Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre »
My temptation is quiet.
Here at life’s end
Neither loose imagination,
Nor the mill of the mind
Consuming its rag and bone,
Can make the truth known.*
*Nulle tentation.
Ici à la fin de la vie
Ni l’imagination débridée,
Ni le moulin de l’esprit
Qui ronge sa guenille et son os,
Ne peuvent me révéler la vérité.

William Butler Yeats 1865-1939 (Prix Nobel de Littérature 1923)
On ne peut pas être et avoir été, et encore moins devenir. Difficile pour qui a connu les sommets de l’art littéraire, tel que le grand poète irlandais William Butler Yeats, d’accepter la vie trop tranquille, stérile, du vieil homme désormais reclus dans sa retraite de Riversdale.
‘Un acre d’herbe verte’ est un des derniers poèmes d’un immense écrivain qui trouve encore la force d’un ultime appel pour vivre jusqu’à la fin la « frénésie » d’un héros shakespearien, fût-ce au prix de la folie.