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DÉFI n° 322 chez les « croqueurs de Môts » … en retard

Combien de fois ai-je entendu  et, plus tard, raconté l’histoire de Cendrillon ? 

J’adorais ce conte, surtout quand j’étais petite. 

Alors, je l’ai raconté à mes petits élèves, puis à ma nièce, à mes enfants , à mon petit-fils et, pas plus tard que la semaine dernière, à ma petite voisine. 

Et figurez-vous qu’elle m’a vexée au plus haut point ! Pas de bol, elle connaissait l’histoire par coeur ! Elle me contrait toutes les cinq minutes, allait plus vite que moi dans le récit, coupait tous mes effets, mes figures de style. 

Et là GRRR,  n’en pouvant plus du comportement de la morveuse, je lui ai dit tout de go…

Tu veux mon avis

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Tu sais ce qui est réellement arrivé à Cendrillon ? Le conte ne se finit pas comme dans le livre, je vais te dire la vérité. Le prince n’a jamais recherché celle qui avait perdu son soulier, au bal ! Tu sais pourquoi ? 

Parce que LA PRINCESSE PUAIT DES PIEDS !!!

À ce moment-là, la petite m’a fusillée du regard et, sourcils froncés, l’oeil mauvais  m’a rétorqué : Et figurez-vous, madame la méchante, que je le savais déjà et paf ! 

Un demi-tour et une volte de jupon, la petite voisine s’est carapatée de ma maison. 

Poil au menton ! 

PS : ils sont énervants, les enfants d’aujourd’hui ! 

J’ai choisi le n° 12 : LA PRINCESSE PUAIT DES PIEDS 

Il est où le bonheur, il est où ?

Juste comme ça ! Un petit moment de bonheur à partager.

Un coup d’oeil sur la météo, rien de particulièrement réjouissant pour les jours à venir. Mais mardi…soleil toute la journée. Et nous serons coincés par la partie de padel hebdomadaire ! C’est un moment que je ne manquerais pour rien au monde, que j’attends chaque semaine avec impatience. C’est l’un des seuls jours pendant lequel je me sens vivante, J’y oublie mon âge, les contraintes générées par la prothèse de hanche. 1h30 de bonheur, de duel, de chicanes, de plaisanteries, de rires ou de cris de rage, suivi d’un moment de convivialité devant un verre avec mes partenaires masculins. 

Et puis, comme les bulles d’un champagne plus très frais, l’enthousiasme s’émousse, décroît, disparait. L’énergie s’étiole, devient moindre, l’intérêt de cette journée n’est plus jusqu’à ce que Jean me propose une sortie en montagne. 

La chaine des Pyrénées se détache sur un ciel si bleu qu’aucune bouderie ne saurait être de mise. Plus loin, une brume légère les rend moins visibles. Au-delà de Laruns, après les gorges sauvages du Hourat, seule la grande cascade sublime la route étroite et sinueuse. Eaux-Chaudes et ses maisons fermées se noient sous un manteau de grisaille. Je tente quelques photos entre le village de Gabas et le Caillou de Socques. Le monde se déroule en noir et blanc ; quelques failles dans le brouillard dénoncent le ciel bleu mais si haut, si discret. Mon nez s’allonge, je regrette le coin chaleureux de notre cheminée et puis, sur une pente abondamment enneigée, un groupe de six isards : quatre adultes et deux petits, celui de l’an dernier et celui qui est né au printemps. Le mâle, fièrement encorné, monte la pente abrupte sans se retourner, les femelles suivent gaillardement, quant aux deux petits…ils ont pris du retard. 

Mon imagination va bon train, aussi vite que l’inquiétude qui me saisit lorsque je m’aperçois que le plus petit n’avance plus depuis un bon moment. 

-La neige est trop épaisse, ses pattes sont trop courtes, pourquoi ne l’attendent-ils pas ? 

Les adultes montent d’un pas régulier, puissant, et ne se retournent sur leur progéniture  qu’en arrivant sur un rocher, tout en haut.

Mon coeur de maman est aux abois.

-S’il ne bouge pas, il va mourir ! De froid, de faim, de peur.

Le frère (ou la soeur !) ainé se retourne, attend le plus petit. Il a l’air de l’encourager (encore mon imagination !) mais le pitchoun n’en démord pas, il restera là et puis c’est tout ! Alors le grand lui tourne le dos et amorce quelques pas en avant, abandonnant son frère à un sort que je juge tout de suite létal Je le supplie à haute voix, je suis trop loin, il ne m’entend pas ! J’ai peur que l’épuisement ne soit trop grand et que le bébé du clan ne lâche prise et se laisse mourir.

Mais quelle blague ! 

Le voilà qui a décidé  de n’en faire qu’à sa tête. Il bifurque dans une autre direction et décide de monter cette pente en la prenant sous une autre angle. Et je ris de le voir gambader, moi qui le croyais moribond, embarquant dans sa folle aventure l’autre petit, se moquant l’un et l’autre des adultes qui les observent depuis le rocher. C’est alors qu’une des femelles redescend  vers les trublions, les regardent passer devant elle pour enfin les suivre dans leur périple.

Mais quel bonheur d’avoir été les témoins de cette scène ! 

Le ciel avait beau être bas et gris, le vent pouvait nous gifler le visage, rien n’aurait pu effacer le sourire béat que nous arborions, l’un et l’autre. 

Que c’est beau, la vie ! 

Pour les « croqueurs de Môts » n°321

Défi n°321 chez Lilousoleil

(Consignes plus ou moins bien suivies ! )

-Bazar de casserole, celui-là va me faire devenir chèvre ! 

Ainsi maugrée Pénélope tout en montant sur son escabeau. (« Celui-là » n’est autre que le neveu de Lucienne.) Eh bien, l’hérédité n’a pas joué en sa faveur en oubliant  de lui mettre la lumière au plafond. 

_Mais qu’est-ce que tu dis ? claironne du fond du salon celui qui a fait profession de ne rien faire ! Pourquoi parles-tu de chèvre et de lumière ? Tu ne perds pas le Nord, par hasard ? Fais comme moi, viens t’asseoir? Cool Raoul ! 

_ Espèce de macaque décérébré, tu aurais dû être plus actif à l’école. Ne sais-tu pas que les prénoms Lucien, Lucienne sont dérivés de LUX qui veut dire lumière ? Mais qu’est-ce que j’en ai marre de n’avoir autour de moi qu’ignares et analphabètes ! Quand on dit que notre civilisation part en sucette, je n’en suis pas étonnée ! 

-Tu t’énerves, tu t’énerves, mais à quoi ça sert ? réplique le fainéant invétéré. C’est Lucienne, la seule responsable. À force de l’aduler, de lui faire croire qu’il est surdoué, son neveu se prend pour un artiste ! Il pense manier le pinceau comme Picasso ! 

-Et ce tag sur le mur, tu le trouves comment ? Tu penses que je vais le laisser longtemps sur le mur de la cuisine ? 

-Moi, j’y vois un message subliminal ! La caricature du poisson pas bien frais que tu as voulu cuisiner hier ! 

Le grand éclat de rire qui secoue la bedaine de l’incorrigible cossard ravive la colère de Pénélope.

Faisant fi de la jupe ultra courte qui découvre de bien jolies gambettes, elle descend de son escabeau, se met devant le vaurien et dresse un poing menaçant :

-Alors, je vais te dire une chose que tu vas pouvoir digérer un bon moment. C’est la dernière fois que je vous fais la cuisine. À toi, à ta Lucienne et à ton gribouilleur de fils ! Tu entends bien ? La dernière fois ! 

PS : seul lien avec une pseudo tragédie grecque, le prénom PÉNÉLOPE ! 😀 N’est pas Aristophane qui veut ! 😀 

Bah…ceci n’a rien d’un scoop !

Faut pas croire, je m’en doutais depuis longtemps ! Il n’y avait qu’à regarder tout ce qui se passe autour de nous, loin de nous ; ce qui se passe actuellement mais aussi ce qui est arrivé par le passé ! Catastrophes naturelles (ou pas), conflits, guerres, haines, incompréhensions et j’en passe qui sont loin d’être « des meilleures » !

Mais maintenant, j’en suis sûre !

DIEU EST SOURD !

Hier soir, après avoir reposé mon livre, « Mémoires de nos peines » (Pierre Lemaitre) et éteint la lumière ; après m’être blottie en chien de fusil dans mon lit ; après avoir ramené une autre fois, la douce couverture jusqu’au dessus de ma tête ; après avoir fermé les yeux tout en baillant largement… Eh bien, rien ! Je tourne, je vire, j’essaie de ne plus penser à rien, je cherche le froid du bout d’un de mes pieds, je tente de juguler les crampes qui montent le long de ma jambe droite.

J’hésite. Est-ce que je vais rallumer la lampe de chevet ? Dois-je reprendre ma lecture à l’endroit où j’ai placé le marque-pages ? Je me refuse à regarder l’heure. Je râle intérieurement, puis plus fort ! Et j’ai peine à croire à ce qui vient de sortir de ma bouche, du ton geignard avec lequel ces paroles sont dites ! -« Mon Dieu, faites que je m’endorme ! »

Fallait-il que je sois égoïste pour penser que Dieu avait un oeil sur moi ! « Et l’oeil était dans la tombe et regardait Caïn… » Oh misère ! Me voilà en train de divaguer davantage !

Mais que quelqu’un m’assomme ! Qu’on en finisse, bazar de casserole !

Tiens ? Je viens de me réveiller ! J’ai donc dormi ! Quelqu’un m’aurait-il entendue ?

La question reste posé : Dieu est-il sourd ?

PS : Je lis à mon mari ce que je viens d’écrire. Il me regarde, éclate de rire et me dit : Tu es sûre que ça va ?

Pour les « croqueurs de mots » N°319

Le 19 janvier est la journée internationale du Pop Corn ( si , si ) .
Pour célébrer cet évènement majeur, nous vous proposons le défi suivant : Racontez une anecdote croustillante ayant pour thème le maïs soufflé.
On pourra au choix :
– Révéler ses origines 

– En décrire un usage surprenant.
– Raconter comment le pop-corn a bouleversé votre existence.

Ou tout autre sujet que le pop-corn pourra vous inspirer .

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Mon Dieu, mon Dieu !..

Je viens d’en apprendre une belle ! Le POPCORN était déjà un des aliments appréciés par les civilisations précolombiennes (en Amérique of course !). Il y a plus de 5000 ans !

Quoi ? Il existait bien avant la naissance de Donald T. ? 

Est-ce que le Blondinet le sait ? Lui, dont la culture est immense. Quelle déception ! Quelle honte ! Des « indigènes », dont il n’a peut-être jamais entendu parler, se régalaient déjà de ces petits grains de maïs soufflés. Et personne ne va oser le lui dire, alors qu’il est si réceptif à la critique ! Ah, s’il savait que les salles de cinéma engrangent chaque année plus d’un milliard de dollars rien qu’en vendant ces « friandises » ! 

Mais que tout cela reste un secret entre nous ! À moins que…Imaginons un instant, qu’après avoir eu vent de cette nouvelle, il n’ait la bonne idée de se détourner de ce qui l’occupe aujourd’hui ! Que de querelles oubliées, que de conflits désamorcés ! -« I have a dream »-

Hier après-midi, séance de cinéma…AVATAR de feu et de cendres. Des gamines devant nous plongeaient des doigts gourmands dans de grandes boîtes remplies de popcorn. Peu nous importait, le bruit sur l’écran était suffisamment puissant pour masquer celui de leurs jeunes quenottes. CROC CROC CROC… 

Pour les « croqueurs de môts » Défi n°318

Défi 318 mené par Martine. 

Recette à la Mijo ou comment rater ce qui ne devrait jamais l’être. 

Ceindre sa taille d’un joli tablier vert –

Chercher en vain l’oignon rouge qu’on a oublié d’acheter et se rabattre sur l’oignon jaune légèrement germé ! 

-se saisir d’un couteau autrement qu’en le prenant par la lame ! (Malheureuse, mais fais donc attention, maugrée le mari peu confiant !)

-tourner le dos à ce défaitiste et couper menu menu les lamelles d’oignon. Surtout ne pas pleurer ! (Saleté de legume !)

-mettre l’oignon dans le wok, ajouter un peu d’huile d’olive (ramenée du Portugal ! Souvenirs, souvenirs)

-BIEN surveiller les petits morceaux qui dansent joyeusement dans leur bain, ne pas les quitter des yeux, les remettre dans le bon sens avec une cuillère en bois. 

-renouveler l’opération autant de fois que nécessaire. 

-BIEN surveiller leur coloration, attendre encore un pour obtenir un plus joli bronzage…encore un peu…encore un peu…

-tiens, notification sur le téléphone. C’est qui ? Ah, ma copine ! Comment vas-tu ? 

Et patati et patata… Et je ris, et je parle et je m’éloigne de la cuisine, il y a trop de bruit tout d’un coup !

-c’est quoi cette odeur ? 

-oh boudiou ! Les oignons ! 

Ils ne chantent plus, ils crient à l’agonie, ils se tortillent sous la puissance des flammes, ils se recroquevillent avant que je n’ai eu le temps de minimiser la force du gaz. 

Merdum ! 

Tout est à refaire ! Mais avec la participation exceptionnelle de Sydney Bechet. Lien plus bas.

À vos tabliers…

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