Nouveau
Cucaracha
Plus il se fait tard, plus le vin est sucré
Danser en ronde me lève le cœur
Et toi hibou, de l’autre côté de la sphère
Plus il se fait tard, plus la nuit est sucrée
J’ai demandé a la Lune
J’ai demandé à la Lune
Et le Soleil ne le sait pas
Je lui ai montré mes brûlures
Et la Lune s’est moquée de moi
Et comme le ciel n’avait pas fière allure
Et que je ne guérissais pas
Je me suis dit quelle infortune
Et la Lune s’est moquée de moi
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelque fois
Que c ‘était juste une aventure
Et que cela ne durerait pas
Je n’ai pas grand chose à te dire
Pas grand chose pour te faire rire
J’imagine toujours le pire
Et le meilleur me fait souffrir
J’ai demandé à la Lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m’a dit « j’ai pas l’habitude
De m’occuper des cas comme ça »
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c’était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas
« De Natura Rerum »
« Mère de la Nature, aïeule des Romains,
O Vénus, volupté des dieux et des humains,
Tu peuples, sous la voûte où glissent les étoiles,
La terre aux fruits sans nombre et l’onde aux mille voiles;

C’est par toi que tout vit ; c’est par toi que l’amour
Conçoit ce qui s’éveille à la splendeur du jour. »
Lucrèce
Comment se nomme l’Achétype de L’Homme de la Nature?
« « L’Homme Vert » signifie l’irrésistible vie… Il est une image issue des profondeurs de la préhistoire ; il apparaît et semble mourir puis, après un long temps d’oubli, il revint a plusieurs reprises au cours de ces derniers deux mille ans. De par ses origines, il est bien plus ancien que notre ère chrétienne. Sous toutes ses formes, il est une image de renouveau et de renaissance. »
L’Hippocampe Mythologique
Dans la mythologie grecque, l’hippocampe ou « cheval marin » est une créature fantastique dont la partie antérieure est celle d’un cheval : la tête, l’encolure, les deux jambes antérieures, et la partie postérieure celle d’un poisson, d’un serpent ou d’un monstre marin. Deux hippocampes tiraient le char de Poséidon/Neptune, ou servaient de monture à d’autres divinités marines comme les Tritons et les Néréides. Chez les Etrusques, on les trouve aussi, souvent représentés sur les objets d’art de la période antique comme les mosaïques et les poteries en relation avec le milieu aquatique. Ces hippocampes étrusques ont généralement une longue queue couverte d’écailles vertes et de nageoires de poisson. Par la suite, la figure des hippocampes fut reprise en héraldique et dans certaines œuvres modernes.
Les hippocampes sont en fait très peu décrits dans les textes mythologiques. On sait seulement que Poséidon/Neptune régnait sur les chevaux puisque Homère le nomme « Poseidon Hippios », mais Poséidon régnait aussi sur les mers et les océans. Ses coursiers sont décrits comme des chevaux marins. Homère évoque d’ailleurs ces chevaux « aux sabots d’airain » qui jaillissaient de la mer en tirant le char de Poséidon. Dans les Argonautiques, le poète Apollonios de Rhodes décrit ces mêmes chevaux émergeant de la mer et galopant à travers les sables de la Libye, mais sans plus de précision.
Les Anciens croyaient que l’hippocampe zoologique était la première forme de l’hippocampe mythologique. Aussi, lorsque les marins trouvaient de véritables hippocampes dans leurs filets, ils croyaient qu’il s’agissait de la progéniture des chevaux de Neptune/Poséidon.
Avec le temps
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
On oublie le visage et l´on oublie la voix
Le cœur, quand ça bat plus, c´est pas la peine d´aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c´est très bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
L´autre qu´on adorait, qu´on cherchait sous la pluie
L´autre qu´on devinait au détour d´un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D´un serment maquillé qui s´en va faire sa nuit
Avec le temps tout s´évanouit
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
Même les plus chouettes souvenirs ça t´as une de ces gueules
A la galerie je farfouille dans les rayons de la mort
Le samedi soir quand la tendresse s´en va toute seule

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
L´autre à qui l´on croyait pour un rhume, pour un rien
L´autre à qui l´on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l´on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l´on se traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
On oublie les passions et l´on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
Et l´on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l´on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l´on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l´on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment… avec le temps… on n´aime plus
Léo Ferré
La Belle et la Bête(Le conte original)
Il était une fois un riche marchand père de trois filles. Les deux ainées étaient des pestes qui ne pensaient qu’à faire la fête et à profiter de la fortune de leur père. La plus jeune était tellement jolie qu’on la nomma « La Belle ». Elle était aussi bien plus gentille et bonne que ses sœurs. Un jour, son père perdit toute sa fortune. Lui et ses filles se retrouvèrent dans une petite maison de campagne. Les filles ainées voulurent se marier avec leurs amants, pensant que ceux-ci se moquaient de leur fortune. Mais elles tombèrent de haut lorsqu’ils les laissèrent tomber. La Belle, elle, ne se souciait pas de se marier ou de pleurer la fortune perdue car elle savait que pleurer ne la ramènerait pas. Elle occupait donc ses journées à travailler dans la maison, faire à manger, lire et jouer du clavecin.
Un matin, son père partit avec des marchandises qu’il devait délivrer. Il demanda à ses filles si elles voulaient un cadeau. Les deux ainées ne se privèrent pas de lui demander monts et merveilles. Belle se contenta de demander une rose à son père. Mais sur le chemin du retour, l’homme se perdit dans la forêt. Il fut heureux de trouver un château qui semblait abandonné. Il entra dans l’enceinte et nourrit son cheval avant d’entrer dans le bâtiment où il tenta d’appeler les domestiques qui ne vinrent pas. Il s’installa au coin du feu, résistant à l’envie de manger à la table qui était remplie de victuailles. L’homme se dit qu’il attendrait les domestiques et qu’ils le pardonneraient de s’être invité dans le château. Il attendit jusqu’à onze heures mais personne ne vint. Il décida donc de se mettre à table et de manger. Il alla ensuite se mettre au lit, remerciant le ciel pour son bon repas et pour cette hospitalité.En repartant, il vit un bosquet de roses et en coupa une. Instantanément, une bête horrible apparut devant lui et lui dit qu’il était bien vilain de lui voler ses roses alors qu’il l’avait accueillit dans son château. La bête lui demanda de mourir pour payer sa faute. Mais l’homme le supplia de ne pas le tuer car il avait trois filles. Le monstre accepta de lui laisser la vie sauve s’il lui apportait une de ses filles et qu’elle meurt à sa place. Si aucune ne voulait prendre sa place, il devrait revenir dans les huit jours pour mourir.
L’homme accepta et la bête lui dit de partir avec un coffre qu’il pourrait remplir de ce qu’il voudraiIl rentra chez lui et expliqua la situation à ses filles. Belle accepta de prendre la place de son père et ce, malgré le fait que ce dernier ne voulait pas la laisser faire. Il finit par accepter et la mena à la bête. Celui-ci les laissa passer une dernière nuit ensembles. La Belle rêva qu’une femme lui disait que son action ne resterait pas sans compensation. Le lendemain, le père partit. Alors qu’elle visitait le château, elle découvrit une pièce qui lui était dédiée et qui comprenait une bibliothèque et un clavecin. Elle pensa alors que si la bête voulait la tuer, elle n’aurait pas fait tout ça pour elle. Elle eut raison, le soir même, la Bête vint lui proposer sa présence au diner et lui dit qu’elle pouvait lui demander ce qu’elle voulait, qu’elle était la seule maîtresse des lieux. Bien que flattée, La Belle ne voulut pas de ce titre. Tous deux parlèrent beaucoup et la Bête lui demanda si elle le trouvait laid. Sans mentir, elle lui répondit que oui, mais que c’était un homme très gentil et qu’elle l’appréciait. Il lui dit qu’il n’avait pas beaucoup d’esprit mais qu’il était gentil. Il lui demanda ensuite si elle voulait être sa femme. Mais la Belle refusa.
Triste, la Bête s’en alla sans gronder mais en soupirant. La Belle se sentit coupable. Chaque soir à neuf heures, la Bête revenait pour dîner avec elle et chaque soir il lui posait la même question. Chaque soir, ce fut la même réponse. La Bête lui demanda ce qu’elle voulait et la Belle lui dit que sa seule envie était de voir son père. Un grand miroir lui montra alors son père qui était malade de chagrin.Un soir, la Bête lui demanda si elle allait rester pour toujours avec lui. Mais elle lui dit qu’elle aimerait beaucoup revoir son père. Dans sa bonté, la Bête lui dit qu’elle pourrait le voir pendant huit jours et que quand elle voudrait rentrer, elle n’aurait qu’à déposer sa bague sur sa table de nuit. Mais si elle restait plus, la Bête en mourrait de chagrin. La Bête lui offrit une robe et elle partit vers son père. Lorsqu’elle arriva, son père fut si heureux qu’il appela les deux sœurs pour qu’elles viennent. Toutes deux étaient mariées mais tristes et voulurent jouer un tour à Belle pour qu’elle reste plus que huit jours. Triste d’avoir laissé la Bête à son chagrin, Belle rentra au château et trouva la bête allongée sur le sol. Elle vint vers elle et lui avoua son amour pour elle, même si elle n’était pas belle à regarder et qu’elle n’avait pas beaucoup d’esprit.
Alors, des musiques se firent entendre et des feux d’artifices se lancèrent partout. Quand La Belle regarda à nouveau la Bête, elle avait été changée en un Prince qui lui expliqua avoir été maudit par une sorcière, cachant sa beauté et lui interdisant d’utiliser son esprit. Seule une personne capable de passer au dessus de cela pourrait briser le charme. La sorcière apparut ainsi que le père et les sœurs de La Belle. Elle lui dit que son cœur était pur mais que par contre, celui de ses sœurs ne l’était pas, qu’elles seraient changées en pierre tout en étant conscientes et qu’elles devraient voir son bonheur sans pouvoir le vivre et ce, jusqu’à ce qu’elles se rendent compte de leurs erreurs.
l’oiseau bleu
Un matin, en ouvrant mes volets, je n’en ai pas cru mes yeux : là, devant moi, dans le noyer, était perché un magnifique oiseau bleu. Je n’en avais jamais vu de semblable. Il surpassait en beauté tous les autres oiseaux du jardin.
Quand il s’est mis à chanter, son gazouillis était si mélodieux que je me suis demandé si je ne rêvais pas.
« Viens, bel oiseau bleu ! » ai-je murmuré tendrement.
Il est venu se poser sur ma main. Il n’était pas farouche ! J’en avais les larmes aux yeux.
Ensuite, tous les matins, il est venu gentiment gazouiller à ma fenêtre. Je n’étais plus seule. J’avais trouvé un ami, et quel ami !
Comment faire pour le garder toujours près de moi, me suis-je demandé ? Je voudrais tant l’entendre chanter toute la journée… Je le voudrais rien que pour moi.
Je suis allée lui acheter la plus somptueuse cage dorée que j’ai pu trouver, de la nourriture succulente, et le lendemain matin, lorsqu’il est revenu se poser sans méfiance sur ma main, hop ! Je l’ai glissé dans ma jolie cage et j’ai verrouillé la porte.
« Chante, mon bel oiseau ! » ai-je dit.
Mais mon bel oiseau ne chantait plus.
J’ai tapé du pied : « Vas-tu chanter, enfin ? »
Il s’est blotti dans un coin sans me regarder.
« Quel ingrat ! Quand je pense à cette superbe cage dorée qui m’a coûté si cher! Il pourrait me remercier… Ce serait la moindre des choses ! »
Mais l’oiseau ne chantait plus. Pire encore, il mangeait à peine. Sourires, menaces, cajoleries : rien n’y faisait.
Les jours ont passé et il s’est mis à maigrir et à dépérir.
« Il finira bien par chanter ! » pensais-je (car hélas, je suis très têtue…)
Mais l’oiseau a fini par se coucher sur le côté… et soudain, en un éclair, j’ai réalisé, affolée :
« Il est en train de mourir ! Je suis en train de tuer mon bel oiseau ! »
J’ai fondu en larmes et j’ai ouvert sa luxueuse cage dorée. « Envole-toi vite, mon bel oiseau ! Je ne veux pas que tu meures ! »
Il a rassemblé ses dernières forces et il a pris son envol sans même m’accorder un regard. À travers mes larmes, je l’ai vu s’élever vers le soleil ; bientôt, je n’ai plus distingué qu’un tout petit point noir dans l’azur des cieux. « Vole, mon bel oiseau… Je t’aimais si mal… J’ai cru te rendre heureux et j’ai failli te tuer…»
J’espère que mon bel oiseau bleu me pardonnera et qu’un jour, il reviendra se poser sur ma main, mais je n’en suis pas certaine. J’ai tellement trahi sa confiance… Et pourtant, quand je regarde le ciel, je pense si souvent à lui, et peut-être qu’un jour…
Aline Neuhauser
Je conclu cette fable avec cette citation:
» Ce que tu aimes , laisse-le libre.
S’il te revient, il est à toi.
Si il ne te reviens pas, alors il ne t’a jamais appartenu »
Albert Einstein l’a dit!










