autour de soi l’aube
les branches des arbres nusouvrent la couleur ouverte
verte des printemps — les ciels
hauts quittent la main du temps
autour de soi l’aube
les branches des arbres nusouvrent la couleur ouverte
verte des printemps — les ciels
hauts quittent la main du temps
un sable de ciel
delà quoi le jour reflue
vers la nuit qui est
sans partage ni rivage
— il demeure de l’Ouvert
çà et là une erre
la lumière troue les ciels
d’hiver et de pluie
quoi reste des jours — ce peu
que de la poussière repose
une l’aube haute passe
autre — un parfum de rosée
renouvelle un monde
et son enfance perdue
avant la lame du jour
du monde dehors
le bruit insensé que fait
la somme des riens
les ciels de pluie ne nient pas
la goutte d’eau sur la branche
des ciels de la ville
nue et vide de bitume
le vent s’est levé
dans le soir des branches bougent
absurdes parmi ce rien
le temps a repris
son cours — sa béance d’ombre
opaque atroce demeure
inverse et nue dans le jour
— ici disparait entier
quoi respire encore
outre la couleur des ciels
à jamais plus haute
d’être de toujours un souffle
et puis tout soudain sa nuit
l’aube en ciels blancs vagues
la lumière plate dure
délite les formes
les lignes de bétons bruts
se noient sous leur propre poids
un pavé de temps
brûle et demeure mémoirede un souffle s d _ ce pas
ça et là un grain de sable
brille et roule sous le vent