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crnt149

autour de soi l’aube
les branches des arbres nus
ouvrent la couleur ouverte

verte des printemps — les ciels
hauts quittent la main du temps


crnt148

un sable de ciel
delà quoi le jour reflue
vers la nuit qui est

sans partage ni rivage
— il demeure de l’Ouvert


crnt147

çà et là une erre
la lumière troue les ciels
d’hiver et de pluie

quoi reste des jours — ce peu
que de la poussière repose


crnt146

une l’aube haute passe
autre — un parfum de rosée
renouvelle un monde

et son enfance perdue
avant la lame du jour


crnt145

du monde dehors
le bruit insensé que fait
la somme des riens

les ciels de pluie ne nient pas
la goutte d’eau sur la branche


crnt144

des ciels de la ville
nue et vide de bitume
le vent s’est levé

dans le soir des branches bougent
absurdes parmi ce rien


crnt143

le temps a repris
son cours — sa béance d’ombre
opaque atroce demeure

inverse et nue dans le jour
— ici disparait entier


crnt142

quoi respire encore
outre la couleur des ciels
à jamais plus haute

d’être de toujours un souffle
et puis tout soudain sa nuit


crnt141

l’aube en ciels blancs vagues
la lumière plate dure
délite les formes

les lignes de bétons bruts
se noient sous leur propre poids


crnt140

un pavé de temps
brûle et demeure mémoire
de un souffle s d _ ce pas

ça et là un grain de sable
brille et roule sous le vent