mercredi 25 mars 2026

De la fragilité d'une certaine manière de faire société

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Peggy Sastre – Alors qu'elle s'apprêtait à rédiger un ouvrage sur une tout autre thématique, la journaliste Peggy Sastre est touchée, au plus profond, par les événements du 7 octobre 2023. S'en remettre, réfléchir au ressenti subi ce jour-là et à ce qu'il a pu ébranler en elle: c'est ce que contient "Ce que je veux sauver", témoignage à la fois personnel et rigoureusement raisonné.

Soudain, en effet, tant de choses apparaissent comme moins évidentes qu'il n'y paraît pour l'autrice, héritière des Lumières et de la raison, qui a baigné dans l'universalisme à la française comme un poisson dans l'eau de son aquarium. 

Les premières pages démontrent dès lors tout ce qu'un monde en paix, où tout fonctionne, même la démocratie, peut avoir d'exceptionnel: le fonctionnement selon les rapports de force, violent, n'est jamais loin. Quant à ce qu'on appelle la civilisation dans le monde occidental, pacifiée et fondée sur une certaine ouverture, basée aussi sur la liberté maximale accordée à l'individu, elle apparaît également, et l'autrice le perçoit nettement, comme un vernis fragile relevant de l'anomalie.

Dès lors, la réflexion va porter sur quelques exemples soulignant d'une part le caractère précieux d'une société qui fonctionne sans accroc – le jour de drames aussi marquants que le 11-Septembre ou le 7-Octobre, le reste du monde continue de vivre normalement, et d'autre part la facilité avec laquelle la bête tapie en chaque humain peut jaillir et percer le vernis bien propre d'une société policée, qui peut paraître aller de soi: si cultivés et instruits qu'ils aient pu être, par exemple, les Nazis n'ont pas hésité à faire vivre, en groupe, le régime politique violent et haineux que l'on sait. Les doctorats ne vaccinent pas contre cela... L'autrice relève aussi que la meute aveugle et haineuse qui agit, le mal qui se fait, c'est toujours pour la bonne cause.

Car oui: l'autrice oppose aussi l'idéal de liberté individuelle qui domine en Occident et les logiques tribales, oppressives notamment pour les femmes, qui prévalent ailleurs et peuvent revenir à tout moment par ici aussi. Elle se pose en défenderesse des libertés des femmes (chapitre "Camille"), sans pour autant couper dans un féminisme post-MeToo que, critique, elle juge enclin à favoriser cet esprit de meute qui naît d'actions en foules. Plus largement, la liberté de penser autrement, d'offenser (on pense ici au petit livre "La liberté d'offenser" de Ruwen Ogien), voire d'exprimer sa haine, fait partie des libertés défendues par l'essayiste, qui s'oppose aux interdictions d'opinions: elle les juge propices à fabriquer des martyrs autoproclamés, et finalement contreproductives.

L'humanité est-elle condamnée à vivre selon des mœurs tribales lourdes à porter ou peut-elle s'affranchir de ce poids? La possibilité de se questionner à ce sujet, en dernier ressort, est ce que l'autrice veut sauver. Elle l'affirme au terme d'une réflexion menée à un rythme rapide, portée par une voix qui assume sa part de familiarité pour se rapprocher du lecteur et faire passer un message. Il y a donc dans "Ce que je veux sauver" de quoi lancer mille débats, sur la base d'un propos direct et franc. Et l'envie, face à l'ensauvagement du monde actuel, d'opposer une réponse nourrie de la force paisible de la raison.

Peggy Sastre, Ce que je veux sauver, Paris, Anne Carrière, 2024.

Le site des éditions Anne Carrière.

Egalement lu par Andika.

lundi 23 mars 2026

Journal d'un lien sentimental toxique

RUCHAT

Martine Ruchat – La charge contre l'homme toxique est implacable dans "Couleurs couleuvre" de Martine Ruchat. Il suffit de quelques cahiers retrouvés chez Anne par son amie pour retrouver toutes les nuances d'une relation de couple déséquilibrée, vue de manière toute personnelle par Anne, femme d'âge mûr, qui tient le journal intime de sa relation avec un vieux beau à l'ancienne, plus âgée qu'elle, qui l'enferme dans une relation dont elle n'a pas souhaité tous les paramètres. "Il faut se méfier du consentement, car consentir n'est pas vouloir", dit la romancière. Telle est la ligne de fond de ce court roman.

Tout au long de l'ouvrage, le lectorat va se demander comment Anne est tombée sous une certaine forme d'emprise malsaine, alors qu'elle se targue d'avoir un tempérament libre et qu'à soixante ans, elle ne s'est jamais laissé enfermer dans quelque affaire que ce soit, idéologique ou humaine. Il suffit d'un rien pour que tout bascule: une rencontre dans une manifestation, un homme qui débarque et envahit son territoire, et c'est parti pour un tour de danse – cette image de la danse est omniprésente dans "Couleurs couleuvre", obsédante dans son caractère dysfonctionnel. 

L'histoire est racontée par la narratrice, une amie d'Anne, ce qui permet d'avoir un peu de recul, favorable à l'expression de ressentis empreints de colère. Cela permet aussi de favoriser la fluidité de la narration qu'Anne, puis son amie, fait de son lien étouffant avec son amant, presque décrépit, rigide dans ses habitudes, et dont il faut prendre tant de soin, auquel il faut se soumettre même au lit et "faire le sexe", comme il le dit de manière fort peu romantique. Les cahiers d'Anne expriment aussi un certain déni face aux heurts de cette relation, déni qui ne manque pas de révolter la narratrice, positionnée en observatrice extérieure. Il faudra tout un livre pour qu'Anne ouvre les yeux sur le tempérament abusif de son "amant". 

En optant pour le point de vue conjugué des carnets d'Anne et du regard extérieur porté par son amie sur ceux-ci, "Couleurs couleuvre" prend le risque du manichéisme, d'autant plus que jamais le personnage masculin ne s'exprime directement dans ce roman: aucune prise ou presque n'est offerte pour l'appréhender pleinement dans son humanité, faite d'ombres mais aussi de lumières, et le lecteur va peut-être le prendre comme un simple épouvantail sans épaisseur. 

Un risque assumé? Il s'impose en tout cas dans le choix d'une narration tournant autour d'un journal intime rédigé sur des carnets qui, de plusieurs couleurs, déclinent autant d'aspects d'un lien vicié par une forme de perversion narcissique que la romancière excelle à décrire, dans une écriture dense et lente. A cela viennent s'ajouter les thèmes liés au grand âge et aux dépendances qu'il peut impliquer... jusqu'au point de rupture, brusque, inéluctable. 

Martine Ruchat, Couleurs couleuvre, Chêne-Bourg, BSN Press, 2026.

Le site des éditions BSN Press.

dimanche 22 mars 2026

Dimanche poétique 735: Christina Friedli

Le Silence

Le Silence est la plus belle des fleurs,
le parfum de la sagesse intérieure,
le doux nectar de l'imagination,
le fragile pétale de l'inspiration

Le Silence est comme un paysage sans âge,
la contrée où la méditation devient voyage,
la terre qui murmure les secrets de la vie
à ceux recherchant l'illumination de l'esprit

Le Silence peut rimer avec différence
en devenant le synonyme d'intolérance
Il peut exprimer la joie et le bonheur
ou se conjuguer avec détresse et pleurs

Le Silence est la vraie source du Savoir,
la fontaine où la Révélation on peut boire,
le Vide dans lequel entre deux respirations,
on plonge pour se fondre dans la Création

(1994, séance de méditation)

Christina Friedli (1966- ), Entre ciel et terre, Paris, Collection Saint-Germain-des-Prés, 1998.

jeudi 19 mars 2026

Quatre destins, entre mots et silences

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Delphine Bloetzer – Ils sont quatre, les personnages centraux de "Funambules du silence", premier roman de l'écrivaine et médecin suisse Delphine Bloetzer. Le destin va redessiner les relations qui existent, ou pas, entre eux, et se charger par la grâce de rencontres inattendues, les placer sur une nouvelle voie marquée par l'"espoir" – dernier mot du roman, ce qui n'est pas un hasard: même dans la force de l'âge, et même si cela paraît difficile voire impossible d'avancer, la vie peut promettre une meilleure voie à tout un chacun.

Ces quatre personnages sont des gens assez ordinaires, partageant tous une fêlure plus ou moins cachée, plus ou moins affirmée, avec laquelle il faut bien vivre. Marcus, avocat à succès, vit ainsi dans le souci constant de plaire à un père autoritaire; Claire masque sa dyslexie et ses difficultés d'apprentissage en exerçant le métier de médecin; Audrey apprend à vivre parmi les hommes malgré son autisme et Claude fait face aux craintes que suscite le diagnostic d'un cancer du cerveau. 

En posant ces personnages aussi clairement, la romancière invite tout un chacun à s'interroger sur ses propres silences, sur ses comportements. Et l'une des forces de "Funambules du silence", et non la moindre, c'est précisément de ne jamais juger. Chaque chapitre est centré sur l'un des quatre personnages; l'auteure les laisse agir selon leur tempérament, décrit de manière cohérente, et laisse simplement résonner leurs actions dans l'esprit et dans le cœur du lecteur.

Ces résonances sont encore amplifiées, et c'est un choix judicieux de la romancière, par les références constantes à la littérature d'hier et d'aujourd'hui. La littérature en général, mais aussi le rapport aux mots et la lecture en particulier, sont une constante chez chacun des personnages de "Funambules du silence". Cette constante est soulignée par de nombreuses citations d'auteur placées en exergue de chaque chapitre. Les choix relèvent tantôt des grands classiques, tantôt d'écrivains à succès d'aujourd'hui (on voit passer entre autres Claudie Gallay ou Muriel Barbery), que plus d'un lecteur du premier roman de Delphine Bloetzer aura peut-être déjà lus.

Livre des fêlures indicibles, "Funambules du silence" est un roman dense autour du langage, bien sûr, et aussi des silences qui, loin de n'être pas parlants, n'en sont que la version en creux et n'ont pas toujours la même portée, la même qualité. Au fil des pages, le lecteur s'attache aux quatre personnages mis en scène, dans leurs interactions comme dans leur caractère: leur construction est le fruit d'un travail remarquable d'approfondissement de leurs personnalités, dans toute leur épaisseur et leurs méandres, que la romancière, en psychologue pugnace, excelle à mettre au jour.

Delphine Bloetzer, Funambules du silence, Lausanne, Favre, 2026.

Le site des éditions Favre.

lundi 16 mars 2026

Portrait de maire de Paris en tant que cible

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Philippe Colin-Olivier – Tout le monde déteste le maire de Paris. C'est du moins ce qui apparaît dès les premières lignes du roman "Qui a tué le maire de Paris?" de Philippe Colin-Olivier. Et force est de relever que J.-J. Navalo, maire en titre, fait l'objet de pas mal de récriminations lourdes d'envies de meurtre. Mais qui va lui planter le coup fatal?

Si J.-J. Navalo n'a pas grand-chose à voir avec Anne Hidalgo, maire de Paris en titre pour encore quelques jours, il cristallise autour de lui les reproche qu'on a pu faire un jour ou l'autre à celle-ci, de façon plus ou moins fondée: chantiers partout, chasse aux automobilistes en centre-ville, embouteillages, choix esthétiques discutables. Cela dit, il y a une différence notable: pour être maire, J.-J. Navalo n'en est pas moins homme... à femmes. Dans un esprit gaulois, l'auteur n'hésite pas à jouer cette carte pour faire avancer son intrigue.

Ils seront donc cinq à haïr J.-J. Navalo (et les têtes de chapitre prennent du coup l'allure d'aphérèses), mais ce sera un sixième personnage qui aura sa peau. Lequel? La police patauge, et cela permet à l'auteur d'offrir à son lectorat quelques pages moqueuses sur cette institution, dont certains personnages sont plus enclins à la drague qu'à la recherche de coupables, surtout lorsqu'on chatouille les hautes et sensibles sphères du pouvoir. Dès lors, la justice qui demeure en fin de roman ressemble davantage à la "Drôle de justice" en mode Jean-Marie Rouart, soucieuse, dès que ça se complique, de préserver l'ordre public bourgeois, plutôt que de rechercher sérieusement puis de sanctionner celui qui le mérite.

L'auteur a le chic pour mettre en scène des personnages originaux, tous un peu bracaillons dans leur genre: un marchand de robinets aux abois parce qu'on ne peut plus se garer devant chez lui, un écrivain fantôme grugé, un entrepreneur qui a perdu un gros contrat à la suite d'embouteillages; il y a aussi quelques femmes dans l'histoire, amantes des uns et des autres, parfois militantes plus ou moins intéressées. Paris enfin a quelque chose d'un personnage dans ce roman qui ne manque pas de citer rues et autres lieux où se tient l'intrigue. Ainsi, le 43 de la rue de Trévise existe bel et bien – et c'est là que J.-J. Navalo a sa garçonnière. Quand on voit le bâtiment sur Google Maps, à la fois ancien et sans signe particulier, on se dit que c'est crédible.

Un tel univers romanesque a tout pour prêter à sourire, et force est de constater que l'auteur sait y faire: les dialogues sont rapides et efficaces, les situations bien croquées, les personnages risibles à souhait. Quant à l'humour de "Qui a tué le maire de Paris?", marqué par des allusions à l'actualité, il se distingue en particulier dans le registre du sarcasme et du grinçant, sans épargner personne. C'est rapide, rosse et divertissant: voilà donc bien sans doute un roman à lire pour rire de ses propres rognes face aux édiles de tout poil. En période électorale, voilà qui peut s'avérer salutaire.

Philippe Colin-Olivier, Qui a tué le maire de Paris?, Paris, Pierre Guillaume de Roux, 2020.

Lu pour le défi Un hiver polar.

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dimanche 15 mars 2026

Dimanche poétique 734: Max Elskamp

Et tout au fond du domaine loin

Et tout au fond du domaine loin, 
Où sont celles que l'on aime bien, 
La plus aimée me pleure, perdue 
De ma mort aux semaines venue ;
La plus aimée de mon coeur s'attriste 
Et plonge ainsi que des fleurs ses mains
Aux sources de ses yeux de chagrin, 
La bien-aimée de mon coeur s'attriste.

Et tout au fond du domaine loin, 
La bien-aimée a mis ses patins, 
Se sentant dans le coeur de la glace, 
Et loin vers moi s'efforce et se lasse ; 
La bien-aimée accroche aux vitraux 
De la chapelle d'où l'on voit loin, 
Avec le pain, le sel et les anneaux, 
Ma pauvre âme, elle, qui ne meurt point.

Et tout au fond du domaine loin, 
La bien-aimée ne pleurera plus 
Les beaux jours de fêtes révolus, 
Aux bagues de famille à ses mains ; 
La bien-aimée m'a vu comme un saint 
Promettant un éternel dimanche 
Aux âmes enfantines et blanches, 
Et tout au fond d'un domaine loin.

Max Elskamp (1862-1931). Source: Bonjour Poésie.

samedi 14 mars 2026

Élodie Perrelet, rire pour ne pas sombrer

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Élodie Perrelet – On devine que la collection "Verum factum" des éditions BSN Press s'engage dans la publication de récits de vie véridiques. C'est dans cet esprit que je me suis plongé dans la lecture de "Rire ou sombrer" d'Elodie Perrelet. L'idée? Une vie qui trébuche, une addiction qui gêne, et voilà que s'ouvre le cortège des centres de soins, suivi de tentatives de réinsertion, jamais gagnées. 

Cette vie, on le comprend et les pages de "Rire ou sombrer" le confirment un peu plus qu'à demi-mot, c'est celle de l'auteure, nommée par son prénom, par une civilité ou même par des initiales sur un peignoir. Autant de manières de se désigner ou d'être désignée, en fonction d'un contexte lui-même varié; force est de relever, cela dit, que jamais on le nom d'"Élodie Perrelet" ne sera énoncé tel quel dans le texte. Ce qui souligne ce qu'un tel récit peut avoir d'insaisissable, tant pour celle qui le raconte que pour ceux qui y prennent part.

Enseignante et chroniqueuse, l'auteure ouvre dans ce premier livre écrit de sa main une fenêtre sur sa vie intime, et fait le choix de donner à voir ce que d'autres, à sa place, auraient peut-être préféré celer. Elle le fait sans tricher, sans occulter quoi que ce soit. Au contraire: si court et synthétique qu'il soit, le livre "Rire ou sombrer" se révèle dense et n'omet aucun détail. 

Trois centres de soins? Pour être passée par là, l'auteure en relate ce qu'elle a pu en tirer pour sa propre vie, mais aussi les limites de chacun de ses établissements – consciente qu'il s'agit d'une résonance personnelle. Lui faut-il un centre ordinaire ou sera-t-il trop commun? Ou un établissement de luxe, financé par Maman, lui conviendra-t-il mieux parce que c'est plus cher? Et si l'idéal se trouvait, comme souvent dans cette Suisse que l'autrice observe, distante et amusée, dans le juste milieu?

C'est qu'il y a de quoi prendre soin, il faut le dire: l'auteure évoque dans "Rire ou sombrer" la dépression nerveuse et la dépendance à l'alcool, dont elle est la proie. C'est quelque chose qu'il faut comprendre, verbaliser pour reprendre pied – le lecteur le voit dès les premières pages, où l'auteure se met en scène dans un contexte qu'elle-même ne comprend pas, celui des hôpitaux psychiatriques, et où, surtout, elle réclame sa mère. 

Le parcours de soins de la narratrice est aussi tissé de rencontres, pour le meilleur, pour le pire et pour le plus bizarre aussi. "Rire ou sombrer" est ainsi traversé entre autres par une féministe méprisante, par un patient mignon qui se prend pour Mahomet, par une intervenante en soins intransigeante, par un pianiste de jazz flamboyant. Cela, jusqu'à l'ultime main tendue, précieuse, celle de Damien, lien privilégié.

Et pour tenir, alors? Un titre comme "Rire ou sombrer" indique que l'humour sera l'un des véhicules de ce voyage que se propose de faire un être humain désireux de se reconstruire. Il convient de relever, et c'est l'une des forces de ce livre, que chaque éclat de rire est décrit par la romancière. Bien ou mal venu, de telle ou telle tonalité, peu importe: il exprime la vie. Rire, c'est se détendre dans une situation pénible; c'est aussi se réjouir, comme des enfants, d'avoir transgressé une règle et de s'en trouver bien – aller se baigner au lac avec Damien, en l'espèce, avec un pique-nique où l'eau pétillante fait office de champagne. Ce rire, le lecteur y est invité aussi: l'écriture de "Rire ou sombrer", habilement imagée, est imprégnée d'un humour à froid prompt à faire naître plus d'un sourire. Car justement: l'alternative au rire, salutaire, libérateur de façon momentanée ou plus longue, plus ou moins gentiment transgressif même, c'est précisément sombrer... définitivement.

Élodie Perrelet, Rire ou sombrer, Chêne-Bourg, BSN Press, 2026.

Le site des éditions BSN Press.

Egalement lu par Stéphane Riand.