Communauto
| Communauto | |
Logo de Communauto | |
| Création | 1994 |
|---|---|
| Fondateurs | Benoît Robert |
| Forme juridique | Société incorporée |
| Slogan | L'autonomie |
| Siège social | Montréal |
| Direction | Benoît Robert
(Président-directeur général) |
| Actionnaires | Gestion Auto-Com, incluant Benoît Robert, Marco Viviani et Jean-François Charette (70 %)
Investissement Québec (30 %) |
| Activité | Transport |
| Produits | Service d'autopartage |
| Effectif | 68 équivalents temps plein |
| Site web | |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Communauto est une entreprise québécoise basée à Montréal et fondée dans la Ville de Québec en 1994, offrant en 2026 un service d'autopartage dans douze villes du Québec, douze autres villes canadiennes situées en Ontario, en Alberta et en Nouvelle-Écosse, et dans une dizaine de villes en région parisienne en France.
La compagnie offre des véhicules en stations fixes (mode station, réservation obligatoire), en libre-service en voirie (modes Flex et Flex aller-retour, sans réservation).
Tarification
[modifier | modifier le code]La facturation se fait au kilométrage et à la minute, l’heure ou la journée, avec des tarifs spéciaux pour les longues distances, la nuit, l'usage travail, selon les forfaits choisis[1]. L'entretien et le carburant sont compris (présence d'une carte de paiement dans le véhicule), l'assurance est incluse mais l'annulation du déductible est en sus ou selon des options annuelles. L'usager peut voyager en neutralité carbone en choisissant l'option crédits carbones. Des liens existent entre l'entreprise et les sociétés de transport en commun, qui peuvent donner droit à certains rabais lorsqu'on utilise les deux moyens de transports, par exemple avec Bixi à Montréal[1].
Utilisation
[modifier | modifier le code]Une application mobile permet de réserver des véhicules en station ou localiser des véhicules Flex. Le début de l'utilisation d'un véhicule peut se faire par une application sur téléphone intelligent, par une clé RFID ou par certaines cartes de transport en commun. La conduite par un autre conducteur ayant un permis de conduire valide est possible dès lors qu'une personne abonnée en règle au service est passagère de la même voiture[2]. Le mode de partage se voit bonifié en 2023 d'une offre hybride nommée « Flex aller-retour », qui combine le fonctionnement des véhicules en station à celui des véhicules Flex[3].
Flotte de véhicules
[modifier | modifier le code]Les véhicules sont des berlines, mais des familiales, voire des utilitaires[1] peuvent être disponibles. La flotte comporte des véhicules compacts, intermédiaires et familiaux à essence hybrides ou tout électriques. La tarification varie en fonction des dimensions du véhicule.
Le , l'entreprise annonce opérer plus de 4000 véhicules d’autopartage dans la seule ville de Montréal, avec une prévision de 5000 véhicules pour 2025[3].
Histoire
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Communauto est la plus ancienne organisation d'autopartage en Amérique du Nord. L'entreprise est fondée en 1994 à Québec par Benoît Robert, dans le cadre de son projet de maîtrise en aménagement du territoire et développement régional à l'Université Laval. Il organise une coopérative dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste, où il recrute ses premiers clients à qui il offre la location de trois automobiles[4].
À la fin de 1995, la coopérative compte 197 membres, 23 voitures et étend ses activités à Montréal, ce qui permet de faire passer le nombre de membres à 447 et le nombre de voitures à 34 l'année suivante. La militante cycliste et écologiste Claire Morissette (1950-2007) a joué un rôle important dans le développement montréalais de l'entreprise. En 1997, les membres de la coopérative décident par une forte majorité de transformer Communauto en société privée, dont Benoît Robert est l'unique actionnaire[4].
En 2009, le chiffre d'affaires de l'entreprise s'élève à 13,3 millions de dollars[4].
En , Communauto compte environ 21 000 abonnés et 1 100 véhicules[4].
En , l'entreprise annonce le déploiement d'une flotte de véhicules électriques[5]. Communauto donne ainsi l'accès d'une quinzaine de Nissan LEAF à ses utilisateurs et prévoit qu'une cinquantaine de ces véhicules seront disponibles au début de l'année 2012[5].
En , Communauto acquiert Mobizen, une société parisienne d'autopartage[6]. Début 2015, Mobizen devient officiellement Communauto Paris.
En , le constructeur automobile français Groupe PSA prend une participation minoritaire dans l'entreprise, ce qui lui permet de prendre de l'expansion et d'accélérer sa stratégie d'électrification[7]
En , RATP Capital Innovation, filiale du Groupe RATP orientée sur l'investissement dans les start-ups, prend part au capital de l'entreprise[8].
Au Québec, la tentative concurrente Car2go offrant des Smart en libre-service incite Communauto à bonifier son offre d’autopartage en station en ajoutant le volet libre-service baptisé Auto-mobile. Car2Go n’y survit pas[9].
En , Auto-mobile, l’option de véhicule en libre-service au Québec, change de nom pour FLEX. Pendant cette période, Communauto a aussi ajouté des Toyota Corolla 2020 à sa flotte en station au Québec[10].
En 2022 et 2024, l'entreprise ouvre deux centres de maintenance à Montréal pour entretenir elle-même sa flotte de véhicules[11].
Fin 2024, Communauto compte plus de 300 000 abonnés dans une vingtaine de villes[12]
En mai 2025, les dirigeants-actionnaires de Communauto annoncent envisager de transférer la partie privée de l'actionnariat de l'entreprise vers une fiducie d'utilité sociale afin de pérenniser sa mission[13]. À cette date, le capital est détenu à 70 % par la société privée Gestion Auto-Com, détenue par Benoît Robert, Marco Viviani, et Jean-François Charette, et à 30 % par Investissement Québec[13].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 « Tarifs », sur Communauto Montréal (consulté le )
- ↑ « Annonce 5000 communauto à Montréal »
- 1 2 (fr-CA) Henri Ouellette-Vézina, « Communauto: Bientôt 5000 véhicules d’autopartage à Montréal », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 Claude Turcotte, « Benoît Robert, président de Communauto - Les deux mains sur le volant », Le Devoir, Montréal, (lire en ligne)
- 1 2 « Communauto prend le virage électrique », Le Devoir,
- ↑ La Presse canadienne, « Communauto à Paris », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Communauto passe la vitesse supérieure grâce à deux investisseurs! », sur lesaffaires.com (consulté le ).
- ↑ « Le groupe RATP annonce sa prise de participation dans Communauto Paris », sur Communauto Paris, (consulté le )
- ↑ « Car2go un vide à combler »
[Article], sur La Presse, (consulté le ) - ↑ (en) COMMUNAUTO, « Communauto accélère sa croissance pour ses 25 ans », sur www.newswire.ca (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Benoît Robert, « Le forum des affaires: Une crise provoquée de toutes pièces », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jeanne Corriveau, « Au démarrage de Communauto, il y eut trois voitures », Le Devoir, (lire en ligne)
- 1 2 (fr-CA) Martin Vallières, « Communauto: Changer de modèle pour poursuivre sa mission », La Presse, (lire en ligne, consulté le )