je déménage
•6 janvier 2013 • Un commentaireA mon Ami
•15 janvier 2012 • 16 commentairesLe vent en bourrasque tambourine à la porte, non, ce n’est pas toi
Une silhouette, un appel, une voix, c’est toujours pas toi…
J’ai croisé un camion, longé un ravin, ce n’était pas mon destin, non, pas le mien
Les pieds nus sur le sol de la piaule où je vis,
A trois ans d’intervalle tes pieds le foulaient aussi
Sur la table à l’entrée un chapeau de cow-boy aux couleurs gaies
Devait être visé sur ta tête le jour où tu serais rentré
Je pense qu’il t’aurait plu…
As-tu cru un instant que je t’oubliais
As-tu eu le doute sur ma fidélité ?
Le pays de tes rêves, ton eldorado
A gardé ta lumière et allumé des flambeaux
Dans chaque cœur lié à toi en souvenir fidèle!
Sans Toi, il ne se lèvera plus à l’Est que de triste soleil…
Et je pleure sur mon manque sur le vide et l’absence
Sur l’injustice des circonstances, sur la folie qui nous arnaque…
Il y a sur la mer noire au solstice d’été
Une vielle barque d’où l’on peut voir la voie lactée,
Je retournerai m’assoir sur l’esquif de pêcheur
Lever mon verre et boire à ton souvenir, Baroudeur
Puisses-tu trouver la paix, le repos de ton âme et nous aider
A accepter la chose… et de vivre juste avec nos souvenirs
ça sent ça…
•26 septembre 2011 • 21 commentaires
Ça sent le glas, le froid et le verglas
Le silence des montagnes enneigées
Les triples épaisseurs, le kleenex
Ça sent la laine, l’halène, on se lave pas
La triste fin des sombres vérités
Le célibat, le manque de sexe
Ça sent le frigo vide, sandwich froid
Le bordel, les chaussettes dépareillées
Le téléphone muet, ça vexe
Ça sent la réclusion, la désillusion
Le zappage nocturne intempestif
Le retour des mauvais réflexes
Ça sent le monologue, l’indiscution
Le parano-psycho-dépressif
Le célibat, le manque de sexe
Ça sent le méchant combat regrets/fierté
Le rendez vous prochain chez le psy
L’incertitude, le perplexe
Ça sent les copines secouriste zélées
Les « encore », « j’comprends pas », « j’t’avais dit » !
Et les « oui mais », « j’t’assure » bref, complexe !
Ça sent l’euphitose planqué dans le sac
Le tchat, la webcam, les rencards foireux
Le célibat, le manque de sexe
Ça sent la cuite rapide à l’armagnac
Au cognac, au rhum jeune et au vieux
Le déjà vu, même contexte
Ça sent le pire qui s’étire et s’empare
L’éternel flop, l’abnégation prochaine
Le pessimisme de fond de cour
Ça sent le glas, le silence des fanfares
Le froid, le cœur de pierre sous la laine
Le verglas, le manque d’amour
…
Mystère matinal
•23 septembre 2011 • 6 commentairesl’indiscution
•18 septembre 2011 • 8 commentairessieste à la rivière
•8 septembre 2011 • 6 commentairesMauvaise journée pour ma peau de lézard
•29 mars 2011 • 15 commentairesPlanqué dans un trou de quelques centimètres de circonférence et d’une quinzaine de diamètre je m’étais posé là après une énorme frayeur : une monstrueuse tortue me coursait entre les herbes hautes du début printemps. Même si je réussissais à prendre de la distance elle me retrouvait toujours, au soir ou au matin venu. Comme si elle avait un radar informatisé dont le système avait verrouillé la cible sur moi ! Inlassablement elle reprenait la chasse.
A la tombée d’une nuit je me suis dit que la hauteur pouvait me sauver… je l’avais observé une après midi de grand soleil se mettre à 90° à l’angle d’un mur et du sol de façon à ce que sa carapace soit au maximum exposée au soleil. C’était ingénieux, mais le pauvre animal n’avait aucune dextérité et il lui fallait un bon moment pour se mettre en position idéale. Alors que moi, muni de mes ventouses et toute l’agilité que je découvrais à chaque balade, je me sentais tout à fait capable de franchir un mur, monter à la cime d’un arbre ou de faire une sieste sous une voute !!
Ce jour là donc je me suis aventuré à grimper au mur et ce trou, ne me semblant pas habité serait un parfait nid pour dormir encore un peu. Le temps de mars n’était pas suffisamment chaud et le soleil pas assez fort pour me chauffer les écailles.
Je fut réveillé par un bruit inhabituel et une sensation d’aspiration qui venaient de l’entrée. Agrippé au sol je résistai à ce souffle qui ne dura pas plus de 2 minutes. Je revis entrer la lumière du soleil puis repartir encore et là une pâte molle vint me colle aux écailles. Je me senti soudain paralysé. Elle était venue me coller au dos ainsi que tout le coté gauche pâte avant, arrière et tympan ! J’étais paralysé ! Autant par la surprise que par l’incapacité, une fois la surprise passée de tout mouvement !
C’est alors que la pâte molle me tira hors du trou vers la lumière.
Un cri de surprise « HOoooo… ! »
Le silence, un silence sourd, des mouvements, des ombres, du stress qui ne sont pas là pour le rassurer !!
Je ne sais pas ce qu’il se passe… qu’est-ce que c’est ce binz… ça vient d’où ce truc… qu’est-ce que je vais devenir… je tente de bouger mais mes effort sont vains, cette pâte me colle à la peau, et puis elle est lourde aussi !! je n’ai pas la force de désolidariser mes pattes de mon corps… de ce sarcophage mou et tellement lourd…
On me soulève du sol et d’énormes tentacules rosacées s’approchent… j’ai le palpitant qui accélère… c’est la fin, je le sens bien… je vais être décortiqué, démembré… je défèque, je cherche l’air… un coin de ma bouche est soudé par la pâte… Je suis totalement paralysé… adieu herbe verte, été en vue que je n’aurai jamais vécu … cette chaleur que j’attendais, que j’espérais, je ne la vivrais jamais… !
Les formes rondes sont timides dans l’approchent, ils tentent d’attraper la pâte et de la tirer. Parfois mes écailles se soulèvent avec mes je résiste. Elles sont jeunes et neuves, elles sont solides, comme moi… je ne sais pas ce qu’il se passe mais je ne sens pas de danger. Les formes se baladent sur mon corps, tirent, grattent délicatement et me libèrent petit à petit de mon emprise. Puis je retrouve l’herbe verte…
Enfin l’odeur de la terre, l’humidité, les couleurs. Mais un poids sur mon dos est toujours là, une masse toujours m’oppresse … tout n’a pas été enlevé … Je reprends mon souffle, calme mes émotions et tente de bouger mes pattes et puis si tout va bien retrouver une cache pour me frotter et virer cette merde qui me colle à la peau …
Je ne l’ai pas entendue venir… un tympan en moins, ça n’aide pas… elle n’a pas eu besoin de me courser longtemps !
Elle s’est jetée sur moi et de sa mâchoire puissante me casse les reins…
Un étourdissement puis plus rien…
Mes pattes, mes écailles, mon corps à peine rétablis se font gober … avec la pâte sur mes écailles … j’espère qu’elle a les acides qu’il faut pour tout digérer… avec un peu de chance mes écailles vont servir à faire glisser le magma chimique qui les accompagnent.
Sinon, j’aurais été son dernier repas !
Rien ne sert de courir…
le rockmantique
•13 mars 2011 • 3 commentaires
Je ne suis pas légère, pas toujours… je sais que ça peut gêner
Ça dépend de la galère dans laquelle on va me traîner
Je ne suis pas futile, sans DG ou un diesel
Je n’aime pas l’inutile et je vais à l’essentiel
Je ne suis pas phobique, je n’ai pas de troma
Non plus épileptique juste névrosée sans qu’ça se voit
Je n’suis pas hydraulique, ça rouille, j’aime pas le roux
Je n’aime pas les toxiques qu’autorisent les mous du genou
Mais je suis romantique et fleur bleue à mes moments
Le coté bucolique existe un quart de temps
Si tu sais le capter et l’extraire du contexte
Le porter et transcender dans l’intime du cortex
Le narcisse qui nous foule s’en trouvera apaisé
Et la naïade qui nous entoure très largement rassurée
Je ne suis pas légère, pas toujours, ça peut gêner
Ça dépend des galères dans lesquelles je peux me trouver
Si jamais je fusille d’un regard plus que rebelle
Les mots se dégoupillent à des connards qui s’font ma belle
Je ne suis pas satirique je n’ai pas le quota
De réplique sadique que stockent les scélérats
Je ne suis pas alcoolique, ça rouille, ça rends mous
Je ne suis pas cocaïnique mais un petit trait n’est pas tabou
Mais je suis romantique et les fleurs me touchent
Quand elles sortent des cailloux et si peu farouches
Sans être un cœur de pierre ni muraille de chine
Suffisamment libertaire sans être cabotine
Je tiendrais le rôle même second qui m’est imparti
Si le premier dans ton cœur m’est à toujours accordé








