Faut-il aimer son enfant ? Pourquoi et comment l’aimer ? Où se cache l’instinct maternel, dans quelle partie du corps, dans quel espace du cerveau ? Solo est un recueil de poésie narrative, qui suit une jeune mère confrontée à cette injonction d’aimer son enfant et ses difficultés à élever seule son fils. Dans une poésie puissante, organique, Solo alterne courts poèmes incisifs et d’autres plus longs, en prose plus « sociale ». Après Ceux qui m’aiment, Solo est son deuxième recueil publié chez Tarmac.
Parution prévue le 25 novembre en précommande dès aujourd’hui dans votre librairie ou chez l’éditeur.
peggy m. est une adolescente dont la vie bascule après sa rencontre sur Internet d’une autre peggy m. morte vingt ans plus tôt.
Inspiré d’un fait divers, il y est question d’identité, d’enfance perdue, de peur, de joie et de malheur, de jeunes filles qui croisent le méchant loup du conte, de monstres, de fantôme, … sur fond d’addiction aux écrans.
Deux étudiants du Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille ont eu la bonne idée de nous organiser une mini résidence alsacienne Caravane-Caravelle dans l’éco-lieu du Langenberg à Wissembourg, une soirée in situ et deux autres dans le cadre du Printemps des poètes à Strasbourg, à la librairie Gutenberg les 24 & 25 mars de 19h00 à 21h00. Les trois soirées sont ouvertes à tous, sur inscription pour les deux dernières.
Une sortie de résidence est prévue le samedi 21 mars à partir de 20h00 dans le cadre d’une soirée plus large poésie/slam et DJ set.
Hormis les deux soirées de scène ouverte à la librairie Gutenberg, des ateliers seront proposés, sur inscription (avec jauge limitée) :
Cafoutch en marseillais, évoque une petite pièce mal rangée, un débarras où c’est un peu le bazard, le oaï, donc pour utiliser un autre mot marseillais. Cafoutch poétique, c’est donc aussi une nouvelle scène marseillaise créée par Louise Massis et Mehdi Prévot, qui offre un moment de lecture/performance à des autrices et auteurs invitées, et qui est suivi d’une scène ouverte.
Le 11 mars ce sera la seconde soirée du Cafoutch poétique et j’ai la grande joie d’y participer avec une lecture performée, musicale sur le thème des Insignifiantes. Rendez-vous donc à la Cômerie le mercredi 11 mars de 19h00 à 22h00, sur réservation, qui peut s’effectuer sur helloasso (entrée : 6 euros).
La scène sera précédée d’un atelier d’écriture gratuit de 17h00 à 18h30 (inscription : cafoutchpoetique@gmail.com) sur le thème liberté, force vive déployée, Printemps des poètes oblige. Les textes écrits en atelier pourront être lus durant la scène ouverte.
Enregistrement audio d’un texte écrit en atelier lors des Mêlées poétiques, déstructuré à dessein, chaotique (c’était le but) et lu sur scène dans la foulée. Ici avec un peu de son en plus. Bonne écoute.
Il y a quelques temps, nous avons exploré des hôtels, comme hôtel de tous les hôtels, fictifs ou réels. C’était une proposition de François Bon en clin d’oeil à ean-Philippe Toussaint. Plusieurs textes sont ainsi nés et viennent d’être regroupés sous format livre disponibles sur la boutique du Tiers Livre (et sur amazon).
Pour ce 70ème ciné-poème, j’ai choisi le film du réalisateur coréen Park Chan-wook, Old boy. Il s’intitule Un secret qu’on préfère oublier. Bon visionnage !
Je serai ce mardi 24 février à la Mine d’art à Dieulefit dans la Drôme pour une nouvelle session (la première me concernant) des Mêlées poétiques. La scène ouverte est prévue à 20h00. Au plaisir de vous y croiser !
surgit aussi dans l’angle de l’éclairage de la rue à vif comme pelée par l’ombre, l’aveuglement trop blanc surprend dès qu’on emprunte l’avenue large qui semble sans fin jusqu’à la bifurcation, le pont hérissé d’aboiements, le chien jaune et le noir aux yeux dorés, sans dévier le tracé jusque dans les branchages, la sauvagerie faite bois et feuilles qui frôlent les visages en retombées alors on slalome dans le venteux et le pluvieux même parfois, un jalon puis l’autre dans la pierraille on avance et on atteint presque au but, la croisée des chemins, la triple ouverture vers les champs à perte de vue à l’endroit précis où trois cours d’eau se rejoignent dans la multitude crépitante et les bourdonnements, les élancements ligneux et les hautes herbes, leur balancement dans le mistral qui souffle à l’oreille la rudesse des plaines et les froidure des ruisseaux, que faire d’autre sinon resserrer l’écharpe autour des jours et du nez qu’on sait rougis, les épaules arrondies, les pieds crochètent le sol dans de grosses chaussures de randonnée qui pourtant laissent passer l’air glacé, mais avancer quand même pour la respiration et pour l’émerveillement qu’on imagine au fond d’un fossé ou dans les hauteurs d’un arbre, sinon dans le ciel nuées d’oiseaux qu’on dit murmurations, leur retour piaillant dans les nuages qui font vibrer une impression de printemps et qui plus loin se poseront dans les buissons épineux de garrigue, dans des bosquets d’olivier, alors j’avance, je continue d’avancer avec la perception vivace et invisible que quelque chose est là, qui attend son heure, qui survit à l’hiver, qui demande à émerger dans le jaillissement prochain des bourgeons, des premières fleurs d’amandier quand déjà le mimosa ses premiers ors, son embardée d’embellie, quand déjà les violettes ont percé partout les talus hauts, les bordures des chemins et les sous-bois, quand déjà je me penche sur elles, défroissées-fraîches couvertes de gouttelette d’eau d’après l’averse, je vois rien de renfrogné dans leur port de tête à ras de terre, frottées et glaiseuses dans les remugles d’humus et les remontées des nappes, leurs débords pollués, leur vomissure, l’instant de crue maigre qui séchera dans l’instant au retour du soleil qu’on voit déjà poindre, un soupir juste là