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        <title><![CDATA[Stories by Eric Maillard on Medium]]></title>
        <description><![CDATA[Stories by Eric Maillard on Medium]]></description>
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            <title>Stories by Eric Maillard on Medium</title>
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            <title><![CDATA[Oh. My. God!]]></title>
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            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Sun, 18 Oct 2020 17:29:06 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2020-10-18T17:35:38.961Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Je vous ai pas dit, depuis 1 an, je produis et j’anime un podcast sur les séries dont je suis le rédacteur en chef. Dit comme ça, on se rend pas compte mais c’est en fait un travail d’équipe. Les chroniqueurs amis qui m’entourent sont les meilleurs pour rire, débattre voir s’engueuler et aller boire un verre après. Tout ça sur les séries. Pour mieux se rendre compte, il suffit d’écouter le 1er épisode de la saison 2 de #OhMyGod, un podcast Prisma Media.</p><p>Et c’est tellement un travail d’équipe qu’il y a BEAUCOUP de gens à remercier pour cette deuxième année : Sabri qui nous permet de rejoindre l’offre Prisma Audio, Manu, Julien, Johanne et Jean-Jacques qui nous offrent une qualité sonore totalement premium grâce au studio son d’Ogilvy Paris, Hugo qui a développé la nouvelle cover, William sans lequel Oh. My. God! n’existerait pas. Et bien sûr, les copains qui m’accompagnent et font tout le sel du podcast depuis déjà 8 épisodes : Emilie, Virginie, Fabrice et Selim !</p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fart19.com%2Fshows%2Foh-my-god%2Fembed&amp;display_name=ART19&amp;url=https%3A%2F%2Fart19.com%2Fshows%2Foh-my-god&amp;image=https%3A%2F%2Fcontent.production.cdn.art19.com%2Fimages%2F65%2F0b%2F58%2Fc5%2F650b58c5-daef-4177-824c-eb0e034286aa%2Fae96582e88b0b31074cc84294cf08efb2396a1d7057f73242050ad304d0563d792a3f484d301c2b81b38842df25f73b821de999b1aadb5d2b36ef83a732d29f4.jpeg&amp;key=a19fcc184b9711e1b4764040d3dc5c07&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=art19" width="720" height="505" frameborder="0" scrolling="no"><a href="https://medium.com/media/a936c56253c818a8f40cbb4667dabfce/href">https://medium.com/media/a936c56253c818a8f40cbb4667dabfce/href</a></iframe><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*D3ZQByP3Z50YdGCKSxzCBA.jpeg" /></figure><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=7b7cdee61ec5" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[Bienvenue dans l’ère de la marque narrative]]></title>
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            <category><![CDATA[narrative]]></category>
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            <category><![CDATA[storytelling]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Wed, 17 Jul 2019 15:07:41 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2019-07-17T15:58:18.539Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Derrière les buzz words « Brand content », « storytelling », « marque média » ou « éditorialisation » se cache un enjeu commun à toutes les marques sous le règne des médias sociaux : comment intégrer la narration au niveau de sa stratégie ? La multiplication des canaux a disséminé le contenu des marques jusqu’à en perdre le fil rouge des histoires qu’elles racontent. Les marques cherchent trop souvent des expressions sociales avant de se rendre « social compatible » ou formaliser la dimension sociale qu’elles ont en elles.</p><p>L’expression narrative des plateformes de marque et stratégies d’entreprise est à ce jour une trop rare réalité. Les concepteurs de récits destinés à se déployer sur de longues périodes et faire vivre plusieurs histoires (sagas littéraires, cinéma ou séries télés) disposent de codes et usages éprouvés. Une déclinaison en outils et techniques sur-mesure permet de les appliquer parfaitement à chaque marque.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/849/1*eGWaVJQ_hOI22tvxhbQy8A.png" /></figure><p>Mais reprenons depuis le début.</p><p>D’un côté, il y a les plateformes qui structurent l’essence de la marque et sa raison d‘être, sa mission et son utilité, son style et sa personnalité, ses valeurs et sa culture, sa promesse et sa vision, son territoire d’expression… De façon factuelle, distinctive et, dans le meilleur des cas, inspirante. Elles s’expriment à travers un logo, une charte graphique, un « claim » parfois aussi fort que la marque (« Just do it », « Think different », « What else »…). Elles construisent une identité qui s’analyse encore aujourd’hui avec le prisme créé par Kapferer en 1992. Elles cristallisent aussi une stratégie d’entreprise dont elles constituent une valeur immatérielle puissante.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*kAsgeI2PFr_DPSz5LiZK1A.png" /><figcaption>Identités de marque Vittel vs Evian</figcaption></figure><p>De l’autre, les neurosciences ont démontré l’importance pour les marques de ne pas se contenter de mots abstraits et de raconter des histoires pour créer un lien émotionnel. Désormais convaincues de l’impact du storytelling, les marques s’en sont aussi emparé pour maintenir l’attention sur la durée dans un nouvel écosystème enrichi. L’éditorialisation concerne tous les publics et toutes ses expressions, dans de multiples espaces digitaux et sociaux, mais aussi dans les événements et sur les points de vente. La marque média est ainsi née.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*tp05ilN22dAPO_OUF4Qn8A.png" /><figcaption>Le brand content selon Red Bull</figcaption></figure><p>Ces 2 réalités, intrinsèquement liées, sont pourtant souvent pensées indépendamment.</p><p>D’abord sont bâtis les fondamentaux (plateforme, identité), transformés en idéal de marque à un moment où s’affranchir de la socio-culture qui l’entoure n’est plus une option. Ensuite ou en parallèle, le narratif est développé, parfois fragmenté, défini par canaux et formats dédiés, et trop souvent improprement réduit à du « Brand content », pour porter cet idéal. En conséquence, chaque production de contenu réinterroge la narration de la marque, parfois sa « brand platform », quitte à l’étirer jusqu’à la malmener.</p><p>Toutes les marques ne sont pas égales. Elles n’ont pas toutes vocation à devenir des marques média. Mais elles ont toutes le même enjeu de transformer leur identité en histoires. Opérer cette mutation au niveau de la marque plutôt que par le prisme de territoires d’expression devient essentiel pour garder la main sur leur propre storyline.</p><p>Quelques marques, souvent dans l’univers du luxe, ont ouvert la voie, souvent aidées par la richesse de leur histoire ou de leur créateur. Je mentionnais <a href="http://www.influencia.net/fr/actualites/media-com,observatoire-influencia,quand-showrunners-marque,9215.html">ici</a> Louis Vuitton. Moleskine est un autre exemple qui a particulièrement bien intégré les projections narratives dans la façon de se raconter.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*VYCoBU4aVXd8AEkzRIGNBg.png" /><figcaption>Quand Moleskine raconte sa marque</figcaption></figure><p>La nécessité de développer des marques narratives est basée sur quatre grandes convictions :</p><p>- On peut continuer à vivre sans l’expression narrative de sa marque. Mais les performances de ses actions et la maîtrise de son identité continuera à se complexifier jusqu’à devenir incontrôlable. L’opinion se chargera de nourrir les histoires d’une marque qui en manque, pas toujours pour son bien.</p><p>- Une histoire de marque est avant tout une histoire. Elle doit répondre à des codes. Un principe de narration, des personnages, une mise en tension narrative, une quête, éventuellement des opposants, un terrain de jeu pour des intrigues avec un début, un milieu, une fin… Tout ce qu’intègre une bible de série télé avec le pitch en 5 lignes, le concept en 2 pages, les intrigues de la saison 1, la note d’intention qui indique les grands thèmes de société traités ou schémas d’évolution possibles.</p><p>- La « Charte narrative » d’une marque est sa bible : elle raconte la marque, la pitche, la rend intriguante et surprenante, incarnée, connectée au monde qui l’entoure. Elle décline en histoires des piliers de plateformes de marque, scénarise sa charte éditoriale, met des mots sur des mood boards, met des images sur des moments clés… Elle intègre la plateforme de marque et la charte éditoriale à découvrir comme un livre haletant et inspirant.</p><p>- Il faut s’assurer que le principe narratif restera en résonance avec les socio-cultures qui l’entourent. C’est un regard quasi anthropologique sur l’histoire qui permettra de s’assurer que le cadre narratif permet de croiser l’ensemble des thèmes de société qu’une marque ne peut plus ignorer aujourd’hui et doit anticiper pour demain. Comprendre les enjeux d’influence et les mécaniques virales sur les médias sociaux aidera.</p><p>Pour piloter de façon éclairée sa « Charte narrative », la marque devra être accompagnée d’un « <a href="http://www.influencia.net/fr/actualites/media-com,observatoire-influencia,quand-showrunners-marque,9215.html">showrunner</a> » expert apte à guider les équipes dans cette évolution fondamentale.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=c0c5d8b195fa" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[Influence Marketing : le nécessaire reset]]></title>
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            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Sun, 14 Jul 2019 16:22:53 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2019-07-16T07:45:47.244Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<h3>Influence Marketing : le nécessaire reset</h3><p>Parti loin des préoccupations du marché de la com pendant une année, j’ai commencé à préparer mon retour depuis quelques semaines en me reconnectant d’abord aux enjeux de « l’influence marketing». Si les centres d’intérêt restent captés par des sujets qui tournent désespérément en rond, quelques lueurs d’espoir se profilent. J’en ai produit un condensé très personnel, avec lequel on peut tout à fait ne pas être d’accord. Je reste pour le débat même s’il est désormais réputé impossible sur les médias sociaux.</p><p><strong>Les mêmes sujets en boucle</strong></p><p>A mon départ, j’en étais resté à <a href="http://www.prland.net/les-fausses-promesses-du-marketing-dinfluence/">une fausse promesse</a> qui me semblait contribuer à <a href="http://www.prland.net/la-bulle-dinfluence-speculative-des-medias-sociaux/">une bulle spéculative fragile</a>. Avec une <a href="https://medium.com/@PRland/la-vie-r%C3%AAv%C3%A9e-sur-instagram-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire-b3f180bdb328">surpondération d’Instagram qui incarne parfaitement la façon dont les marques sont complices des influenceurs pour casser l’authenticité que tout le monde recherche</a>. Je pensais qu’il fallait urgemment reconsidérer les écosystèmes d’influence dans leur ensemble. Je pressentais que <a href="https://www.nouvelobs.com/lifestyle/20190402.OBS11001/serait-ce-la-fin-des-influenceurs.html">les influenceurs risquaient d’être jetés avec l’eau du bain</a>.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*0oMuvuYMraHDnM2k6kCXiQ.png" /><figcaption>Le Nouvel Obs — 2 avril 2019</figcaption></figure><p>En travaillant pendant quelques mois de l’autre côté de la barrière, avec quelques influenceurs amis, j’ai pu mesurer le nombre de demandes décalées de la part des marques, incohérentes avec la communauté, ne s’intéressant qu’au volume, dans une fausse co-création détruisant l’authenticité recherchée… Mais ce n’était que quelques cas particuliers.</p><p>Pour me remettre à jour et constater les évolutions, j’ai donc lu quelques-uns des nombreux papiers et livres blancs sur le sujet, décortiqué les interviews, relevé les nouveaux acteurs parmi les agences et experts, noté les nouvelles offres, étudié les cas (en particulier à Cannes), scruté les nouveaux players…</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*MGsA_C_Mvf67NGu-_1AzSw.png" /><figcaption>Financial Times — Juillet 2019</figcaption></figure><p>Je sais qu’il faut marteler pour éduquer, mais j’avoue avoir été globalement déçu par une pensée au point mort. Mi-2019, les sujets ont peu évolué : efficacité et mesure des KPIs nécessaires, confiance vs fakes influenceurs (et fake informations), authenticité et création de labels, créativité et empilement d’outils souvent en retard de phase, des buzz words (IA, Blockchain..) maladroitement ou imprécisément liés à l’influence, des espaces sociaux encore limités à des plateformes « classiques » (toujours « Instagram » et la nouveauté « Tik Tok ») sans prise en compte de nouveaux espaces majeurs moins traditionnels (le phénomène « Twitch » par exemple), les investissements en hausse vs la mort annoncée de l’Influence Marketing… Encore et toujours l’idée piégeuse que pour toucher les millenials à pas cher, l’influence marketing est un eldorado. On tourne un peu en rond…</p><p>Et surtout, aucun travail en profondeur ne semble avoir été opéré par et sur les marques pour qu’elles deviennent intrinsèquement « Social compatibles ». Les cas montrent une succession de coups plutôt que des programmes nourrissant l’identité de marques en transformation profonde. <a href="https://qz.com/1649148/at-cannes-lions-street-signs-warn-against-influencer-content/">La révolte des “anti influenceurs” au dernier Festival de la pub à Cannes qui célébrait des cas remplis de campagne d’Influence Marketing</a> illustre les signaux contradictoires qui se bousculent partout.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*uAspoVD4QGazsM5o9XgJnA.png" /><figcaption>Messages à Cannes lors du Festival de la pub en juin 2019</figcaption></figure><p>A l’arrivée, de grands groupes prennent leur distance avec l’Influence Marketing après y avoir investi beaucoup (d’énergie et d’espoir, faute de budgets). Quitte à y revenir, sans doute sous l’effet de la persistance du phénomène. A ce titre, Unilever, qui avait annoncé en juin 2018 se détourner d’un terrain faussé par les fakes, a annoncé il y a quelques jours soit pile un an plus tard un investissement dans une start-up qui développe un software dédié au management des influenceurs. Les déclarations de l’executive vice présidente pour justifier ces hésitations sont d’ailleurs particulièrement savoureuses <a href="https://www.wsj.com/articles/unilever-invests-in-influencer-management-company-creatoriq-11560274973">dans cet article du Wall Street Journal</a>.</p><p><strong>Des lueurs d’espoir</strong></p><p>Dans cet océan de ronronnements parfois bruyants, j’ai néanmoins relevé quelques avancées rassurantes, plus discrètes, dont certaines me semblent replacer l’influence à son juste niveau.</p><p>Mais d’abord, remerciements infinis à l’agence de marketing « Chemistry Agency » qui a produit l<a href="https://fr.slideshare.net/Chemistry/les-mutations-de-linfluence">’une des meilleures présentations sur le sujet</a>, très utile pour une remise à niveau synthétique sur les différentes typologies d’influenceurs, les grands enjeux tant pour les marques que pour les influenceurs… C’est aussi l’occasion d’un tour d’horizon de grandes tendances sociales qu’il faut connaitre et assez peu couvertes par les médias : outre la fameuse Filter bubble et l’effet de groupe, l’agence y parle Slacktivisme, crowdspeaking, grassroots, Astroturfing, nudge, Dark Pattern (vs UX Design). Le tout illustré de nombreux cas. Une véritable pépite.</p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.slideshare.net%2Fslideshow%2Fembed_code%2Fkey%2F3QF4t6ARmqdtdT&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.slideshare.net%2FChemistry%2Fles-mutations-de-linfluence&amp;image=https%3A%2F%2Fcdn.slidesharecdn.com%2Fss_thumbnails%2Fcahier-influence-190614101641-thumbnail-4.jpg%3Fcb%3D1560798599&amp;key=a19fcc184b9711e1b4764040d3dc5c07&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=slideshare" width="600" height="500" frameborder="0" scrolling="no"><a href="https://medium.com/media/b06143569e96e4f8cb38e76a8dcd37a3/href">https://medium.com/media/b06143569e96e4f8cb38e76a8dcd37a3/href</a></iframe><p>En parallèle, j’ai intégré dans ma remise à niveau 4 grandes tendances qui m’ont parues plus riches que les sujets habituellement traités</p><p>1. L’inspiration de “petites” marques « social media native »</p><p>Parmi les nombreuses initiatives d’un autre temps, quelques regards nouveaux émergent et vont forcément inspirer. Distinguer l’influence de l’approche média, savoir mieux jongler entre réel et virtuel…</p><p>Dans le cadre de l’événement « Influenth Stories Powered by Reech » le 13 juin dernier, j’ai en particulier relevé l’intervention du co-fondateur de la marque Merci Handy. Louis Marty démontre son excellente compréhension de la différence de traitement entre une approche Influence et une approche média.</p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2FIlbnkKNPffk%3Ffeature%3Doembed&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DIlbnkKNPffk&amp;image=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FIlbnkKNPffk%2Fhqdefault.jpg&amp;key=a19fcc184b9711e1b4764040d3dc5c07&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=youtube" width="854" height="480" frameborder="0" scrolling="no"><a href="https://medium.com/media/9b1f8b0b2d08bf6b02355956a140407d/href">https://medium.com/media/9b1f8b0b2d08bf6b02355956a140407d/href</a></iframe><p>« On ne demande pas à l’influenceur de s’adapter à Merci Handy. On est une marque un peu bizarre avec des codes qui sortent un peu du marché. Par contre, on adapte complètement Merci Handy à l’influenceur. Si on veut que l’influenceur s’adapte à Merci Handy, nous on fait du Paid. Ce qu’on cherche avec des influenceurs, c’est comment ils peuvent créer du contenu, c’est ce qu’on a fait avec la chaîne de Natou “Eglantine” ».</p><p>Autre exemple qui continue à inspirer, le site de eCommerce Revolve qui faisait apparaître près de 80 fois le mot « influencer » dans son doc d’intro en bourse, a particulièrement bien compris comment le réel comptait pour nourrir l’image digitale. Déjà à l’origine du célèbre Revolve Festival (exclusivement réservé aux influenceurs dans l’univers de la mode), <a href="http://www.leguidedinfluence.fr/revolve-bible-de-linfluence/">la marque a lancé des voyages d’influence de haut niveau qui ont inondé les médias sociaux. </a>Elle se détourne de la logique d’ambassadeurs exclusifs et uniques pour s’associer à une multitude d’influenceuses qui constituent une cercle fermé inclusif et attractif.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/636/1*hYHUbJlmDCMXugZOC7-krw.jpeg" /></figure><p>2. Le futur des influenceurs passera par un réel talent et un engagement dans la vraie vie</p><p>Un principe historique des fondamentaux de l’influence. C’est particulièrement intéressant qu’il soit <a href="https://www.warc.com/newsandopinion/opinion/why_influencers_are_losing_their_influence/3094">défendu par Paul Greenwood de We Are Social</a>, agence beaucoup plus ancrée dans le social que l’influence.</p><p>La génération Z n’est pas dupe : une population d’influenceurs « professionnels » qui font la promotion de plusieurs marques par jour ne les influence pas. Les « micro-influenceurs », experts ou réellement passionnés par un sujet, sont ceux qui peuvent les impacter. Encore plus intéressant, <a href="https://www.zdnet.fr/blogs/watch-it/quand-les-influenceurs-perdent-de-leur-influence-39886671.htm">une étude menée sur un panel en UK montre que la capacité à inspirer de l’influenceur est un critère important pour les plus jeunes générations.</a> La militante américaine pour le contrôle des armes à feu Emma Gonzáles ou la jeune activiste suédoise pour le climat Greta Thunberg sont citées. On est loin des Kardashians ou de Nabilla.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/750/1*YCn-w4rBk6VoVpLHMs7yFg.jpeg" /><figcaption>Greta Thunberg en couverture du TIME</figcaption></figure><p>3. Les streamers influenceurs incontournables (les marques ne le savent pas encore)</p><p>Le phénomène du gaming n’est pas nouveau, l’impact sur l’influence marketing n’est pas décrypté à ce stade mais sera passionnant à surveiller.</p><p>Puissance. Ils semblent être les seuls capables de bousculer la puissance des médias sociaux historiques. On peut imaginer que plus personne dans les services marketing n’ignore le phénomène Twitch. Racheté en 2011 par Amazon après avoir échappé à YouTube, ce service de streaming collaboratif est principalement basé sur les jeux vidéos. Les diffuseurs de contenus sont des streamers, les spectateurs des viewers, on parle d’un « YouTube en temps réel ». Capable de propulser un jeu multi plateformes comme Fortnite, phénomène des cours d’école lui-même collaboratif et à classer parmi les nouveaux médias sociaux qui comptent parmi les puissants.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/740/1*Gg0jwysnMYnDI7MgHBSvwQ.jpeg" /><figcaption>Panorama des médias sociaux 2019 par Fred Cavazza</figcaption></figure><p>Diversification. Twitch se diversifie depuis 2015 : des chaînes dédiées à la création et au divertissement se développent. On se souvient de l’initiative de Squeezie qui a diffusé sur sa chaîne une pièce de théâtre jouée en direct avec d’autres YouTubers (Cyprien, McFly et Carlito, soit l’intégralité des YouTubers passés par Fort Boyard…). Devant 390.000 viewers. Avec un public jeune et captif, les actes de communication (hors jeux vidéos) devraient s’y multiplier. A noter l’initiative du gouvernement dans la dynamique du grand débat en février 2019 avec un « Débathon » sur la chaîne Accropolis permettant de converser avec une dizaine de ministres.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*512qmm1xFNvO_0o5KvYw0Q.jpeg" /></figure><p>Starification. <a href="https://www.ladn.eu/media-mutants/top-10-plus-gros-streamers-francais-twitch/">Il faut connaître Solary, Gotaga, Sardoche, Mistermv ou encore ZeratoR</a>. Tôt ou tard, ils seront invités dans Fort Boyard. Plus important ici, ils sont des influenceurs, sans doute aptes à inventer un format moins marketé à la communication, refusant probablement de se laisser embarquer dans des formats peu authentiques. On peut en tout cas l’espérer puisque des marques ciblant les jeunes vont forcément s’y attaquer.</p><p>4. Retour à la force des communautés par affinité</p><p>C’est un retour au source, le fondement d’une communauté par centre d’intérêt. La question n’est plus « micro-influenceur », « nano-influenceur »… La question est : connaître sa communauté d’ultra fans et jouer l’extension par capillarité. La meilleure façon de jouer l’influence en somme. La marque « Polar Skate » est <a href="https://www.thedrum.com/opinion/2019/07/02/intermarketing-agency-considers-the-evolution-influencer-marketing">un excellent exemple de capacité à animer une communauté </a>(des skate boarders) pour les transformer en ambassadeurs au sein d’événements sportifs plus larges, en leur apportant un niveau de service irréprochable et unique.</p><p>L’inverse d’un ciblage d’ “influenceurs lifestyle” en espérant irriguer par le haut, quitte à se mettre ses vrais fans à dos.</p><p>Ce ne sont que des exemples, nichés derrière des marques spécifiques. Il manque encore les grands acteurs qui doivent opérer leur <em>reset</em> pour créer un effet d’entraînement devenu urgent, 1 an plus tard. Heureusement, nombreuses sont celles qui y travaillent, des marques de nouvelle génération ou qui font leur révolution, plus “social narratives”, sont attendues. Les 12 mois prochains devraient être passionnants.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=e763e51a212b" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Journal de bord de ma capsulite rétractile]]></title>
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            <category><![CDATA[santé]]></category>
            <category><![CDATA[tendinite]]></category>
            <category><![CDATA[épaule]]></category>
            <category><![CDATA[capsulite-rétractile]]></category>
            <category><![CDATA[capsulite]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Sun, 06 Aug 2017 12:33:45 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-08-07T07:23:19.380Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/400/1*NGv4AT_gzXFaZHMComh1hw.jpeg" /></figure><p>Une année sans sport, sans shopping, sans V de la Victoire avec les bras mais avec des nuits courtes et des traitements pas super agréables genre infiltration ou ventouses… et plein de nouveaux cheveux blancs.</p><p>Une année avec beaucoup de massages, plein de nouvelles façons très rigolotes de mettre des vêtements et surtout une excuse très valable pour échapper à une bonne demi-douzaine de déménagements.</p><p>Il y a deux façons de se remémorer le long périple de la capsulite rétractile. Si le sujet n’avait pas pourri ma vie pendant près d’un an, j’aurais sans doute choisi le camp du second degré.</p><p>Mais je vais plutôt opter pour le billet que j’aurais aimé pouvoir lire quand tout a commencé.</p><p><strong>Les premiers symptômes me conduisent chez l’ostéo — septembre 2016</strong></p><p>Quand on a l’habitude de fréquenter une salle de sport, on a aussi l’habitude des petites douleurs anodines, de la contracture musculaire aux courbatures, qui ont fait passer le début de mon problème pour un détail. Une petite douleur à l’épaule gauche, l’amplitude du mouvement un poil réduite, pendant plusieurs jours d’affilée. Douleurs qui finissent par empêcher de faire du sport et donc par rendre suspect cet état de courbature permanent qui semble s’empirer.</p><p>Une tentative d’ostéo infructueuse plus tard et avec l’apparition de douleurs plus vives, je me décide à aller voir mon médecin qui pense immédiatement à une tendinite. Soit, il me faut donc du repos, éviter les étirements qui conduisent de plus en plus vite à la douleur.</p><p>Et là tout s’accélère : en quelques jours d’épaule sollicitée le moins possible, le raidissement devient sérieux au point de ne plus vraiment pouvoir décoller le bras au torse. L’épaule est gelée. Le verdict tombe de mon médecin : c’est une capsulite rétractile. Cool, on sait ce que c’est.</p><p><strong>Les seconds symptômes me conduisent sur le web — Octobre 2016</strong></p><p>Après quelques suspicions de maladies incurables grâce à Doctissimo qui prévoit rarement une espérance de vie supérieure à 10 minutes, j’entame le long chemin de la découverte d’une maladie sur le web.</p><p>En tant qu’homme de 47 ans, je frôle forcément la crise d’identité en lisant que cette affection bénigne de l’épaule touche principalement les femmes entre 50 et 65 ans en ménopause qui consultent en général avec comme symptôme principal l’incapacité à dégrafer leur soutien-gorge. Mais les douleurs décrites sont tellement justes que je passe au-delà de l’humiliation. Et d’ailleurs, si je portais un soutien-gorge, je confirme que j’aurais du mal à le dégrafer. Je n’arrive même plus à mettre ou enlever une veste sans une série de contorsions ridicules.</p><p>Je lis des bonnes nouvelles : on guérit spontanément dans 100% des cas et ça n’arrive qu’une fois dans la vie. L’opération, un temps envisagée, est désormais écartée.</p><p>Mais je lis aussi que c’est long, de l’ordre de 18 à 24 mois, que ça passe par 3 phases, que ça fait mal et je tombe sur des “groupes de paroles” sur des forums ou Facebook avec une population au bord de la crise de nerfs qui me fait comprendre que ça va pas être qu’un détail dans ma vie. Je ne sais pas encore à quel point.</p><p><strong>L’acceptation qui passe par la recherche des causes — Novembre 2016</strong></p><p>Le corps médical est formel : il n’y a pas de cause connue. On met donc ça sur le dos du stress, comme souvent dans ce cas de figure. La question qui m’a été le plus posée : “avez-vous subi un choc psychologique dans le 6 derniers mois ?”. La réponse est non. Il n’y a pas de cause, c’est comme ça. D’autres maladies beaucoup plus graves, de celles qui engagent le pronostic vital, sont dans ce cas, je ne vais pas me plaindre.</p><p>Dans quelques semaines, un inconnu viendra me voir pour me demander depuis quand j’ai un problème et ce qu’il s’est passé dans ma vie 9 mois plus tôt. Je me serais engagé dans un projet qui me pèserait. La seule issue serait de l’abandonner. J’ai fini par identifier un projet et failli l’abandonner. Jusqu’à ce que le destin m’en empêche. La douleur est mère de mauvaises décisions.</p><p><strong>La vie sans mobilité du bras avec douleurs en option — Décembre 2016</strong></p><p>Un bras immobilisé percute la vie au quotidien. S’habiller, se laver la tête, faire du rangement, ouvrir la portière d’une voiture, plein de gestes du quotidien ressemblent à une épreuve, le moindre mouvement provoquant une douleur tellement vive qu’elle s’accompagne de gouttes de sueurs le long des tempes. Mais ce n’est qu’avec l’apparition de pointes lancinantes même sans mouvement, même la nuit qu’on comprend que les 18 à 24 mois annoncés pour guérir vont paraître très longs. Trop longs.</p><p>Surtout que la douleur ne s’arrête pas du tout à l’épaule : les trapèzes sont en feu, les dorsaux totalement noués, les cervicales ne sont plus que tensions et une douleur descend de l’épaule jusqu’à la main en électrisant au passage triceps en avant-bras.</p><p>Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, le blocage de mon épaule est particulièrement sévère, lié à mon erreur d’immobilisation alors que je pensais souffrir d’une tendinite. L’erreur de débutant.</p><p>“Par chance”, je vais avoir l’occasion de me rattraper la prochaine fois.</p><p><strong>Les astuces pour morfler moins — Janvier 2017</strong></p><p>Le kiné ne pouvant aider vraiment qu’à l’issue la phase inflammatoire, on est prêt à essayer plein de choses pour échapper à la douleur. Ce qui a marché le mieux pour moi a été l’eau (très) chaude et les massages. Les SPA et autres hammams ont rarement été autant mes amis.</p><p>Les anti-inflammatoires naturels, l’acupuncture, le magnétiseur et même les infiltrations n’ont pas eu d’effet notoire. Alors que les ventouses ont eu un effet bien visible mais pas particulièrement efficace.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*11_-FW1Wt19ilc9KybJc2g.jpeg" /><figcaption>Traces laissées sur mon dos après ventouses</figcaption></figure><p>Seuls les anti-inflammatoires médicaux éteignent la douleur mais on en connait les effets secondaires violents sur la durée.</p><p>Après la phase inflammatoire commencent les séances de rééducation chez le kiné, séances accompagnées d’exercices à réaliser à la maison. La motivation est à son comble pour ne rater aucune des séances quotidiennes de 10 minutes à bouger le bras selon les techniques d’ailleurs très largement disponibles en vidéo sur le web.</p><p><strong>Garder sa bonne humeur en toute circonstance — Février 2017</strong></p><p>Pour ne pas rentrer dans une vie de retraité affalé devant la télé, il a fallu faire preuve de conditionnement. Au fur et à mesure des mois, le sport a fini par devenir un manque tellement sévère que j’ai pris l’habitude de commencer mes journées en mentalisant autant que possible qu’on guérit dans 100% des cas. Et en essayant de battre le record du monde de la guérison la plus rapide.</p><p>J’ai essayé de ne pas trop parler de mes douleurs ni de mes nuits ponctuées de réveil environ toutes les 20 minutes qui commencent à peser sur mon énergie. Pour ne pas en faire un sujet de conversation permanent.</p><p>Parmi les quelques épreuves mises sur ma route pour m’écarter de cette légèreté, la principale est arrivé alors que je venais d’entrer dans la 3ème phase du processus de la capsulite de mon épaule gauche. Une douleur que j’aurais reconnu entre 1000. Le début d’une capsulite sur l’épaule droite…</p><p><strong>Le défi de la capsulite sur l’autre épaule — Mars 2017</strong></p><p>On m’avait dit que le bascule était fréquent mais que ça ne touchait jamais les 2 épaules en même temps. Je devais m’attendre dans les 2 ans à voir l’autre épaule atteinte. Pas de répit pour moi, le long processus s’enclenchait déjà. Une seule façon de ne pas devenir dingue : retenir tout ce que j’avais appris pour me lancer le défi fou de guerrir du bras droit en un temps record.. Je suis donc allé voir mon médecin, ne lui ai laissé aucun choix sur la prescription de séances de kiné au tout début de la douleur. J’ai choisi un kiné du sport qui a du subir un questionnaire pour me démontrer qu’il connaissait parfaitement bien la capsulite. Bref, je suis devenu le pire patient de l’histoire de la capsulite, la terreur des médecins.</p><p><strong>Guérir une capsulite en quelques mois — Avril — Mai — Juin — Juillet 2017</strong></p><p>J’ai évité toute immobilisation du bras, veillé à retenir chaque geste du kiné pour les reproduire consciencieusement à la maison sans attendre la fin de la phase inflammatoire, accepté les dolipranes avant de dormir mais pas les anti-inflammatoires. 10 minutes d’exercices quotidiens, une séance de kiné hebdomadaire pendant 15 semaines, de la natation et une alimentation beaucoup plus équilibrée ont rythmé ces 4 derniers mois. Le blocage n’a pas été évité mais extrêmement modéré par rapport à mon bras gauche qui se remet lui aussi beaucoup plus vite.</p><p><strong>Le bout du tunnel — 6 août 2017</strong></p><p>Hier, je suis retourné dans ma salle de sport. J’ai prêté plus attention à la séance d’échauffement et d’étirement qu’au reste mais j’ai soulevé quelques poids. La maladie n’est plus handicapante au quotidien, j’ai récupéré 99% de mon bras gauche et l’épaule droite, encore limitée en amplitude, ne me fait plus souffrir. Je serai venu à bout d’une double capsulite rétractile en 1 an alors qu’on m’en prédisait 2 ou 3. Et puis surtout, j’ai retrouvé le corps de mes 20 ans, quand je ne faisais pas de sport et que je me nourrissais principalement de MacDo. Et ça c’est “cool”.</p><p>Cette maladie handicapante toucherait 2 à 5% de la population. Soit potentiellement 3 millions de personnes, quand même. On guérit dans 100% des cas et il n’y a pas de récidive. Personne ne me fera entendre le contraire.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=e190bd5a8470" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
        </item>
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            <title><![CDATA[Mes “120 battements par minute”]]></title>
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            <category><![CDATA[act-up]]></category>
            <category><![CDATA[120-battements-par-minute]]></category>
            <category><![CDATA[robin-campillo]]></category>
            <category><![CDATA[festival-de-cannes]]></category>
            <category><![CDATA[arnaud-valois]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Tue, 04 Jul 2017 23:21:00 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-08-09T18:10:47.395Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Samedi 20 mai 2017–21h30</strong></p><p>Le générique arrive presque à son terme dans un silence glacial. L’immense et prestigieux Théâtre Louis Lumière du Palais des Festivals semble prostré. Ou éteint. Je ne sais pas. Je sais juste que je suis bouleversé. Et si j’étais le seul ?</p><p>A cet instant précis, je supporterais encore moins des applaudissements polis que quelques sifflets. Je ne me suis jamais senti aussi isolé que parmi ces plus de 2000 spectateurs privilégiés. Mon voisin semble presque endormi. Je repense aux messages reçus plus tôt par des amis journalistes, “<em>ce film est un chef d’oeuvre</em>”. Je ne peux pas être le seul.</p><p>Il aura donc fallu attendre que les lumières s’allument pour que le public s’autorise à rompre le silence, d’abord presque timidement comme pour ne pas briser un moment suspendu, puis dans une interminable standing ovation qui fait plus que me rassurer.</p><p>Mon voisin tente de cacher se yeux rougis. L’équipe du film est en larmes. “120 battements par minute” est un grand film, nous sommes au moins 2.000 à le savoir. Des émotions se croisent entre douleur et bonheur. Je ne peux plus prononcer un mot.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/795/1*sWlQ0URMvzvZGXykqWX-6A.jpeg" /></figure><p><strong>Début 2016</strong></p><p>Parmi mes amis, des amis d’amis, à la salle de sport : personne n’ignore qu’un casting géant se tient dans Paris pour le nouveau film du réalisateur de Eastern Boys. Pendant de trop longues semaines pour ne pas s’interroger sur le sérieux du projet.</p><p>Lorsque j’apprends que je connais celui qui vient d’être choisi pour l’un des 2 rôles masculins principaux, j’y vois un clin d’oeil du destin. D’autant qu’il avait arrêté le métier de comédien bien avant que nos chemins se croisent.</p><p><strong>Août — Octobre 2016</strong></p><p>Pendant quelques 12 semaines, c’est un tableau impressionniste qui se dessine autour du film : Arnaud partage plus des émotions que des informations. C’est d’ailleurs son retour au cinéma et son parcours intrigants qui m’intéressent, davantage que le film.</p><p>Quelques mois plus tôt, j’ai acheté les droits d’une pièce qui retrace la lutte menée par quelques New-Yorkais face aux ravages d’une maladie alors sans nom qui décime la communauté homosexuelle au début des années 80. Une pièce militante écrite par celui qui fondera quelques années plus tard Act Up. J’y consacre quelques moments d’énergie comme investi d’un devoir de mémoire. Avec parfois le sentiment de me battre face à un mur invisible.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/655/1*q4PDxpUAYxPjfjO-B1UFOw.png" /></figure><p>Je finis par comprendre que le film que m’évoque Arnaud retrace un morceau d’histoire d’Act Up Paris au début des années 90. Je me protège de cette mise en abyme déroutante en ne retenant que l’expérience incroyable que doit être de retrouver les saveurs d’un tournage qui semble dense, intense mais heureux.</p><p><strong>Mars — Avril 2017</strong></p><p>La rumeur commence à se répandre : Robin Campillo pourrait être l’un des 4 réalisateurs français sélectionnés pour la grande compétition cannoise. Quasiment personne n’a vu le film.</p><p>J’apprends que je serai à Cannes pour vivre mon 20ème Festival professionnel, 2 semaines avant que la nouvelle tombe : “120 battements par minute” est sélectionné en compétition officielle ! Je suis content pour l’équipe du film, un peu inquiet de cette exposition dont je connais la violence dont elle est capable pour avoir assisté à plusieurs minutes de huées à l’issue d’une projection quelques années plus tôt.</p><p><strong>19 et 20 mai 2017</strong></p><p>Je vis un peu de la folie cannoise par procuration. Comme un tourbillon supplémentaire dans la tempête que représente le Festival pour tous ceux qui y travaillent. Les retours plus qu’enthousiastes de mes amis journalistes à la sortie de la projection presse du samedi matin font naître pour la première fois l’urgence pour moi de voir ce film. Impossible donc de dire non à la place qu’Arnaud m’a mise de côté. Je m’excuse auprès de mon équipe de les lâcher en pleine journée de travail chargée sans leur laisser beaucoup de choix. Je pars en courant rue d’Antibes pour enfiler un smoking avant de replonger dans la foule sous un soleil de plomb pour récupérer mon ticket et prendre place dans l’immense salle qui se remplit.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*1BzR3LF7d7mLM6enYOAqyg.jpeg" /><figcaption>Standing ovation après la projection officielle de 120 battements par minute</figcaption></figure><p>Que dire du film ? Une claque gigantesque. Je ne suis même pas sûr d’avoir pleuré. Ce n’est qu’en sortant de la salle, en croisant un visage connu, que je réalise que je ne suis plus capable de prononcer un seul mot et que j’en suis réduit à faire un détour pour éviter de dire bonjour à une tête connue. Impossible d’enchaîner avec la fête du film à laquelle j’ai la chance d’être invité. Je me replonge dans le travail pendant 2 heures. Lorsque j’arrive devant la plage qui accueille toute l’équipe (et une playlist étonnante), je suis presque soulagé de réaliser que la foule amassée m’empêchera de rentrer. Je n’aurais pas su mettre des mots sur ce que je ressentais à ce moment là. Et encore moins exprimer mes remerciements à Arnaud à la hauteur du cadeau qu’il vient de me faire. Je rentre me coucher en me demandant si je vais m’en sortir demain, quand j’aurai retrouvé la parole.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*UWX3IXHlUxs7fSAcysU0LQ.jpeg" /></figure><p><strong>4 juillet 2017</strong></p><p>Les articles dans la presse se multiplient et sont unanimes. Plus qu’un Grand Prix du Jury, le film reste auréolé de sa dimension “Palme du coeur” que les Festivaliers et le Président du Jury Pedro Almodovar lui ont attribué. Plusieurs de mes amis ont pu assister à l’une des avant-premières, d’autres y seront demain. Je suis à la fois soulagé de savoir que je pourrai enfin échanger des émotions avec d’autres simples spectateurs et dépossédé puisque je sais déjà que chacun se trouvera percuté par une histoire tellement plus universelle que le scénario pourrait le laisser penser. Mais la perspective d’un succès populaire pour un film de cette facture là, sur ce sujet là, me donne de l’espoir, si non du bonheur.</p><p>Nous serons désormais nombreux à nous projeter dans le personnage de Nathan. Celui qui incarne l’universalité. Celui qu’incarne Arnaud. Dont la performance résonne jusque dans le prestigieux <a href="https://www.nytimes.com/2017/06/26/fashion/mens-style/arnaud-valois-cannes-film-festival-120-beats-per-minute.html">New York Times</a>.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*XkjpjSJ9Rg8bLokbZCuImQ.jpeg" /><figcaption>Arnaud Valois — 120 battements par minute</figcaption></figure><p>Je sais déjà que je retournerai voir “120 battements par minute” en salle à sa sortie le 23 août. En tentant cette fois de ne pas me laisser percuter. Et peut-être juste me laisser emporter par le rythme de Bronski Beat sur Smalltown boy qu’on n’écoutera plus jamais pareil.</p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2FC5wiP5YULYQ%3Ffeature%3Doembed&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DC5wiP5YULYQ&amp;image=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FC5wiP5YULYQ%2Fhqdefault.jpg&amp;key=a19fcc184b9711e1b4764040d3dc5c07&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=youtube" width="854" height="480" frameborder="0" scrolling="no"><a href="https://medium.com/media/666d797b03e9447c848966c31d0de376/href">https://medium.com/media/666d797b03e9447c848966c31d0de376/href</a></iframe><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=1c16ab9ade6e" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[The Voice ou les coulisses de la feel good TV]]></title>
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            <category><![CDATA[the-voice]]></category>
            <category><![CDATA[slimane]]></category>
            <category><![CDATA[tf1]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Sat, 03 Jun 2017 14:08:36 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-06-03T14:13:50.699Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 3 juin, la demi finale de la sixième édition de The Voice en France verra s’affronter 8 talents. Ils ont tous fait retourner au moins un fauteuil (souvent quatre) aux éditions à l’aveugle avant de remporter une battle puis l’épreuve ultime, en se faisant parfois voler par un autre coach. En deux primes, ils sont passés de 14 à 8, sauvés soit par le public, soit par leur coach. Parmi eux se trouve le grand gagnant qui succédera, sous les yeux de millions de téléspectateurs la semaine prochaine, à Kendji Girac, Lilian Renaud et Slimane, tous certifiés platine minimum l’année qui a suivi.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*VlZKHPCIEWyZU0mzi3SCQw.jpeg" /><figcaption>Slimane, gagnant de The Voice 5</figcaption></figure><p>La pression est donc forcément forte pour les talents en lice, l’enjeu est énorme, de type “life changer”, alors que le bon esprit règne vu de la télé. Pour découvrir comment se joue réellement cette tension en coulisse entre Audrey, Ann-Shirley, Lisandro, Lucie, Matthieu, Nicola, Shaby et Vincent, j’ai assisté au deuxième jour de répétition ce vendredi 2 juin. Je me suis faufilé juste après le passage de Katy Perry…</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/640/1*MWojVplpCAictbV30M-ISw.jpeg" /><figcaption>Lisandro, Vincent Hasta et Ann-Shirley en live Facebook</figcaption></figure><p><strong>Un show télévisé avant tout</strong></p><p>Ce qui interpelle dès l’arrivée dans le studio 217, plus gros plateau d’Europe, est l’effervescence autour de la production qui rappelle que The Voice est un show télévisé dont les talents et leur voix ne constituent qu’un élément parmi d’autres. L’énergie se concentre donc sur les mises en scènes, effets scéniques, chorégraphies, lumières, arrangements et choix de réalisation. Le chorégraphe Stéphane Jarny et le directeur musical Olivier Schultheis sont particulièrement engagés et ne laissent rien passer. Les talents ne sont pas pour autant laissés de côté, plusieurs coachs sont au plus près pour les accompagner, les rassurer, les challenger et inventer avec eux. Il leur faudra en moyenne 3 répétitions pour que la mise en place paraisse à tous satisfaisante pour une veille de prime. Même si on sait déjà que d’autres évolutions sont à prévoir. “On est rassuré quand les équipes fonctionnent bien aussi” entend-on dans les couloirs. Et Florent Pagny semble ravi de son équipe qu’il applaudit à chaque occasion.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/640/1*HnZewIDTxz1FNw_l3wiRRg.jpeg" /><figcaption>Vincent et Audrey en interview</figcaption></figure><p>Pour garder l’effet de surprise des propositions imaginées autour de chaque titre, autant ne pas en dire ni en montrer trop. Mais je serai devant ma télévision ce soir pour mesurer si Lisandro passe aussi bien ses aiguës en live sur du Calogero, profiter de la pêche de Shaby et Lucie sur un hymne disco, des acrobaties vocales de Vincent sur mon titre préféré de Michael Jackson, de la chorégraphie sexy autour de Ann-Shirley ou encore de la reprise d’un titre de son coach par Audrey.</p><p><strong>Des talents qui sont plus qu’une voix</strong></p><p>Entre 2 répétitions, les talents s’activent en enchaînant par équipe dans la fameuse V Room <a href="https://www.facebook.com/TF1/">les lives sur Facebook </a>animés par Vincent Hasta et les interviews media avec une aisance surprenante pour ceux qui ne s’étaient jamais exprimé devant un public avant les auditions.</p><p>Mais c’est surtout pendant les pauses qu’on mesure la bienveillance générale, les conseils partagés, les équipes de talents concurrents qui se soutiennent. On a beau chercher une trace de mauvais esprit, on ne trouve que l’excitation d’en être à ce niveau de l’aventure. Chacun semble fidèle à ce qu’il dégage à travers l’écran : Audrey touche en un regard et un battement d’éventail pendant que Vincent fait le clown, Shaby et Lucie ne sont jamais plus heureuses que lorsqu’elles partagent en musique, Lisandro plaisante et danse sans réussir à effacer Ann-Shirley qui sait s’imposer, Matthieu allie discrétion et charisme devant son pote Nicola tout en générosité.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/640/1*3GRbGNgxv8sFDv2eqRt9UQ.jpeg" /><figcaption>Nicola et Matthieu en interview</figcaption></figure><p>Sans avoir prévu d’interview, impossible de ne pas échanger dans les couloirs avec Nicola Cavallaro qui se montre disponible et heureux de partager. Son émotion n’est pas feinte : son statut d’”italien de l’étape” lui rend inexpliquable d’être choisi par le public français qui a voté pour lui en masse. L’ex para met ses tripes dans chaque phrase, comme quand il chante. Il s’émerveille devant les plus de 14.000 fans français qui déjà ont rejoint <a href="https://www.youtube.com/channel/UC1LAVHTmWOq3ZGhvGhZCumw?sub_confirmation=1">sa chaîne YouTube </a>parce que “contrairement aux italiens, les internautes français sont exigeants dans leurs abonnements sur le web mais sont fidèles et vont voir les artistes en concert”. Pour me garder la surprise, je n’ai pas attendu ses répétitions sur scène, je le verrai à travers l’écran.</p><p>Rendez-vous ce soir à 20h50 pour le résultat en live de #TheVoice.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=89f818a0d174" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
        </item>
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            <title><![CDATA[Festival de Cannes et contradictions intérieures]]></title>
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            <category><![CDATA[cannes-film-festival]]></category>
            <category><![CDATA[120-battements-par-minute]]></category>
            <category><![CDATA[france]]></category>
            <category><![CDATA[cannes]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Fri, 26 May 2017 20:06:15 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-05-26T20:51:28.617Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Certes, le Festival qui prend fin fêtait (assez peu finalement) sa 70ème édition. Mais c’était aussi mon vingtième Festival de Cannes. Une expérience que j’ai connu au fil des années dans toutes les configurations, plus ou moins confortables : d’abord en y travaillant pour Kodak, comme l’un des partenaires officiels. Puis pour d’autres marques plus ou moins liées au cinéma. Puis quelques années en vacances. Puis en week-end percutés par le travail.</p><p>Après 3 ans d’absence, mon retour à Cannes était quelque peu coloré d’appréhension. Qu’allait me réserver cette édition 2017 et n’étais-je pas trop vieux pour pouvoir encore y trouver des plaisirs ?</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*0aHa6qxj-QNtukpZenelEQ.jpeg" /><figcaption>Mon bureau pendant 1 semaine ©AnthonyGhnassia</figcaption></figure><p>Quand on évoque le rendez-vous international du 7ème art, il est beaucoup question de folie, d’excès, de cataclysme. Ce n’est pas faux mais une partie de la réalité seulement. C’est en regardant hier soir Agnès Jaoui parler de son état au Festival de Cannes à Laurie Cholewa et Laurent Weil dans la quotidienne de Canal + que j’ai entendu les mots que je ressens le mieux.</p><p><strong>Le plus grand rendez-vous d’oxymores de la planète</strong></p><p>Si une figure de rhétorique avait son Festival, ce serait celui-là.</p><p>On pourrait parler de lenteur hystérique, de bonheurs dévastateurs, de bulle protectrice qui expose au monde, de codes de fonctionnement impossible à déchiffrer, de travail d’équipe solitaire, de légèreté grave, de proximité avec un cinéma qui parait plus loin qu’à Paris, de machine de guerre désorganisée, de cirque millimétré, de preuves d’amour teintées d’indifférence, de vérité factice ou de postures révélatrices…</p><p>A Cannes, les journées durent 20h pendant 10 jours, le temps s’étire au point que 2 jours paraissent 1 mois, les émotions sont décuplées, puissance 1000. Cette année n’échappe pas à la règle. Mon Festival de Cannes 2017 aura été à la fois immensément heureux et dramatiquement compliqué. Dans la droite ligne des contradictions intérieures dont parlait Agnès Jaoui.</p><p><strong>Émotions décuplées</strong></p><p>Les nuits courtes et les moments de travail pendant que la vie du Festival se fait ailleurs participent sans doute à la mélancolie qui s’installe traditionnellement pendant la quinzaine sur la Croisette. La difficulté de voir des gens que j’aime sans jamais pouvoir vraiment leur consacrer du temps aussi.</p><p>Cette édition aura donc été marquée par un lieu de travail magique, une équipe parfaite en tout point, une mission couronnée de succès, des moments hors du temps, des amis retrouvés, des amis découverts, des rencontres excitantes. Une succession de plaisirs qui n’aura fait qu’ancrer cette mélancolie que j’ai reconnu tout de suite. De celle qui met plusieurs jours à s’éteindre après la fin du Festival.</p><p>Et puis il y a eu ce film, le seul qui pouvait me faire passer les épreuves d’une mise en smoking à 17h, courir dans une ville paralysée pour réussir à monter à temps des marches qui m’excitent moins qu’à 25 ans. J’avais plein de raisons de ne pouvoir attendre plus longtemps avant de découvrir “120 battements par minute”. Et j’étais prévenu de la force émotionnelle du film. Mais la claque a été tellement violente qu’à la sortie, les yeux rougis, je n’ai plus été capable de parler. Pas un seul mot pendant 30 minutes, le strict minimum dans l’heure qui a suivi. Au point de me demander comment j’allais faire pour vivre une soirée cannoise sans l’usage possible de la parole.</p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2Fq4Jgg4uUVqI%3Ffeature%3Doembed&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3Dq4Jgg4uUVqI&amp;image=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2Fq4Jgg4uUVqI%2Fhqdefault.jpg&amp;key=a19fcc184b9711e1b4764040d3dc5c07&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=youtube" width="854" height="480" frameborder="0" scrolling="no"><a href="https://medium.com/media/c20441b9dd7c6a1642c832fa4e790819/href">https://medium.com/media/c20441b9dd7c6a1642c832fa4e790819/href</a></iframe><p>Faute de pouvoir en parler aujourd’hui, j’espère pouvoir écrire. Bientôt. Après le palmarès attendu dimanche, peut-être. Avec Bronski beat qui tourne en boucle dans ma tête.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=1620dcaf244d" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
        </item>
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            <title><![CDATA[L’expérience Coachella]]></title>
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            <category><![CDATA[coachella]]></category>
            <category><![CDATA[electronic-music]]></category>
            <category><![CDATA[french]]></category>
            <category><![CDATA[lady-gaga]]></category>
            <category><![CDATA[experience]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Mon, 01 May 2017 14:34:39 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-05-01T18:35:07.399Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*R5ULi2IsReCHIxc8cQmwjA.jpeg" /><figcaption>De la magie mais pas que</figcaption></figure><p>Le Festival de musique et d’arts de Coachella, c’est à la fois beaucoup mieux et bien pire que ce que vous croyez. Parce que comme moi, vous avez peut-être rêvé du line-up rock alternatif, hip-hop et musique électronique de première classe dans un endroit de rêve tout en vous agaçant de l’imagerie hipster colliers à fleur qui envahit votre instagram pendant 2 week-end. C’est donc avec la crainte d’un rendez-vous devenu en 18 ans tristement mondain que je suis allé vivre l’expérience de l’édition 2017, avec comme agenda secret de pouvoir tranquillement en dire du mal après avoir jugé sur pièce.</p><p>La réalité est comme toujours un peu plus compliquée que ça.</p><p><strong>L’expérience qui commence avant</strong></p><p>Je n’avais pas vraiment décidé d’aller à Coachella. Il aura fallu une soirée entre amis le soir de la mise en place des ventes pour que la décision collective se prenne spontanément en une fraction de secondes. J’allais ENFIN savoir. J’allais aussi un peu y mettre le prix donc ça deviendrait mes vacances d’été agrémentée de LA, du coup.</p><p>La première surprise arrive dans la boite aux lettres quelques semaines plus tard : un participant à Coachella ne reçoit pas une pauvre invitation mais une boite haut de gamme contenant le bracelet sésame à puce RFID à activer via une app mais aussi une véritable bible et tout un ensemble de tatoos et autres pièces à découper. Je ne découvrirai que plus tard que la bible faite des points de repères, conseils et recommandations a une autre utilité que de faire joli dans son salon.</p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?type=text%2Fhtml&amp;key=d04bfffea46d4aeda930ec88cc64b87c&amp;schema=instagram&amp;url=https%3A//www.instagram.com/p/BSn5yTQDeBo/&amp;image=https%3A//i.embed.ly/1/image%3Furl%3Dhttps%253A%252F%252Fscontent.cdninstagram.com%252Ft51.2885-15%252Fe15%252Fp640x640%252F17817707_278854142559858_8174670610924830720_n.jpg%26key%3D4fce0568f2ce49e8b54624ef71a8a5bd" width="640" height="800" frameborder="0" scrolling="no"><a href="https://medium.com/media/a7bfb0fec13038f4b7e4ea864dc2c451/href">https://medium.com/media/a7bfb0fec13038f4b7e4ea864dc2c451/href</a></iframe><p><strong>Les erreurs de débutant</strong></p><p>On a beau le savoir, on ne se rend compte vraiment sur place que la vallée de Coachella et plus précisémment la micro ville Indio où s’implantent les 32 hectares du Festival est une région désertique en Californie. Pour le parisien qui rejoint donc Los Angelès en avion puis Palm Spring en voiture puis Coachella en voiture ou en bus affrété spécialement, la route est longue. Mais surtout, on ne réalise qu’on est plantés au milieu du désert que lorsque la température de 48° à midi s’accompagne de tempêtes de sable étouffantes avec une large file d’attente pour acheter une bouteille d’eau, confisquée à l’entrée par des mesures de sécurité dignes d’un aéroport.</p><p>On pourrait avoir une pensée pour ces campeurs aperçus en arrivant, courant après leur tente emportée par les bourrasques, promettant une nuit dans un bac à sable gorgé de chaleur. Mais on est encore tout à l’excitation d’avoir pénétré l’antre d’un festival de musique électronique reconnu parmi les meilleurs dans le monde. On s’est déjà remis de l’absence de maman Beyoncé, on sait qu’on va devoir gérer l’annulation dernière minute de PNL, on se contentera avec plaisir de Lady Gaga, Justice, Kungs, Radiohead, DJ Snake, Future ou encore Kendrick Lamar.</p><p>Le premier concert donne assez vite le ton : même sous une structure qui protège du soleil de plomb, il fait chaud, on est nombreux, et n’avoir osé que le short en jean tshirt blanc ne va pas suffire pour se sentir complètement membre de la famille.</p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2FqRribhHQY3o%3Ffeature%3Doembed&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DqRribhHQY3o&amp;image=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FqRribhHQY3o%2Fhqdefault.jpg&amp;key=d04bfffea46d4aeda930ec88cc64b87c&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=youtube" width="854" height="480" frameborder="0" scrolling="no"><a href="https://medium.com/media/7c7e1e2df5b5333d4e26fbbd7ca24672/href">https://medium.com/media/7c7e1e2df5b5333d4e26fbbd7ca24672/href</a></iframe><p>Quelques heures au soleil et tempêtes de sable plus tard, j’ai donc acheté une casquette Coachella et un bandana dont je mesure que la dimension fashion (discutable) n’est rien comparée à leur nécessité absolue dans un exercice de survie qui s’apparente de plus en plus à un petit exploit physique.</p><p><strong>Koh Lanta pour hipsters Californiens</strong></p><p>Il faut que je me reprenne, entouré de demoiselles qui ne font rien paraître sur leurs talons de 18, même pas l’envie de demander de l’aide à leur petit copain tout aussi jeune et californien, tout droit sortis d’un calendrier de jeunes étudiants de l’UCLA, beaux, intelligents et sportifs. L’ambiance et la qualité des concerts permet d’oublier la dureté de l’environnement, jusqu’au coucher du soleil qui offre un des plus beaux moments visuels et sensoriels qu’il m’ait été donné de vivre.</p><p>N’oublions pas au passage que le Festival est également consacré à l’art, même si il faut avouer que les œuvres exposées ont pour principal bénéfice de fournir les rares points d’ombres pour les quelques 150.000 festivaliers.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/333/1*oHNL0K4h1UFdVbDN_uCltg.jpeg" /><figcaption>A l’ombre !</figcaption></figure><p>Je suis au final presque rassuré de comprendre que seuls les nouveaux venus et les fans de sensations extrêmes débutent la journée aussi tôt et de constater en partant à 20h sans avoir le courage d’attendre Radiohead que je suis loin d’être le seul. Une foule compacte se dirige déjà vers les parkings où retrouver la voiture plantée quelque part au milieu du désert avec un marquage très limité constituera le dernier exploit notable de la journée.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*G7lTNblU4XrxkF-Vll05sQ.jpeg" /><figcaption>Ce qu’on ne voit pas sur Instagram</figcaption></figure><p><strong>Avant tout, de la magie</strong></p><p>Des ballons qui tiennent par miracle dans le ciel, une grande roue entourée de palmiers et surplombée par des montagnes aux sommets enneigés, des tenues qui sont plus pensées pour s’amuser que parader vraiment… Tout ça participe à une magie qui vous appartient désormais puisque vous avez changé de préparation, de tenue et d’état d’esprit. Vous sentez bien qui si l’envie vous prenait, il suffirait d’un sourire pour démarrer une conversation, partager un high five ou tout simplement un hochement de tête complice. Le monde (de Coachella) vous appartient tout entier.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*dkXkVAIXAd_404bB21ixig.jpeg" /></figure><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*Zq7gpnbtb4J40ZB_pawt0w.jpeg" /></figure><p>Vous avez bien repéré la voiture qui ne vous échappera plus même la nuit tombée. Et les sourires continueront avec tous les porteurs de bracelets croisés tout au long du séjour, du petit-déjeuner au restaurant du soir.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*nslcnlmvIz-oviKmYy_x8Q.jpeg" /></figure><p>Côté marques, on remercie Heineken de nous donner des bracelets prouvant qu’on peut boire à tout moment, étant âgé de plus de 21 ans, Netflix de nous offrir quelques spots Wifi suffisamment rares pour se sentir déconnectés, H&amp;M de sa discrétion…</p><p>Revenu à la vie réelle, on reste surpris de l’aridité de l’expérience mais on ne garde en tête que le meilleur. En se disant que, non, vraiment, ce ne serait pas raisonnable d’y retourner l’année prochaine.</p><p>Quoique.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=e52ed48f2c98" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
        </item>
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            <title><![CDATA[Mon bilan série 2016]]></title>
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            <category><![CDATA[séries]]></category>
            <category><![CDATA[tv-series]]></category>
            <category><![CDATA[tv]]></category>
            <category><![CDATA[the-night-of]]></category>
            <category><![CDATA[the-oa]]></category>
            <category><![CDATA[tvs]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Sun, 01 Jan 2017 18:36:27 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-01-01T18:44:37.828Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans la <a href="http://www.prland.net/bilan-series-2015/">continuité de 2015</a>, je n’ai pas joué les dénicheurs cette année, me laissant guider par l’avis des internautes pour sélectionner les quelques-unes que j‘allais regarder. Le premier semestre s’est révélé assez calme dans l’envie créée par les nouveautés, je me suis contenté de rattraper mon retard avec la série de Canal + <strong>Versailles</strong> et d’attendre patiemment la suite des mes coups de coeur 2015, en particulier <strong>The Leftovers</strong> et <strong>Sense8</strong> qui reviendront (vraiment) finalement en 2017.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/595/1*vrdWSSKzCRnEzLbyr6B7nA.jpeg" /></figure><p>A quelques tentatives près, ce n’est qu’au mois de décembre que je me suis recollé aux nouveautés à découvrir et je n’ai pas été décu. Pas mal de coups de coeur et un choc durable plus tard, je me sens prêt à dresser un bilan pour 2016. Toujours garanti sans spoiler.</p><p>Pas de classement pour autant. Tout le monde le fait. Et je sais avoir encore à faire un peu de rattrapage qui m’interdit un avis définitif sur les séries incontournables. Et je préfère tenter d’expliquer ce qui m’a plu dans mes coups de coeur plutôt que de les classer.</p><p>Le thème qui aura marqué l’année est sans conteste celui de la multi temporalité. Souvent sous forme de flashbacks mais pas que. On ne développera pas pour ne rien révéler des séries concernées.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/640/1*ydDLGifJVamlXIlsY82zTA.jpeg" /></figure><p>A la rentrée, séduit par la bonne réputation qui la précédait et sa diffusion en quasi temps réel sur Canal+ série, j’ai décidé de suivre <a href="http://www.canalplus.fr/series/news-series/cid1420212-this-is-us-le-phenomene-arrive-sur-canal-series.html"><strong>This is us</strong></a>. C’est l’unique bonne surprise d’un grand network (NBC) pour cette rentrée. Avec peut-être<strong> Designated Survivor </strong>(ABC) dont les seuls premiers épisodes que j’ai vu se regardent avec plaisir.</p><p>Si This is us a retenu mon attention, c’est pour sa capacité à allier rires et larmes et surtout à rendre attachant en 1 épisode l’ensemble des personnages de cette série chorale. Le twist majeur (qu’on gardera donc secret) qui clôt le premier épisode ajoute une épaisseur à la série en la rendant immédiatement plus que sympathique. Elle ne bouleverse pas le genre de la comédie dramatique mais est brillamment écrite et interprétée, suffisamment pour attendre avec impatience son retour le 10 janvier.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/728/1*aSI2Nqc9XRcOYF4_8HhuXg.png" /></figure><p>J’avais auparavant tenté la série qui a créé le buzz cet été, ce qui est rarement un bon signe pour moi. Je n’aime pas Game of thrones ni The walking dead, je n’ai pas particulièrement aimé <strong>Stranger things</strong>, la présence de Wynona Wider n’ayant pas suffit à compenser la magie régressive à la E.T et autres Goonies qui n’a pas du tout fonctionné sur moi.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*iXrD4-0YrViTyBUAIyOrhg.jpeg" /></figure><p>Il aura donc fallu attendre le mois de novembre pour un premier coup de coeur que je pensais alors en pole position pour l’année. Je passerai vite sur les raisons déjà détaillées <a href="https://medium.com/@PRland/les-10-raisons-de-craquer-pour-westworld-e86fff5ef301#.6c38y3iw4">ici</a> mais si <strong>Westworld</strong> (HBO) vaut le détour, la superproduction sera surpassée par des séries au budget plus restreint.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*3i3c3j8GZ1_X4FIFf_lb7Q.jpeg" /></figure><p>C’est d’ailleurs également au mois de novembre que <strong>The Crown</strong> débarque sur Netflix. Le budget de 130 millions de dollars pour les 10 épisodes de la saison 1 est bien mis au service de l’accession au trône d’Elizabeth II. Me sentant quelque peu spoilé par l’Histoire, je ne me suis pas laissé totalement embarqué, l’ensemble manquant de chair et d’émotion pour moi. Même si les confrontations entre la jeune Elizabeth et Churchill valent à elles seules de s’y arrêter. Mais le meilleur est à venir.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*CnSBCM2pcxS63KM4zoPo8Q.jpeg" /></figure><p>C’est en posant la question sur les réseaux sociaux que j’ai fait mon choix des 2 intégrales que je ferais entre Noël et Nouvel An. Après avoir vite englouti l’épisode spécial Noël de <strong>Sense8</strong> qui replonge immédiatement dans l’ambiance qu’on a tant aimé mais frustre un peu par la faiblesse de la story line, j’ai commencé le marathon avec une série qui m’avait complètement échappée l’été dernier.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/726/1*B-6CAku4qbCtZUYFYqPvFA.jpeg" /></figure><p>Si<strong> The night of</strong> a été diffusée sur HBO en juillet et août, elle n’a pourtant rien d’une série de l’été. Noire, très noire, elle raconte au moins autant la vie en prison que les pièges de la justice américaine. Si John Turturro a largement été plebiscité pour son interprétation “à la Columbo” d’un avocat impliqué, c’est la prestation de Riz Ahmed qui m’a absolument scié.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/700/1*-PFH_VgYlyPRihL_BnFttQ.jpeg" /><figcaption>Riz Ahmed</figcaption></figure><p>En 8 épisodes, il passe d’un regard de biche apeurée d’un ado perdu à l’oeil noir et inquiétant d’un homme qui a révélé des facettes plus sombres. C’est la révélation absolue d’un acteur (également rappeur) surdoué qu’on n’arrêtera plus de voir fin 2016 et en 2017. Il est en plus passionnant sur les réseaux sociaux, très engagé et de toute évidence intelligent.</p><p>On retrouve d’ailleurs Riz Ahmed dans LA série ultime. Celle qui entre en tête de mon palmarès personnel de tous les temps. Devant Breaking Bad, Downton Abbey ou Six feet under. Rien que ça.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/801/1*7KBR3iKsjhGG1XcawO1h3A.jpeg" /></figure><p>Impossible de résumer <strong>The OA</strong>. Jamais une série ne m’aura à ce point bouleversé. Au point d’y penser régulièrement plusieurs jours plus tard. Au point d’être blessé par les réserves de certains. Je n’y ai pas vu la lenteur pesante ni la complexité inutile que certains évoquent, j’ai adoré la fin qui semble en avoir déçu plus d’un. J’y ai vu une filiation avec un Tim Burton (que j’aime tant) totalement réinventé pourtant très peu évoqué dans les critiques et j’ai (enfin) découvert une toute nouvelle forme écriture fictionnelle.</p><p>Il me reste à voir la saison 2 d’<strong>American Crime</strong> parait-il exceptionnelle, <strong>The Man in the high castle</strong>, <strong>The Young Pope</strong>, <strong>The Get Down</strong>, <strong>Atlanta</strong>, <strong>Black Mirror</strong> Saison 3… pour une année des séries 2016/2017 décidément de très haut vol.</p><p>Pour leur retour en saison 2, <strong>Mr Robot </strong>m’a déçu, <strong>UnREAL</strong> a confirmé. Côté guilty pleasures, la saison 3 de <strong>How to get away with murder</strong> reprend du poil de la bête après une saison 2 faiblarde, <strong>Scandal</strong> se fait attendre, <strong>Arrow </strong>tourne en rond alors que <strong>The Flash</strong> s’impose inversement et contre toute attente comme une série solide.</p><p>Le grand retour de HBO, la solidité et la créativité confirmées des productions Netflix auront donc marqué mon année série. Un acteur m’a bluffé et une série entre au panthéon de mes meilleurs heures devant un écran. Et comme je demande jamais rien, ce qui me ferait plaisir en 2017 serait de rencontrer Brit Marling, Zal Batmangliglij et Riz Ahmed, j’ai plein de questions à leur poser. Voilà, merci pour votre aide.</p><p>Et vivement les prochaines découvertes !</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=f2630fb54b48" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[Les 10 raisons de craquer pour Westworld]]></title>
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            <category><![CDATA[westworld]]></category>
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            <category><![CDATA[tv-series]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Eric Maillard]]></dc:creator>
            <pubDate>Sun, 18 Dec 2016 16:49:25 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2016-12-18T16:49:25.554Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*iXrD4-0YrViTyBUAIyOrhg.jpeg" /></figure><p>Ça fait quelques années que je l’attendais, cette série qui allait me renverser. Certes, en 2015, il y avait eu “Sense8” et “Mr. Robot”, la saison 2 de “The Leftovers”. Des pépites qui n’atteignaient pourtant jamais tout à fait le niveau d’un “Six feet under” ou “Breaking Bad” en leur temps.</p><p>Avant de regarder le premier épisode, je ne savais que très peu de choses : la rencontre du western et de la science-fiction, un casting 5 étoiles, une débauche de moyen, une complexité narrative saluée par les journalistes et spectateurs du monde entier dès les premiers épisodes. C’est pourtant une critique en 1 tweet du dernier des 10 épisodes qui m’a convaincu de dépasser ma crainte du syndrome Game of thrones. Avant de pouvoir apprécier dans toutes leur dimensions les papiers très élaborés de ceux qui se sont laissés comme moi embarqués.</p><p>Pour ceux qui hésiteraient encore, voici les 10 raisons aussi simples que possibles de vous inviter à plonger de toute urgence dans ce “Westworld” et surtout, à ne pas capituler au bout des premiers épisodes. Une sélection très personnelle, et très comparative avec d’autres séries, choisie aussi pour éviter tout spoiler et offrir le plaisir que j’ai eu à découvrir sans rien savoir.</p><p><strong>1. La résolution des énigmes</strong></p><p>L’oeuvre est mystérieuse au point de se révéler compliquée à suivre, exigeante, presque agaçante lors des premiers épisodes. Non seulement chaque minute de ces épisodes se révèle au final utile à la narration contrairement à “Game of thrones” mais “Westworld” réussit là où “Lost” a échoué : les auteurs savent exactement où ils vont et offrent donc des résolutions à chacune de ces énigmes.</p><p><strong>2. Des twists XXL</strong></p><p>Ce que j’aime le plus dans un récit, ce sont les surprises inattendues. Si possible sans tomber dans la caricature, certes jouissive, de “How to get away with murder” et ses twists de moins en moins vraisemblables toutes les 10 minutes. Ces révélations qu’on ne voit pas venir. Je ne crois pas avoir jamais été autant surpris par quelques-uns des retournements de situation.</p><p><strong>3. La métaphysique utile</strong></p><p>La dimension métaphysique de “Westworld” n’est pas un prétexte : elle est la raison d’être de la série. L’intelligence artificielle est pour une fois observée de point de vue de l’humanoïde plus que de ses créateurs. Les questionnements autour de la souffrance, les pulsions de violence et l’auto contemplation nos renvoient à nos propres dérives particulièrement d’actualité. Assumer ses prétentions métaphysiques sans tomber dans la prétention tout court se révèle l’exploit le plus notable de “Westworld”.</p><p><strong>4. Chercher le héros</strong></p><p>Impossible avant les 5 premiers épisodes de déterminer quels seront au final les personnages, bons ou mauvais, qui sortiront du lot, prendront une place à part. J’ai adoré me laisser perdre puis reconquérir par certain(e)s, surprendre par d’autres, séduire et décevoir par quelques-un(e)s.</p><p><strong>5. L’argent est sur l’écran</strong></p><p>Décors somptueux, effets visuels à couper le souffle… : les 100 millions de dollars annoncés pour 10 épisodes sont là où on les attend. Mieux encore, ils contribuent à la puissance et au souffle du récit qui aurait souffert d’un traitement plus austère à la “Real humans”.</p><p><strong>6. La BO en exercice de style réussi</strong></p><p>Le moins qu’on puisse dire est qu’elle est ciselée, le tout en répondant parfaitement à l’exercice imposé du piano mécanique. Mais c’est sur un très symphonique “Paint it black” que l’importance de la musique tout au long du show est annoncée dès les premiers épisodes.</p><p><strong>7. Un casting avec encore plus d’étoiles que prévu</strong></p><p>Il y a ceux qu’on connait (Anthony Hopkins, Ed Harris, James Marsden…), ceux qu’on attendaient moins (exceptionnelles Evan Rachel Wood et Thandie Newton), et pas mal de coups de coeur (Rodrigo Santoro, Tessa Thompson…). Aucune fausse note, la partition est exécutée avec excellence.</p><p><strong>8. Incontournable pour briller en ville</strong></p><p>Annoncé comme le remplaçant de “Game of thrones”, multi-nommé aux Golden Globes et probablement à toutes les récompenses de l’année 2017, il faudra avoir quelque chose à dire sur “Westworld” cette année. Autant l’avoir vu pour se simplifier la tâche.</p><p><strong>9. Une mise en abyme inratable pour tout fan de série</strong></p><p>Rarement une production télé aura à ce point joué avec son propre système narratif en faisant de ses boucles (loops en anglais) des ressorts qui nous plongent dans l’histoire et les coulisses de sa création. Les auteurs ont réussi ce tour de force de nous rendre complices des histoires tout en nous laissant surprendre par ce qu’elles entraînent. De façon beaucoup plus allégorique mais finalement pas si éloigné de “UNReal”, le réalisateur, les producteurs, le showrunner, les scénaristes et les acteurs d’une série sont à leur poste, presque à nos côtés.</p><p><strong>10. Eviter la frustration</strong></p><p>Une saison 2 est déjà annoncée (et amorcée dès la saison 1). Vous savez déjà que vous allez entendre parler longtemps de la série qui a réinventé le genre, ouvert une nouvelle ère, marqué pour des générations.</p><p>Le seul bémol -qui n’empêchera personne de regarder- tient à ce goût de mélange et de sexe qu’il faut montrer pour que la diffusion câble labellisée HBO soit omniprésente. Leur présence est certes nécessaire, leur exposition frontale parfois exagérée.</p><p>La bonne nouvelle en revanche est que Westworld est très facilement disponible en France : sur OCS ou en téléchargement sur plusieurs plateformes légales.</p><p>Comme toujours dans ces (rares) cas là, j’aimerais tellement être à la place de ceux à qui il reste encore à découvrir “Westworld”.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=e86fff5ef301" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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