution…

Le bât blesse dans la résolution aussi : pas d’effet waw, de ouf ou kiss cool… On est dans une résolution assez simple, même si je n’avais pas trouvé qui était coupable.

Ce que je veux dire, c’est que dans les romans d’Agatha Christie, la résolution était toujours recherchée, un peu folle, démente, avec des modus operandi de fou, afin d’avoir un alibi, tandis qu’ici, on est dans le basique, un peu indigne d’Hercule Poirot.

Un polar un peu confus, brouillon, qui aurait mérité plus de travail, que ce soit au niveau des personnages secondaires, résidant sur l’ile, de Poirot et même de Catchpool, que d’un travail plus poussé sur la résolution de l’enquête. Dommage, parce que tout n’était pas mauvais dans ce polar…

Image

Image

Image

Le Désert de la mort – Nora Kelly 05 : Douglas Preston et Lincoln Child 🇺🇸

ImageTitre : Le Désert de la mort – Nora Kelly 05 🇺🇸

Auteurs : Douglas Preston et Lincoln Child 🇺🇸
Édition : L’Archipel Suspense (06/11/2025) – 376 pages
Édition Originale : Badlands (2025)
Traduction : Sebastian Danchin

Résumé :
Deux cadavres de femme, nues dans le désert du Nouveau-Mexique

Après la découverte d’un squelette au pied d’une sinistre formation rocheuse des bad-lands, Corrie Swanson, jeune recrue du FBI, est chargée d’identifier la victime, morte depuis plusieurs années…

La présence près de la dépouille de  » pierres de foudre  » éveille aussitôt l’intérêt de l’archéologue Nora Kelly. Ces blocs de quartz, utilisés autrefois par d’anciens peuples indiens pour leurs cérémonies rituelles, sont rarissimes.

Aussi le mystère s’épaissit-il quand un autre corps est retrouvé non loin.

S’il ne fait aucun doute que les deux affaires sont liées, s’agit-il de suicides ? De sacrifices ?

Que Nora et Corrie prennent garde à ne pas réveiller les forces du mal qu’invoquaient certains chamans malveillants ! Elles hantent peut-être encore les lieux…

ImageCritique :
La précédente enquête de Nora Kelly avait une partie qui se déroulait dans le froid, mais dans celle-ci, il ne faudra pas oublier les chapeaux, la crème solaire et des litres d’eau, puisque nous arpenterons le désert !

Le mystère est assez épais : qu’est-ce qui a bien pu pousser une femme, sportive, pas malade, à marcher dans le désert, sans eau, sans protection et de se foutre à loilpé, avant de mourir, de déshydratation, brûlée par les rayons impitoyables de l’astre ?

Comme suicide, on a connu plus simple et moins douloureux. De cette personne, il ne reste plus que les os. Le plus grave, c’est que ce ne sera pas le seul cadavre que l’on retrouvera dans le désert des Bad-Lands…

Les personnages de Nora Kelly, archéologue, ainsi que celui de l’inspectrice Corrie Swanson, agente du FBI, sont toujours un plaisir à retrouver. Pour une fois, ces personnages féminins sont réussis, sans que les auteurs aient eu besoin d’en faire des tonnes. Elles ne sont pas badass, ni borderline, ont du caractère, mais sans exès, savent respecter les ordres, mais aussi passer outre, pour aider leurs proches. Bref, rien à redire, je les adore.

Une fois de plus, notre agente Corrie va faire appel à son amie Nora, afin de l’aider dans cette affaire sordide de suicides, dans les Bad-Lands, où les Navajos parlent toujours de skinwalkers, de sorciers, de dieux. Ce sont des lieux chargés d’Histoire, d’archéologie et de superstitions.

Ne lisez pas ce polar comme un thriller, le rythme n’est pas trépidant, sans pour autant que ce soit un récit qui fasse du surplace où que l’on s’y ennuie ferme. Que du contraire, j’ai apprécié que l’on n’aille pas trop vite, sans pour autant que les auteurs ne nous fassent perdre du temps.

Nous aurons une narration multiple et le fait de suivre les actions (ou emmerdes) de plusieurs personnages, a rajouté du suspense et du pep’s au récit, qui mélangé, habillement, les enquêtes policières et l’archéologie. Sans oublier le camping un peu limite de Skip, le frère et Nora et d’un collectionneur pété de thunes.

Un récit qui commence tout doucement, avec l’enquête, avant de prendre un tournant inattendu sur la fin, lorsque nos personnages rencontreront bien des déboires et des emmerdes. Là, l’adrénaline est garantie !

Un bon polar archéologique, à ne pas trop laisser traîner dans vos étagères, parce qu’il est bon et qu’il vous tiendra chaud en hiver. Un duo d’enquêtrices à découvrir de toute urgence, si ce n’est pas déjà fait et il n’est pas obligatoire de commencer par le premier tome, moi-même ayant commencé la série au roman précédent.

Image

Image Image

Cosy Christmas Mystery – 03 – Le vol du Metropolis 🇺🇸 : Carine Pitocchi 🇫🇷 [LC avec Bianca] ❄️🎄

ImageTitre : Cosy Christmas Mystery – 03 – Le vol du Metropolis 🇺🇸 / 🇬🇧

Auteur : Carine Pitocchi 🇫🇷
Édition : Robert Laffont – La bête noire (08/10/2025) – 336 pages

Résumé :
A l’approche de Noël, la scénariste Jo-Ann Brown invite la bande de St Mary Hill à New York pour assister à la cérémonie des Emmy, qui récompensent les meilleures séries internationales.

Quand l’ascenseur du Metropolis se dérègle, que les trophées disparaissent et que le spectre d’un tueur s’en prend à l’industrie du cinéma, les enquêteurs amateurs reprennent du service.

ImageCritique :
J’aurais préféré que l’on reste dans le petit village de St Mary Hill, mais l’autrice a emporté une partie de ses personnages à New York, même les deux petites vieilles du village, grandes commères devant l’Éternel, et l’une fut horriblement exaspérante.

Il est un fait certain, c’est que, vu le récit, notre petite équipe n’aurait pas pu vivre cette enquête dans une petite auberge de campagne, il fallait bien un hôtel gigantesque pour mettre tout en place.

Nous sommes dans un cosy mystery, donc, oui, tout se termine toujours bien, tout le monde est gentil et les méchants ne sont pas des vilains qui marqueront notre vie, mais des gens simples, animés de désirs simples que sont la vengeance, l’appât du gain, l’opportunisme,…

Dans ce troisième épisode, il n’y aura pas de crimes, pas de cadavre dans l’ascenseur, mais des menaces envers Jo-Ann et d’autres personnes qui vivent dans l’univers du cinéma et des séries. Personne ne sait qui est cette personne et même si Jo-Ann prend un peu ça par-dessus la jambe, Lawrie, lui, est plus inquiet et voudrait la protéger.

Il y a de l’humour, dans ces pages, mais aussi de la frustration, notamment lorsque deux personnages semblent être fait l’un pour l’autre, s’aimer, mais ne jamais arriver à s’embrasser, tant à chaque fois, ils sont dérangés.

Comme dans toute romance qui se respecte, on aura des moments de doutes qui vont saisir nos deux protagonistes, des moments de disputes, des quiproquos et, comme de bien entendu, le truc qui fait que l’un pense que l’autre ne l’aime pas… Cousu de fil blanc, mais bon, même si j’ai haussé les yeux au plafond, c’était couru d’avance et je savais que je trouverais ce genre de cliché dans le roman.

Malgré tout, je ne vais pas me plaindre de cette lecture, car elle était relaxante, elle possédait une B.O à tout casser, nous étions dans un bel établissement et même si nous avions des personnages un peu clichés qui se sont ajoutés, dans l’ensemble, le tout marchait bien et je me suis amusée à tenter de découvrir qui était le vilain qui portait un masque de Michael Myers (Halloween).

Au moins, dans ce troisième opus, il n’a pas fallu attendre longtemps avant que les problèmes commencent et que nos amis enquêtent. Le rythme est bon, pas trop rapide, mais pas trop lent non plus et nous avons eu quelques événements qui ont boosté le récit, lui donnant plus de pep’s.

Pas le polar de l’année, mais une lecture détente, agréable, sans crime, sans cadavre, sans traces sanglantes à nettoyer et des personnages que j’ai toujours plaisir à revoir, même si, de temps en temps, Jo-Ann m’énerve un peu, ainsi que l’autrice, à nous rappeler combien le pasteur Lawrie est beau… Une fois, c’est suffisant, non ?

Une LC bien plaisante que j’ai effectuée avec ma copinaute Bianca, qui s’est bien amusée aussi, comme le prouve sa chronique… Nous n’avions pas trouvé l’identité du coupable, nos petites cellules grises n’étaient pas au meilleur de leur forme ! mdr

Image

Image

Image

Image