Rendez-vous avec le destin

Les détectives du Yorkshire, Tome 10, Julia Chapman, Robert Laffont, 2024

Un dernier détour à Bruncliffe pour connaître le destin de Samson et Delilah. Est-ce que leur dernière enquête se clôturera par un mariage et de nombreux enfants ?

Rien n’est moins sûr, car Delilah doute… Et nous aussi… J’ai eu l’impression de patauger dans la boue d’un champ de moutons roses au début de ce tome, et de m’ankyloser comme un détective en planque prolongée dans un buisson de la maison de retraite de Fellside Court. Peut-être que la romancière a fait une indigestion de tartelettes aux myrtilles et aux amandes de la Pâtisserie des Monts ou s’est empoisonnée avec le thé de Ida Capstick quand elle a écrit ses premières pages…

Pourtant, jusqu’ici j’ai toujours retrouvé avec plaisir Delilah et Samson au fil de leurs aventures, la promesse d’un moment de détente avec des enquêtes à retournements sur un rythme assez soutenu. Alors j’ai persévéré, et le tiers du livre bien entamé, l’enquête a repris un cours normal pour les vallons du Yorkshire.

Alors, en quelques mots, voici le résumé du début pour pouvoir entamer le roman à la page 178 par exemple, et suivre en toute sérénité Delilah dans sa dernière courses sur les pentes raides du crag :

Tyke, un enfant du pays devenu styliste célèbre, revient à Bruncliffe pour un défilé de mode et demande l’aide de l’Agence de Recherche des Monts pour sa sécurité personnelle. En effet, il échappe à une agression et reçoit une menace sous forme de lapin mort à sa porte (et oui, on est à Bruncliffe). L’oncle de Tyke, Vinny, une ancienne vedette de la TV, est aussi depuis peu résident à la maison de retraite de Fellside Court. Sa présence suscite la jalousie d’Arty, car Edith a été fiancée à Vinny dans sa jeunesse… Et pendant ce temps là, Delilah et Samson doutent chacun de leur côté sur la tenue de leur mariage.

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Carte de Bruncliffe (source https://www.thebooktrail.com/book-trails/date-with-evil-julia-chapman/)

Le legs de l’ignorance

Le legs de l’ignorance, Gabriel Linka, 5 sens éditions, 2024

La quatrième de couverture du roman Le Legs de l’ignorance m’a incitée à sélectionner ce livre parmi le choix de la Masse Critique Babelio… et j’ai bien fait 🙂

Une histoire à double temporalité, qui se passe en grande partie au Japon, que l’on arpente à plusieurs époques via les trajectoires d’un samouraï et d’un architecte.

On entre dans l’histoire avec fracas au côté de Koki, 12 ans, victime collatérale d’une bataille opposant en 1281 où le Japon résiste à une invasion Mongole. Le jeune Koki se retrouve sous la protection du samouraï Yoshimato. Ce dernier a une mission à accomplir qui va le balader d’Ouest en Est. Mais le guerrier tombe amoureux et ça complique les choses…

A notre époque, c’est la destinée de Gaspar qui entre en résonance avec celle de Yoshimato, suite à une trouvaille lors d’une mission professionnelle au Japon. Et lui aussi devra faire des choix…

Dans cette lecture, j’ai beaucoup aimé suivre l’épopée du Samouraï et ses compagnons de voyage. D’une part, leur itinéraire m’a rappelé de beaux souvenirs de voyages et d’autre part, l’ambiance évoquée permet de bien s’immerger dans l’atmosphère supposée de ce Japon du passé.

Le fil contemporain de l’histoire incarné par Gaspar reflète beaucoup d’inquiétudes, sociétales et propres à son caractère. Gaspar est loin d’être zen, et c’est son cheminement intérieur qui reste intéressant.

La fin de l’histoire connait quelques turbulences, dans le rythme et dans les soubresauts de l’intrigue. Cela m’a un peu déstabilisée, mais finalement c’est cohérent avec la ligne directrice du roman. Que faire quand on doit prendre des décisions qui nous dépasse ? On se précipite pour éviter de tenir les promesses les plus difficiles…

Une belle découverte à recommander entre autres aux adeptes de romans d’aventures et/ou de l’évocation romanesque du Japon.

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Merci à Babelio et 5sens éditions pour l’exemplaire du Legs de l’ignorance reçu dans le cadre d’une opération masse critique.

Lire un livre numérique au format .acsm sans Adobe Digital Editions !

Yes, il existe des solutions pour lire des fichiers .acsm en se passant de Adobe Digital Edition (ADE) !

Pour lire les e-book empruntés en médiathèque, on a souvent le choix entre :

  • un fichier ACSM convertible avec ADE (pour les liseuses Kobo par exemple)
  • un fichier LCPL lisible via Vivlio, Baobab…

Je déteste « la daube DE ». En résumé, j’ai passé des heures,ces 10 dernières années, à l’installer, le désinstaller dans ses différentes versions 3.0, 4.5.12 et j’en passe, avec des périodes fastes où l’opération « transformer le fichier ACSM en livre sur Kobo » se passait comme sur des roulettes, et d’autres où je me suis arraché des cheveux…

Pour lire les livres numériques empruntés je suis passée de ma liseuse Kobo (qui reste très pratique par ailleurs par son poids et format passe partout) au bloc-notes Bookeen Notea que j’utilise toujours autant pour lire que prendre des notes. Même si baobab n’est vraiment pas la panacée, il reste un peu plus plus fiable que AEM. Je n’ai pas trouvé d’alternative plus pratique pour l’instant.

Bref, voici une première solution pour éviter de passer par la case AEM quand on se retrouve avec un ACSM.

Il faudra quand même avoir un identifiant et mot de passe Adobe mais ça se crée assez facilement sur https://account.adobe.com/.

Une ligne de commande pour transformer un ACSM acheté

Je viens de tester acsm-to-epub sur un livre acheté (ne fonctionne pas sur un emprunté). Dans un envrionnement python quelques lignes suffisent :

git clone https://github.com/mat-mo/acsm-to-epub.git
cd acsm-to-epub
python main.py ./lien.acsm ./

Une extension de Calibre

Pour les livres empruntés, il existe une extension pour Calibre. J’ai testé ce tutoriel sans succès pour l’instant.

La suite au prochain épisode…

Watership down

de Richard Adams aux Edition Monsieur Toussaint Louverture 2016

C’est l’histoire d’une bande de lapins qui fuient leurs terriers menacés par un chantier immobilier pour établir une nouvelle garenne ; une fois l’endroit repéré, ils réalisent qu’ils ne pourront pas s’établir vraiment sans lapine…

Racontées comme ça, les aventures de Hazel, Feever, Bigwig et Cie ne sonnent pas extraordinaires. Surtout qu’ils passent la plupart de leur temps à farfaler, faire raka et ruminer les pelotes. Mais finalement, impossible de décrocher de la destinée de cette virée de jeunes lapins avant la fin du bouquin !

Pourront-ils motiver des hases à les rejoindre ? Pourront-ils échapper aux dangers, que aux animaux terrifiants de la contrée de Watership Down (les chats ici ne sont pas de gentilles peluches), aux roues des kataklops, aux terribles guerriers de la garenne ennemie Effrela ? Pour se protéger, Hazel et ses amis maîtrisent les secrets de construction des terriers (même s’ils avouent quand même que ce sont les lapines les meilleures en la matière).

Seuls les racontars sur le mythique Shraavilishâ ne m’ont pas complètement conquise (un peu longuettes les soirées contées de Dandelion…) mais sinon ravie d’avoir enfin lu ce classique anglais de 1972 !

Et la colline de Watership Down existe vraiment dans le Hampshire… L’édition que j’ai lue ne comportait pas la carte ci-dessous.

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Le titre Watership DOWN est proposé pour le challenge Petit Bac 2026 dans la catégorie DEPLACEMENT.

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Kung Fu Panda ☯ la Philosophie

Kung Fu Panda ☯ la Philosophie Arnaud Jahan, Les Editions de l’Etudiant, 2025

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Une lecture plaisante si on a aimé la saga de Kung Fu panda, que ce soit un opus ou l’intégralité (et même si le souvenir n’est plus très frais), pour aborder de façon simple quelques principes fondamentaux du taoïsme.

Rappel du contexte de Kung-Fu panda en 3 phrases : Po, un jeune panda, fan des arts martiaux, rêve de devenir un maître de Kung-fu (功夫), malgré sa carrure. Alors qu’il tente de s’infiltrer dans le palais de Jade où est organisé un tournoi pour désigner le futur Guerrier, il chute sur les 5 prétendants au titre et est désigné gagnant par maître Oogway. Il devra alors défendre sa légitimité, en particulier auprès de maître Shifu qui soutenait la candidature de Tigresse.

En quelques exemples bien illustrés par les aventures de Po, on navigue avec (presque) aisance dans les concepts taoïstes du wuwei (无为) et de la recherche de l’harmonie en gardant une alternance dynamique entre le yin et le yang du taijitu.

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Taijitu (voir code ici)

Le titre Kung Fu PANDA ☯ la Philosophie est proposé pour le challenge Petit Bac 2026 dans la catégorie ANIMAL.

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Mahoromi, Chroniques architecturales de l’espace temps

Mahoromi, Vol. 1, éditions le Lézard Noir, 2025

Niwa, étudiant en première année d’architecture s’installe à Yokohama dans la maison de son grand-père qu’il a très peu connu. Dans le cadre de ses études, il visite avec son amie d’enfance Akira des maisons occidentales des années 1920-1930 pour les cartographier avant leur démolition. Et là, il se découvre un don étrange en tournant une vieille poignée de porte qui lui reste dans la main : il revit des moments de la bâtisse… Et cet évènement va lui permettre la rencontre d’une non moins énigmatique jeune fille qui aurait bien connu son grand-père…

Dès les premières pages (en couleurs), alors qu’on découvre la maison du grand-père – aux lignes simples mais qui dégage une part de mystère pour Niwa – on est projecté dans l’ambiance de cette histoire aux limites du fantastique, avec des visions du passé et l’apparition d’une jeune femme, fantôme ou réalité ?

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Maison Niwa – Extrait de Mahoromi Vol. 1, page 10

La thématique du « souvenir des objets » m’évoque la lecture marquante du Maître de la matière d’Andreas Eschbach (évvoquée dans cet article) qui se déroule également au Japon. C’est aussi sans doute une idée utilisée dans le roman Sous la Brume de Yann Bécu, pas encore lu…

Avec ce manga, on fait un peu d’urbex en quelque sorte, dans la ville de Yokohama qui a été marquée par l’histoire du Japon. La planche-postface de l’auteur est intéressante aussi pour connaître la genèse de son imagination pour cette série.

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Carte de Yokohama (voir code). NB: possibilité de générer des cartes « pretty maps » de façon intercative depuis l’application https://prettymapp.streamlit.app/

Je ne lis pas beaucoup de mangas (sauf Hirayasumi, aux éditions Le Lézard Noir également, que j’évoquerai dans un prochain article) mais cette lecture me donne envie de découvrir non seulement la suite de cette série (de 3 tomes a priori) et aussi les autres titres de Kei Toume, par exemple la série Jimbôchô Sisters...

Le titre Mahoromi, sous-titre Chroniques architecturales de l’espace TEMPS est proposé pour le challenge Petit Bac 2026 dans la catégorie PASSAGE DU TEMPS.

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Le Dieu des Bois

Si vous vous perdez, asseyez-vous et criez ! 

Ainsi commence le quatrième de couverture du roman le Dieu des Bois de Liz Moor, paru aux éditions Buchet Chastel en 2025.

Barbara a disparu alors que le camp pour adolescents se termine, en août 1975, dans les monts Adirondacks. C’est le premier été que l’ado participait au camp. Elle a un statut un peu particulier : c’est la fille des Van Laar, propriétaire des bois où a lieu la colonie depuis trois générations.

Pour Alice, la mère de Barbara, cette disparition ravive celle du fils adoré, Bear qui a eu lieu 14 ans plus tôt, avant la naissance de Barbara.

Louise, la responsable du dortoir de Barbara, est doublement affectée : Barbara était sous sa responsabilité ; et si on ne la retrouve pas, elle risque de perdre son emploi.

Tracy est venue à reculons à cette colonie, mais elle s’est prise d’amitié pour Barbara et va faire son possible pour la retrouver, quitte à se perdre elle-même dans les bois. Son amie avait des secrets, et elle pourrait aider à les percer.

Enfin, Judyta, jeune policière, donne le quatrième point de vue féminin du roman. Elle s’investit à corps perdu dans cette enquête, et cela pourrait aussi modifier sa vie.

Un roman prenant, que l’on n’a pas envie de lâcher avant de savoir ce que sont devenus les enfants des Adirondacks ! Une lecture qui plaira aussi bien aux amateurs de policiers que d’histoires familiales.

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ridge_map des Adirondack, voir le code

Le titre Le Dieu des BOIS est proposé pour le challenge Petit Bac 2026 dans la catégorie « lieu ».

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La plus secrète mémoire des hommes

La plus secrète mémoire des hommes, Mohamed Mbougar Sarr, Editions Philippe Rey, 2021

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Première lecture de l’année, et cela valait le détour, de Paris au Sénégal en passant par l’Amérique du Sud et Amsterdam. Pourtant, au premier contact, le narrateur, Diégane, a bien failli me faire fuir : un peu prétentieux au premier abord ; mais l’intérêt de son récit et la virtuosité de sa plume ont ensuite pris le dessus sur sa personnalité.

Ce jeune écrivain sénégalais part à la quête de l’histoire d’un livre paru 80 ans plus tôt, Le labyrinthe de l’inhumain, dont l’auteur, T.C. Elimane, a été tour à tout été qualifié de génie et accusé de plagiat.

Le récit de Diégane donne la parole aux hommes et des femmes qui ont gravité autour du livre ou de l’auteur tout au long de sa vie. Plus on avance dans le roman, et plus l’imbrication des différentes narrations, des différentes versions de la vie et de la personnalité de T.C. Elimane alternent rapidement. Qui est-il vraiment et que cherche-t-il ?

Au final, j’ai aimé me perdre dans le labyrinthe tracé par l’auteur, quitte à avoir envie de noter une citation à chaque page (et je ne dois pas être la seule, il n’y en pas moins de 862 sur Babelio).

Alors, pour terminer, voici la première, celle de l’incipit :

D’un écrivain et de son œuvre, on peut au moins savoir ceci : l’un et l’autre marchent ensemble dans le labyrinthe le plus parfait qu’on puisse imaginer, une longue route circulaire, où leur destination se confond avec leur origine : la solitude.

Le titre La plus secrète mémoire DES HOMMES est proposé pour le challenge Petit Bac 2026 dans la catégorie mots au pluriel.

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Challenge Petit Bac 2026

Voici mes lectures envisagées pour la première ligne du challenge Petit Bac 2026 :

PRÉNOM : Le jardin de GEORGES

LIEU Le Dieu des BOIS, Hirayasumi

ANIMAL : Kung Fu PANDA -la philosophie, Habiter en OISEAU

OBJET : La CARTE POSTALE ou Le gang de LA CLEF A MOLETTE

COULEUR : Siècle BLEU, T1

PRONOM PERSONNEL SUJET : La vie est à NOUS

DÉPLACEMENT : Watership DOWN

PASSAGE DU TEMPS : Mahoromi – Chroniques architecturales de l’espace TEMPS

MOT AU PLURIEL La plus secrète mémoire DES HOMMES

MUSIQUE : La VOIX de l’arbre

GROS MOT : Un PUTAIN de salopard (T4)

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Sera mis à jour au fil du temps….

Retour sur les lectures 2025

Statistiques Babelio à l’appui, 59 livres lus en 2025.

Parmi ces choix de lecture, j’ai participé cette année à deux challenges (une première), agrandi ma rubrique Des fictions pour les transitions et apprécié d’autres titres dont une petite sélection ci-dessous.

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Le challenge Petit Bac 2025 organisé par Enna Lit: lire un livre dont le titre contient un titre parmi les 10 catégories Prénom, Lieu, Animal, Couleur, etc. Parmi mes préférés : Echecs, La vie rêvée de Nikola Tesla

Je rempile pour 2026 !

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Objectif SF 2025 organisé par Tête de Lecture: lire un roman/novella de Science-Fiction par mois en 2025. Je n’ai coché que 8 cases, mais de belles découvertes, dont La mer de la tranquilité, La frugalité du temps

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J’ai aussi enrichi ma liste Des fictions pour les transitions avec 5 titres : les romans Terra Humanis, La part cachée du monde, En panne sèche, Comment j’ai résolu l’épineux problème et le recueil Bioregions.

À suivre en 2026…

Et parmi les lectures non commentées, une pioche de 5 titres (liens vers les sites officiels) :

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