Tombent les nuits à la lueur des bougies qui fondent…
En ce moment, vous entendez
Au coin du monde by Keren Ann. A écouter en matant l’album photos. Eh ouais, il y a des voyages que l’on fait dans sa tête, ou devant l’écran de l’ordi. Des voyages immobiles, comme ça, bien au chaud chez soi. Je vous emmène…
Bon déjà, pour les couleurs indiennes, le rouge et le jaune ensemble, par exemple, moi ça m’hynoptise. Je n’irai pas jusqu’à dire que le jaune fait entrer le soleil dans la maison. Quoi que… C’est comme la voix chaude de Norah Jones qui m’fait autant douceur, ou encore les huiles essentielles 100% pures et naturelles, patchouli (bureau), Ylang Ylang (salon), eucalyptus (chambre à coucher)qui embaument chacune des pièces de la maison… Encens ? Eh ben welcome pour la trouver ! Obligée d’la commander à la pharmacie.
Bref, en y réfléchissant, il doit bien y avoir des raisons internes à ma psyché, si, au plus dur de l’hiver (janvier, février), j’ai besoin de tout ça pour m’aider à tenir jusqu’au printemps.
Faut dire qu’ici, le reste du temps, vous n’imaginez même pas l’immense courage qu’il me faut pour sortir de chez moi, tellement qu’ça caille, des fois. D’ailleurs, c’est trop pas la période où je me looke diversifiée et féminine. Nan, ce serait plutôt ma période de folie ménagère. J’adore rendre l’appart’ super super propre. Pis quand j’ai bien tout cleané jusqu’au moindre recoin, eh ben j’me gave de DVD (Les Desesperate housewives et Sex and the city). Alors du coup, quand j’sors, c’est souvent les ch’feux en bordel (sous une casquette, ça se voit pas), toujours en jean et en pull avec, en dessous, un de ces affreux sous pulls moulants, à cols roulés. Quant à la doudoune qui m’donne l’allure d’un bonhomme Michelin (un boudin, quoi), c’est décidé: il n’en est est plus question ! Encore moins ces gros godillots de marche dont j’ai une sainte horreur. Chais pas si j’l’ai déjà dit sur ce blog (c’est possible mais j’m’en souviens plus), en tout cas pour moi, porter ça aux pieds c’est un scandale. Et dire qu’y’en a qui sont comme dans des sandales dedans !
Bah, le problème n’est pas là, et si blem il y a, ce sont les frimas à affronter. Oui quand même.
Toutefois, lorsque le ciel est d’azur certains aprem’s et que le soleil fait de belles apparitions, je suis aux anges, j’m’installe à la terrasse d’un café, où, lunettes de soleil sur le nez, je bois l’azur. Oui, l’azur, moi j’le bois, les yeux fermés. Comme un chat. Pis tout de suite après ça, je file chercher l’endroit le plus dégagé qui soit, j’essaie d’aller là-bas, loin… Je marche comme ça d’un bon pas, avec le cou qui s’allongent pour être synchro avec les jours qui rallongent, je marche, marche, dans le froid sec et vivifiant, en gobant la lumière. Ma manière à moi d’échapper à ce sentiment de pénombre hivernale. Et, mine de rien, je défébrilise. Tant et si bien que le soir venu, à l’heure de la tisane « Nuit calme », je dois avoir quelque chose comme 2 de tension.
Euh oui, je sais ce que vous allez me dire: j’aurais bien eu le temps de passer sur vos blogs. Mais j’y suis passée sur vos blogs, les p’tits loups, j’ai même lu vos billets. Et c’est pas faute d’être inspirée, au contraire. J’ai juste vu le truc venir: que j’allais encore y passer la nuit, et sûrement toute la journée du lendemain. Hé, j’ai fait ma liste pour n’oublier personne, et j’avoue… oui j’avoue que j’ai préféré d’abord aller chez tout le monde, et repasser après pour laisser des comm’s. Question d’organisation. Et comme je ne reprend le boulot que la semaine prochaine, j’ai encore 5 bons jours à vous accorder, tout en prenant le temps pour chacun (e) de vous. Bisoussssss à toutes et tous. Douce nuit @ demain.
PS: aux ceusses qui trouveraient ce billet, somme toute, un peu « léger », je dirais simplement qu’il n’y a que la légèreté qui fait le poids, pour équilibrer la balance de la vie.
SOlène
