Qui célèbre la reconnaissance d’un état terroriste

Mosab Hassan est le fils de Hassan Yousef, co-fondateur du Hamas. 
« Le 7 octobre ne s’est pas produit parce que les Palestiniens n’avaient pas le droit d’avoir un état. Cela s’est produit parce qu’on leur en avait donné un »
En effet, Israël est parti de la bande de Gaza en 2005, les Gazaouis élisant le Hamas seul maître à bord. …

Je ne célébrerai pas la reconnaissance d’un état terroriste.

Ne pas avoir la garantie que les conditions posées l’an dernier par Emmanuel Macron seront respectées, et pourtant reconnaître un état palestinien, c’est récompenser les terroristes du Hamas et d’autres factions islamistes qui ont mené une terrible attaque sur des civils israéliens le #7octobre2023

Ainsi donc il aura suffit qu’ils exécutent, lors d’une seule journée, 1 250 enfants, femmes et hommes, en blessent des centaines d’autres, saccagent leurs lieux de vie, et enlèvent 250 otages puis les affament, violent, torturent et mutilent, refusant de les libérer pendant 699 jours, pour être récompensés et gratifiés d’un ÉTAT. En réalité, cette reconnaissance n’est qu’une profession de foi : pour qu’un état existe, il faut au minimum des frontières, des institutions et un gouvernement, ce qui n’existe pas aujourd’hui ; mais une profession de foi qui en dit long sur la vigueur de l’antisémitisme en France et dans le monde.

Pourquoi Emmanuel Macron qui a refusé de participer à la Marche contre l’antisémitisme, s’est-il précipité pour reconnaître un état palestinien, forcé de se récuser puisqu’il n’a pas obtenu la libération des otages ni la reddition du Hamas, encore moins des garanties sur la mise en œuvre d’un fonctionnement et d’une gouvernance dignes d’un état ? Pour se faire applaudir à l’ONU et laisser une trace dans l’Histoire alors qu’en France il est tant chahuté ?

Pourquoi prendre le risque d’opposer profondément les français sur cette question alors même que sur le continent européen, la guerre fait rage en Ukraine et qu’il est incapable, comme le sont l’Union Européenne et les Nations Unies, d’y mettre un terme. La Palestine serait à ce point prioritaire ? Pourquoi ?

À mon avis, cette profession de foi ne résoudra rien puisque les Palestiniens ne veulent pas d’un état, ils veulent Israël. Ils l’ont pourtant crié assez fort et jusque dans nos rues occidentales « from the river to the sea «. Pourquoi feindre d’ignorer que l’Iran et le Qatar sont à la manœuvre derrière les Palestiniens ? C’est pourtant un élément déterminant des problèmes auxquels sont confrontés les pays de la région.

Assistons-nous à un triste exemple de la politique narcissique menée par ces hommes qui agissent avant tout par ego et soif de reconnaissance ? Lui seul et son falot ministre des affaires étrangères dont tout le monde aura oublié le nom dans un an, peuvent répondre à la question. Mais pour moi et des millions d’autres personnes, c’est un triste jour.

Pourtant, des mairies arborent ce jour un drapeau palestinien et célèbrent à leur façon les victimes du #7octobres et les otages qui se meurent dans les tunnels du Hamas. Même si les conditions préalables à la reconnaissance d’un état étaient réunies, la reconnaissance d’un état étranger ne justifie en rien d’exhiber son drapeau au fronton de nos mairies.

En outre, sur le continent Africain existent 28 conflits étatiques, 17 en Asie, 10 au Moyen-Orient, 3 en Europe, pourtant depuis le 7 octobre 2023, il semble que n’existe plus sur terre que la Palestine. Pourquoi avoir fait de Gaza le centre du monde ? Pour pousser cette reconnaissance et en faire une nécessité ? Et si en face ce n’avait pas été Israël, Emmanuel Macron et les autres dirigeants occidentaux se serait-ils précipités à l’ONU ? Je pense que non.

Christine Le Doaré

Parution du roman Un pas de trop

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Un pas de trop est la suite de J’ai couru vers toi https://christineld75.wordpress.com/2024/06/21/parution-du-roman-jai-couru-vers-toi/.

Les deux romans peuvent être lus séparément mais c’est tout de même beaucoup plus plaisant d’avoir lui J’ai couru vers toi d’abord.

En lisant ces deux romans noirs psychologiques, politiques, féministes et lesbiens aussi, on suit une intrigue policière imbriquée dans l’actualité et les préoccupations de notre époque. Les tensions au sein des mouvements féministes et les conflits géopolitiques y prennent une place certaine.

Dans Un pas de trop, Alice, l’enquêtrice qui était chargée d’enquêter sur l’assassinat d’Alix, avocate féministe nantaise, a rejoint l’Unité Cold Case à Nanterre. Cinq ans ont passé, la Covid-19 est passée par là, les conflits internationaux se sont enchaînés dans un monde toujours plus sombre. Comme tout un chacun, les proches de la victime ont repris le cours de leur vie. Quand le Pôle Cold Case décide de reprendre cette affaire non élucidée, Alice qui exerce son métier avec passion et conviction, revient à Nantes pour y mener l’enquête. L’enquêtrice est aussi tenace et perspicace que son co-équipier Julien est rigoureux, réussiront-ils cette fois, à confondre l’assassin ?

Un Pas de trop a été publié aux éditions Books on Demand – BoD en juin 2025, vous pouvez vous le procurer au prix de 13 €, soit en le commandant à votre libraire, soit directement sur la librairie BoD  https://librairie.bod.fr/un-pas-de-trop-christine-le-doare-9782322573851  livraison plus rapide  ou sur n’importe quelle autre plate-forme en ligne (FNAC, Decitre, Cultura…).

Bonne lecture

Christine Le Doaré

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Des Fiertés mal placées

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Plutôt que « Contre l’internationale réactionnaire » n’aurait-il mieux pas valu écrire  » Pour l’internationale de l’amour  » !

Depuis 2010 au moins, j’alerte sur les dérives des mouvements LGBT et féministes avec l’impression de parler dans le vide sauf pour une minorité de personnes qui elles aussi, ont vécu cette longue et déchirante trahison de nos valeurs fondatrices. Aujourd’hui, ceux qui marchent grâce à nous qui avons ouvert la voie, nous mettent en danger.

C’est long quinze ans.

Et tout à coup cette année, l’affiche de la Marche des fiertés parisienne a déclenché une vague de réactions plus nombreuses et plus visibles. Il faut dire que l’Inter-LFBT a fait fort :  une femme voilée alors que les iraniennes qui se dévoilent sont persécutées, un pin’s drapeau palestinien quand le Hamas est au pouvoir à Gaza, un homme blanc et supposé fasciste, abattu par cette joyeuse petite bande. Très gai tout ça !

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Une marche de libération est politique et festive, ça ne veut pas dire qu’elle se transforme en tribunal populaire islamo-gauchiste. Cette affiche n’est pas passée, mais les années précédentes, d’autres villes avaient adopté des affiches pas franchement différentes et bien des textes d’appel à la marche annuelle ne reflétaient pas autre chose.

Bon, mieux vaut tard que jamais.

Ils n’en sont pas arrivés là par une soudaine pirouette idéologique, c’était en germe depuis longtemps : les études de genre et queer ont remplacé les études féministes, le relativisme culturel a été habillement substitué à l’universalisme, une grille de lecture identitariste poussée à son paroxysme s’est imposée à tous, universitaires, politiques, médias. L’extrême gauche et une bonne partie de la gauche en a fait ses choux gras : Jean-Luc Mélenchon a posté début juin sur X.com des éléments de langage à destination de sa Meute. Il prétend que l’extrême-droite est responsable de la levée de bouclier contre l’affiche incriminée. L’extrême droite ?! Mais alors que fait-il des progressistes, certains bien à gauche, qui ne sont pas en faveur de l’oppression des femmes, qui refusent l’indignation à géométrie variable, qui s’inquiètent de la montée du religieux, qui combattent l’islam politique… ?

En réalité, il fait preuve d’une homophobie manifeste en refusant une critique justifiée du mouvement LGBT qui peut bien se fracasser contre un mur et l’homophobie continuer de grimper en flèche, du moment que cela augmente le nombre de ses adeptes.

Cela fait un moment que je ne marche plus pour les Fiertés, nom stupide s’il en est d’ailleurs, il n’y a pas à être fier.e de son orientation sexuelle, la vivre et se faire respecter suffisent. Je n’ai pas envie non plus de produire un texte de plus à cette occasion. De toute façon tout est déjà écrit et bien plus.

Je me contente de rappeler la disponibilité de plusieurs ouvrages qui traitent de ces questions :

Et aussi pour se distraire autrement avec une fiction féministe, aussi lesbienne et pas que :

Christine Le Doaré

Plantu aussi, se demande pourquoi les LGBTQX+ militants lient leurs luttes à celles des pro-Hamas ? Comme s’ils ne savaient pas qu’à Gaza, sous charia (loi islamique), les femmes sont des mineures, les lesbiennes n’existent pas, les gays sont des anomalies assassinées quand ils n’ont pas eu le temps d’émigrer en Israël.

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Garder ses nerfs

Garder ses nerfs, rester lucide.

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Une chose est sûre, tout le monde a hâte que se terminent ces deux guerres.

Deux guerres d’agression mais vues différemment, pourquoi ?

1. Russie/Ukraine, guerre d’agression déclenchée par les Russes pour s’approprier le territoire Ukrainien au prétexte de devoir « de-nazifier » ce pays démocratique. Quand on connaît les velléités dominatrices de l’autocrate Poutine, c’est risible.

2. Gaza/Israel, guerre d’agression déclenchée le #7octobre2023 par le Hamas pour massacrer, enlever et terroriser le plus d’Israéliens possible.

L’occident a globalement réagi en condamnant les deux agresseurs, quelque peu plus mollement pour le Hamas que pour la Russie de Poutine.

Aujourd’hui, l’effort de guerre Ukrainien reste soutenu par l’occident qui en revanche lâche Israël.

L’Ukraine se défend mais n’a guère les moyens de riposter en attaquant le territoire russe. Si elle en avait les moyens et touchait des infrastructures et habitations, des civils russes, cesserions-nous pour autant de la soutenir ?

Je ne le pense pas.

Israël se défend et riposte en attaquant Gaza, elle en a les moyens. Nous cessons de la soutenir. Pourquoi ?

Une guerre implique toujours des dégâts terribles et des victimes civiles en grand nombre.

Avons-nous oublié tous les civils touchés lors des guerres dans lesquelles nous, et d’autres pays occidentaux, avons été impliqués ?

De quel droit en 1945 avons-nous détruit intégralement des villes allemandes et leur population, comme à Dresde (35 000 ou 250 000 morts dans cette seule ville, personne n’est capable donner un nombre exact à cause des réfugiés non comptabilisés) ? Ces villes n’étaient pourtant pas des cibles militaires, elles abritaient infiniment plus de civils que de soldats.

À Gaza, les combattants du Hamas opèrent au milieu de la population, ils se replient dans les tunnels et laissent la population sous les bombes. Ils détournent l’aide humanitaire pour la revendre plus cher et payer les terroristes, tout le monde le sait.

Israël prévient la population, lui demande d’évacuer avant chaque frappe, quel autre pays en guerre opère de la sorte ? Israël a déclaré avoir cessé d’acheminer l’aide humanitaire afin qu’elle ne soit pas détournée par le Hamas, et vouloir créer une zone tampon pour y entreposer l’aide humanitaire et qu’elle parvienne à la population palestinienne sans être volée par le Hamas.

Certes et à raison, Netanyahu est fortement contesté, certes il y a eu trop de morts à Gaza, aussi du coté Israelien, et une solution politique doit maintenant être trouvée. La population de Gaza est coincée entre le Hamas et les frappes israéliennes et c’est insupportable.

Mais quelle solution politique mettre en œuvre et surtout avec qui ? Le Hamas ? Les brigades d’Al-Aqsa, le Djihâd islamique ? Ce serait monstrueux, une prime au terrorisme et un crachat au visage des victimes du 7octobre et aux otages.

Je me demande comment font ceux qui maintenant ou dés le début, condamnent Israël sans douter, sans nuances.

Je pense qu’ils n’ont pas justement évalué l’ampleur des massacres du #7octobre2023 et du désespoir à être confronté à la mort des otages, au refus de leur libération. Et ce même si les motivations du gouvernement Netanyahu peuvent être différentes.

Que pensaient-ils qu’il allait se passer après une telle horreur ? Israël devait-elle laisser le Hamas continuer sa route et recommencer à commettre des massacres ou devait-elle faire en sorte que cela ne puisse plus se reproduire ?

N’oublions pas que les Houtihs visent aussi quotidiennement Israël du Yémen et le Hezbollah du Liban, tous financés et aiguillonnés par le Qatar et l’Iran.

Est-ce seulement une question de Netanyahu ou pas, d’extrême-droite israélienne ou pas ? Qu’aurait fait une gauche israélienne confrontée à une telle situation ? Personne ne le sait.

Ce que l’on peut affirmer c’est que si les otages avaient été libérés, la riposte sur Gaza n’aurait pas été telle qu’aujoud’hui.

Je pense que c’est aux Gazaouis de se déterminer, il faudrait encourager ceux qui rejettent le Hamas, là est l’espoir d’une solution à deux états. Seulement là, le reste n’est que de l’affichage et une manière de se dédouaner à bon compte, comme le font Emmanuel Macron et quelques autres. Pire, c’est légitimer le Hamas et ses massacres du 7 octobre, ses prises d’otages. Quel superbe cadeau au terrorisme islamiste.

Pourtant, c’est à peine si l’on parle de ces courageux palestinien et ce n’est pas un hasard.

Oui, c’est difficile de se positionner mais ceux qui perdent leurs nerfs et cèdent aux sirènes de la bien-pensance sous la pression me laissent pensive, les acharnés de la solution Netanyahu/Trump aussi.

Deux guerres qui pourraient durer encore longtemps… et qui doivent s’arrêter maintenant.

#Ukraine#Russie#Poutine

#Gaza#Israel#Hamas#Netanyahu

Le bal des hypocrites

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Il y aurait bien plus efficace que de se confondre en mea-culpa – Personne d’autre que Netanyahu et son gouvernement ne sont responsables de leur politique – : ce serait d’exiger et surtout d’obtenir la libération des otages israéliens détenus par le Hamas depuis le #7octobre2023 ! À leur libération la guerre initiée par le Hamas prend fin.


Quand je vois tous ces gens qui n’ont jamais exigé la libération des otages, relayer le texte de Delphine Horvilleur – au demeurant honorable et logique de la part d’une leadeuse religieuse – je me marre. Les hypocrites s’engouffrent dans la brèche.


En réalité, il y une différence gigantesque à faire entre d’une part, la politique de Netanyahu et de son gouvernement qui veulent continuer la guerre pour se maintenir au pouvoir et d’autre part, la situation d’Israel au Moyen-Orient, traumatisé par le #7octobre2023, désespéré de ne pas retrouver ses otages, cerné par les sbires de l’Iran : Houtihs, Hezbollah, Hamas et tous les autres et toujours menacé pour sa survie.


Contrairement aux bonnes âmes, les pays arabes eux ne lèvent pas le petit doigt pour aider les Palestiniens, l’Egypte n’ouvre pas ses frontières…

Je lis ceux qui instrumentent le texte de Delphine Horvilleur, les mêmes qui se fichent pas mal de la politique de Netanyahu et n’ont que la condamnation permanente d’Israel à la bouche et ce quel que soit son gouvernement.


Moi aussi j’aimerais la fin de cette guerre, je pense que la souffrance des Gazaouis pris en tenaillle entre les terroristes islamistes qui les oppriment et les bombardements est terrible et doit cesser, mais je n’ai rien de commun avec ces faux-culs, d’une répugnante malhonnêteté intellectuelle et politique. Ils n’ont même pas été capables de soutenir les Palestiniens qui se révoltent contre le Hamas qui les pille et les conduit au désastre et à la mort.

delphineHorvilleur #Israel #Netanyahu #Gaza #Palestiniens

En outre, je ne suis pas juive, mais j’entends parfaitement ce que dit Julien Bahloul dans ce texte :

https://x.com/julienbahloul/status/1920810268541530255

Analyse de Julia Christ sur le viol de masse le #7octobre2023

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Une analyse exceptionnelle de Julia Christ, philosophe allemande, sur le viol de masse le #7octobre2023 en Israël et dont personne ne parle vraiment. Pas même les féministes.

Je ne résiste pas à l’envie de partager ce travail indispensable.

#viols #7octobre2023 #Hamas #Israel

« De l’indifférenciation à l’indifférence. Sur les viols de masse le 7 octobre en Israël »

« Depuis le 7 octobre, et pour longtemps, la société israélienne vivra avec le soupçon que cela puisse arriver de nouveau. Aucune paix ne se construira sur la volonté du monde de ne pas comprendre ce qui fait agir les partis impliqués dans ce conflit. C’est la conclusion d’un article de Julia Christ de novembre 2023, réapparu dans la revue K de ce jour.

Que dire des crimes sexuels perpétrés par les hommes du Hamas le 7 octobre – documentés un peu plus chaque jour par le travail d’un groupe israélien de gynécologues, médecins légistes, psychologues et juristes du droit international ? Et comment comprendre l’occultation de la violence faite aux femmes ce jour-là par une partie de l’opinion mondiale – supposées « féministes » comprises ? Cette occultation ne revient-elle pas à faire une deuxième fois violence à ces femmes, comme si leur calvaire ne comptait pas et était dépourvu de signification ?

Chaque viol est un acte. La « femme », s’il est possible de la définir, se caractérise par le fait de savoir que cet acte en quoi le viol consiste peut toujours lui arriver à elle. Elle est cet être humain qui vit, grandit, évolue et se transforme avec ce savoir intime qu’elle peut toujours se faire violer. « Sachante », cela la rend alors plus directement interrogative : comment un tel acte est-il réellement possible ? Comment fait-on pour violer une femme ? La question se pose, parce que le viol comme destruction du corps de l’autre a ceci de spécifique que l’agent destructeur use pour y parvenir de son propre corps : l’homme qui viole le plus souvent ne recourt pas à des outils, des prolongations techniques du corps humain, mais se sert de son corps propre comme d’une arme ; et plus précisément, non pas d’une partie corporelle que la fermeté constitutive rend toujours potentiellement disponible pour servir d’arme, tels le pied ou le poing, mais de son pénis, qui doit se durcir pour pouvoir devenir un moyen de destruction. Le viol à proprement parler, celui qui déchire les parties intimes de la femme par pénétration sauvage, ne peut effectivement s’accomplir que si l’homme est en érection. Qu’est-ce qui, face à une femme hurlant de terreur et de douleur, produit, puis soutient cette érection ? Quel est le processus psycho-physiologique qui rend possible cet acte ?

Quiconque s’attèle à une enquête dans son entourage masculin se trouve peu renseigné. Interrogez les hommes autour de vous sur la question de savoir comment ces hommes-là font pour bander, et vous obtiendrez une fin de non-recevoir, dont le plus étrange est qu’elle n’est absolument pas soupçonnable d’insincérité : le viol, c’est le crime de l’autre par excellence, avec qui on n’a rien de commun. Comme si les hommes qui violent faisaient partie d’une autre espèce avec laquelle ils ne partagent rien et qu’ils ne comprennent pas.

Les femmes, quant à elles, n’y comprennent rien non plus. Pour elles, en matière de sexualité, les hommes sont tout aussi compliqués qu’elles-mêmes. Rien de simple dans l’érection d’un homme. La sexualité leur est tout aussi désirable qu’à elles, tout aussi peu évidente également – et ce savoir partagé entre hommes et femmes se maintient contre une société qui ne cesse de colporter le fantasme d’une sexualité simple, directe et quasi-animale pour les hommes et fort compliquée pour les femmes.

Aussi l’affirmation qui parfois est censée servir d’explication à la possibilité du viol, selon laquelle les hommes sont constitutivement et potentiellement tous des violeurs, en vérité tous excités devant n’importe quel corps de femme nue ou potentiellement dénudable et seulement tenus en respect par la crainte de sanction, n’éclaire-t-elle strictement rien. Pour quiconque d’un peu sincère, le mystère du « comment » reste entier. Peut-être même est-ce cette incompréhension absolue qui est à l’origine de la thèse étrangement rassurante de « tous des violeurs ». Comme un refus de se confronter au caractère abyssal de la question, qui ne vise pas seulement la possibilité de l’érection en vue de la destruction d’une femme, mais aussi le mystère qu’un homme puisse accepter de jouir en réalisant cette œuvre destructrice à laquelle, il faut le répéter, celui qui l’accomplit assiste à chaque seconde.

On n’a donc aucune hypothèse à présenter pour expliquer comment ont fait les membres des commandos du Hamas pour user de leur intimité comme arme pendant leurs raids sur le festival de musique et les vingt villages israéliens à la frontière de la Bande de Gaza. On peut en revanche dire une petite partie de ce qui a été fait aux femmes, et émettre une interprétation qui éclaire non pas les faits, mais leur occultation par l’opinion mondiale. Comme cette occultation revient à faire une deuxième fois violence à ces femmes, comme si leur calvaire ne comptait pas, était dépourvu de sens et de signification, commençons par les faits.

Le viol, l’un des objectifs – occulté – de l’attaque du 7 octobre…

On sait désormais partiellement, grâce au travail courageux d’un groupe de professionnelles israéliennes – gynécologues, médecins légistes, juristes du droit international et psychologues[1] –, ce qu’ont fait les hommes du Hamas : ils ont violé de façon répétée, et l’ont fait en groupe. Ils ont tellement violé que l’on voit l’entrejambe des pantalons des femmes kidnappées rouges de sang, et des flaques de sang entre les jambes de femmes et de filles assassinées après les viols. Ils les ont tant violées que certaines, retrouvées mortes, ont eu les os pelviens brisés. Ils ont violé des adolescentes, des femmes et des femmes âgées. Ils ont coupé des seins. Ils ont mutilé les parties sexuelles de leurs victimes – en ce cas, y compris des hommes. Ils ont torturé les femmes après le viol. Ils se sont filmés le faisant. Ils ont envoyé les vidéos des viols et tortures aux proches, qui durent y assister à distance, là où ils n’étaient pas contraints d’assister en direct à ce qui était fait à leurs amies, compagnes, épouses, mères, sœurs et filles. Ces femmes, ils les ont presque toutes tuées après les viols, ou laissées pour mortes[2]. La plupart des victimes survivantes dont on a connaissance à l’heure actuelle, ou plutôt qu’on espère encore vivantes, sont les femmes qui ont été entraînées, déjà violées, à Gaza. On a trouvé un glossaire arabe – hébreu sur l’un des combattants morts du Hamas, indiquant, entre autres, des phrases utiles en hébreu pour faciliter l’acte de violer : « enlève ton pantalon », « retourne-toi » … Les terroristes ayant survécu et été faits prisonniers expliquent à ce propos que le viol était l’un des objectifs de l’attaque.

Or de tout cela personne ou presque n’a parlé jusqu’au 25 novembre, journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes qui a produit quelques articles de presse[3]. Le travail de restitution des faits, sur ce point, ne passe pas le seuil du débat public et de l’analyse pourtant requise du massacre du 7 octobre. Et ceci bien que les organisations féministes israéliennes aient envoyé dès le 9 octobre des lettres décrivant la partie des faits connus et largement visionnés par le monde entier sur internet aux organismes de l’ONU censés défendre les droits de femmes. Elles l’ont fait, expliquent-elles, pour que l’ONU, conformément à ses statuts, reconnaisse ces actes comme « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » [Statuts de Rome article 7 (crimes contre l’humanité) et article 8 (crimes de guerre)] et, conséquemment, envoie des équipes en Israël pour enquêter sur ces crimes. Elles n’ont pas eu de réponse. Le communiqué publié le 13 octobre par UN Women, l’organisme de l’ONU en charge de la protection des droits des femmes, ne parle pas de ces crimes, mais s’évertue à indifférencier au plus vite les partis du conflit en condamnant « les attaques contre des civils en Israël et dans les territoires palestiniens occupés [sic !] ». Il y a des morts civils israéliens, certes, et c’est déplorable, mais il y a aussi des morts palestiniens tout aussi déplorables. Et après avoir été obligées précisément par le 25 novembre d’en dire plus, elles assurent simplement « rester alarmées ».

Les crimes de guerre sexuels perpétrés systématiquement par le Hamas sont effectivement gênants pour les tenants de l’indifférenciation entre les acteurs. Une vie vaut une vie, telle est l’idée directrice très largement adoptée pour se positionner, apparemment au-dessus de la mêlée, dans ce conflit. Si la proposition ne souffre pas d’objection à un niveau purement moral, elle laisse complètement intacte celle de l’inégalité des mises à mort. Les Israéliens essaient d’expliquer qu’il y a une différence entre l’assassinat par balle de nourrissons et d’enfants et la mort non-intentionnelle d’enfants gazaouis sous les bombardements de Tsahal. Puisqu’ils tuent des enfants, eux aussi, la distinction ne peut pas être entendue. Dans les deux cas, un enfant a été tué, cela est vrai et absolument inadmissible. Et pourtant, pour le peuple auquel appartiennent les parents et les enfants, il y a probablement une différence entre le fait de savoir que ses enfants peuvent devenir les victimes dans une guerre, et celle de savoir que leurs enfants sont érigées en cibles privilégiées dans une guerre. Sans même parler du modus operandi, qui change dans chaque cas ce que « guerre » veut dire. Mais soit. Cela est actuellement inaudible pour une large part de l’opinion, bien que, après la guerre, on n’arrive probablement pas à une solution politique réaliste sans prendre au sérieux les peurs formulées de part et d’autre en ce qu’elles se nourrissent d’actes réellement subis.

Or, quels que soient les parallèles qu’on s’efforce de tracer, un acte fait voler en éclat cette approche du conflit par l’indifférenciation entre les acteurs : les crimes de guerre sexuels du Hamas. C’est là le point où il s’avère que le désir d’être au-dessus de la mêlée n’a rien à voir avec la distanciation requise pour regarder objectivement ce qui se passe dans la réalité, mais est un simple désir de ne pas voir. Et ce qu’il ne faut surtout pas regarder dans cette manière d’aborder le conflit, ce sont précisément les crimes sexuels du Hamas, parce qu’ils n’ont pas de correspondant du côté d’Israël permettant de les inscrire dans la logique d’effacement des différences réelles qui prévaut actuellement dans l’opinion globale, et qui permet de condamner la puissance de la riposte israélienne sans regarder la grammaire de la cruauté des actes du Hamas.

Tsahal, en effet, ne viole pas. Les pénis des soldats israéliens n’appartiennent pas à l’arsenal militaire de l’armée mais à la vie intime des soldats. Personne au haut commandement n’autorise, ni ne planifie, ni n’ordonne leur usage comme armes dans cette guerre : tout à l’inverse il s’agit d’une infraction implacablement sanctionnée par le code de l’armée. Si bien que, vu le nombre important de morts à Gaza, on peut certes soupçonner que, pour les Israéliens, une vie palestinienne ne prime pas sur leur but de guerre. Mais au regard de l’absolue protection contre les agressions sexuelles dans laquelle les femmes gazaouies se trouvent là où Tsahal a pris le contrôle à Gaza, on ne peut pas dire que leur intégrité sexuelle serait secondaire par rapport au but de guerre d’Israël. Bien au contraire. Tandis qu’une femme israélienne, pour le Hamas, est un objet à détruire, lentement, sur une durée inimaginable dont atteste le nombre de spermes différents trouvés dans et sur les corps des victimes. Destruction systématique, publique, accompagnée d’une évidente jouissance. Reconnaître cette radicale différence dans les actes obligerait l’ONU à distinguer entre les parties impliquées dans cette guerre. Ce que clairement elle est incapable ou n’a pas la volonté de faire, comme si effacer la réalité pouvait aider à régler ce conflit, laissant du coup affleurer l’interrogation de savoir si les femmes israéliennes sont protégées, comme toute autre femme, par le droit international. Mais ce silence empêche aussi que se pose la question, pourtant importante, du caractère inédit du viol comme arme de guerre dans ce conflit précis.

Mettre les viols de côté pour ne pas différencier

Et pourtant il y a de l’inédit qui n’est pas couvert par la compréhension officielle du viol comme arme de guerre. Contrairement à d’autres cas, comme notamment en ex-Yougoslavie, mais aussi en Afrique, le viol des commandos du Hamas n’a visiblement pas été choisi comme un moyen pour détruire le groupe adverse, en passant pour cela par la profanation des corps féminins[4]. En effet, dans le cas du 7 octobre, on n’a pas laissé survivre les victimes de ces viols afin qu’elles retournent dans leurs familles et groupes d’appartenance et, tel est l’espoir des violeurs organisés étatiquement ou militairement, contribuent à leur dissolution par la terreur et l’humiliation inscrites de manière indélébile dans leurs corps et esprits. L’enregistrement des images, leur distribution dans les familles et sur le world wide web, semble avoir à cet égard suffi. Le but du viol comme arme de guerre était atteint par là. Grâce aux caméras filmant fièrement les atrocités que l’on était en train de commettre, tout semble comme si on pouvait désormais s’épargner le risque que les victimes guérissent, que leurs groupes d’appartenance les accueillent et leur enlèvent le faux sentiment de honte, que la société les protège au lieu de les vilipender. Grâce aux images, il était possible de les tuer sur le champ, et s’assurer ainsi que ce qui reste d’elles se tient intégralement dans le moment enregistré de leur destruction.

C’est là un nouveau degré dans le perfectionnement de la destruction totale qui devrait au moins inquiéter l’ONU et l’opinion internationale. Mais on préfère regarder ailleurs. Par quoi on rejoint la propension qui concerne le viol en temps de paix et qui, en l’occurrence, soutient insidieusement la possibilité d’effacer les différences entre les acteurs impliqués dans ce conflit. Car pour ne pas différencier, pour pouvoir rester dans une position de surplomb qui prétend penser politiquement en se contentant de compter les vies perdues, il faut mettre les viols de côté. Et on peut les occulter d’autant plus facilement que, malgré la reconnaissance officielle largement partagée de la destructivité propre du viol, que ce soit en temps de guerre ou de paix, on ne s’interroge pas sur le « comment ». On ne s’arrête pas sur la question de savoir ce qui excite dans cet acte au point de soutenir une érection – ici on se contente souvent d’un renvoi à la puissance ou le pouvoir qui seraient des excitants « naturels » –, ni sur celle de savoir ce qui fait que des hommes jouissent de leur destructivité, ni encore sur celle, propre aux viols de guerre, de savoir ce qui fait que des hommes acceptent de transformer leur vie intime en arme. Au lieu de quoi on naturalise une prétendue propension au viol des hommes, et on s’arrange ainsi avec la réalité. Comme si c’était normal que des viols adviennent. Comme s’il était normal que des armées en usent. Inévitable, inéluctable, incompréhensible. Comme si ce n’était pas un acte qu’il faut analyser à chaque fois de nouveau jusqu’à ce qu’on ait compris, mais juste quelque chose qui arrive.

Mais chaque viol est un acte, dans chacun il y a un sujet qui jouit, les victimes le savent, leurs proches le savent et pour le cas des femmes israéliennes, grâce à la politique des images du Hamas, toute la société israélienne le sait et tout le monde pourrait le savoir. Nos sociétés le savent, puisqu’elles sanctionnent cet acte. Et pourtant on le relègue dans le même temps dans l’ordre de l’événement inexplicable. Or, sans compréhension de ce qui le rend possible, ce qui permettrait peut-être de le prévenir, les femmes continueront pourtant de grandir et de vivre avec le savoir qu’elles pourraient se faire violer. De même, sans comprendre comment les hommes du Hamas ont fait pour sévir de cette sorte parmi les femmes israéliennes, et essayer de prévenir ces actes dans le futur, la société israélienne vivra avec le soupçon que cela puisse arriver de nouveau. Aucune paix ne se construira sur la volonté du monde de ne pas comprendre ce qui fait agir les partis impliqués dans ce conflit.

Julia Christ

Notes

… «

De l’indifférenciation à l’indifférence. Sur les viols de masse le 7 octobre en Israël (Julia Christ) - Dhimmi Watch

DHIMMI.WATCH

De l’indifférenciation à l’indifférence. Sur les viols de masse le 7 octobre en Israël (Julia Christ) – Dhimmi Watch

Depuis le 7 octobre, et pour longtemps, la société israélienne vivra avec le soupçon que cela puisse arriver de nouveau. Aucune paix ne se construira sur la volonté du monde de ne pas comprendre ce qui fait agir les partis impliqués dans ce conflit. C’est la conclusion d’un article de Juli…

Ces manifestations féministes où les femmes ne sont plus en sécurité #8mars #nous_vivrons

Paris 8 mars 2025 cortège #nous_vivrons

A Paris, le cortège « ni sexisme, ni antisémitisme, solidaires des femmes du monde entier » du collectif #nous_vivrons #FemmesVieLiberté et d’autres encore, est resté bloqué pendant trois longues heures à République, protégé par les FDO, avant de pouvoir marcher, mais une fois que tout était fini.

C’était prévisible et il faut se réjouir qu’il n’y ait pas eu d’agressions, hélas, nous en sommes là. Il y avait un article sur le web du Nouvel Obs samedi, y était expliqué la stratégie du CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes) qui organise traditionnellement cette manifestation du #8mars. Pour avoir assisté des années aux réunions de préparation de la manifestation et vu le CNDF à l’oeuvre, je sais que tout est verrouillé par les dirigeantes proches de l’extrême-gauche et des syndicats tels que la CGT et Sud, l’ordre de marche et les slogans sont définis à l’avance et ils servent leurs objectifs politiques. Les petits happenings du style, tête d’E. Macron au bout d’une pique sont accueillies favorablement aussi. L’article décrit d’ailleurs sans détour la stratégie : les groupes du CNDF devant, féminisme lutte de classe et que l’on peut qualifier aujourd’hui de mainstream puis tout à la fin, les groupes « identitaires », mais ce qu’elles qualifient d’identitaires, ce sont uniquement les groupes proches de l’extrême-droite comme Némésis…, en revanche, pour l’extrême gauche, le côté identitaire disparaît comme par magie. Je peux comprendre pour Némésis mais il y a de fortes chances pour que le cortège agrégé autour du collectif nous-vivrons ait été assimilé à femmes juives uniquement et donc identitaires et par conséquent relégué à la fin, hors de l’attention des caméras, journalistes… Ce qui compte avant tout pour le CNDF c’est d’avoir l’attention des médias.

C’était couru d’avance même s’il fallait tenter de participer pour dénoncer les violences, sexuelles et autres, vécues par les israéliennes le #7octobre2023 et par les otages du Hamas et autres formations terroristes islamistes.

Mais je me demande s’il ne faudrait pas faire autrement ?

Depuis déjà pas mal d’années, de nombreuses féministes chevronnées ne participent plus à ces manifestations où tout est joué d’avance. Nous y avons été traitées de putophobes et attaquées par les défenseurs du système prostitueur, puis traitées de TERFS et attaquées par des trans-activiste et des LGBT agressifs, puis quand nous défilions avec les Iraniennes contre le voile, traitées de racistes et insultées, bousculées. Maintenant c’est autour des femmes juives qui veulent dénoncer les massacres et violences sexuelles du 7 octobre 2023, l’antisémitisme aussi, de risquer les mauvais coups ou de faire du sur-place.

Le CNDF est perméable au relativisme culturel, aux mouvements imprégnés d’idéologie anticolonialiste, de racialisme et je ne suis pas certaine que l’entrisme des islamistes ou de leurs alliés, ne les affole beaucoup non plus.

Ce qui est clair, c’est que dans ces manifestations dites « féministes », les femmes ne sont plus à l’abri, elles sont menacées et attaquées. C’est un comble mais c’est comme ça. En revanche, les abrutis les plus violents peuvent s’y pavaner sans problème. Le 8 mars, ils se découvrent féministes, le reste de l’année, c’est beaucoup moins sûr !

Alors peut-être vaudrait-il mieux ne pas participer à ces manifestations dévoyées le #8mars ? Les groupes qui défendent les droits et libertés de toutes les femmes de part le monde, Iraniennes, Afghanes, … et luttent contre le racisme et l’antisémitisme, pourraient soit organiser leur propre manifestation, soit un évènement d’une autre nature, un rassemblement, une soirée, une conférence ou que sais-je. Ce serait peut-être plus efficace et certainement plus motivant et agréable.

Christine Le Doaré

#nous_vivrons#femmesvieliberte#8mars2025

LA RÉACTION À POSTÉRIORI DU COLLECTIF @NOUS_VIVRONS

https://www.lepoint.fr/societe/a-vous-toutes-et-tous-complices-d-antisemitisme-10-03-2025-2584321_23.php?fbclid=IwY2xjawJBQ7xleHRuA2FlbQIxMAABHQxsj8JfAzLwn8wORXIpBXl5HwcO2i7eGU623z5IF_4TvYnsiARDtdj5AA_aem_fSEzX2YvPgFB0s16Vw7QOg#11

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Toutes les réactions

Un #8mars solidaire des israéliennes victimes du Hamas

femmes israéliennes victimes des groupes terroristes islamistes, le #7octobre2023 et ensuite alors que prises en otage (non exhaustif)
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Un 8 mars, Journée mondiale de lutte pour les droits des femmes, de plus.

Bien sûr il faut consolider les droits des femmes, il reste tant à faire dans tous les domaines et dans tous les milieux, culture, travail, finance, domesticité, couple, stéréotypes, etc. Depuis des décennies, des femmes en groupe ou individuellement s’attellent à la tâche, c’est un combat qui porte ses fruits mais qui ne semble pas avoir de fin, les progrès restent menacés, toutes les militantes féministes le savent.

Il faudrait aussi restaurer les droits des femmes dans les endroits où les mentalités ont reculé. Le développement des communautarismes et l’emprise de religions font de sérieux dégâts.

Il est donc utile de marquer cette date même si chaque jour devrait être le 8 mars.

Cette année, je n’oublie pas les femmes israéliennes violées, brûlées vives, exécutées sommairement, parfois sous les yeux de leurs enfants, eux-mêmes assassinés par le Hamas et d’autres formations terroristes islamistes, par des civils Palestiniens aussi, le #7octobre2023 et je pense aux otages tuées en captivité depuis, comme entre autres Carmel Gat, Shiri Bibas, Judith Weiss et Maya Goren. Je n’ose imaginer ce qu’elles ont subi.  

Le viol est une arme de guerre, une sordide réalité qui ne fait pas débat, pourtant, le mouvement féministe mainstream ne s’est nullement ému de cette attaque ni du nombre de femmes violentées et tuées ce jour-là parmi les 1 200 morts et 2 500 blessés, ni ensuite parmi les otages, au contraire, il a joint ses voix à celles qui s’élevaient pour douter, réclamer des preuves ou nier.

En somme, femmes on vous croit sauf si vous êtes israéliennes !

C’est pourquoi cette année, je m’intéresse plus particulièrement la participation du collectif #nous_vivrons auquel se joindront d’autres groupes féministes dont des iraniennes, lors de la manifestation féministe du 8 mars à Paris. (1 visuel nous_vivrons) Une participation déjà menacée par un regroupement de groupuscules violents, antifas, pro-Hamas et gauchistes en tous genre, Urgences Palestine et Samidoun appellent à bloquer leur cortège à la Marche (2 visuels menaces pro-Palestiennes). Il faut renforcer le cortège Nous_vivrons et les aider à se protéger de toute violence machiste et antisémite. 

Ces groupes machistes n’ont pas à faire la loi dans une manifestation féministe pour les droits des femmes, ils n’ont même rien à y faire, ils font partie du problème.

Christine Le Doaré

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Justifier le #7octobre2023 c’est enterrer la paix

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Depuis mon précédent texte Hamas – Israël un accord tyrannique l’horreur s’est intensifiée.

Les sordides cérémonies de libération d’otages au cours desquelles les captifs dans un état de santé déplorable, nous ont fait penser aux rescapés de la Shoah, puis l’annonce de l’assassinat de Shiri, Ariel et Kfir Bibas, les petits ayant été étranglés à mains nues puis massacrés pour effacer les traces et faire croire à un bombardement israélien.

Les dirigeants israéliens, hauts responsables de l’armée et des renseignements auront à rendre des comptes pour leur négligence et arrogance insensées.  

Les formations terroristes islamistes, Hamas, Djihâd islamique, FLFP, brigades d’A-Aqsa… qui ont sauvagement attaqué Israël le #7octobre2023, aidées de civils Palestiniens, ont commis des atrocités sur des civils endormis et sans défense, des viols, des actes de torture, ils ont brûlé des gens vivants et des exécutions sommaires. Ils ont aussi enlevé des civils et leur ont imposé des conditions de captivité épouvantables quand ils ne les ont pas tués. Un grand nombre d’otages sont toujours dans les geôles palestiniennes à l’heure qu’il est. L’indifférence de la communauté internationale autorise le Hamas à ne pas les libérer.

Pourtant la bande de Gaza était libre de toute occupation israélienne depuis 2005. Le Hamas au pouvoir aurait pu en faire toute autre chose, les financements internationaux étaient conséquents.

Cette forme de déclaration de guerre c’est du terrorisme de la pire espèce qui soit. Inexcusable, injustifiable, impardonnable. Et pourtant, ce ne sont pas les personnes qui manquent pour justifier le #7octobre2023 en déformant les faits et l’Histoire même de la région : les tenants du relativisme culturel habituel, les anticolonialistes qui oublient opportunément la colonisation arabo-musulmane, la pire de toutes, les gauchistes en mal de martyres comme Rima Hassan et tant d’autres.  

Mais il y a une chose qu’ils doivent comprendre, c’est que justifier le 7octobre2023, c’est associer tous les Palestiniens et les condamner tous en ne démarquant pas les civils des terroristes. Justifier politiquement ou juridiquement le 7octobre2023 c’est affirmer qu’il n’y a pas à Gaza de civils Palestiniens, seulement des terroristes et compromettre tout processus de paix. Le Hamas et autres groupes islamistes, aiguillonnés par l’Iran, ont juré la mort de tous les juifs et la destruction d’Israël, associer les Palestiniens à ce projet c’est ne plus avoir personne face à Israël pour négocier la paix, seulement un conglomérat terroriste similaire à l’État Islamique. Autant dire mission impossible.

Rima Hassan, La France Insoumise et tous les autres ne rendent pas service aux Palestiniens, ils les condamnent.

Christine Le Doaré

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en couleur ceux qui sont vivants, parfois ils sont tous morts

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Hamas – Israël un accord tyrannique

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Un accord de cessez-le-feu a enfin été conclu entre le Hamas et le gouvernement israélien sous l’égide des USA, du Qatar et de l’Égypte. Il est entré en vigueur dimanche 19 janvier 2025.

J’ai été saisie par les images de la libération des otages israéliens contre des prisonniers palestiniens. Pendant que les israéliens attendaient patiemment et dignement sur la Place des otages l’arrivée des 3 femmes otages Doron Steinbrecher, Romi Gonen et Emily Damary, les images des véhicules de la Croix-Rouge entrant dans la bande Gaza défilaient sur les écrans de télévision, filmés par Al-Jazeera.

Côté palestinien, une mise en scène effrayante où des foules de Gazaouïs se donnaient en spectacle, s’agglutinant autour ou grimpant sur les véhicules de la Croix-Rouge, brandissant des téléphones portables. Le visage d’une otage terrorisée est apparue furtivement. La Croix-Rouge qui n’a pas respecté le deal et laissé le Hamas mettre en scène la libération des 3 femmes, (elle n’a pas non plus rendu visite aux otages pendant leur captivité, ne leur a pas apporté leurs traitements) fait à l’évidence partie du problème, tout comme les journalistes que l’on voit couvrir l’événement comme s’ils étaient membres du Hamas. Plus tard, lors de l’arrivée du convoi des prisonniers palestiniens, la foule criait « mort aux juifs ».  

Le monde entier a pu voir le Hamas parader en grand nombre avec des uniformes impeccables. Et l’on ne peut s’empêcher de penser que cela ne colle pas avec la propagande qui nous est assenée depuis des mois : le Hamas serait décimé, la population génocidée, il n’y aurait pas d’électricité, … alors d’où viennent tous ces uniformes rutilants, ces portables bien chargés, … ? Les moyens ne manquent manifestement pas. L’Iran finance Hamas, Hezbollah… qui sont à ses ordres (les tunnels, l’armement, les uniformes c’est en grande partie grâce à l’argent des mollahs). le Qatar aussi et qui d’autre ? Une bonne partie de l’aide internationale ?

Dans ces foules palestiniennes, je n’ai vu strictement aucune femme, seulement des hommes et des garçons. Où sont-elles ? Cloîtrées depuis que le Hamas a imposé la charia dans la bande de Gaza ? Inquiètes pour leur sécurité et intégrité si elles sortent dans les rues ? Les femmes occidentales qui justifient les actions du Hamas et des autres factions terroristes islamises envient-elles le sort de ces femmes et cautionnent-elles cet apartheid sexuel ? Un futur état palestinien peut-il s’envisager avec le Hamas au pouvoir, la charia et les femmes recluses comme en Afghanistan ? Les mouvements féministes mainstream non plus ne semblent pas s’indigner du sort fait aux femmes dans la bande de Gaza qu’Israël a quitté en 2007. Pourquoi ?

Je m’interroge aussi sur cet accord pour le moins inique. La première phase consiste à libérer 3 des 97 otages, 3 femmes contre 90 prisonniers palestiniens, puis une semaine plus tard, 4 otages de plus, et ainsi de suite jusqu’à seulement 33 otages en tout, (sachant qu’une partie d’entre eux sont morts et que ne seront restitués que leur corps), contre 1 904 prisonniers palestiniens en tout. Pourquoi une telle différence, d’abord en nombre 33 contre 1 904, et en qualité : d’innocents otages civils arrachés à leur vie sans raison, contre des prisonniers dont des criminels condamnés à perpétuité ? Si les 90 premiers prisonniers palestiniens libérés purgeaient des peines courtes ou étaient en attente de jugement, parmi les centaines d’autres libérables au moins 200 d’entre eux sont condamnés à perpétuité pour avoir commis des attaques sanglantes (Voir la liste des condamnés pour attentats… 1). Ils seront exilés vers le Qatar ou la Turquie, j’ai peu de doute sur le fait que nous entendrons à nouveau parler d’eux !

Le prix à payer est exorbitant et dans ces conditions, je ne vois pas pourquoi le Hamas cesserait de capturer des otages, acte odieux s’il en est, s’il peut espérer libérer autant de meurtriers en relâchant les otages au compte-gouttes ! Prime à la lâcheté et au meurtre. Mais les israéliens n’ont pas le choix, la vie avant tout, le retour des otages coûte que coûte, et c’est toujours la différence avec les islamistes qui sacrifient leur population sans compter.

Doron, Romi, Emily sont vivantes, enfin libres après 471 jours de captivité aux mains des terroristes et je n’ose imaginer ce qu’elles ont vécu pendant cette longue période. Si je me réjouis de leur retour chez elle et espère qu’elles se remettront d’un tel cauchemar,  je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui sont toujours captifs, aussi à ceux qui sont morts en captivité et sans cesse aux 1 205 personnes dont des enfants qui ont été mutilés, violés, brûlés, assassinés le #7octobre2023 par le Hamas et ses partisans.

J’espère malgré tout que l’accord sera respecté jusqu’au bout et qu’un jour, les palestiniens réussiront à se libérer du Hamas, du Hezbollah et de la mainmise de l’Iran pour élire une autorité palestinienne qui leur garantira une paix pérenne avec Israël. Les deux populations méritent de vivre en sécurité côte à côte. Même si on peut douter de sa sincérité, le Fatah frère ennemi du Hamas qui cherche à se tailler la part du lion dans l’après-guerre, a condamné la stratégie et les actes du Hamas. (« Nous ne permettrons pas au Hamas de reproduire en Cisjordanie les destructions qu’il a causées à Gaza prévient le Fateh » 2).

En attendant, Israël ferait bien de prendre les mesures qui s’imposent pour ne plus jamais laisser se reproduire un autre 7 octobre 2023.

Si le monde arabe comme les occidentaux souhaitent réellement la paix dans cette région, ils devraient faire fi de toute hypocrisie et langue de bois et condamner haut et fort le Hamas et toutes les factions terroristes à la botte de l’Iran, qui n’ont aucune intention de remiser les armes et rêvent de nouveaux 7 octobre 2023.

Christine Le Doaré

  • Le prix à payer : seront libérés

1. Ahmed Barghouti, proche collaborateur et cousin de Marwan Barghouti, condamné à 13 peines de prison à vie pour avoir dirigé une « machine terroriste » qui a lancé des attaques au cours desquelles 12 Israéliens ont été tués – y compris l’attentat suicide au restaurant Seafood Market à Tel Aviv

2. Wael Qassem (le chef de la cellule), Wassam Abbasi, Muhammad Odeh, membres de la « cellule de Silwan » du Hamas, responsables des attaques au cours desquelles 35 Israéliens ont été tués – y compris l’attaque du Café Moment à Jérusalem au cours de laquelle 11 Israéliens ont été tués, l’attaque au Spidel Club à Rishon LeZion dans laquelle 15 Israéliens ont été tués, et l’attaque dans la cafétéria Frank Sinatra à l’Université hébraïque dans laquelle 9 Israéliens ont été tués.

3. Zakaria Zubaidi – ancien commandant des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa à Jénine, responsable d’une série d’attaques, notamment celle contre la branche du Likoud à Beit She’an, au cours de laquelle 6 Israéliens ont été tués. Il fait également partie des terroristes qui se sont évadés de la prison de Gilboa en 2021. Etant donné qu’il n’a pas été reconnu coupable d’actes de violence mais d’autres délits, Zubaidi ne sera pas expulsé à l’étranger et devrait être libéré en Judée-Samarie.

4. Abdullah Sharbati, Majdi Zaatari et Samer al-Atrash, membres de la cellule responsable d’une série d’attaques contre les lignes de bus 2 et 14 à Jérusalem en 2003, dans l’une desquelles 23 Israéliens ont été tués, dont 7 enfants, et qui a lancé l’attentat suicide sur la ligne 6 de French Hill en 2008, tuant 7 Israéliens et en blessant 20. Ils prévoyaient une longue série d’attaques supplémentaires.

5. Muhammad Amoudi, qui a envoyé le kamikaze attaquer le stand de shawarma « Mayor » à Tel Aviv en 2006, au cours duquel 11 personnes ont été tuées.

6. Muhammad Abu Warda, qui a envoyé les kamikazes commettre les attentats sur la ligne 18 à Jérusalem en 1996, attentats au cours desquels 45 Israéliens ont été tués. Il purge 48 peines de prison à perpétuité dans une prison israélienne.

7. Mahmoud Atallah, un prisonnier du monde qui a violé une femme palestinienne et qui, pendant son séjour dans la prison de sécurité, a été accusé d’avoir violé une gardienne dans le cadre de l’affaire de proxénétisme des gardiens de la prison de Gilboa. Il ne sera pas déporté mais sera libéré dans les territoires de Judée et de Samarie.

8. Noor Jaber – un terroriste responsable du meurtre de 16 Israéliens : il a perpétré les attentats suicides sur la route de prière d’Hébron en 2002, au cours desquels 12 Israéliens ont été tués, dont le général de brigade Dror Weinberg, et l’attaque d’Otniel en 2002, dans laquelle 4 Israéliens ont été tués.

9. Sami Jaradat, l’un des terroristes responsables de l’attaque contre le restaurant Maxim à Haïfa en 2003, au cours de laquelle 21 Israéliens ont été tués.

10. Ali Safuri, un terroriste de haut rang du Jihad islamique, responsable de la mort de 9 Israéliens et de la blessure de plus de 100 autres dans une série d’attaques : l’explosion d’une voiture piégée à la gare routière centrale de Hadera, dans laquelle 45 Israéliens ont été blessés , l’attaque par balle sur le marché de Hadera au cours de laquelle 4 Israéliens ont été tués, l’attaque suicide au carrefour du checkpoint, qui a blessé 29 civils, et de nombreuses autres attaques.

11. Omar Al-Zaban, l’un des dirigeants des Brigades Al-Qassam, l’aile militaire du Hamas, responsable d’une longue série d’attaques au cours desquelles 27 Israéliens ont été tués, et condamné à 27 peines de prison à perpétuité par un tribunal israélien. prison.

12. Ramadan Mashahara – l’un des terroristes impliqués dans l’attentat suicide dans le quartier de Gilo à Jérusalem en 2002, au cours duquel 19 civils israéliens ont été tués.

13. Shadi Amori, l’un des planificateurs de l’attentat à la voiture piégée au carrefour de Megiddo en 2002, au cours duquel 17 Israéliens ont été tués.

14. Thabet Mardavi, haut responsable du Jihad islamique, responsable d’une série d’attaques pendant la deuxième Intifada au cours desquelles 21 Israéliens ont été tués et près de 200 blessés. Responsable de plus de 12 attaques, la plupart d’entre elles étant des attentats suicides graves à la gare de Binyamina, au kibboutz Shluhot et sur les lignes de bus 823 dans les régions d’Afula et de Wadi Ara. Capturé par l’armée israélienne lors de l’opération Bouclier défensif. »

  • « Nous ne permettrons pas au Hamas de reproduire en Cisjordanie les destructions qu’il a causées à Gaza prévient le Fateh »

https://www.lorientlejour.com/article/1443037/-nous-ne-permettrons-pas-au-hamas-de-reproduire-en-cisjordanie-les-destructions-quil-a-causees-a-gaza-previent-le-fateh.html?fbclid=IwY2xjawH7OERleHRuA2FlbQIxMQABHShxdsaExI0ct8hIaTMm-nTTqhbhNYTga22ApNcwO5P4zuz74PTLV8TqFA_aem_hR2yUGlhZFZQ0i162g9y5A

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grooming_gangs UK

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L’affaire des « grooming gangs » au Royaume-Uni rebondit dans l’actualité depuis qu’Elon Musk a posté des dizaines de tweets accusant les autorités de complicité. Depuis les années 9O des gangs pedocriminels Pakistanais exploitaient sexuellement des jeunes filles de familles ouvrières ou défavorisées dans le nord de l’Angleterre. L’affaire a longtemps étouffée par peur de stigmatiser une communauté, les jeunes filles étant sacrifiées par centaines.

A n’en pas douter, l’instrumentalisation politique de l’affaire par Elon Musk est un sérieux problème. Il ne faut pas être grand vizir pour comprendre quelle est son intention. Il n’en demeure pas moins vrai que des milliers de jeunes filles ont été victimes du « grooming gangs » pakistanais depuis les années 1990 et que seulement 42 hommes ont été condamnés pour seulement 13 victimes alors qu’elles se comptent par milliers.

Il aura tout de même fallu attendre mai 2024 pour que soit créé une « taskforce » chargée d’enquêter sur les ramifications de ses réseaux pedocriminels ! Depuis, qu’est-il advenu des 550 suspects arrêtés ? Des droits ont-ils été accordés aux victimes ?

Cette affaire n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre et Musk ou pas, il s’agit bel et bien d’un immense scandale d’exploitation sexuelle et raciste couvert par les autorités pendant des décennies. Les gangs pedocriminels Pakistanais ne visaient que des jeunes filles « blanches » de milieux défavorisés. Comment un pays peut-il laisser se produire de telles horreurs ?

Rien de plus facile pour Musk que d’instrumentaliser l’affaire aujourd’hui, les autorités britanniques ayant en effet été en dessous de tout. Une affaire pareille concernant autant de victimes dans l’ignorance totale de la population et pendant des décennies, c’est de l’horreur organisée pure et simple. C’est aussi une parfaite illustration de la culture du viol.

Christine Le Doaré

« Pendant plusieurs décennies, à partir des années 1990, plus de 1 500 jeunes filles, au moins, ont été agressées, violées et exploitées, victimes d’un « gang de pédophiles » à Rotherham, Oldham, Telford ou encore Rochdale. La plupart des responsables étaient des hommes originaires du Pakistan qui pratiquaient le « grooming », un processus par lequel un adulte aborde intentionnellement des mineurs et les manipule à des fins sexuelles. »

#grooming#GroomingGangs#cultureduviol

« Grooming gangs » au Royaume-Uni : qu’est-ce que cette ancienne affaire d’exploitation sexuelle relancée par Elon Musk ?

Le patron américain a commenté la gestion par les autorités d’une vaste affaire d’exploitation sexuelle passée sous silence pendant plusieurs décennies dans le nord de l’Angleterre. Il a accusé le Premier ministre, à la tête du parquet au moment des faits, de « complicité ».

https://www.leparisien.fr/faits-divers/grooming-gangs-au-royaume-uni-quest-ce-que-cette-ancienne-affaire-dexploitation-sexuelle-relancee-par-elon-musk-06-01-2025-JKBHV3BUGNF4XB7M2U4ECWZJO4.php?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR0IhEz9wZ1HJ2IyGJ_E415S_mmIwpacV9keqftW_As83adaVH6XAJ8LD9c_aem_FY49Dc2SJUUWMhBv0wc3lQ

Qu’est-il advenu d’Ahou Daryaei ?

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La photographie de la jeune doctorante de 30 ans, déambulant en sous-vêtements sur le campus de l’université Azad de Téhéran, a fait le tour de la toile. Depuis, qu’est-il advenu d’elle ?

L’étudiante membre de Femmes-Vie-Liberté résistait : elle ne portait pas son hijab en classe, conformément aux règles imposées. Ce jour-là, la police des mœurs des Gardiens de la Révolution la harcelait une fois de plus pour port inapproprié du hijab, alors elle a retiré ses vêtements et s’est mise à marcher sur le campus vêtue de ses seuls sous-vêtements.

Ce violent rejet des contraintes imposées aux femmes et de leur mise sous incessante surveillance, était-ce une action préméditée, avait-elle pensé s’opposer de la sorte ou a-t-elle craqué, les conséquences de son acte la dépassant ? Je penche plutôt pour une réaction d’exaspération et de désespoir.   

Quand on y pense, aucune femme jamais ne devrait avoir à se dévêtir complétement pour résister et affirmer sa liberté, c’est d’une violence extrême et parfaitement sexiste. Jamais les hommes ne doivent en passer par là, montrer leur vulnérable nudité, pourquoi seulement les femmes ?

Les résistantes iraniennes de Femmes-Vie-Liberté sont incroyablement courageuses de se dévoiler et montrer leurs cheveux, elles risquent d’être arrêtées, de subir des sévices, voire d’être assassinées comme notamment Mahsa Amini. Le régime iranien a tué plus de 500 personnes appartenant à ce mouvement d’émancipation des femmes et arrêté des milliers d’autres.  

Dans un pays aux prises à l’obscurantisme religieux et à la terrible répression des mollahs, se mettre en sous-vêtements la met nécessairement en grand danger. La vidéo de sa déambulation en sous-vêtements aurait été prise d’un immeuble voisin, d’autres images la montrent jetée de force dans une voiture par des policiers en civil.

Les diplomates occidentaux doivent intercéder en sa faveur, et les associations féministes et les ONG de défense des Droits Humains se mobiliser et exiger sa libération inconditionnelle et immédiate.

Christine Le Doaré

#AhouDaryaei #FreeAhouDaryaei #FemmeVieLiberte #WomanLifeFreedom #IranianWoman

Illustration #Chacha

L. Adler – C. Fourest  #metoo Au milieu exactement

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Après avoir lu attentivement dans Femme actuelle l’intéressante interview « Nous & le féminisme : la divergence des luttes ? Rencontre entre Laure Adler et Caroline Fourest », je dirais que leurs arguments, à toutes deux, s’entendent. J’ajouterais que l’une comme l’autre, devraient se méfier des postures figées. De mon point de vue, la lecture la plus juste de la situation post-Metoo se trouve quelque part au milieu.

Laure Adler gagnerait à se méfier des jugements populaires et médiatiques, des emballements, de l’émotion et des condamnations sans jugement ; elle devrait aussi savoir que toute femme qui se dit victime, le plus souvent l’est, mais ce n’est pas automatique. En revanche, elle a raison de penser que la société occidentale et à fortiori les autres, restent profondément sexistes, culturellement et socialement, et si les violences sexistes et sexuelles sont mieux connues et combattues, elles sont toujours massives.  Pour un abus (une femme qui dénonce sans raison un auteur de violences), il y a un nombre incalculable d’accusations justifiées ; quand on connaît le nombre de plaintes pour viol et de condamnations effectives rapporté au nombre de viols présumés, on ne peut qu’en être convaincu.  

Caroline Fourest appelle à raison à plus de discernement, en effet les abus discréditent la parole des femmes et le féminisme dans son ensemble. En outre, réduire les femmes à d’éternelles et systématiques victimes n’aide certainement pas à leur émancipation.  Mais elle pourrait se méfier de la posture qui consiste à vouloir à tout prix incarner la raison. Elle ne peut pas oublier les siècles d’oppression et de silence dans lesquels les femmes furent enfermées ; il est illusoire de croire qu’elles en sortiront toujours avec mesure et délicatesse. En outre, la réalité des violences sexistes et sexuelles contre les femmes et les fillettes, et dans une moindre mesure des garçons, est bien plus importante que ce que l’on peut imaginer et ce n’est pas là de finir.

Elles pourraient sans beaucoup d’efforts converger sur cette question, d’autant plus que les raisons de diverger sévèrement ne manquent pas, ce sont toutes celles qui ne sont pas abordées dans cette interview croisée : le relativisme culturel du féminisme mainstream, son silence face au viol arme de guerre quand il frappe des israéliennes comme le #7octobre2023, sa complaisance envers les violences sexistes et sexuelles communautaires, son désintérêt pour les Iraniennes qui se dévoilent au péril de leur vie, etc.

Christine Le Doaré

La riche interview croisée publiée dans Femme Actuelle :

https://www.femmeactuelle.fr/actu/dossiers-d-actualite/nous-le-feminisme-la-divergence-des-luttes-rencontre-entre-laure-adler-et-caroline-fourest-2182699

La Ruche Media parle de J’ai couru vers toi

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L’interview de Yasmina Jaafar de La Ruche Média porte sur mon roman « J’ai couru vers toi », également sur l’actualité féministe, #MeToo et le livre de Caroline Fourest « Le Vertige MeToo ».

Bonne lecture.

PolitiqueSociété

La militante féministe et écrivaine Christine Le Doaré : « En tant que féministe, je dénonce depuis toujours, les violences sexuelles de la domination masculine »

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Par

Yasmina Jaafar

17 septembre 2024

Christine Le Doaré publie « J’ai couru vers toi ». Un roman thriller féminin et féministe qui happe. Amour, choix sexuel, suspense, regard sociologique, chronique politique, tout y est. La féministe engagée nous nous livre également son point de vue sur l’évolution du mouvement #Metoo et nous explique pourquoi son soutien envers la journaliste Caroline Fourest reste entier.

Dans votre dernier roman « J’ai couru vers toi », nous croisons différents protagonistes de toutes les origines et de toutes orientations sexuelles. Vous inventez un univers où tout est possible. Aimer qui l’on veut à l’instar d’Alix et de Léa qui vont vivre un amour inattendu. Avez-vous tenu à faire un roman social miroir des tracas de nos sociétés modernes ? 

Ce n’était pas mon intention au départ, mais en le relisant une fois achevé, j’ai réalisé que le récit était en effet un miroir de la société actuelle. J’avais surtout envie d’écrire un roman noir, que peu à peu la ville de Nantes écrin du roman, comme la vie des personnages s’assombrisse jusqu’à ce que l’irrémédiable se produise. Les siècles derniers, les histoires d’amour entre femmes finissaient mal en général, puis comme pour compenser, nous avons traversé une période où beaucoup de romans mettaient en scène des amours lesbiens au romantisme échevelé. J’ai voulu écrire une fiction actuelle à la fois réaliste et poétique où tout était possible, sans compromis. 

Votre libre est-il un plaidoyer pour plus de tolérance ?

Je n’en suis pas certaine, pour plus de liberté d’explorer les possibles et d’affirmation de ses désirs peut-être. Il y a aussi quelque chose de plus sombre et désespéré. En tous cas, c’est un roman profondément féministe, que ce soit dans dans la vie intime de chacun des personnages ou dans les aspects plus sociaux et politiques. 

Nous vous connaissons pour les ouvrages importants « Fracture : Le féminisme et le mouvement LGBT en danger » (2021) et  « Traité féministe sur la question trans : De violentes polémiques, des solutions faciles à mettre en œuvre » (2024). Roman ou essai, quel exercice a votre préférence ? 

Écrire des essais relatifs aux thèmes pour lesquels j’étais engagée dans une vie militante était une démarche toute évidente et nécessaire, alors qu’écrire un roman est lié à ma nature plus intime, à un côté plus contemplatif et à mon goût pour l’imaginaire. J’ai une préférence plus affective pour le roman. 

Que pensez-vous de l’évolution du mouvement #Metoo ? Peut-on invoquer la nuance comme le propose à raison la journaliste-écrivaine Caroline Fourest ou est-ce trop tôt ? 

Je fais une distinction entre d’une part le mouvement #Metoo qui est un mouvement dirigé par des femmes politisées, mouvement que par exemple nous n’avons jamais vu prendre parti pour les femmes qui de par le monde, tentent de se libérer du joug de l’oppression patriarcale religieuse, comme les Iraniennes et bien d’autres, et d’autre part la parole des femmes victimes de violences sexuelles. Il a d’ailleurs été établi qu’aux États-Unis notamment, des cheffes du mouvement étaient engagées dans d’autres agendas politiques qui étaient leur priorité, et ont pour certaines été écartées. 

En tant que féministe, je dénonce depuis toujours et avec une conviction chevillée au corps et à l’âme, les violences sexuelles de la domination masculine et je suis du côté des victimes, toujours. Il était plus que temps que la parole des femmes se libère et que les hommes se remettent en question, y compris ceux qui n’ont pas commis de violences sexuelles, pour que la société change en profondeur et que les femmes soient en sécurité, partout, chez elles comme dans la sphère publique. Mais cela ne doit pas donner lieu à des excès qui nécessairement se retourneront contre nous. L’arbitraire des procès de rue, les lynchages médiatiques font beaucoup de mal. Les femmes qui confondent une projection parfois induite par une mémoire traumatique et la réalité d’une agression sexuelle aussi. Certes cela est rare ramené au pourcentage supposé de femmes victimes de violences sexuelles, notamment dans l’enfance. D’ailleurs je me demande si tant de femmes que ça en ont réchappé. Mais cela arrive et l’emballement n’aide en rien à établir les faits avec certitude et objectivité comme seul peut le faire un procès judiciaire. Le mouvement #Metoo s’il veut continuer d’avancer pour changer la société en profondeur doit rationaliser, canaliser les émotions et travailler avec la raison.

Pour le moment, il ne donne guère cette impression,  il y a même des figures féministes qui instrumentalisent la souffrance des femmes victimes à des fins plus personnelles de carrière et autre. C’est inhérent à tout mouvement social mais je le déplore fortement en matière de féminisme car c’est par définition un comportement opposé à toute éthique féministe. Il n’est absolument pas trop tôt pour nuancer, bien au contraire, il ne faudrait pas que les luttes des femmes se retournent contre elles, et cela implique de définir une stratégie gagnante pour les femmes et par là-même pour tout le monde. Avoir du recul, réfléchir, critiquer dans le sens constructif du mot, ne peut jamais faire de mal. Caroline Fourest n’est pas la seule à apporter de la nuance pour garantir l’efficacité et la pérennité de #Metoo ou plus exactement de la libération de la parole des femmes contre les violences sexuelles (il y a d’ailleurs plusieurs articles sur mon blog qui vont aussi dans ce sens), mais elle est la plus médiatisée. 

En tant que journaliste, également féministe, on pourrait même considérer que c’est son devoir de le faire et bien des journalistes pourraient prendre exemple sur son éthique professionnelle et personnelle. Mais le métier de journaliste a perdu beaucoup en professionnalisme, et je la trouve courageuse (ce qui ne m’étonne guère) de prendre ainsi le sujet à bras le corps. C’est loin d’être facile, les incompréhensions et aussi procès d’intention ne manqueront pas. Alors merci Caroline d’avoir lancé le pavé dans la mare. 

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Recension, avis de lecture de « J’ai couru vers toi »

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En espérant que ces avis de lecture et recension vous donneront envie de découvrir ce roman singulier et de lui donner vie. A votre tour de laisser votre avis ici sur le blog ou sur la page Facebook du livre.

  • Avis de lecture de Nathalie Espallier

« J’ai beaucoup aimé l’originalité de ce roman , le fond et la forme , tout au plus suis-je restée sur ma faim, en apnée, dans les dernières pages du roman… à quand un prochain roman ou la suite de celui-ci ? En tous cas grand plaisir de lecture. »

  • Avis de lecture Sandrine Alba Era

« J’ai passé un excellent moment de lecture avec « J’ai couru vers toi ».

J’ai particulièrement aimé la proximité avec les personnages, on sent qui ils sont, leurs zones d’ombres, leurs vulnérabilités, comment ils se protègent des autres, du monde, d’eux-mêmes, comment ils choisissent d’avancer sur le chemin de la vie.

Vous êtes parvenue à me faire sentir très proche d’Alix. Elle est sans illusion, mais elle refuse le désespoir et choisit toujours la beauté, la compréhension des autres et la délicatesse. Elle se sait sensible, voire fragile lorsqu’elle aime une femme mais ne renonce pas à l’amour.

Et puis, que dire du personnage pervers de Gabriel, manipulateur, profiteur, jouisseur au détriment des autres, de Malo, stable mais sans goût ni saveur…

Quant à Léa, on ne peut que lui souhaiter de naître à elle-même et d’arrêter de se laisser « sauver » par les hommes.

Vous décrivez bien comment les couples lesbiens sont rarement supportés par les autres, le monde aime les couples hétéros, les couples gays, c’est tellement choux. mais les lesbiennes… je ne peux pas cacher que j’ai été déçue que le couple lesbien soit touché par le tragique.

Enfin comme la fin est ouverte, je me sens libre de l’inventer

Merci Christine Le Doaré pour ce très bon roman noir, féministe et lesbien. »

  • Recension d’Yvan LeBreton :

« Christine Le Doaré a publié deux essais : Fracture : Le féminisme et le mouvement LGBT en danger (2021), et, Traité féministe sur la question trans : De violentes polémiques, des solutions faciles à mettre en œuvre (2024). Me restait à découvrir Christine Le Doaré romancière, c’est chose faite avec J’ai couru vers toi, paru cette même année 2024. Si les deux essais m’ont beaucoup intéressé, le roman, non moins intéressant, m’a apporté beaucoup de plaisir.

L’une des originalités de ce roman est la place accordée à la ville de Nantes, évoquée à travers une toponymie riche et des descriptions suggestives qui donnent véritablement envie de découvrir cette ville que, pour ma part, je n’ai fait que traverser. L’Erdre, la rivière qui traverse la ville, et le fleuve Loire non loin, ouvrent des pages pleines de poésie sensible. Les espaces de la ville – Place Graslin, Place du Bouffay, le jardin des plantes, tant d’autres – éveillent chez le lecteur une curiosité, et même un étonnement : quel dommage d’avoir négligé la dimension esthétique et touristique de cette ville !

L’intérêt majeur est tout de même ailleurs, dans la trame générale, dans les personnages, et dans la conduite du récit.

Un couple établi, marié avec enfant déjà majeur ; un couple non marié vivant chacun dans leur espace ; un homme bisexuel seul à la vie sociale intense ; une femme lesbienne célibataire ; et quelques autres personnages périphériques animent le roman. Tous appartiennent à la classe aisée, intellectuelle, médiatique et artistique. Tous sont confrontés à notre actualité sociale et politique, aux enjeux culturels et civilisationnels de notre temps : présence de l’islamisme et de l’insécurité, présence des questions de sexe et de genre, du mouvement Metoo, et des différents mouvements discordants du féminisme. On retrouve dans le roman toute la profondeur des analyses que l’auteur a déployée dans ses essais. Pourtant, s’il y a bien quelques rappels des controverses politiques autour du féminisme, J’ai couru vers toi ne se réduit pas du tout à un roman à thèse avec les travers bien connus de ce genre.

L’un des enjeux politiques du roman concerne la violence masculine à laquelle les femmes sont exposées. Deux personnages occupent deux pôles importants, une victime qui a réagi avec vigueur physique et judiciaire, et une avocate prestigieuse qui s’est spécialisée dans la défense des femmes victimes de violences. Les dialogues sur ce thème sont souvent d’une remarquable efficacité.

Je crois que l’intérêt majeur du roman concerne l’étude des relations entre les différents personnages : diversité des amours, diversité des amitiés, et peut-être surtout authenticité et artifice des sentiments et des comportements. Si tous les personnages sont complexes, certains – restons évasifs – vont jusqu’à la duplicité et la manipulation d’autrui ; aucun d’eux ne paraît caricatural, tous sont plausibles, et cela produit un effet de réel qui donne sa force au roman.

Le cœur du roman offre une histoire d’amour tout à fait passionnante : comment une femme mariée, raisonnablement heureuse en famille, va-t-elle vivre le choc émotionnel et amoureux lié à une rencontre bouleversante avec une femme célibataire et lesbienne ? Que faire de ce séisme sensuel, érotique et amoureux ? Renoncer ? S’engager comme pour une expérience ? Reconnaître qu’il s’agit d’un nouvel amour inestimable ? Briser toute une structure familiale de longue durée ? Tout le cheminement de l’hétérosexualité vers l’homosexualité est analysé avec ses turbulences, ses doutes, ses élans flamboyants, ses voluptés radieuses, mais aussi ses incertitudes, ses reculs, ses doutes…

Au sein de ce groupe d’amis et de connaissances, d’autres désirs tentent de se manifester, de se frayer plus ou moins clairement leur chemin vers la satisfaction. Là encore, la complexité et l’ambivalence des sentiments fait écho à l’expérience directe ou indirecte des lecteurs. Le désir est moteur puissant, capable des emballements les plus extrêmes…

La révélation amoureuse (Léa, qui se découvre passionnément amoureuse d’une femme, Alix) va provoquer une suite de séismes dans les relations entre les personnages. Et Christine Le Doaré ouvre son récit à une dimension nouvelle : le roman policier. Rebondissement narratif…

Enfin, et ce n’est pas le moindre intérêt de cette œuvre, ce roman semble marqué par l’intensité de la tragédie et la puissance du mythe. La tragédie parce que la mort va frapper au pire moment ; le mythe parce que l’amour vécu entre les deux héroïnes semble rejoindre d’autres prestigieux récits, d’autres amours exemplaires que le destin – ou plutôt la folie humaine – fige dans la mort… sauf qu’il s’agit dans J’ai couru vers toi d’un amour entre deux femmes.

Pleine réussite pour ce premier roman ! On attend le suivant… »

Christine Le Doaré

Une recension fouillée et efficace sur la revue blog de Mezetulle de Traité féministe de la question trans

Parution du roman « J’ai couru vers toi »

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Changez-vous les idées dans cette période sombre et agitée.

Ce roman est pour vous qui savez les apparences trompeuses et aimez sortir des sentiers battus.

Vous allez lire un roman noir féministe qui je l’espère, devrait vous surprendre. Une lecture originale pour cet été.

Mais vous n’allez pas vraiment rire, c’est un roman noir, vous êtes prévenus !

Mystère, suspens, politique, étude de caractères, noblesse et turpides d’âme, amours multiples…

L’histoire d’amour principale est entre deux femmes, mais ce n’est pas une de ces romances sirupeuses dont regorgent habituellement les « salons du livre lesbien ». Désormais nous avons gagné le droit nous aussi, de ne pas être condamnées à de gentilles histoires pour petites filles bien élevées et qui doivent nécessairement bien finir sous peine d’être suspectes.

Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une coïncidence. Ce roman est une pure fiction qui n’a pas de caractère autobiographique même si un ou deux personnages secondaires peut avoir été inspiré par une personne rencontrée.

Bonne lecture !

Christine Le Doaré

Pour se procurer le roman, au prix de 13 €, le commander directement sur le site de la librairie de l’Éditeur BoD (Books On Demand) : https://librairie.bod.fr/jai-couru-vers-toi-christine-le-doare-9782322539383

 Ou auprès de votre libraire habituel (délai de livraison plus long) ou sur les plate-forme en ligne (Fnac, Décitre, Cultura…). 

Recension et avis de lecture :

Interview et articles :

PS : Une page Facebook est ouverte pour le feed back de discussion (comme pour les deux essais)

Parution essai « Traité féministe sur la question trans »

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Traité féministe sur la question trans – De violentes polémiques, des solutions faciles à mettre en oeuvre.

#trans #transactivisme #féminisme

Après un essai intitulé « Fractures. Le féminisme et le mouvement LGBT en danger » publié en octobre 2021 aux éditions Double Ponctuation, j’ai souhaité m’attacher plus particulièrement à la question trans.

La question trans est en effet devenue une question de société polémique.

Pour quelles raisons y-a-t-il autant d’antagonisme entre trans-activistes et féministes ? Pour quelles raisons de plus en plus d’acteurs impliqués dans la protection des enfants et des adolescents se préoccupent-ils des risques éventuels de la transition de genre pour les mineurs ?

Dans les pays anglo-saxons les heurts sont très violents et le débat entre les protagonistes est quasiment devenu impossible.

Qui a tort, qui a raison ?

Après avoir dans un premier temps rappelé les définitions et concepts relatifs aux questions de sexe biologique et d’identité de genre, j’ai dressé un état des lieux illustré d’articles, de photographies et de prises de position sur les réseaux sociaux. Puis je conclus en proposant des solutions qui pourraient réconcilier les opposants en présence, tout en respectant leurs droits à toutes et tous.   

Mon objectif est bien de proposer des solutions acceptables par les personnes concernées comme par l’ensemble de la société ; j’espère ainsi apaiser les tensions et contribuer à aider les pouvoirs publics à prendre des décisions adaptées.

Il ne s’agit pas d’un ouvrage de sociologie mais d’une proposition citoyenne d’un point de vue féministe universaliste. A lire et à débattre !

Christine Le Doaré

Pour vous procurer cet ouvrage référencé sur à peu près toutes les plateformes de vente en ligne et catalogues de diffusion de libraires (Décitre, Fnac, Cultura, Amazon, le Furet, en librairie … ) à partir du 6 avril 2024, le plus simple encore c’est :  

  • en format e-book à partir du 10 mai et avec un prix promotionnel jusque la mi-mai, de le télécharger directement sur le site https://librairie.bod.fr/ ou sur une autre plate-forme.

Une page Facebook est ouverte, comme pour le premier essai et pour le roman, afin de faciliter les échanges et discussions :

BoD est une plate-forme qui permet de n’imprimer les livres papier qu’à la demande, pas de stock à gérer ni à détruire, une respiration pour la planète.

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8 mars 2024, 8 mars de la honte !

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 #8marsdelahonte

 

Cela a fini par arriver, les femmes ne sont plus en sécurité dans une manifestation féministe.

 

Ce n’est pas la première fois que dans une manifestation du 8 mars, il y a des accrochages entre tendances opposées, par exemple entre abolitionnistes et réglementaristes, entre radicales et trans-activistes, etc.  

Mais cette fois, un palier a été franchi puisque ce sont des femmes, et quelques hommes, des collectifs #nous_vivrons et #NoSilence engagées contre les violences sexuelles subies par des femmes et pour la libération d’otages, qui ont été attaquées et ont dû être exfiltrées par la police.  

 

C’est certainement la première fois que dans une manifestation féministe, à fortiori du 8 mars, sont attaquées des femmes qui affirment que le « viol n’est pas un acte de résistance » et qui exigent la libération immédiate d’otages captives de terroristes islamistes.

 

La seule explication envisageable c’est que les viols, tortures, meurtres et enlèvements dont il est question, ont été commis sur des femmes juives,  le 7 octobre 2023, en Israël.

 

Nous en sommes donc là, la propagande du Hamas a gagné les militants et militantes d’extrême-gauche. Le Qatar peut se réjouir, les centaines de millions de dollars dépensés en lobbying des universités américaines n’auront pas servi à rien, l’idéologie s’est répandue. L’Iran doit jubiler en voyant les militants d’extrême gauche occidentaux soutenir son supplétif sans aucun recul. Le Hamas le martèle, les israéliens sont coupables d’un génocide du peuple Palestinien, lui n’a aucune responsabilité dans la situation, fort bien, les militants le répètent sans réfléchir.

 

Pourtant, un génocide c’est la volonté délibérée, calculée et systématique, d’éliminer un peuple, mais c’est bien le Hamas, pas Israël qui a attaqué le 7 octobre et de la manière la plus sordide qui soit. Il ne s’était pas préoccupé de protéger la population de la riposte prévisible d’Israël.

Pourtant c’est le Hamas qui depuis, refuse absolument de libérer les otages et de négocier.

 

Le Hamas est seul aux commandes de la bande de Gaza depuis le départ d’Israël en 2007.

Entre nous, puisque cette manifestation était bien celle de la journée internationale des droits des femmes, la situation des Palestiniennes ne s’est pas arrangée depuis, la charia n’étant pas vraiment à leur avantage, se reproduire et endoctriner leurs enfants dans la haine d’Israël est à peu près tout ce qu’elle ont le droit de faire.

Avec les milliards de financements internationaux, le Hamas aurait pu développer Gaza, mais il a choisi de spolier les Palestiniens pour construire des tunnels terroristes remplis d’armes et de munitions et sous toute la surface de la région. Il a aussi enrichi à milliards ses dirigeants qui vivent la plupart du temps dans un exil doré.

 

La riposte d’Israël est sanglante, trop de civils meurent, mais si le Hamas ne se servait pas des habitants et des infrastructures publiques pour camoufler ses dispositifs et unités militaires, s’il avait prévu un plan de sauvegarde de la population, et plus simplement encore s’il n’avait pas commis ce gigantesque pogrom, rien de tel ne se serait produit. Free Gaza oui, mais du Hamas !  

Ces militants d’extrême gauche, pro-Palestiniens, gavés de cet antisémitisme de gauche qui jusqu’ici se cachait sous un hypocrite antisionisme, sont tellement endoctrinés qu’ils sont incapables de reconnaître que le Hamas, groupe terroriste islamiste qui ne vaut pas mieux que tous les autres, s’est rendu coupable de viol systématique et même au-delà puisque des mutilations sexuelles ont été documentées. Ils n’ont aucune empathie pour les femmes otages qui endurent, personne n’en doute, les pire violences sexuelles. Ils ne demandent jamais leur libération.

 

Pire encore, ils font la loi dans une manifestation féministe le 8 mars. Pourquoi se gêneraient-ils ? Ils le savent, ils sont chez eux, la tendance gauchiste, islamo-gauchiste même, ayant pris le dessus depuis un moment dans les mouvements féministes. Et voilà ou cela nous a mené, exactement ici, le mouvement féministe avec ses alliés woke ne sont plus du tout un espace sécuritaire (safe place) pour les femmes victimes et celles qui les défendent.

Affaiblir et supplanter le féminisme universaliste, c’était tuer le féminisme, c’est fait. Ce féminisme n’ira plus nulle part sauf, droit dans le mur. Qu’on en finisse !

 

Christine Le Doaré

 

 

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L’agression des collectifs #nous_vivrons et #no_silence dans la manifestation parisienne du 8 mars

https://youtu.be/FryS31hLjtM?si=–cRu56G5amBzJ5e

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#NousPasToutes

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Marquée par l’absence de réactions du mouvement féministe mondial après les horreurs vécues par les femmes israéliennes lors de l’attaque du Hamas en Israël le #7octobre2023, cette année je n’ai envie de m’associer à rien d’autre qu’à cette tribune titrée « Crimes sexuels du 7 octobre, non à l’oubli, non à l’impunité », publiée dans Le Point ce 7 mars 2024, et dont vous trouverez le lien ci-dessous.

Christine Le Doaré

Tribune

Crimes sexuels du 7 octobre : non à l’oubli, non à l’impunité

TRIBUNE. Se soucier de la crise humanitaire créée à Gaza par la guerre voulue par le Hamas ne doit pas faire oublier le pogrom qui l’a déclenchée.

Par Collectif*

https://www.lepoint.fr/monde/les-crimes-sexuels-commis-le-7-octobre-ne-doivent-pas-etre-oublies-07-03-2024-2554423_24.php


TRIBUNE. Se soucier de la crise humanitaire créée à Gaza par la guerre voulue par le Hamas ne doit pas faire oublier le pogrom qui l’a déclenchée.
Par Collectif*
Publié le 07/03/2024 à 06h31

La première exigence doit être la libération immédiate de tous les otages israéliens, hommes, femmes et enfants enlevés le 7 octobre et toujours séquestrés à Gaza !

Nous avons su dès le 8 octobre que les violences sexuelles étaient une composante essentielle des crimes contre l’humanité perpétrés la veille par le Hamas.
Nous l’avons su parce que les assassins eux-mêmes ont filmé leurs crimes et parce qu’ils ont exhibé le corps supplicié, dénudé, outragé, de la jeune Shani Louk.

Il faut briser le silence
Nous l’avons su ensuite au fur et à mesure que sauveteurs et médecins légistes livraient leurs témoignages insoutenables. Les envahisseurs sont venus de Gaza pour tuer un maximum de Juifs, hommes, femmes et enfants en les mutilant, en les torturant.

Ils sont venus pour tuer les femmes et les filles en les violant, en mutilant leurs organes génitaux, en coupant leurs seins, devant leurs familles, leurs parents et leurs enfants !

Ils sont venus pour tuer les femmes et les filles en les violant, en mutilant leurs organes génitaux, en coupant leurs seins, devant leurs familles, leurs parents et leurs enfants !

Ces crimes étaient systématiques, généralisés, prémédités, listés dans les guides et les conseils des responsables du Hamas découverts par Tsahal dans les postes de commandement arraisonnés.

À présent l’ARCCI (Association of Rape Crisis Centers in Israel) dédiée aux victimes de viols a publié un rapport approfondi qui documente les viols, les mutilations, les tortures et les assassinats commis contre les femmes et les jeunes filles le 7 octobre, au Festival Nova, dans les kibboutzim attaqués et dans les bases de l’armée.

Il se penche aussi sur le sort des jeunes femmes et filles otages du Hamas exposées aux humiliations et violences sexuelles depuis plus de 140 jours et pour lesquelles on peut redouter le pire.

Ce rapport doit être massivement diffusé
Nous soutenons la pétition End the Silence lancée par l’hôpital Hadassah de Jérusalem.
Nous appelons à la signer massivement.

Oui, il faut briser le silence et les dénis insupportables qui se sont érigés autour de ces atrocités.

Il a fallu deux mois pour qu’ONU Femmes condamne les crimes du Hamas.

Il en a fallu quatre pour que Pramila Patten, envoyée spéciale de l’ONU sur la violence sexuelle dans les conflits armés, se rende en Israël.

Elle a semblé sincèrement touchée et a fait preuve d’empathie envers les victimes qu’elle a encouragées à témoigner pour que justice leur soit rendue.

La suite logique, après le rapport qu’elle devait remettre au secrétaire général, serait la saisine de la Cour pénale internationale pour que les commanditaires des crimes contre l’humanité du 7 octobre soient enfin poursuivis.

Refuser de se taire
Or, comme si la conspiration du silence n’était plus suffisante, on vient d’assister à une tentative d’inversion victimaire avec le rapport des « experts indépendants » de l’ONU – la sulfureuse Francesca Albanese (celle qui a affirmé que le méga-pogrom du 7 octobre n’était en rien antisémite) et ses consœurs toutes labellisées « indépendantes » qui prétendent alerter sur des violences sexuelles présumées commises par Israël contre des Palestiniennes.

La manœuvre est grossière, elle peut néanmoins fonctionner dans une ONU qui bafoue les droits humains et piétine les espérances que sa création avait suscitées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Non, nous ne nous tairons pas.

Nous n’accepterons jamais l’abandon des victimes israéliennes et l’impunité de leurs bourreaux, les criminels contre l’humanité du Hamas.
Nous n’accepterons jamais que prévale l’inversion victimaire.

Ce 8 mars les suppliciées israéliennes du 7 octobre doivent être reconnues et honorées dans le monde entier afin que la justice la plus élémentaire leur soit enfin rendue.

Signataires de La Tribune :


*Béatrice Szwec, présidente du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme

Annie Sugier, présidente de la Ligue du droit international des femmes

Fadila Maaroufi, directrice de l’Observatoire européen des fondamentalismes

Nadia Geerts, essayiste et chroniqueuse

Association Collectif 7 octobre

Christine Le Doaré, féministe, juriste, essayiste

Sandra Ifrah, porte-parole de Women United for Peace

Zohra Bitan, essayiste et chroniqueuse

Gilbert Abergel, président du Comité laïcité République

Diagne Chanel, Comité Soudan

Corinne Goldberger, journaliste honoraire et podcasteuse

Yana Grinshpun, maître de conférences, Université Sorbonne-Nouvelle

Céline Masson, professeure des universités, psychanalyste

Huguette Chomski Magnis, coordinatrice du Collectif contre le terrorisme

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Le féminisme est-il mort ?

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A quoi peut encore servir un féminisme qui se tait devant ce que le machisme produit de pire, des violences contre des femmes faites à dessein pour les humilier, les terroriser, les anéantir ?

Le 7 octobre dernier, des civils, hommes, femmes, enfants ont été massacrés par les terroristes islamistes du Hamas de la manière la plus horrible qui soit, et le traitement réservé aux femmes dépasse tout entendement : des rapts, des viols, des tortures, des corps mutilés, éventrés, exhibés à la vue de tous tels des trophées, des fœtus arrachés aux corps de leur mère recouverts de crachats, des bébés égorgés. Une surenchère dans l’horreur qui ne peut que susciter effroi et ferme condamnation.

Les photos de Shani Louk, germano-israélienne de 20 ans qui participait à une rave party, transportée inanimée à l’arrière d’un pick-up, écrasée par des hommes armés animés d’une terrible haine misogyne n’ont pas mobilisé les féministes.

Les reportages sur la morgue israélienne non plus. Pourtant, les propos de légistes abasourdis par ce qu’ils ont vu, sont épouvantables. Les femmes n’ont plus de visage, des morceaux de corps suppliciés ne sont pas identifiables, mains, bras, organes génitaux. Qui fait ça ?

Caroline Fourest a dit sur Twitter « Des pogroms terroristes. Voilà le nom de l’horreur. »

Tahar Ben Jelloun horrifié par cette attaque du Hamas contre Israël a déploré une « blessure faite à toute l’humanité » et a déclaré : « Le 7 octobre, la cause palestinienne est morte, assassinée ».

Anne Rosencher a dit « Ces images ne disent pas «Palestine vivra» mais «Les juifs mourront».«

Mais les mouvements féministes n’ont rien dit.

Les féministes du monde entier auraient dû se lever massivement pour condamner de telles attaques sur des civils, un crime contre l’humanité qui a visé les femmes d’une manière bien spécifique, rappelant qu’aux yeux des islamistes, une femme est dissimulée, soumise ou provocatrice et coupable et alors, ils la brisent.

Un massacre terroriste de civils et non une guerre entre états, la bande de Gaza n’est plus occupée par l’armée israélienne qui l’a quittée après les élections législatives palestiniennes de 2006 ayant démis le Fatah et installé le Hamas au pouvoir.

Un massacre terroriste islamiste comme en subit le monde entier mais le nombre de civils exécutés, plus de 1600 morts, des milliers de blessés, des enlèvements, comme le déchainement de barbarie inouï qui le caractérise en fait un évènement particulier.

Pourtant, à part un ou deux groupuscules féministes universalistes, ni les mouvements féministes mainstream ni les artistes promptes à s’offusquer dans les médias, n’ont pas levé le sourcil. Rien, pas un seul mot mais un silence tonitruant. (L’intervention de Sophia Aram fut en revanche et par contraste remarquable).

Pourquoi ?

Bien sûr, il y a des injustices, des inégalités et même si les palestiniens ont voté en 2006 pour le Hamas, ils ont déchanté depuis qu’ils vivent sous son joug dans des conditions difficiles. Israël pour se protéger d’une gouvernance terroriste, après avoir évacué la bande de Gaza, a instauré un blocus en 2007. Il faut préciser que l’Égypte a fait de même en fermant au même moment, ses frontières aux gazaouis, craignant que le Hamas ne renforce l’Iran. Qui pense à le rappeler ? Qui crie Égypte assassin ?

Bien sûr, le gouvernement de droite dure ou extrême de Netanyahou ne fait qu’envenimer la situation en encourageant l’extension des colonies israéliennes.

Bien sûr, une solution à deux états devrait être mise en œuvre depuis longtemps.

Mais cette attaque sort du problème territorial entre la Palestine et Israël car il s’agit d’un crime contre l’humanité commis par des terroristes islamistes avec lesquels on ne négocie pas, on les combat. Le Hamas n’est pas une force de résistance palestinienne mais un groupe terroriste. Dans sa Charte de 1988, il prétend que les Protocoles des Sages de Sion sont la preuve d’un complot juif mondial, ces Protocoles ont en réalité été fabriqués par la police tsariste en 1903 ! Dans l’article 9, il est prévu de faire de la Palestine un état islamique. Dans l’article 17, il est précisé que la place des femmes est d’être à la maison. La Charte prévoie la destruction d’Israël de cette manière : « Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé «. …

Alors pourquoi les féministes se sont-elles tues ?

Parce que le féminisme universaliste assiégé par les mouvances intersectionnelles, a battu en brèche, parce que le relativisme culturel, le gauchisme et le wokisme ont eu raison de lui.  Le wokisme teinté d’islamo-gauchisme fait de gros dégâts, en particulier chez les jeunes. Les blancs et les juifs sont par nature coupables, en revanche, les racisés et les Palestiniens sont systématiquement des victimes et les seules valables. Et tant pis si au passage, ceci contribue à adouber des idéologies et groupes douteux amplement misogynes et homophobes. Même le Hamas ? Il semble que oui.

Le compte X (ex Twitter) du mouvement Black Lives Matter de Chicago a posté en soutien aux combattants du Hamas, une illustration qui les représentent, s’introduisant en Israël en parapente motorisé, avec le slogan «Je soutiens la Palestine». Ce tweet a été liké par nombre de militants woke, féministes comprises et tant pis si des femmes qui assistaient à la rave party ont été massacrées avec une violence misogyne d’une rare perversité.

Lorsque des musulmans ailleurs qu’en Palestine sont persécutés, qui s’en préoccupe ? Au Mali et dans tous les pays d’Afrique en prise au djihâdisme, en Chine avec les Ouighours … ? Vous avez déjà entendu parler d’une manifestation se déroulant aux cris d’ »Alla Akbar» pour eux ? Pas moi.

Les féministes, les intellectuels gauchistes et les woke, les médias aussi, auraient-ils oublié que le Hamas a pris Gaza en otage depuis 2007, détourné l’aide internationale à son profit, appauvri plus encore la population qu’il opprime et dont il se sert comme bouclier vivant ? Ne savent-ils donc pas que le Hamas est de plus en plus contesté par la population dont les récentes manifestations ont été réprimées avec violence ?

Tous ces bien-pensants n’auraient pas compris que l’objectif premier du Hamas était d’arrêter le processus de normalisation né des accords d’Abraham entre Israël et les Émirats Arabes, entre Israël et Bahreïn ,de peur que l’Arabie Saoudite ne rejoigne le processus ? Ils sont si mal informés, tout à leur sensibilité exacerbée que ce serait bien possible.

Pire encore, des féministes ont manifesté pour la cause palestinienne en cautionnant les actes terroristes du Hamas et un antisémitisme aux intentions génocidaires.  

En Pologne, dans une manifestation pro-palestinienne, une Norvégienne a brandi une pancarte représentant une étoile de David jetée dans une poubelle sur laquelle était écrit ‘Keep the world clean’ (« gardons le monde propre ») .

En France, lors de du rassemblent en soutien à la cause palestinienne, le 19 octobre, ont retenti haut et fort Place de République des « Allah Akbar ». Tout le monde sait que c’est ainsi que frappent les terroristes islamistes. N’ont bien sûr pas manqué les « Israël assassin » et « Macron complice ». Complice de quoi on cherche, le chef de l’état venait d’appeler à la paix civile et à l’unité nationale ; « Israël assassin » alors qu’un massacre d’une monstrueuse barbarie venait d’être commis sur des civils. De nombreuses pancartes affichaient un soutien explicite aux terroristes du Hamas et des slogans antisémites. Sur cette même place nous nous sommes rassemblés après les massacres de Charlie et du Bataclan. Cela parait si loin.

Les LGBT n’étaient pas en reste, associés notamment à Londres au collectif Palestine vaincra. Savent-ils que les palestiniens homosexuels vivent en Israël, que la charia n’est pas tendre avec l’homosexualité ? Même les dindes ne défilent pas pour sauver Noël, mais eux sans réfléchir tendent le cou pour la corde.  

Les féministes mainstream, les LGBT, tant d’artistes, d’intellectuels, la gauche en général, devenus bêtes, ignorants et soumis, aidés en cela par de grands médias nationaux et internationaux qui les désinforment sans complexe.

Pleurer les victimes israéliennes cela n’a qu’un temps limité, les médias se sont précipités sur la propagande du Hamas comme s’il s’agissait d’une agence de presse crédible pour condamner la fausse information du bombardement de l’hôpital Al-Ahli de Gaza. On aurait cru qu’ils n’attendaient que ça pour oublier le pogrom terroriste et taper sur Israël. C’était comme si les victimes israéliennes étaient oubliées d’un coup. Ils vérifient les communiqués de la Corée du Nord, de la Chine, de Poutine ou de l’État islamique, mais du Hamas non ! Une faute déontologique énorme, sans précédent. Il est prouvé depuis qu’il s’agissait d’une fakenews et qu’une roquette du Jihad islamique, groupe armé palestinien lié au Hamas est retombée dans la cour de l’hôpital, mais le mal est fait et ils ne s’en excuseront jamais.

Pourtant ils le savent, de nombreuses roquettes tirées sur Israël retombent sur Gaza et le Hamas planque matériels et munitions au milieu des infrastructures civiles autant que dans les tunnels. Le Hamas comme tous les groupes djihadistes se moquent de la cause palestinienne, ils veulent un état islamique au Moyen-Orient et instaurer un califat mondial.

Les pays arabes ne sont pas solidaires, ils sont opportunistes et ne pleurent le sort des palestiniens que parce qu’ils peuvent ainsi taper sur Israël. Les attentats terroristes islamistes frappent à 90 % le monde musulman (selon la Fondapol, 167 096 personnes ont péri du djihadiste ces 40 dernières années. )

L’Iran, le Liban, la Syrie, le Yémen, l’Algérie, la Tunisie, le Qatar, l’Irak, le Koweït, Oman ont pourtant officiellement, sans honte et sans trembler, clairement soutenu l’attaque islamiste du Hamas et le massacre de civils innocents. Lequel d’entre eux offre la double nationalité aux palestiniens ?

Quoi qu’il en soit, à cause de cette fakenews, les juifs sont mis en danger partout. Des manifestants anti-israéliens ont incendié la synagogue El Hammam en Tunisie. A Londres, des juifs portant la kipa sont pourchassés. A Berlin et dans le monde entier, les juifs ne se sentent plus en sécurité.

Et demain ?

Si des roquettes palestiniennes font des victimes dans la population de Gaza, les tirs israéliens aussi, et Israël pour éliminer la menace terroriste va sévèrement riposter en lançant une attaque terrestre qui sera sanglante. Les otages ne sont toujours pas libérés et Israël a prévenu le monde entier de sa riposte, a demandé aux civils de la bande de Gaza de quitter le nord pour pouvoir bombarder les positions du Hamas. Sa riposte sera militaire et non terroriste, qui peut imaginer les soldats et soldates israéliens enlever, violer, éventrer, décapiter des bébés ?

Mais il y aura des victimes collatérales, des victimes de trop.

Le corridor humanitaire qui permet aux civils d’évacuer les zones qui seront visées est en place et l’aide est acheminée. Les dirigeants du Hamas vivent dans le luxe, à l’abri au Qatar, mais leurs sbires sur place vont-ils finir par laisser tous les civils qui le souhaitent évacuer ? Les témoignages de Gazaouïs qui se plaignent de clés et de véhicules confisqués ne manquent pas. Plus il y a de victimes parmi les Palestiniens, plus la communauté internationale est ébranlée jusqu’à en oublier les massacres de civils israéliens, à l’origine de la riposte.

En conclusion

Le pire est à craindre. L’antisémitisme se répand à grande vitesse, souvent sous couvert de soutien aux Palestiniens et c’est très inquiétant.

Les Palestiniens vont devoir faire un choix et sans ambiguïté aucune rejeter le Hamas pour favoriser un retour au processus de paix à deux états, alors Israël n’aura d’autre possibilité que de revenir à la table des négociations. Du côté israélien, gageons que le gouvernement actuel mis en difficulté par l’attaque du Hamas qu’il n’avait pas vu venir, perde les prochaines élections au profit d’une équipe qui saura favoriser un processus de paix. L’espoir est là, pas dans un soutien douteux et inconditionnel aux Palestiniens actuellement gouvernés par des terroristes.

A cause du populisme des extrêmes, de l’extrême-gauche comme de l’extrême-droite qui ne sont jamais une réponse crédible aux problème de sécurité et de civilisation, comme à cause de l’islamisme, nous assistons en direct au suicide de nos démocraties. Les idéologies totalitaires ont le vent en poupe, elles ont contaminé l’occident et il faudrait un sacré sursaut d’intelligence et d’à-propos et à l’échelle mondiale, pour en sortir indemne. Chaque occidental va devoir clairement choisir entre démocratie occidentale aussi imparfaite soit-elle et dictature islamiste.

Tous les signaux sont au rouge, nous devrions peser de tout notre poids avant qu’il ne soit trop tard, l’islamisme est très pernicieux, il s’insinue partout sans même que nous en ayons conscience, il nous fait douter, nous culpabilise, nous affaibli alors que nous devrions résister avec conviction.

En tous cas, le féminisme est mort s’il n’est plus un rempart. Les femmes que l’idéologie islamiste contraint à la soumission patriarcale, devraient défendre nos libertés et l’égalité que seules garantissent nos démocraties, seulement ce n’est plus le cas.

Christine Le Doaré

1er novembre 2023. Bilan 2005 _2023
En 2005 #Israël quitte #Gaza laissant derrière elle, équipements publics, infrastructures, hôpitaux, écoles, maisons …
Les frontières d’Israel et d’Egypte sont alors ouvertes. Il ne faut pas oublier que la bande de Gaza a deux frontières.
Gaza reçoit des billions de dollars et d’euros pour la croissance, le progrès, mais cet argent arme les terroristes du #Hamas qui construisent des tunnels, mènent des attentats quotidiens, tirent des roquettes … jusque là sanglante attaque terroriste, l’horrible déclaration de guerre du 7 octobre dernier à Israël.
Non, le Hamas n’a pas provoqué Israël ni cherché à le pousser à bout dans une riposte disproportionnée, (ça c’est l’analyse des gens qui prêtent aux autres des intentions qu’ils n’ont pas), c’est plus simple et stupide que cela, il poursuit depuis toujours son seul objectif, comptant sur le Hezbollah de l’autre côté, sur ses alliés et sur ses complices dans nos démocraties : en finir avec Israël qu’il a juré de détruire.
Il le rabâche, il ne négociera pas, rejettera tout processus de paix.
Israël n’a donc d’autre choix que de neutraliser les infrastructures et ressources du Hamas. D’autant plus maintenant que le Hamas a démontré l’ampleur de sa force de frappe.
Israël n’a pas riposté tout de suite et demandé l’évacuation des civils palestiniens avant.
La population palestinienne qui aurait dû être évacuée des zones bombardées, paye le prix lourd. Trop de victimes. Beaucoup trop.
Elle doit se libérer du Hamas pour avoir un avenir, c’est la seule issue possible à ce conflit.
Peut-on lucidement prétendre autre chose ?
Un gouvernement progressiste en Israël où l’immense majorité de la population veut la paix et une Palestine libre de ses terroristes dans la bande de Gaza et corrompus en Cisjordanie.
Il n’y a aucune autre issue. Objectivement aucune. Les gens qui prétendent le contraire, par idéologie ou affinité … ou parce qu’ils se prennent pour des experts, ne font qu’embrouiller la situation. Et pendant ce temps-là l’antisémitisme prospère en Occident.
Libérez Gaza du Hamas ! #liberezgazaduhamas
et Netanyahou dehors !

Mois des Fiertés, ségréguons fièrement !

réappropriation

Depuis la fin de mon mandat de présidente du Centre LGBT Paris en 2012, j’alerte chaque année ou presque sur les dérives du mouvement LGBT. Féministe universaliste, j’avais aisément repéré et depuis quelques années déjà, que les revendications du mouvement de libération homosexuelle donnaient lieu à récupération et instrumentalisation politiques qui le dévoyaient. Tout ceci est développé dans l’essai « Fractures ! Le féminisme et le mouvement LGBT en danger » que l’on peut commander aux éditions Double Ponctuation! Réédité, il est disponible et toutes celles et ceux qui s’intéressent à ces questions pourraient en trouver la lecture éclairante, en tous cas utile, pour éviter de toucher le fond.

Juin est le mois des Prides ou Fiertés LGBTQI+. Quand j’entends des ami.es en parler ou quand je lis sur les réseaux sociaux les réactions de nombre de lesbiennes et de gays, je sais que nous sommes nombreux à ne plus défiler.  Il faut bien lire les communiqués, slogans et scruter les affiches pour y trouver des gays et les lesbiennes, en revanche, la représentation des queers, trans, gender fluid, non-binaires, pansexuels, omnisexuels, etc. est assurée. Si en plus vous avez le bon goût d’être prostitué.e, de porter un voile et / ou d’être racisé.e, c’est l’apothéose, la consécration absolue et la tête de cortège vous est acquise. Bien sûr, si vous êtes en couple mixte il vous faudra faire des choix et gérer les engueulades en fin de journée.

Parlons franchement, ces Marches des Fiertés sont la proie d’un identitarisme ségrégationniste qui frise la pathologie,  une juxtaposition de micro-identités qui ne se parlent pas vraiment vu qu’elles ne partagent rien, mais sont réunies au nom d’une idéologie intersectionnelle aussi factice qu’inquiétante.  

Pendant ce temps-là, des agressions homophobes et lesbophobes se produisent ; les mentalités évoluent trop lentement voire régressent. Et des gens qui avaient fait le chemin de comprendre et accepter l’homosexualité nous reprochent désormais nos combats dévoyés, notamment contre la laïcité et des droits des femmes. A raison car ceux qui devraient défendre les droits et libertés des personnes homosexuelles, s’occupent d’autres luttes qui pourtant, ne sont pas sans danger pour nous. En effet, ce n’est pas dans les mouvements racialistes, anti-colonialistes, antifas, féministes islamistes (sic !) au PIR (Parti des Indigènes de la République) que l’on trouve les meilleurs défenseurs des personnes homosexuelles !

Et que dire des trans-activistes qui attaquent des féministes abolitionnistes de la prostitution et/ou opposées à la GPA et/ou qui n’acceptent pas que les théories trans qui n’ont rien de scientifique, leur imposent leurs fantasmes sur le genre féminin ?! De jeunes lesbiennes sont incitées à transitionner pour ne plus avoir à affronter le sexisme et la misogynie, par certains aspects cela ressemble fort à une forme déguisée de thérapie de conversion.

Inclusivité, diversité, ces concepts ne devraient pourtant pas être synonymes de mensonge ni de dogmatisme.

Les apparences sont trompeuses, malgré l’apparente ambiance de fête, la musique, les costumes, la jeunesse qui s’amuse, les conflits et la violence du mouvement LGBTQI sont bien perceptibles. En tous cas, les principaux intéressés ne sont pas dupes et se détournent de ces Prides. Il n’y a en réalité pas de « communauté LGBTQI+ » et l’époque des joyeuses Lesbian and Gay Prides, Marches de libération homosexuelle, revendicatives et festives, est bien finie.  Maintenant il faut marcher ségrégés et faire valoir ses multiples oppressions dans une terrifiante surenchère victimaire ou rester chez soi.

Comment en-est-on arrivés là ? Lisez « Fractures !, le féminisme et le mouvement LGBT en danger » et on en parle. La photo en illustration du texte est parlante, des LGB s’organisent pour reformer un mouvement sur la question de l’orientation sexuelle et se libérer des outrances et dévoiements des dernières décennies. Espérons qu’elles et ils soient féministes, universalistes et finissent par convaincre parce que sinon, nous fonçons droit dans un mur d’hostilité.

Christine Le Doaré

Parution Essai Fractures !

Marche des FIERTES

Mois des Fiertés LGBTQI Pas de quoi être fiers !

Marches des Fiertés, Marches de la ségrégation

TRANS

Traité féministe sur la question trans

Bien poser le débat sur la question trans

Aucune féministe n’est transphobe, le lobby trans-activiste est misogyne

LESBOPHOBIE

A Rennes #NousToutes chourave La Part des Anges

Transphobie ?! Le Centre LGBT Paris vire le seul groupe lesbien restant

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A Rennes #NousToutes chourave la PART DES ANGES

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Le Bar féministe et lesbien La part des Anges rue Saint-Melaine à Rennes était peut-être mieux connu sous l’acronyme bar LGBT ? Il est vrai qu’il est préférable de nos jours de s’afficher LGBTQI+, lesbien et féministe c’est plus risqué. Toujours est-il que ce bar lesbien et féministe n’ouvre plus qu’épisodiquement. Orane Guéneau sa propriétaire craint pour sa sécurité et celle de ses salariés qu’elle a licencié pour raisons économiques. Après avoir porté plainte pour diffamation, insultes publiques, harcèlement, dommages moraux et matériels, elle envisage désormais de vendre l’établissement. « J’ai été harcelée pendant cinq ans, j’ai laissé filer jusqu’à ce que mon bar soit tagué ». (1)

Inutile de compter sur la « communauté LGBTQI+ » pour la défendre. Ce bar était l’un des derniers bars lesbiens en France. Combien en reste-t-il ? Trois, quatre peut-être ? En revanche des bars LGBTQI+ à dominance gay et trans ce n’est pas ce qui manque.

Que s’est-il passé ? Alors que le bar était plein, il a été violemment attaqué pendant une manifestation contre la réforme des retraites – convergence des luttes camarades ! -, carreau cassé et vitrine taguée. Pourquoi ? Que lui reproche-t-on exactement ? Cela pourrait être risible si ce n’était pas si grave, il lui est reproché de mal utiliser les pronoms, de ne pas utiliser ces fameux iel, non-binaire, gender-fluid … Comme si cela était une évidence pour tout le monde, et surtout, comme si cela était offensant au point de justifier menaces et agressions ! Les droits des trans ne sont pas en cause, personne ne songerait à les remettre en question, les trans en revanche exercent une violence intellectuelle et parfois physique qui cache mal un mal-être identitaire qu’ils veulent imposer à tous.

Si vous êtes femmes cis-genres (conforme à votre sexe de naissance, contrairement à transgenre), féministes, lesbiennes et si vous souhaitez vous retrouver entre vous, ce n’est pas si simple, la police des mœurs veille au grain, pas celle que vous pourriez imaginer non, celle des queer woke disposés à vous annuler sans état d’âme. La Part des Anges a été frappé de l’infamie suprême et le mot a été lâché, tagué sur sa vitrine : TERF ! (acronyme de Trans-exclusionary radical feminist). Le plus souvent c’est « A mort TERF ! ». De nos jours, des femmes lesbiennes n’ont plus le droit de se retrouver entre elles dans des espaces sans être accusées de transphobie.

Le pire c’est que si la censure émane souvent de trans activistes, des groupes dits féministes ne sont pas en reste, ici c’est #NousToutes qui est à la manœuvre, prenant la défense des agresseurs et appelant au boycott de La Part des Anges. (2)

#NousToutes ce mouvement sensé défendre les droits des femmes mais noyauté par des activistes intersectionnels qui pratiquent un féminisme à géométrie variable, relativisme culturel oblige. Défendre le port du voile pourtant symbole du patriarcat religieux s’il en est ou l’ouverture des compétitions sportives et prisons aux trans M to F les préoccupent bien plus que les droits des femmes ou des lesbiennes.

Nous en sommes donc là. Convergence des luttes oblige, peu à peu les luttes de libération homosexuelle sont devenues LGBT puis LGBTQI+, et la Marche de libération homosexuelle, Gay Pride puis LGBT Pride puis Marche des Fiertés, et peu à peu les lesbiennes ont quasiment disparu du paysage. Il n’y a plus une seule lesbienne féministe dans les mouvements LGBTQI+. Pour résumer, toujours plus d’inclusivité a fini par exclure et invisibiliser les lesbiennes qui sont même désormais attaquées dans les manifestations quand elles essayent d’exister et de défendre leurs droits. L’orientation sexuelle et l’identité de genre sont deux sujets différents, les gays et les lesbiennes ont fondé un mouvement pour revendiquer leur liberté d’orientation sexuelle, exiger des droits et la fin de toute discrimination à leur encontre. Avec le mouvement queer, les questions d’identité de genre ont fini par prendre de plus en plus de place et les trans activistes comme l’ensemble du mouvement LGBTQI, avec une misogynie décomplexée, menacent dans détour aujourd’hui les féministes et les lesbiennes.  

Dans le livre témoignage « Fractures !  Féminisme et Mouvement LGBT en danger « aux Éditions Double Ponctuation (3), j’explique pourquoi et comment nous en sommes arrivés là.  Le dernier chapitre est consacré à ouvrir des pistes pour retrouver un dialogue et tenter de régler les problèmes. Qui s’en soucie vraiment dans le mouvement LGBTQI+ toujours plus sectaire et violent à l’encontre des féministes et des lesbiennes ? Est-il encore seulement possible d’avoir un débat ? A la sortie du livre fin 2021, un seul débat a été organisé lors du salon du livre LGBT de Metz, les organisateurs avaient garanti ma sécurité et assuré que le débat pourrait avoir lieu. Il y avait peu de monde et ce n’est pas un débat mais des centaines qu’il aurait fallu organiser avant qu’il ne soit définitivement trop tard et que ne s’enferment dans une impasse les deux grands mouvements du 20ème siècle que furent les mouvements féministe et LGBT et que se retourne contre nous tout ce que nous avons arraché de haute lutte. Le fossé se creuse entre relativistes et universalistes, mouvement LGBTQI+ et féministes, lesbiennes féministes ; la guerre de tranchées qui sévit dans les pays anglo-saxons s’exporte à grande vitesse.

Les milieux intellectuels et politiques sont complices de cette situation, taisant ou minimisant les violences misogynes d’une minorité d’activistes qui de manière arbitraire et violente assènent des contre-vérités, prétendent effacer les réalités scientifiques au bénéfice du ressenti, sans trouver face à eux beaucoup de résistance. J’ai présenté un essai intitulé « Traité féministe sur la question trans ; comment sortir des violentes polémiques sur la question trans », on ne peut pas dire que les éditeurs fassent preuve de courage, ils ne se bousculent pas pour l’éditer. Et pourtant … (4)

Mais il ne faut pas penser que nous baisserons les bras, sur cette terre, les femmes sont habituées depuis toujours à défendre leur existence et continueront de le faire. Nous reconnaissons l’existence et les droits de toutes et tous, mais jamais à notre détriment. Non, nous ne sommes pas des TERFS, nous sommes des femmes et surtout, nous sommes féministes.

Christine Le Doaré

Transphobie ! Le Centre LGBT Paris vire le seul groupe lesbien restant !

Le Centre LGBT Paris IDF a osé virer le seul groupe de lesbiennes qui y demeurait.

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Les Señoritas était le seul groupe lesbien qui continuait de fonctionner au CLGBT Paris, un groupe de lesbiennes féministes plus toutes jeunes ; elles ont été jugées coupables de transphobie, censurées et après un procès digne des purges staliniennes, renvoyées du Centre.

Cela fait longtemps que je le dis et l’écris, le sigle LGBTQI++ est en réalité une imposture, le L est inexistant dans ce mouvement qui n’est plus que gay et trans., et ce depuis des années. Si vous n’êtes pas convaincus, lisez l’essai que j’ai fait paraître en 2021 aux éditions Double Ponctuation : « Fractures ! Le féminisme et le mouvement LGBT en danger », un bilan de décennies de militantisme à la fois dans les mouvements de libération homosexuelle et féministes.  (Et notamment sept années de présidence de ce Centre.)

J’ai été informée par une membre des Sénoritas (voir son message ci-dessous, j’ai retiré son nom et ses coordonnées pour préserver sa vie privée).

Quelle est donc leur faute ? Une Sénorita a envoyé un e-mail au groupe, via la boîte mails interne au groupe et domiciliée au Centre. Il s’agissait d’un communiqué de l’Observatoire de la Petite Sirène transmis au groupe pour information. Un message interne et privé entre membres du groupe donc. Seulement voilà, la boîte mails est gérée par le Centre qui y a fourré son nez et décidé que l’Observatoire en question était transphobe et que cela justifiait le renvoi du groupe. En outre une référente des Señoritas, membre du Conseil d’Administration du Centre a été démise de ses fonctions. (Une autre raison avancée pour justifier cette mise à pieds : avoir inscrit au club de lecture des Sénioritas mon livre «Fractures ! Le féminisme et le mouvement LGBT en danger ». Incroyable ingratitude quand on sait que le Centre de la rue Beaubourg n’existerait pas si je ne l’avais pas remis à flot et déménagé après la faillite de la rue Keller). Depuis la boîte mails des Sénioritas est sous surveillance et leur activité suspendue. Ceci a entraîné d’autres démissions en chaîne au Centre.

Qui est donc l’Observatoire de la Petite Sirène ?

C’est un collectif pluridisciplinaire de professionnels praticiens et chercheurs, universalistes, défendant les droits humains et la protection de l’enfant, indépendant de toute orientation politique et qui réfute toute accusation de transphobie. Le Collectif a observé, comme tout le monde d’ailleurs, l’augmentation des diagnostiques de « dysphorie de genre » et de transidentité chez les mineurs et s’inquiète des conséquences graves et irréversibles de traitements médicaux lourds les concernant. Il questionne la notion de consentement éclairé d’un enfant. Quand on connait les phénomènes d’entrainement et d’identification des adolescents vulnérables sur les réseaux sociaux, on peut en effet légitimement s’inquiéter.

L’Observatoire de la Petite Sirène n’est pas constitué de monstres transphobes mais de professionnels inquiets qui s’interrogent, doutent et alertent. Il n’y a rien de répréhensible à cela, c’est même plutôt intelligent de questionner les vérités idéologiques du mouvement trans., assenées sans aucune controverse par des activistes prompts à manier l’accusation de transphobie. Dans ces temps troublés où la cancel culture frappe sans discernement, l’accusation de transphobie fait peur.

L’Observatoire demande que soit conduite une enquête sur la prise en charge médicale des adolescents, où est le problème ? Le service pédiatrique de réassignation de genre de la clinique Tavislock à Londres a fermé pour diagnostiques abusifs et surmédicalisation des enfants dont plusieurs autistes. Des jeunes souhaitant dé-transitionner ont mené une action en justice contre la clinique pour les avoir mal diagnostiqué et incité à prendre des bloqueurs de puberté ayant des effets toxiques sur leur santé. Un millier de familles pourrait se joindre à cette action.  

Il faut le savoir, les trans-activistes sont forts pour discréditer, diffamer, harceler, attaquer ceux qui leur déplaisent. Les amalgames, mensonges ne leur font pas peur. Ils ont accusé l’Observatoire de la Petite Sirène, sans aucune preuve tangible, de militer pour les thérapies de conversion. Les milieux journalistiques et universitaires woke se sont jetés sans aucune analyse critique ni réserve sur leurs diatribes.

Quels sont les arguments du CLGBT Paris ?

Le Centre a accusé les Sénioritas de relayer « la propagande transphobe » de l’Observatoire. Il est donc désormais strictement interdit dans un Centre LGBT, de communiquer sur le travail de professionnels qui réfléchissent à la question des mineurs et de la transidentité, impossible de débattre. Il faut savoir que des débats ont actuellement lieu dans nombre de pays qui ont pourtant adopté des législations favorables aux revendications trans. comme en Suède, Angleterre, Finlande …

Le Centre a accusé l’Observatoire de faire la promotion des thérapies de conversion, ce qui à ma connaissance est absolument faux. J’ai lu l’argument d’une association LGBT là-dessus, il s’agit d’une extrapolation tirée par les cheveux. Victimisation et manipulation rhétorique à un niveau rarement atteint.

Le Centre a accusé l’Observatoire et les Sénoritas de contrevenir à la loi et de propager la haine, comme si l’on pouvait mettre sur un même plan de justes préoccupations concernant les mineurs et des discriminations effectives, en effet punies par la loi,  contre des personnes trans. Mauvaise foi caractérisée.

Le Centre affirme que les luttes pour les droits des femmes sont à l’origine des droits des trans., quand on pense aux attaques des trans activistes contre les féministes, on comprend à quel point leur rhétorique est manipulatrice. Des trans. activistes n’ont de cesse d’effacer les femmes, leurs droits et agendas pour substituer les leurs, en essayant de leur imposer leur vision de ce qu’est une femme (caricaturale et sexiste d’ailleurs).

Le Centre affirme qu’un homme trans est un homme, et une femme trans est une femme ; en réalité non, une femme trans est une femme trans et un homme trans est un homme trans. Il n’y a aucun problème à cela et de la place pour tout le monde, le problème est de vouloir nier les réalités par pure idéologie et imposer un logiciel inventé de toute pièce, quitte s’il le faut à nier les réalités biologiques propres aux deux sexes en prétendant autoritairement que l’on sait mieux que tout le monde de quoi l’on parle. Comme si le ressenti pouvait comme par magie et sans conséquences néfastes, effacer les évidences biologiques.

Les adultes ne s’en prendront qu’à eux-mêmes s’ils décident de dé-transitionner plus tard, les enfants eux doivent être protégés, pour cela comme pour tout le reste.

Le Centre LGBT se demande t’il pourquoi ce sont majoritairement des filles qui sont concernées par la transidentité ? A quoi veulent-elles échapper ? Au sexisme, aux rôles impartis aux femmes et aux hommes, à la domination masculine, aux violences sexuelles ? Pourquoi cette contagion soudaine, ne serait-ce pas la conséquence d’un phénomène de mode amplifié par les réseaux sociaux ? Il faut protéger les enfants qui ont le droit de vouloir jouer avec des poupées ou des voitures de pompier, porter les couleurs de leur choix, se rêver princesse ou aventurier sans pour autant être qualifié de trans., et encore moins définitivement sommé d’opérer une transition de genre. En réalité, ceci est terriblement conformiste, c’est une caricature des rôles sociaux de genre. Plus conservateurs en définitive, est-ce possible ?

Protéger les enfants est un devoir, leur éviter de subir l’idéologie d’influenceurs identitaires, et de prendre des risques avec des bloqueurs de puberté et autres traitements hormonaux lourds et à vie, sans même parler des mutilations, alors qu’ils ne sont pas en capacité de faire des choix en toute maturité et conscience, devrait être la seule préoccupation de tout parent, adulte et professionnel.

En conclusion

Cela fait longtemps maintenant que le mouvement LGBT est critiqué pour ses orientations politiques, clairement en opposition avec celles des féministes, soutien du système prostitueur, pro-GPA, refuge de trans-activistes misogynes et violents, etc., il s’enfonce de plus en plus dans le sectarisme et la violence.

Le Centre LGBT est issu d’un mouvement d’émancipation auquel il ne fait plus honneur ; il est subventionné par des financements publics, alors il n’a pas le droit de se comporter en censeur ni d’interdire des débats.

La ville de Paris en particulier qui subventionne le loyer du Centre, est-elle prête à cautionner un tel comportement ?

Christine Le Doaré

Témoignage de C. C. des Senioritas

« J’ai lu bcp de vos écrits et je partage vos idées. Je voulais vous informer de ce qui se passe au Centre LGBTQ++ de Paris IDF. Nous sommes un groupe de lesbiennes âgées qui nous réunissons au Centre 2 fois par mois et nous avons également des activités en dehors du Centre (expo, restaurant ……) nous sommes reliées entre nous par une boîte mail gérée par le Centre. L’une de nous a fait circuler un communiqué de l’observatoire de la petite Sirène et a été radiée de la liste de diffusion. Motif propos transphobe ……… plusieurs d’entre nous avons rédigé un mail de protestation demandant sa réintégration et le Centre a suspendu la boîte mail et nos activités. Et voilà ce que nous avons reçu en retour. Qu’en pensez-vous ? Ce sont des méthodes brutales et infantilisantes. Peut-être parce que nous sommes de « vieilles lesbiennes féministes « 

Merci d’avance pour votre avis

Bien sincèrement C.C.

Voilà les dernières évolutions : 1)Lors d’une convocation par le Bureau, nos référentes auprès du Centre, dont l’une est membre du CA, ont été déchargées de leurs fonctions. Raison invoquée , « perte de confiance en leur capacité à lutter efficacement contre la transphobie ». Nos activités au Centre sont suspendues et la boite mail toujours sous surveillance et donc impossible pour nous de communiquer entre nous. 2) La salariée historique du Centre, Irène a démissionné en dénonçant une ambiance délétère et un espionnage de sa boîte mail professionnelle …… 3) La présidente du Centre vient également de démissionner ce matin suite, semble-t-il à la réunion d’hier du Bureau. Voilà donc où nous en sommes, nous avons décidé de quitter le Centre et jeudi nous nous réunissons à une dizaine pour discuter de l’avenir. En parallèle nous avons pris contact avec la Maison des Femmes dans le 12ème, pour voir s’il était possible de se réunir chez elles. On attend leur réponse. Nous allons également rédiger un texte pour dénoncer l’attitude du Centre et nous souhaiterions que vous nous aidiez à le diffuser. D’avance merci C. «

Le courrier du CLGBT au Sénioritas

« Centre LGBT Suspension temporaire de la liste de diffusion et des activités au Centre Bonjour à toutes, Vous avez reçu mercredi un message qui relayait la propagande transphobe de l’observatoire de la Petite Sirène. Ce type de message n’est pas acceptable dans un centre LGBTQI+, comme tout message de haine ne peut être toléré. Ce groupe n’est pas une groupe de “scientifiques” mais bien d’idéologues qui s’opposent à la reconnaissance de l’identité de genre chez les mineur·es. Elles déversent leur haine des transidentités très largement dans les médias. Leur messages font la promotion des thérapies de conversion, interdites par la loi. La DILCRAH a d’ailleurs porté plainte contre cette organisation. Vous pouvez trouver toutes les informations sur ce groupe sur le site petitesirene.org. Pour beaucoup, nous avons eu à subir, dans notre enfance, le rejet de notre orientation sexuelle. On nous disait alors “ce n’est qu’un passage”, “as-tu essayé d’être hétéro ?” ou encore “force toi !”. Ce sont exactement les mêmes termes que véhiculent les groupuscules qui s’opposent à la reconnaissance des transidentités chez les ados. Il nous semble nécessaire donc de rappeler certains points : * L’identité de genre n’est pas un sujet de débat. Elle est protégée par la loi, entre autres par l’article 225-1 du code pénal qui interdit toute discrimination contre une personne en raison de son identité de genre. C’est le même article qui protège l’orientation sexuelle. * Le genre ne sort pas de nulle part. Il est le fruit des luttes féministes depuis plus de 50 ans qui ont participé, et participent encore, à faire avancer les droits des femmes. Opposer les luttes féministes et les luttes trans est un piège dans lequel les tenants du patriarcat veulent nous précipiter. * Un homme trans est un homme, une femme trans est une femme. Le nier est clairement transphobe. * Ne pas reconnaître l’identité de genre d’une personne, quelque soit son âge, est transphobe, de la même façon que ne pas reconnaitre d’orientation sexuelle d’une personne est homophobe. * Les propos transphobes n’ont pas leur place dans notre centre (ni ailleurs), de même que les propos sexistes, racistes, âgistes, homophobes… ou relayant toutes les haines. Nous avons demandé aux responsables en charge des Senioritas de mettre en place un plan d’actions contre la transphobie pour que les activités du groupe puissent continuer à se dérouler au centre dans un climat serein. Il nous semble bien entendu important que les activités puissent se tenir, mais il est essentiel qu’elles ne soient plus un lieu de diffusion de tels messages. Aussi, tant que ce plan d’action n’est pas mis en œuvre, nous sommes dans l’obligation de suspendre cette liste de diffusion et les prochaines activités à l’intérieur du Centre. Cette décision est la conséquence directe des messages de haine qui nous sont parvenus. Les seules personnes responsables de cette situation déplorable sont les autrices de ces messages.  Nous avons confiance pour que, très rapidement, des solutions soient mises en œuvre afin que votre groupe redevienne un lieu de convivialité et de bienveillance. Le Bureau du Centre LGBTQI+ Paris-Île de France » — Thibault DERBRÉMembre du bureauGestion & Relations pôles coordination@centrelgbtparis.org   Centre LGBTQI+ Paris Île-de-France 63 rue Beaubourg 75003 Paris – France http ://www.centrelgbtparis.org

Pour aller plus loin

Aucune féministe n’est transphobe, le lobby trans activiste est misogyne

Aucune féministe n’est transphobe, le lobby trans activiste est misogyne

Parution Essai FRACTURES ! Fractures ! Le féminisme et le mouvement LGBT en danger Christine Le Doaré Aux éditions Double Ponctuation 

Parution Essai FRACTURES ! 

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La manif #NousToutes est passée loin d’elles, les iraniennes

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#25novembre2022 Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes : trois observations et convictions fortes.

  • La Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes n’est pas superflue.  
  • Le mouvement #NousToutes a tort de rassembler des luttes antagonistes et de rejeter l’universalisme au profit du relativisme culturel.
  • Le 25 novembre 2022 aurait dû, avant tout, être un immense plaidoyer en faveur des iraniennes qui se dévoilent au péril de leur vie pour se libérer du joug politico-religieux des mollahs, et des Afghanes livrées à leur terrible sort sous régime taliban.

La Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes n’est pas superflue.  

Cette année, la manifestation #NousToutes parisienne (et ses répliques en région) a eu lieu le samedi 19 novembre. A Paris, elle aurait rassemblé environ 18 500 personnes, un chiffre équivalent à celui de l’année précédente (+ 500/2021). Je ne cite pas le chiffre mis en avant par les organisatrices, dans chaque manifestation, les organisateurs ne savent pas évaluer correctement la participation. La manifestation #NousToutes était centrée sur les dysfonctionnements de la justice et de la police et les organisatrices réclamaient une loi-cadre contre l’impunité des agresseurs et des violeurs avec notamment « l’instauration de brigades et juridictions spécialisées ».

Il faut savoir que le gouvernement n’est pas contre, il attend les conclusions d’une mission parlementaire. Les budgets alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ne cessent d’augmenter, mais à l’évidence, il faut encore plus de moyens, ce qui d’ailleurs interroge fortement sur l’ampleur du sexisme et du machisme dans nos sociétés.

Déjà, 100 féminicides en 2022, il y en a eu 122 en 2021. Les viols rapportés à la police augmentent de manière exponentielle, certes la parole se libère mais le nombre de viols commis sidère par son importance sachant en plus, qu’une petite partie est déclarée et un infime pourcentage jugé.

Personne ne peut nier que les violences sexistes et sexuelles constituent toujours un problème de société majeur. Des femmes sont menacées, agressées, violées, dans leurs relations privées comme dans l’espace public où elles sont contraintes de limiter leurs libertés ou de prendre des risques. Il est inadmissible que la moitié de l’humanité vive toujours de la sorte.  

Le mouvement #NousToutes rassemble des luttes antagonistes et rejette l’universalisme au profit du relativisme culturel, intersectionnalité et surenchère victimaire.

Faire cohabiter dans un même cortège, des femmes en soutien aux iraniennes qui se révoltent et pour s’émanciper rejettent l’obligation du port du voile, et des femmes qui, au service d’un agenda politico religieux, tentent d’imposer en occident le port du voile dans les services et la fonction publics, est une aberration politique. Et ce n’est pas la seule.

Le slogan « Qui sème l’impunité récolte la colère » est puissant pourtant, il m’interpelle.  Il laisse sûrement de marbre les agresseurs et les violeurs qui ne sont jamais nommés ni mis en accusation, comme si les violences étaient commises par des abstractions et non des hommes bien réels. Les seuls responsables nommés sont police, justice et gouvernement. Certes, les dispositifs existants doivent être renforcés et les moyens mis en œuvre augmentés mais les premiers responsables de la situation sont bien les individus qui commettent ces violences et continueront de le faire peu importe les mesures adoptées. Pourquoi invisibiliser les coupables ? Je ne peux m’empêcher de penser à une forme d’instrumentalisation politique. D’ailleurs le texte d’appel laisse peu de doutes sur la question : « Nous manifesterons pour porter la voix … des 700 femmes assassinées sous la présidence d’Emmanuel Macron … «.

La justice est malade, elle manque de moyens dans tous les domaines, pas seulement dans celui des violences faites aux femmes,  et dans ce domaine, ont été alloués des moyens et prises des mesures ces dernières années comme jamais jusqu’alors. Tout est perfectible et l’état a bien entendu sa part de responsabilité, mais la cible première de la colère des féministes doit être avant tout les coupables des violences, il ne faudrait pas l’oublier.

Aller jusqu’à raconter que les victimes ne portent pas plainte parce qu’elles savent que cela ne les mènera nulle part est faux et irresponsable. Il faut au contraire encourager toutes les femmes à porter plainte et à aller jusqu’au bout.

Problématique aussi l’organisation d’un cortège tronçonné avec en tête un groupe exclusivement composé de militant.es racisé.es (apporter son nuancier et laisser ses amis derrière), LGBTQIA, précaires (se balader avec sa feuille d’imposition) … Encore une fois division du corps social et surenchère victimaire jusqu’à plus soif. Intersectionnalité mal digérée et absence de commun et de solidarité. Là encore il suffit de se référer au texte de l’appel qui plus que qu’aux violences patriarcales s’intéresse bien plus aux discriminations racistes, classistes, validistes, psychophobes (???), LGBTQIA+ (tant qu’on y est, mettons-y tout l’alphabet), sérophobes, grossophobes, islamophobes (ça y est le mot important est lâché) … qu’aux violences patriarcales. Il faudrait aussi mettre en avant les actes « transphobes », sachant que nombre de manifestations féministes sont attaquées par des trans-activistes misogynes, c’est assez troublant.

Quand on analyse le site et l’appel à la manifestation, on voit que rien n’est laissé au hasard, plus aucun droit à l’improvisation, à l’imagination, au pas de côté, il s’agit d’un véritable embrigadement, un peu comme dans les groupes gauchistes, zadistes et autres, tout est ultra professionnalisé, on comprend bien qui est à la manœuvre et on peine à sentir une authentique culture féministe derrière tout ça. https://www.noustoutes.org/manif2022/

Cette année, le 25 novembre aurait dû être un immense plaidoyer en faveur des iraniennes qui se dévoilent au péril de leur vie pour se libérer du joug politico-religieux des mollahs, et des Afghanes livrées à leur terrible sort sous régime taliban

Les mouvements féministes mondiaux et #NousToutes en particulier ne se sont pas mobilisés de manière significative pour soutenir le mouvement de révolte en Iran. Pourtant ce sont des femmes qui sont à l’origine de cette révolte et le mouvement a démarré après la mise à mort de Mahsa Amini. Depuis, des dizaines d’autres jeunes femmes ont été assassinées par les brigades de sécurité de la République islamique d’Iran. Depuis des années les femmes iraniennes se révoltent contre les diktats du régime islamique qui les prive de liberté. Elles ont lancé les mouvements #MyStealthyFreedom #MyCameraIsMyWeapon #FreeFromHijab #LetUsTalk et bien d’autres pour affirmer leur volonté de liberté qui passe par le rejet du hijab obligatoire, se mettant en scène cheveux au vent. Elles forcent le respect et méritent un soutien et une solidarité des femmes du monde entier. Mais non, les féministes intersectionnelles sont à la traîne, gênées aux entournures, elles qui ont fait le choix d’alliances douteuses avec des femmes soumises au patriarcat fondamentaliste islamique. Comment faire pour soutenir les iraniennes et ne pas braquer les militantes affiliées aux Frères musulmans qui se prétendent féministes ? Même Nemesis groupe d’extrême-droite peut s’infiltrer dans la manifestation et abuser de provocations avec burqas et voiles, elles savent que par peur d’être accusées d’islamphobie, #NousToutes ne les expulsera pas du cortège.

Les violences sexistes et sexuelles sont imposantes partout, mais s’il y a bien un pays et des femmes qui méritaient un mouvement féministe d’ampleur ce #25novembre, c’était bien les iraniennes. Elles peuvent toujours courir. Les Afghanes abandonnées à leur terrible sort aux mains des talibans aussi.

En conclusion, les mouvements féministes mainstream ont encore fait la preuve cette année que trahir le féminisme universaliste au profit du relativisme culturel intersectionnel ne fait que nous diviser et affaiblir. Les iraniennes comme toutes les femmes qui s’affranchissent des pires patriarcats ne peuvent pas compter sur les féministes #NousToutes


Christine Le Doaré


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