Juste avant la première aube de l’oubli

Sous un ciel flamboyant comme une cerise,
J’ai vu naître un long frisson.
Des élans, mille envies, un désir infini
Prendre la dérive d’un tendre vendredi.

Caresser le poteau de mes premières confidences,
Bercer le chagrin obstiné de mes insomnies,
Marcher parmi les tombes de mes vieilles amours,
Remercier chaque prénom qui m’a construit.

Courir sur l’or des dunes sous une lune bleue,
Siroter un thé à la menthe à Tamanrasset.

Embrasser le ciel penché vers un visage désiré.

Parler au silence au-delà d’un ruisseau en fête.

Voir deux ombres familières flâner

Le long des quais d’un amour étonné

Enlacer un vieux rêve devenu réalité

Avant de couler dans les bras de l’éternité.

Plonger trois milliards de jours
Dans les yeux de mon grand soleil, tout petit.

Être enfin peinard, seconde après seconde,
En chaussant les souliers d’une nouvelle vie.

Accueillir un long baiser lumineux
Avant de m’éteindre ailleurs ou ici,
Après la fermeture de tous les bars de la poésie,
À trois heures et demie du matin, un dimanche.

Juste avant la première aube de l’oubli

Cbolavie

Pause

Je veux m’arrêter comme un coquillage
Figé dans le sel de la marée.


Cesser d’être poli par l’envie de courir.
Rester ailleurs, ou entièrement ici.


Que des mains mouillées me ramassent,
Sous un soleil étranger, immobile.


Me déposer sur le marbre d’une mémoire fidèle,
Plus froide encore que l’oubli.


Je ne partirai plus ;
Je ne bougerai plus.


Je me tiendrai, pierre et coquillage,
Dans le sable arrêté.


Et j’écrirai la mer
Sur tout ce qui me reste de vie.

Cbolavie

Trop, trop, trop…Tous ces pyromanes qui nous gouvernent !

Fréquence unique

Les oiseaux se sont tus.
L’humanité est en suspens.

D’Alert à Esperanza,
Les pyromanes jouent avec le droit.

Le monde n’entend plus
Qu’une seule voix.

La Haine.
Ni grave,
Ni aigu.

Une voix continue,
Universellement répandue.

Cbolavie

Étrangers libres

L’année s’achève dans un monde traversé de heurts, de peurs et de souffrances. Pourtant, au cœur même de ces turbulences, demeure un espace à habiter, un regard à nourrir. Choisissons d’y chercher le beau, d’y reconnaître ce qui résiste encore et toujours : l’amour, la joie simple, la liberté d’être. Je vous souhaite une année lumineuse et vivante. Je vous embrasse.

Étrangers libres

Nous ne sommes plus esclaves du temps,
Mais étrangers rebelles, hors du rang,
Anciens captifs du vent
Marchant légers, face aux dominants.

Nous frappons à la porte des nuages
Non pour fuir, mais pour être.
Notre septième vie est un voyage
Où l’on apprend à se reconnaître.

Nous cueillons la cerise de nos vies
Comme on savoure un matin clair,
Nous vivons pour dire merci
Aux sourires qui nous éclairent.

Notre paradis tient dans un gazouillis
Nous pleurons de joie quand il rit,
Douce pomme et demie qui nourrit
Notre cœur immense et cela suffit.

Cbolavie

Parce que je veux t’écrire…Viens

Je vous écris de ma merveilleuse ville de cœur à savoir Cape Town. Je vous embrasse. Alors viens …

Parce que je veux t’écrire…Viens

Parce que je veux t’écrire…Viens

Ton silence s’est étendu sur l’eau,
Il a pris la forme d’une lune bleue,
Une vraie lune qui veille sur la fausse baie,

Une lune qui ouvre les rideaux de notre mémoire à nous deux.

Parce que je veux t’écrire…Viens

La table de notre rendez-vous
Flotte entre le sud et le nord.
Nos mains se cherchent, encore et toujours,
Paris s’efface, Cape Town sommeille.

Parce que je veux t’écrire…Viens

Je regarde dormir la montagne
Sur la table d’un amour fou sans faille.
La mer nous appelle à chaque vague.

Elle chante l’écho de nos retrouvailles,

Parce que je veux t’écrire…Viens

Tes doigts ont refermé le jour,
Ils ont tissé dans nos cœurs
Une bague invisible, une bague de désirs,
Qui nous unira toujours, qui nous brûlera à jamais.

Parce que je veux t’écrire…Viens

Entre le jour et la nuit
Notre chez-nous s’élève à l’horizon.
Nos exils se retireront un jour,
Et sur l’absolu, nous bâtirons notre maison.

Parce que je veux t’écrire…Viens

Je t’écris sur l’eau,
Les mots se dissolvent doucement,
Mais ton nom demeure, il luit
Tel un diamant, éclat de l’infini.

Cbolavie

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