Mes extases – 2/ Albert Samain

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre »

Mes extases – 2/ Albert Samain

Mon cœur dans le silence a soudain tressailli,
Comme une onde que trouble une brise inquiète

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Tableau de Alexander Frenz / Albert Samain 1858-1900

L’extase amoureuse à travers l’art subtil, raffiné, et l’extrême sensibilité d’Albert Samain.

Quelle époque, n’est-ce pas, où l’on pouvait – ne fût-ce qu’en poésie – songer à mourir pour la beauté !

Extatique !

Mes extases – 0/ Avant-propos

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Mes extases – 0/ Avant-propos

suivi de

Mes extases – 1/ Victor Hugo : « Extase »

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Nicolas Colombel – Sainte Cécile jouant de la basse de viole – 1695

Qu’elle s’élève vers le ciel ou s’incarne dans la matière, elle transforme chaque élan — spirituel, esthétique ou sensuel — en une porte vers l’absolu. C’est l’extase, vertige qui abolit nos limites nous invitant à un voyage hors de nous-même où nous nous rencontrons au centre de « ce spasme de volupté à sentir qu’on meurt de ne plus pouvoir supporter nos vibrations intérieures », comme le dit Cioran.

Une petite série, très subjectivement composée, de six poèmes sur le thème de l’extase écrits par six de nos poètes et parfois mis en musique par les maîtres de « la Mélodie Française ». 

A tout seigneur tout honneur, à Victor Hugo la première place, avec une poésie extraite du recueil « Les Orientales »

mise en musique par Amy Beach

et chantée par la magnifique soprano Elsa Dreisig.

« Extase » ! . . . 

Partir !… Fuir !… Rêver !

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Partir !… Fuir !… Rêver !

Mes désirs enfiévrés crèvent en écume

Et ma chair est une lame qui se brise sur les rochers !

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Fernando Pessoa (Alvaro de Campos) – « Ode maritime »

Au petit matin sur un quai du port de Lisbonne, un certain Alvaro de Campos – qui n’est autre que Fernando Pessoa sensationniste et futuriste -, observe un paquebot s’engager lentement dans l’estuaire du Tage…
Ce spectacle entraîne le légendaire poète portugais dans une méditation contemplative qui ne ne tardera pas à se transformer en un délire de paroles et d’images puisées dans l’infinie richesse de la relation que les hommes entretiennent et ont entretenu depuis toujours avec la Mer. 

La revue « Orpheu », en cette année 1915, publiera « L’Ode maritime », un des sommets de la poésie du XXème siècle.

Un extrait dit sur la musique de Maurice Ravel, « Une barque sur l’océan » et illustré par des tableaux de maîtres d’époques diverses, tous inspirés par la vie maritime.

 Vers cet inaccessible ailleurs . . . !

Fulgurances – LVI – Le mot… Le chemin

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Fulgurances – LVI – Le mot… Le chemin

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Ossip Mandelstam 1891-1938

Une citation d’Ossip Mandelstam d’une plus grande profondeur métaphysique qu’il n’y paraît à priori : le poète évoque la plasticité du langage, surtout quand le mot entre en poésie, forçant la rupture avec l’habitude ; ainsi la parole n’est-elle pas destination, mais chemin ouvert, mouvement perpétuel.

Lire ! . . . 

 

Parlez-moi d’amour – 15 – À peine…

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Parlez-moi d’amour – 15 – À peine…

À peine si le sang à ton front quand tu dors
Compte tout doucement l’aller-retour du temps.

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Johanna Hamon (peintre contemporaine) – Claude Roy 1915-1997

Ne dit-on pas souvent que là où le langage ordinaire s’arrête, la poésie prend le relais parce qu’elle est la seule capable de capturer l’impalpable et le vertige des sentiments.

Un autre poème de Claude Roy pour en donner un autre témoignage :

‘ À peine… ‘

Lire, aimer. . . !  Aimer, lire . . . !

Arlequin assassiné

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Arlequin assassiné

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Picasso – Arlequin 1923 / Francis Blanche / Serge Reggiani

Sympathique miniature, rareté du répertoire de Serge Reggiani, et, comme toujours, magistrale interprétation :

‘ Arlequin Assassiné ‘
(paroles de Francis Blanche)

Mais qui a poignardé Arlequin ?

Mais vieillir… ! – 34 – ‘ Un acre d’herbe ‘

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Mais vieillir… ! – 34 – ‘ Un acre d’herbe ‘

My temptation is quiet.
Here at life’s end
Neither loose imagination,
Nor the mill of the mind
Consuming its rag and bone,
Can make the truth known.*

*Nulle tentation.
Ici à la fin de la vie
Ni l’imagination débridée,
Ni le moulin de l’esprit
Qui ronge sa guenille et son os,
Ne peuvent me révéler la vérité.

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William Butler Yeats 1865-1939 (Prix Nobel de Littérature 1923)

On ne peut pas être et avoir été, et encore moins devenir. Difficile pour qui a connu les sommets de l’art littéraire, tel que le grand poète irlandais William Butler Yeats, d’accepter la vie trop tranquille, stérile, du vieil homme désormais reclus dans sa retraite de Riversdale.

‘Un acre d’herbe verte’ est un des derniers poèmes d’un immense écrivain qui trouve encore la force d’un ultime appel pour vivre jusqu’à la fin la « frénésie » d’un héros shakespearien, fût-ce au prix de la folie. 

Lire, écouter ! . . .   

Parlez-moi d’amour – 14 – ‘Melodia sentimental’

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Parlez-moi d’amour – 14 – ‘Melodia sentimental’

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Heitor Villa-Lobos 1887-1959 / Dora Vasconcellos 1910-1973 / Mônica Salmaso – Roberta Mameli (soprano)

Une magnifique mélodie d’Heitor Villa-Lobos, grand compositeur brésilien,

Un poème tendre et délicat de Dora Vasconcellos, entre nostalgie et lyrisme à l’instar de la sérénade,  

Une guitare pour accompagner une version mélancolique chantée par Mônica Salmaso,

Un piano pour soutenir la version lyrique de cette mélodie chantée par la soprano Roberta Mameli…

Inutile de chercher les mots pour définir l’indéfinissable ‘Saudade » !

Juste écouter ! . . . 

Consolation à un ami

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Consolation à un ami

« On ne peut pas être père sans être un peu Dieu. »

Victor Hugo in ‘A Villequier’

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Chœur de voix d’hommes de Cologne – Direction Bernhard Steiner

Quelques mots de consolation à un ami dont le père vient de quitter ce monde… Et mieux que les mots impuissants, la musique qui contient et déplace la douleur :
le chant profond d’un chœur d’hommes interprétant un motet de Félix Mendelssohn écrit sur les paroles bibliques de l’Apocalypse de Jean (14:13) :

« Beati mortui… »   (Heureux les morts…)

En amitié ! . . . 

Parlez-moi d’amour – 13 – Elena

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Parlez-moi d’amour – 13 – Elena

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Elena Frolova & Marina Tsvetaiëva 1892-1941

Elena Frolova consacre depuis longtemps son talent à mettre en musique et à chanter les poètes russes de « l’Âge d’argent ». Et l’émotion est toujours au rendez-vous.

Elle chante ici son adaptation d’un poème chargé d’un profond mysticisme que Marina Tsvétaïéva écrivit, alors qu’elle n’avait que 26 ans, souffrant de famine et de froid, le 30 juillet 1918, à Moscou ravagée par la révolution :

Quand je serai fatiguée de vivre…

Et tu m’accueilleras : non pas comme une intruse,
Mais comme une épouse, parvenue au terme des jours.
Tu me diras : « Toi aussi, tu as beaucoup souffert ? »
Et tu me tendras ton bras.

Lire, écouter . . . !