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Une lettre en trop

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– Je me demande si je n’ai pas une lettre en trop.

L’entonnoir dans la cuisine soulève une paupière ensommeillée.

– Qui a une lettre en trop ?

N’ayant pas obtenu de réponse et ne voyant rien bouger dans la cuisine, Toto l’entonnoir se hisse du haut de son cône pour aller voir par son tube si l’image élargie lui donne une réponse.
Les ustensiles dorment, pas une fourchette ne bouge. Les casseroles, suspendues à leurs crochets, ont presque pris des airs ramollis, en pleine phase de sommeil paradoxal. L’une d’entre elles remue son bec, esquissant un claquement silencieux, elle rêve.
L’entonnoir est intrigué.
Qui pourrait bien avoir eu ce genre d’interrogation ?
Serait-ce le pangolin, qui regretterait de n’être pas né sous le signe du pingouin ?
Mais ça ne colle pas.
On a beau être dyslexique, ou encore dysorthographique, un pangolin, ça reste un pangolin.
Toto regarde côté cellier.
Une pomme de terre hardie a déboulé du sac, elle gît, tous germes ébouriffés. Son tubercule tressaute à chaque ronflement.
Bah, ce n’est pas elle puisqu’elle dort.
On verra demain, se dit-il. Il fera jour. Et il referme soigneusement sa paupière encore lourde de fatigue.
Pourtant quelqu’un s’interroge.

– Je me demande si je n’ai pas une lettre en trop.

Ça recommence, se dit l’entonnoir, cette fois bien réveillé.

– Qui parle ?

A s’écarquiller le cône, il se dit que décidément, une longue-vue serait la bienvenue.
Mais comme il n’en a pas, que rien ne bouge, que le grommeleur ne déclare pas son identité, l’entonnoir Toto est bien obligé de ne pas se questionner davantage.
Dans l’espace du cône quelque chose commence à s’agiter.
Ça lui fait ça, Toto, quand il est énervé.
Alors lorsque personne ne répond quand il pose une question, ça l’énerve, Toto.
Et le vent tourne dans sa caboche d’entonnoir, et la force de l’agacement lui monte le bourrichon en cercle, et ça fait une grande tempête en cône, une belle tornade d’entonnoir, un joli cyclone couleur plastique qui finit par le faire danser sur son pied, le Toto, et il tourne, et il tourne, bien fixé sur l’axe de son tube. Ça fait un tel boucan que les ustensiles s’éveillent les uns après les autres, ça gronde, ça grogne, ça râle, et les projectiles fusent.
Tiens, une tête d’ail, ping !
Par ici le rognon de veau de demain à midi, pong !
Le pied de Toto perd l’équilibre, il glisse, vrille en toupie du côté des assiettes bien empilées. Gling gling, les assiettes sous le choc glissent les unes après les autres de l’étagère pour aller s’égayer un étage plus bas. Elles sont solides, ce n’est pas la première fois qu’elles s’envolent en catastrophe de la pile. Mais tout de même, faudrait pas trop abuser.
Les tasses inquiètes font mine de ne pas être là. Si leur porcelaine du japon venait à être secouée, qui sait si leur finesse résisterait à l’ouragan.
Un bocal de cornichons affolé se prend de hoquet.
– Hip’s ! Hip’s !
Le frigo ouvre et ferme sa porte d’un ton claquant.
La plaque chauffante à côté commence à se geler grave, elle grelotte.
– Arrête de vider ton antarctique sur mon équateur, grand benêt, qu’elle dit.
Le frigo en reste bouche bée.
– Mais quelle prétentieuse. Si on peut même plus manifester. Branche tes plaques et tais-toi, tiens !
La plaque de cuisson, rouge de colère le fusille de ses quatre yeux.
Les fusibles pètent. Un coup de surchauffe et tout s’est éteint. Le noir est complet dans la cuisine.
Un silence de fin du monde règne.

C’est là qu’une petite voix s’élève, toute petite, fluette.

– Je me demande si je n’ai pas une lettre en trop.

La cacophonie de tous les caquelons, moules à tartes, essoreuses à salade, cuillères à soupe, égouttoirs à vaisselle et tout le toutim élève son acoustique jusqu’à ne plus faire qu’une seule voix.

– La ferme !

Une petite tête se recroqueville sur elle-même.

– Sommes nous à l’ail ou à l’AI ?

La porte de la cuisine s’ouvre en grande volée.
Une grosse femme rougeaude cheveux hirsutes entre.
Elle allume la lumière.
Tout le monde fait mine de dormir.

Tout le monde sauf…
Une petite tête d’ail coincée entre l’entonnoir et une pile d’assiettes et qui se demande.

– Sommes nous à l’ail ou à l’AI ? Je me demande si je n’ai pas une lettre en trop.

– C’est toi qui fait tout ce boucan ? Demande la grosse femme.

Elle hausse les épaules, éteint la lumière, referme la porte de la cuisine en se disant :

– Demain, il fera jour.

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Petite scène de vie écrite pour l’AI de mars qui tient son quartier général chez Amélie Gressier tout le mois.

https://plumedanslamain.wordpress.com/2026/03/02/agenda-ironique-de-mars-designee-volontaire-pour-un-moment-de-grace-et-de-poesie-a-lail/

Pour ceux qui veulent lire les premières contributions de mars voici le lien :

https://plumedanslamain.wordpress.com/2026/03/09/agenda-ironique-de-mars-les-premieres-contributions/

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Tout comme ton cogito, le vieillissement cellulaire évolue au rythme des éclaircies érudites de l’entendement.
Nous vieillissons tous !
Mais plus ou moins vite, car que penser de cette étonnante découverte que vient de faire Léonard de Vinci, qui tendrait à prouver que les plus intelligents d’entre nous gagneraient de nombreuses années de vie à dire des choses très intelligentes, pendant que les plus ignorants d’entre nous, à proférer toutes sortes d’incongruités, perdraient ces mêmes années au prorata de celles gagnées par les plus intelligents d’entre nous.
Après avoir longuement testé la validité de cette découverte, grâce à ton discours de la méthode, le reflet de mon miroir la confirme. Vu qu’il est plus facile d’énoncer des absurdités, je te laisse deviner combien d’années j’ai pris en quelques jours.
Toute ubuesque soit-elle, la théorie de Vinci fonctionne à merveille, la science gagne un point, la croyance en perd un. Non, le temps n’est pas un processus invincible.
Cher René, tu me connais, aucune forme d’injustice ne me laissant indifférent, à la suite de cette expérience je me suis mis en quête de rétablir la juste exactitude des comptes d’années.
En perdre pour une cause aussi inconvenante signait à mes yeux un des abus les plus flagrants de l’histoire.
Raison pour laquelle, et sans nul doute par effet de révélation, une nuit et au sortir d’un rêve des plus féconds, j’ai découvert qu’à chaque fois qu’une bêtise sortait de ma bouche et que, dans l’instant qui suivait l’immédiateté de cette aberration, je faisais tourner mes bras comme s’ils étaient des ailes de moulin, je m’aperçois qu’aucune ride supplémentaire ne vient orner l’angle de mon regard par l’une de ces pattes d’oies si disgracieuses qu’elles en deviennent un outrage.
Ouf, je reprends mon souffle !
C’est donc fort de cette fabuleuse astuce de génie que j’ai pris la décision de faire suivre d’un tour de moulin à bras toutes les sortes d’âneries que mon corps formule.
Et que fort de ma découverte j’argumente la force du procédé avec la perspicacité de mes observations pour t’en fais part sans tarder. For sûre, le cogito ne prendra pas une ride !
« Foi de sceptique, foi de méthode, si je pense, c’est que je doute ! ».
Voici comment je développe ma théorie en déroulant précisément la logique de ce qui se passe à la formulation d’une idée fausse.
L’erreur dissimulée dans la phrase émet des vibrations contentieuses qui se propagent par voie rectiligne en direction du compteur gestionnaire du temps qui passe.
Si nous restons inconscients du phénomène, aucune action contraire ne vient l’enrayer.
Mais si nous sachons, nous agissons comme ceci.
A tours de bras.
Car, lorsque j’anime l’air environnant d’un tour de bras circulaire, l’aplomb vibratoire rigoureusement droit s’infléchit d’une courbe jusqu’à dispersion complète, et mon compteur ne prend alors aucune pénalité.
Aussi, très cher René, c’est fort de cette belle découverte que je décide qu’à chaque fois que ma voix émettra la moindre idiotie, j’animerai mes deux bras d’un mouvement circulaire le plus large possible, et le tour est joué.
Pendant que d’autres tourneront dix fois leur langue dans leur bouche, moi, travaillant de la coiffe des rotateurs, je développerai des épaules suffisamment larges pour amortir ma propre stupidité.

Signé Blaise Pascal
Auteur des paris stupides.
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Petit complément d’information :

René Descartes est mort à l’âge de 53 ans (1596-1650)
Léonard de Vinci est mort à l’âge de 67 ans (1452-1519)
Et Blaise Pascal est mort à l’âge de 39 ans (1623-1662)

Conclusion : Le doute est permis 🤗😉😊
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Il y a de cela quatre milliards et demi d’années notre système solaire naissait d’un vaste nuage de gaz et de poussières dû à l’explosion d’une supernova en périphérie de notre galaxie, la voie lactée.
La vie arrivera sur Terre à peine un demi-milliard d’années plus tard, et restera exclusivement aquatique durant trois milliards et demi d’années.
Puis continentale, les terres ayant émergé de l’océan primordial, les premières bestioles découvrent qu’il est possible de respirer l’atmosphère.
Et c’est pas vieux !
Enfin, ça dépend d’où on se place car le jurassique et ses premiers mammifères n’ont que deux cent millions d’années.
Nous, pauvres primates, n’arriverons que depuis soixante cinq millions d’années, à la suite des sympathiques tyrannosaures.
Qui va alors nous succéder ?
C’est bien là toute l’intrigue dans laquelle nous allons naviguer par la plus grande logique périscopique possible.
Tout commence avec cette foutue boule de feu que le dieu cosmologique créa un jour où il s’ennuyait ferme.
Le vide étalait ses aises à perte de rien depuis tant d’années sans qu’il ne se passe quoique ce soit que l’être immanent qui régnait dessus commença à devenir.
Oh, presque rien.
A peine une prémice de sensation qui aurait pu passer inaperçue si une étincelle n’en était pas née.
Presque rien et pourtant, dans cette éternelle immensité vide, le phénomène fit l’effet d’une déflagration sur notre Zébulon premier.
Et puis fit boule de neige.
Ou plutôt boule de feu, serait-il plus juste de dire.
L’avalanche consécutive déversa sa montagne d’espaces éternels afin de guider l’élévation vers le sommet de son futur univers.
Une côtelette d’azur vint à traîner de la savate, manifestant par là son désaccord le plus total. On apprendra plus tard au cours de l’enquête qu’elle fait partie du groupuscule Anti-Mont, justement à cause du risque d’avalanches.
Toujours est-il qu’elle avait une pointure d’étoile et laissait derrière elle une longue ligne d’équinoxes processionnaires.
Tout le monde le sait, traîner sa savate à cloche pointure prend beaucoup de temps, Zébulon premier put se réennuyer un peu dans un assoupissement profond comme un regard copernicien.
Or, l’effet boule de feu est un phénomène curieux. Intrigué par la pente de la côtelette, il décida d’aller explorer son système almachique.
C’est comme ça qu’il découvrit que la longue procession des équinoxes terminait sa ligne avec une sardine.
Que la sardine était un peu cathodoxe, un peu croisciente.
Et qu’elle avait la constance de la gravitation universelle.
Ce qui détermina la fixation résolue de la boule de feu au faîte de l’espace, posant là en quelque sorte la première pierre du cosmos.
Elle prit pour nom Rose des Vents.
Le premier à souffler fut le corps céleste de la révolution elliptique.
La sardine se prit d’ailleurs un coup d’air tellement froid que la ligne lui tricota direct une polaire.
100 % synthétique, l’hémisphère grand teint de la maille à partir de laquelle l’aurore boréale apparut déborda d’une activité magnétique telle que l’homogénéité du vide se troubla, laissant apparaître « l’idée du monde tel qu’il serait* ».
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Jusque là, tout le monde a suivi l’truc, c’est simple.
L’enquête procédera à un résumé succinct un peu plus loin, pas d’inquiétude à avoir si la logique échappe à toute tentative de compréhension, tout est prévu et anticipé.
Reprenons.
Vu que l’être immanent Zébulon premier du nom dormait toujours, il a bien fallu que, une fois l’idée* naquise, quelqu’un la réalise.
(*L’astérisque renvoie à la précédente.)
La logique stellaire tourna dix fois ses doigts de pied dans la semoule zodiacale.
Une première loi auto-votée par elle-même alla fixer le cadre autour de la sardine.
La sardine remonta la ligne.
Au bout, il y avait un champ électromagnétique d’une imagination gravitationnelle absconde. Comparé au champ magnétostatique homologué par la boussole, la rose des vents devenait optionnelle. Le débat était aimanté depuis le départ.
Sacré Zébulon, va !
Quand Zébulon revint à lui-même, sa stupéfaction parcourut l’espace de la création issu de la prémice.
Le vide était plein.
Il y en avait partout, tant et tant qu’une fois de retour à Zébulon, sa stupéfaction ne put résumer l’ampleur de ce qui habitait le vide.
S’il fallait rassembler le tout, un seul être immanent tout en devenir soit-il n’y suffirait pas.
Aucun retour en arrière n’était donc possible.
D’où le proverbe suivant :
« Tant tourne l’aiguille de la boussole qu’à la fin elle créé la montre. »
Et tout est comme ça, de fil en aiguille, du chas au chameau, il n’y a pas loin.
Donc, pour résumer. On a une boule de feu fixée au faîte du cosmos au bout d’une ligne de sardine qui ne se les gèle plus depuis qu’elle porte un tricot polaire 100 % boréal.
Vous suivez toujours ?
Je simplifie paske… Paske voilà !
Vu le cadran de la montre.
Vu la limite du nombre d’heures du cadran.
Vu l’espace de l’être en devenir.
Nous, représentants du cadre de la sardine fixe, décidons que douze mois feront une année, que l’année lumière aura ses mois lumière, et que mars pointe le bout d’une ligne à multiplier chez Amélie Gressier cette année.
D’où nous allons statuer que le passage de l’As à la lumière se fera en douceur.
Soit : Qui va à la Nef ne perd pas son temps.
Fin de la démonstration.

Une fois établies les bases de cette enquête hors norme, voici ma (fausse) participation :

La gousse de mars glousse, toutes ailes déployées.
Quand ses pattes de mouche vont-elles toucher le sol ?
Ayant atteint sa « marjorité », la pleine page n’ayant plus raison d’être disparut.
Si jamais la gousse n’atteignait plus le sol, pourrait-on affirmer pour autant qu’elle est en partance pour le ciel ?
Dans ce cas, il serait permis de penser qu’elle détiendrait les ailes du destin.
Auquel cas, ce ne serait plus lui, le destin, qui gouvernerait, mais bien le libre-arbitre de la volonté non-contrainte.
Spinoza dans l’éthique affirme que « l’homme est libre dans la mesure où il comprend ce qui le détermine ».
La liberté est connaissance des causes qui nous affectent.
En devenant lucides sur nos déterminismes, nous ne les annulons pas, mais nous pouvons agir avec discernement, au lieu d’agir par ignorance ou par simple réaction.
Mais d’où vient la volonté qui nous anime ?
D’où vient ce que nous voulons et qui tend à se manifester par une décision effective conforme à nos intentions, nos motivations, conforme aux buts que nous nous sommes fixés ?
Nos résolutions d’atteindre nos objectifs sont la clef de nos intentions.
Soit :
notre disposition d’âme,
notre état d’esprit,
notre orientation axiologique,
notre raison d’agir orienté par notre être.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Ast%C3%A9rix_(personnage)


Je ne saurais trop résumer ce qu’Amélie nous propose à l’agenda ironique de mars, aussi il me paraît plus judicieux de renvoyer le malicieux lecteur vers la proposition originale en suivant le lien que voici :


Mais n’interdis donc à personne de lire cette foireuse participation pangolinée de toute pièce par la tête d’ail révolutionnaire que voici :

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Le pangolin fait sa révolution

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Décimé, presque disparu, un pangolin un jour de ciel semaille se décida à monter des barricades afin de faire acte de résistance et renverser le pouvoir régnant du braconnage.

Armé de plusieurs têtes d’ail, il catapulta les gousses sur les forces du désordre assaillantes et par décret décida que les mots sont aussi des outils d’influence.
Raison pour laquelle c’est en queue d’ail, ail en tête et ail en cœur que le bataillon rangé du mois de mars de l’année lumière du pangolail résistant va œuvrer jusqu’à instauration complète d’une paix durable, respectueuse, quiète, tranquille, issue d’un travail fécond effectué par tous les insectes dépenaillés digérés dans l’estomac du géant d’écailles.

– La barbe que cet épouvantail, lança une termite plantigrade. J’ai une maille de mon chandail qui vient de se défaire.
– C’est pourtant grâce à ton poitrail détricoté que nous, fourmis des bocages bretons, allons pouvoir accéder au télétravail de la sérénité.
– Taisez-vous, petites têtes de bétail. Aidez-moi plutôt à démailler nos adversaires de leurs velléités stupides de dominants plutôt que de bailler zaux tatous zé aux corneilles de Cornouaille.
Le mois lumière de mars roumégua d’une moustache en bataille que les assaillants n’avaient qu’à faire du singulier un pluriel et la face de l’influence changerait de ton.
Ou comment faire du pangolail des pangolaulx ! Se dit alors la barricade montée à vau-l’aulx.
– Il suffirait de presque rien, peut-être d’un éventail de moins pour faire office de lendemains qui chantent. Suggéra la poudre à rouscailler.
– Créons un cercle des détails convaincus, argua du chef le premier débroussailleur d’idées neuves venu.
– Vous n’auriez pas un portail de paix en surplus ? Lui demanda alors le maillon faible. Nous avons maille à partir avec la chaînette en laine du Moyen-Atlas.
– Vraiment, quel bel exemple d’embroussailleuses vous nous offrez là ! Ouailles exemplaires sifflant ces bruits de braille sur nos gouailles, sortez de la paille à tanner les taxidermistes. Les empailleurs de pangolins sont parmi nous. Entonna l’entonnoir manquant de la collection dépareillée des caractères typographiques en bataillons bien rangés.
– Vous n’êtes pas là ! Alors taisez-vous. Vous n’avez pas la parole ! Lui rétorqua la passoire du haut de ses trous de mitraille à jus de cuisson.
– Pas mieux l’orpailleuse ! Vos entrailles n’ont jamais inventé aucun fil à couper les cocktails.
– Passons maintenant aux rondes des trouvailles fumeuses de la volaille de basse-cour. Versailles et sa galerie de reflétaille déformante n’ont qu’à bien réfléchir. Leur renvoya le miroir à tiraillements de portraits.
Une rocaille un peu aphone remmaillota ses cordes vocales devant le spectacle ahurissant de cette piaillarde armée légendaire paillarde.
Mais c’était sans compter Jean de La Fontaine aux miracles.
– Nous avons les moyens de vous faire dérailler ! Dit le renard.
– Hé bien, guoguenardisez maintenant. Lui répond le corbeau, par l’humour, alléché.
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Corvus Frugilegus

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Par l’humour alléché

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Maître renard sur un cadre perché,
Tenait en sa gueule un discours travaillé.
(Et pas une tête d’ail, non non)
Maître corbeau flânant en ces lieux très prisés,
(Pas prisés par les têtes d’ail, non non)
Par les mots du bellâtre rouquin attiré,
Prit sa place de concert au discours du rusé.
« Que vous êtes canaille, que vous êtes empenné !
Sans mentir si votre plume de jais
écrit d’une encre de Chine aussi noire que l’ébène
où siègent vos rémiges et d’où votre art surgit,
Ce n’est pas de blanche-neige que votre encre est ailée,
Mais que tailleur de mines de graphite vous êtes,
Et que sous les beaux verbes vous me fîtes au faîte,
Dépoiscailler joyeux l’attirail de la fête,
A charmer les frontières aux couteaux de nos peintres,
Pendant que d’autres émaillent les cercles blancs polaires,
Vous êtes l’une des prémices des hautes bonnes fois,
(Et non pas le phénix des hôtes de ces bois)
Qui naviguent tranquilles sur les eaux de la loi.
(Pas un biais qui affirme qu’il traverse le bois)
Rendez-nous le fennec et les sables dorés,
Les tribus sans chamaille, l’oiseau du paradis,
Et les coupes de cristal porteuses d’eau et de vie ».
A ces mots le corbeau, saisit d’inspiration divine,
Signa les accordailles.
Et les moissons du mois d’un mars tout en lumière,
Dessinèrent le vitrail à l’intérieur du cadre.

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Ainsi, aulx, eaux, aux et hauts, au et ho, sans os férir, pactisèrent sans procrastinailles, sans rouspétailles, avec pour argumentailles qu’il faisait bon vivre en paix.
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Mais…
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Il n’y a pas que l’ail qui vaille.
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Car…
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L’ours d’affaires s’affairait à produire des clones d’affaires lorsque une musaraigne d’affaires traversa son champ de vision.
– Quelles bonnes affaires vous amènent ? L’interpelle l’ours.
La musaraigne d’affaires, pressée, s’empressa de presser le pas. Ce qui fit grogner l’ours d’affaires affairé à produire des clones d’affaires.
Son grognement percuta violemment un mur d’affaires affaissé, car atteint précédemment par un son du mur volant.
La déflagration fut amortie par le lierre d’affaires vers lequel s’empressait de presser le pas la musaraigne d’affaires.
Le lierre d’affaires déroula ses branches d’affaires pour aller étouffer le grognement avec ses feuilles de lierre.
Ce qui arrêta la course effrénée de la musaraigne désemparée.
Les clones éclatèrent de rire comme des bulles de savon, bulles d’affaires, savons d’affaires et clones disparurent.
Tous rires éteints, l’ours d’affaires redevint jardinier.
Que le premier poireau venu se prononce ou se taise à jamais, s’esclaffa l’arrosoir suspendu au crochet du premier mur venu.
La musaraigne d’affaires se dit que vraiment, ce monde n’est pas très sérieux.
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Elle reprit sa course de plus belle lorsqu’une très belle musaraigne des champs étrusques l’arrêta.
– Vous êtes en état d’arrestation ! Dit l’étrusque d’un ton brusque.
Elle portait une étoile au plastron, sans doute était-elle shérif de canton. Les Candy ratons ne sont jamais loin, ils encerclent la musaraigne d’affaires.
– L’arrestation concerne votre course, vous avez le cœur qui bat à la chamade tellement fort qu’elle a assourdi tous les petits pois du jardin. Allons, lâchez votre attachée case de vide, on vous invite au restaurant.
Au menu ce midi : Riz cantonné.
– Rit quand tonnait ? S’étonna la musaraigne d’affaires ? Je n’ai pas très envie de rire lorsque j’entends l’ours tonner car quand tonne l’ours, le mur ne s’écroule pas de rire.
Le lierre d’affaires envoya une liane pour enserrer shérif et ratons.
Voici une belle brochette d’attachés vides, se dit la musaraigne d’affaires affairée à courir attachée à son attachée case de vide.
Et hop ! Encore une affaire de faite. Les petits pois du jardin de l’ours devenus sourds n’entendirent pas le jardinier gronder qu’il serait temps de passer des clones aux originaux.
– Original. Dit l’orignal.
Un transistor grésillait dans la tranchée des asperges.
– Tous aspergés, dirent les asperges.
Vraiment ce monde n’est pas sérieux.

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Une artiste méli-mélomaniaque

Le mensuel « L’analyste du nez cécité au crible de sa longue vue » présente :
Gibulaventine
Une artiste à découvrir ABSOLUMENT !
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On vous explique pourquoi.
Tout d’abord il faut noter que l’autrice est une femme qui nous offre un très bel exemple d’ironie nickelée de toute pièce en faisant une représentation de la machine temporelle à remonter les bretelles aux amoureux de la saint Valentin. Elle décrit un monde accéléré par ce fantasque présent bien ficelé que ne dénierait pas notre Proust national, car en mettant en exergue la montre contre la course, voici qu’elle prétend déraper sur la phobie du « fameux », pour ne pas le citer, le vendredi treize.
Nous devinons là toutes les angoisses existentielles d’une femme à la recherche du cinq février perdu.
L’avis Freudien allume une réverbération d’étiquetage narguée du fait que l’autrice serait atteinte d’un aigu complexe d’agenda.
Complexe doublé d’une traversée citadine du pain sur la planche de l’âme par la mobylette de Jung qui parcoure l’espace de la constellation du myosotis, histoire de décrocher une synchronicité au chocolat de la poésie, ses couloirs de l’adjectivation se confondent en reflets, éclairant l’heure de la fermeture calendaire des courants d’air.
Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu une artiste d’une telle envergure d’oiseau qui s’envole.
Car nul ne peut le nier, ni ni que ça tombe pile sur le plancher des escargots, ni ni que de chez l’auguste librairie Flammarion nous sélectionnons le plus grand nombre de mystisics avérés pour aérer nos découvertes de talents, son art est l’expression même de la littérature gustative et surfeuse sur la planche à repasser du bon mot.
Ainsi, bardée de mille bonnes idées, c’est riche de son habileté à cabrioler sur la métaforte narration que notre autrice de renom vient d’obtenir le prix du chocolat de la récréation poétique.
Courrez vite le trouver chez votre libraire le plus proche, il est signé Gibulène Onésime, dite Gibulaventine, c’est une perle de splendeur qui vous fera passer du rire, aux larmes de rire, tellement vous allez vous marrer.
Plus une hésitation, le nouveau roman de la mobylose est désormais disponible en poche chez Robertose Laffront.
Reste plus qu’à attendre qu’il décroche le Nobel de la Remontée des Bretelles du Temps. (NRBT 2026)
Merci à nos lecteurs pour votre attention la plus hilare.
Jo à lier du côté de sa mère et Yeuse du côté de son paternalisme.
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Ecrit pour l’agenda ironique de février 2026 accueilli chez carnetsparesseux, qui nous propose de créer des cabreleries saint valentiniennes, lire sa proposition d’écriture ici :

https://carnetsparesseux.wordpress.com/2026/02/01/et-ca-continue-encore-et-encore-agenda-ironique-de-fevrier/comment-page-1/#comment-31550



Un peu sous le choc des évocations tonitruantes chez l’Ornitho le mois dernier, qui terminait l’interview de Dieu avec pour chute la crosse en l’air de Jacques Prévert.


Voici :


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On arrivait tranquille au 8 février lorsque…
Quelque chose vient de tomber !
– Qu’est-ce que c’est ?
Me demande la baleine de Jacques Prévert,
Sous l’armoire allongée.
Sur les lames de mon plancher,
La baleine ouvre un évent, puis deux,
– T’as encore cassé quelque chose ! Qu’elle dit.
C’est toujours le même film qui passe,
Tous les dix ans, y a un marin
Qui jette l’ancre au café du coin
Et les sept éclats de rire de son miroir de glace
Vont encore atteindre les vitres de la librairie Flammarion.
Camille se retourne, il a entendu, c’est léger,
fin comme un bout de tissu qui se déchire.
Il sort, il neige, il fait froid, il se tait, il sait.
Puis il appelle, on sait jamais.
– Esprit, es-tu là ?
Une voiture passe,
Elle crache une particule fine.
Camille est seul dans la lumière des phares.
Du réverbère à l’étoile,
La distance est toujours la même.
Il entend la baleine se moquer.
– Toi et tes paris stupides,
– T’es dans la même nuit que la nuit d’avant,
Vingt deux fossoyeurs, un amour,
Un sculpteur qui sculpte des oiseaux qui s’envolent,
Et personne devant,
Que la baleine et ses évents,
Et l’espace, et un cerf-volant,
Et Camille, le monsieur bien mis,
Et peut-être, mais c’est pas sûr,
Le raton laveur, la lessive,
L’odeur de la famille,
Des globules de savon qui éclatent,
Et ça continue encore et encore
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J’en ai vu un qui tirait son enfant par la main.
– Viens par ici, reste pas là.
– Regarde le ciel comme il est beau,
– Regarde le jour se lever,
– Il est debout, sur ses deux jambes,
– Il fume pas du mauvais tabac,
– Viens par ici, ceux là radotent,
– Ils ont la mort au bout des dents,
– Ils sont déjà transis du bulbe !
– Tourne les ailes de ton moulin,
– Et si tu veux te cultiver,
– Lis donc Tintin, c’est bien plus sain,
– Que d’écouter les malheureux,
– Te faire croire à leurs certitudes.
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On arrivait tranquille au 8 février,
Le capitaine courageux met son couvre-chef sur son chef,
Se saisit du gouvernail,
– Ectoplasme à roulettes !
– Enfonceur de portes ouvertes !
– Espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords !
– Flibustier de carnaval !
– Grotesque polichinelle !
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Le calendrier bugue.
C’est quoi ce 13 ? Qu’il demande.
La baleine fait une moue.
Bin, c’est la veille du 14, et alors ?
Alors ? T’es vraiment qu’une grosse baleine !
Crache alors Camille,
Allongé sous l’armoire,
Dans l’obscur estomac du cétacé.
Le soleil a rendez-vous avec la lune,
Et toi, toute seule, au fond de cet espace,
Tu regardes les jours défiler,
Les jours bien droits, en rang d’honneur,
Le bataillon des jours,
L’armée des jours,
Les éperons qui claquent,
Les fleurs fanées au bout des fusils décharnés,
Les charniers du calendrier,
Le cataclysme déferlant des semaines et des mois,
Et toi, bien à l’abri,
Tu treizes, tu quatorzes, tu quinzes,
On dirait une série de Louis,
Une série de couronnes du trône,
De seaux d’aisance.
Sors des larmes de ton plafond,
Et va voir,
Va voir l’éclipse,
L’éclipse du siècle,
Le siècle du millénaire,
Le millénaire des milliardiaires !
Va au rendez-vous du soleil avec la lune.
– Camille ?
– Quoi ?
– C’est toujours le même film qui passe.
– Le même film qui passe ? On est au cinéma ?
Camille sors de l’estomac de la baleine,
Le réverbère est toujours là.
Il rentre à la librairie.
Il dit :
– Whouaw ! Je viens de faire un d’ces voyages ! Un voyage photo.
Et ses amis, éberlués, de lui répondre :
– Tu nous a envoyé une carte postale, au moins ?
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D’ousk’elles viennent les idées ?
C’est le raccommodage
Du bout d’tissu qui se déchire,
Un bout d’ci, une phrase d’là,
Une résonance une assonance
Un sot d’aisance, un ragondin,
Le plumeau de Tata Chiderme,
La vaisselle au fond de l’évier,
Un fond d’mousseux, trois cacahuètes,
Une Castafiore trois tralalas,
C’est toujours le même cinéma.
C’est d’pire en pire, foutons l’camp d’là.
Le sceau lit laisse, ça plume des plumes,
Un duvet, une couette, deux nattes et une grande tresse.
C’est l’humour qui décape, décoller les ornières,
Décoller la peinture, décoller la pulpe au fond de la fiole,
Voici l’orange de la création,
La Terre est bleue comme une orange,
Alicante,
Mon amour.



Jacques Prévert est né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine
« Jacques Prévert est très attaché à la langue. Il est un gourmet des mots qui éprouve un vrai plaisir en jouant avec eux. Et cette jouissance du verbe, il la communique à ses lecteurs. Dès que les mots jaillissent, il les attrape et s’amuse : il les associe, les oppose, les détourne, les fait sonner les uns avec les autres, joue avec leurs différents sens… Il part de mots simples, « des mots de tous les jours » comme les nomme Garance/Arletty dans Les Enfants du paradis (Marcel Carné, 1945). Et, grâce à un travail d’orfèvre, il leur donne une force et une vivacité teintées d’humour — parfois noir et féroce — qui constituent sa patte. L’humour est capital. Prévert a été élevé à la distinction de Satrape du Collège de Pataphysique en qualité de fabricant de Petits Plats dans les Grands pour la définition qu’il en avait donnée dans La Nef (01/1951) : « Depuis trop longtemps on prenait l’humour à la légère, il s’agit maintenant de le prendre à la lourde » écrit Carole Aurouet dans Jacques Prévert, Paris la belle, catalogue d’exposition.

Bousculer les automatismes se révèle en définitive vital, car à trop se contenter d’utiliser le langage tel qu’il nous est donné, avec les mêmes immuables associations, on risque de pétrifier les êtres et les choses », explique Danièle Gasiglia-Laster.

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Danièle Gasiglia-Laster
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Cher ami, pas une seule ligne n’obéit à mon stylo, pas un seul mot n’accepte de se prononcer. Je désespère, c’est évident, de réussir l’exercice.
Cyrano de Vergerac prête son nez d’ampoules à éclairage halogène sans succès escompté, l’encre ne coule pas de source divinatoire, pas moyen d’accorder crédit aux feutres couleurs de son chapeau.
C’est vrillée de bonnes intentions que ma casquette de sage-femme retourne son estomac, j’edmondise, je tarotise, je runise pour sauter de que dalles en que dalles sur l’échiquier de mes jours sans pluie. Il annonce la couleur, c’est bleu.
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En plein milieu de son zénith, l’œil jaune brûle toutes les rétines qui osent défier son regard.
Top Gun a sorti ses lunettes de soleil, la glace givre le sol américain, la flotte des mers vire au vert.
Dans le pétrin du boulanger les levures, imperturbables, lèvent la pâte et pissent sur les réverbères.
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Cher ami, je n’ai plus que silences, dans toutes les gammes, celui qui dort dîne, dit-on, la dîme du sol jusqu’à sa clé cherche encore son sel.
Les yeux sont les serrures de l’âme, j’ai tenté de les débusquer. Aucun gibier n’est sorti du bois, les apprivoisements ne sont plus à la mode.
Maintenant les chasseurs tirent en aveugles, tant et si bien qu’ils s’entre-tuent.
Les entrent-jeux de l’insuccès en restent cois.
Quant aux jeux de mots, ils n’ont plus d’encre dans les yeux.
Depuis longtemps les mouchoirs ont plié leurs longs fils blancs.
Comment exprimer différemment si ce n’est en écoutant ce qui se tait.
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Dans l’immensité bleue les flèches de feu atteignent les êtres et les choses, mettant en lumière les formes et le souffle du vent dans les feuilles des arbres.
Il ne reste plus qu’à contempler.
Et c’est beau à en pleurer.
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Bon anniversaire à l’A.I.
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Mon ironie qui sort pour l’agenda de février tenu ce mois-ci par carnetsparesseux, c’est Tissy !
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2026/02/01/et-ca-continue-encore-et-encore-agenda-ironique-de-fevrier/



Liens utiles
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La proposition d’écriture
https://jobougon.wordpress.com/2026/01/11/agenda-ironique-de-janvier-2026/

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Les participations avec les liens pour aller les lire
https://jobougon.wordpress.com/2026/01/16/les-participations-a-lagenda-ironique-de-janvier-2026/

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Les votes
https://jobougon.wordpress.com/2026/01/27/agenda-ironique-de-janvier-2026-les-votes/

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C’est avec le plus grand enthousiasme que j’ai l’honneur et la joie de dépouiller les tableaux de vote et d’éditer les résultats :

Les trois premiers consacrés au succès litté-rire sont :

– Carnetsparesseux avec 9 votes pour sa « preuve par la carotte »
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2026/01/23/la-preuve-par-la-carotte/

– Et 2 votes pour sa suite

– Amélie Gressier avec Diego et l’As arrive en seconde position avec 7 votes.
https://plumedanslamain.wordpress.com/2026/01/25/interviewer-dieu-une-tentative-desesperee-de-diego-et-las/

– La Licorne avec 5 voix pour son Enfant Créateur se qualifie sur le podium en troisième position.
https://filigrane1234.blogspot.com/2026/01/agenda-ironique-et-jeu-114-dieu-est-un.html

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Nous félicitons les trois gagnants en les applaudissant bien fort.

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Tous les autres gagnants sont consacrés au succès litté-rire de janvier et invités à la remise du prix du droit de rejouer en février.
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Épui qui prendra le relais en février ?

Stupéfaction, incroyable, carnetsparesseux avec 19 voix est l’élu à la prochaine proposition d’écriture de l’agenda !!!

Dès sa publication, je ne manquerai pas d’éditer ci-dessous le lien qui nous conduira directement à la consigne de février
, qui dis que ça continue encore et encore, et c’est très bien ainsi.
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https://carnetsparesseux.wordpress.com/2026/02/01/et-ca-continue-encore-et-encore-agenda-ironique-de-fevrier/comment-page-1/#comment-31550
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Dans l’immédiat voici le lien qui nous conduit à son blog :

https://carnetsparesseux.wordpress.com/



La maison A.I.
représentée ce mois-ci par JoBougon félicite tous les participants et les interagissants de tous horizons.


Appppppppplaudissssssssements siouplaît

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Je vous adresse tous mes remerciements, merci merci merci merci et plus encore.
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L’actualité est telle qu’elle nous donnerait presque honte de trouver encore matière à rire.
Personnellement, il me semble que faire acte de résistance, c’est aussi rester dans le vivant de la vie, résister à la puissance mortifère qui ne cesse de vouloir amoindrir notre capacité à la joie.

Alors, pour réorienter les pensées vers du vivant voici une confidence.

Plus j’avance dans le maniement du langage, plus ses subtilités me fascinent.
Utiliser les mots pour s’amuser, en faire un jeu, les agendistes excellent dans cet art, et n’échappent pas pour autant à ses écueils, le langage est un chemin pavé de joie et d’embûches.
Qu’importe.
Ce qui m’impressionne dans cette gymnastique, c’est que pour peu qu’on lui consacre un temps certain, voire même un certain temps, notre créativité se déploie, nous surprend, nous fait découvrir d’autres points de vue, comprendre certains processus de pensée, de style, d’articulation.
Le principe de l’Agenda Ironique décuple l’aventure des jeux de mots.
Lectures, relectures et commentaires nous en apprennent long sur nos impensés, et pas les moindres. Et nous nous amusons, dégustant de-ci, savourant de-là,
ces quiproquos qui nous sautent au visage comme des serpents de mots, ces formules qui nous caressent comme des boas de plumes, ces fautes d’orthographes qui nous grattent le neurone de la scolarité, ces merveilleux petits accents circonflexes qui, doublés, figurent un sourire un peu chinois, un peu bridé.
Et quand on connaît le sens du mot brider…
J’ai envie de dire, ça fait réfléchir…
Alors écrire à clavier débridé, dans une écriture folle de bonheur à galoper dans les espaces joyeux de la formulation, du planté de contexte, de la fugue folâtre loin d’un quotidien parfois sombre.
C’est pain béni !!! 😀😀😀
Bin oui, ça arrive à toulmonde d’être triste, nan ?
Donc l’escapade espiègle, c’est une aubaine, que dis-je, une manne.
Une nourriture céleste.
Bref, nous entrons dans le vif du sujet par ce biais*.
* Cette dernière formulation est à lire aussi au pied de la lettre. ^^

L’Agenda Ironique de Janvier 2026 nous proposait d’aller interviewer Dieu.

Il va s’agir maintenant d’aller lire puis de voter pour le texte que vous souhaitez voir gagner.
N’oublions pas que l’AI est un concours qui, bien que faux, détermine un gagnant qui est poil plus gagnant que les autres.
Un plus que parfait quoi !
Et comme c’est un jeu, notre plus que parfait élu se tient tout à fait dans l’absolue perfection imparfaite de notre humanité commune, laissant glisser d’un mois à l’autre ce titre qui, passant d’un auteur à un autre, rebondit d’allégresse et nous enchante.
La coupe du saint Graal suit ainsi son parcours imprévisible de blog en blog pour notre plus grande satisfaction.



Et puis, virgule flottante,


Arrive bientôt février, l’AI va fêter ses 11 ans le 8, très exactement.
C’est un bel adolescent. Enfin, presque…

Il faut comprendre que l’AI de 10 à 11 ans s’est situé au sortir de l’enfance et aux portes de la préadolescence. Cet âge charnière qui joue les équilibristes entre deux mondes. Je vous laisse imaginer lesquels.
Le 8 février 2026 il aura 11 ans !!!

Les votes se font jusqu’au 31 janvier. Date de parution des résultats.

Tous les liens pour aller lire les textes sont ici : Attention !!! Ceux des tableaux de vote prennent les votes.
https://jobougon.wordpress.com/2026/01/16/les-participations-a-lagenda-ironique-de-janvier-2026/


– Tableaux de vote siouplait.

– Oui, oui, nous voici !

N’ayant pas la possibilité de modifier le tableau de vote sans risquer d’effacer les données, je rajoute ici la participation qui vient d’arriver :

https://alainx3.blogspot.com/2026/01/linterview-de-dieu.html

Pour voter pour ce texte, il est nécessaire de le faire en passant par les commentaires !
Ce qui, en toute illégalité, ne respectera en rien l’anonymat.
La rédaction de Paris-Mad vous présente toutes ses indulgences.

Le dernier texte arrive en canadair, c’est chez l’Ornitho.
https://lonithorynque.wordpress.com/2026/01/31/interviewer-dieu-agenda-ironique-de-janvier-2026/#respond
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Qui en février ?

D’autre part, vous pouvez envoyer vos réclamations à :

Agenda Ironique Taquin
10 puissance 11 boulevard des protestations
946001011 Confians Etonneré

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Jo, qui bougonne de ravissement à l’idée de vous retrouver tous le mois prochain.

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