Les anges blancs de Vienne, Kate Mc Alistair

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Quatrième de couverture :

En avril 1944, alors que Vienne est bombardée par les Alliés, une alliance surprenante voit le jour entre des hommes aux idéaux opposés, pour sauver les chevaux Lipizzans, fleuron de l’Ecole espagnole d’équitation de Vienne.
Un roman bouleversant qui révèle comment, au cœur des ténèbres, la grâce et la noblesse peuvent encore triompher.

Au cœur du chaos, un pari insensé
1945. Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, des officiers américains et allemands s’unissent pour mener à bien une mission secrète, orchestrée par le général Patton : l’opération  » Cowboy « .
Son objectif : sauver les légendaires chevaux Lipizzans,  » Anges blancs  » de Vienne, fleurons de l’École espagnole d’équitation, que les bombardements menacent de faire disparaître.
Cette histoire méconnue, Kate McAlistair nous la fait revivre à travers deux personnages inoubliables : la jeune baronne Irene von Waldenberg, héritière du plus prestigieux haras de Lipizzans d’Autriche et Tomek, prisonnier STO alsacien et dresseur au don exceptionnel.
Quand leur destin croise l’opération  » Cowboy « , Irene et Tomek n’hésitent pas à risquer leur vie. En pleine tourmente, leur histoire devient le symbole d’une résistance inattendue.

L’avis de Laure :

Que ce livre était beau ! Vous le savez car je le dis souvent, je cherche beaucoup l’originalité dans les livres et c’est souvent ça désormais le petit plus qui va me transporter. Et croyez-moi, Kate Mc Alistair nous livre ici un roman qui a tout : des faits historiques que je lis pour la première fois et qui sont hyper intéressants, le cadre de la seconde guerre mondiale mais dans un récit qui n’a rien à voir avec ce dont on a l’habitude et le tout a vraiment conquis mon cœur.

Les anges blancs de Vienne, le roman ne pouvait pas avoir d’autre titre tant tout repose sur ces chevaux, ce patrimoine immatériel des autrichiens, les Lipizzans. J’ai vraiment découvert ici tout un domaine que l’auteure nous présente superbement. Plus on avance dans le récit plus l’on comprend l’enjeu crucial de préserver ce savoir ancestral après la guerre. Ce que j’ai adoré ici c’est justement qu’on nous amène à découvrir un autre enjeu de la guerre, si souvent dépeinte du point de vue ultra nécessaire des hommes. Mais ces chevaux sont bien le cœur du récit, l’enjeu de leur survie est alors porté par tous les hommes et femmes qui s’en occupent et qui les ont chéri en les côtoyant jour après jour.

Le côté humain est tout aussi présent dans le roman à travers des personnages de tous univers, qu’on n’imaginerait même pas se croiser en d’autres temps. Il y a Tomek le français prisonnier de guerre des allemands, la Baronne Irene, héritière du domaine de Waldenberg et ses centaines de Lipizzans mais aussi des allemands qui ont réquisitionné le haras et ses chevaux comme ils ont pu le faire de tant d’œuvres d’art. Jusqu’à ce que la libération approche et avec elle la menace russe qui pourrait mettre en péril tous les Lipizzans…

Je ne suis pas forcément une férue de l’animal dans la littérature mais ici il y a tellement plus avec ce très beau message qui nous interpelle sur ce que la guerre peut détruire au-delà des hommes, des siècles de savoir, une race dont la force et les compétences particulières a fait l’objet d’un travail de reproduction attentif.

Ma notation :

Une très belle lecture.

archipel

(Partenariat non rémunéré, livre offert par les éditions Archipel)

 

 

 

 

Jour après jour, Coralie Janne

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Quatrième de couverture :

Prudence est animatrice télé et jeune maman. Gilles est agriculteur et a tout perdu. Quant à Valentin, c’est un ado de 17 ans qui vit son premier amour au rythme des défis Tiktok lancés par ses potes.

Ces trois-là ne se connaissent pas mais ont formulé le même souhait, au même instant : revenir à la journée du 13 janvier 2024. La journée où tout a basculé pour eux.

Trois vies brisées.
Trois bougies soufflées.
Pour un vœu partagé.
Revenir en arrière. Changer le cours des choses. Ne pas commettre la même erreur.

Seulement voilà : on ne réécrit pas le temps sans en payer le prix. Et parfois, vouloir réparer le passé peut briser bien plus que le destin…

L’avis de Laure :

Je me faisais un plaisir de découvrir le 3ème roman de Coralie Janne encore plus avec ce pitch qui me branchait tellement. J’ai toujours beaucoup aimé quand la littérature frôle avec le réel et ce voyage dans le temps avait tout pour me réjouir. Et de fait, c’est un livre que j’ai lu en 2 jours, emportée par la plume de Coralie Janne et l’émotion que ses personnages dégagent.

Eve exerce un drôle de métier : elle exerce dans une société qui réalise les rêves, en poste au service des rêves réalisés en soufflant les bougies d’anniversaires. Un jour, elle reçoit trois rêves étonnamment liés : 3 personnes demandant à retourner à une même date, celle où leurs vies ont pris un tournant terrible.

C’est avec émotion qu’on découvre nous aussi les vies de Valentin, Prudence et Gilles. Je vous laisse la surprise de les découvrir, de voir le destin amener ces événements terrifiants. J’ai été encore plus touchée par l’histoire de Prudence, parce que j’ai vu venir évidemment ce qui allait la toucher, j’avais envie de la secouer, de lui dire qu’elle ne pouvait pas croire que cela irait ainsi…

Et puis il y a ce retour dans le temps, à la date fatidique, celui qui soignerait tous les maux et épargnerait les drames. Une solution magique ? Pas si sûre et c’est là que Coralie Janne manie habilement son récit en nous faisant envisager d’autres pistes. J’ai adoré le message que ce roman porte sur la vie, sur ces événements traumatiques que beaucoup d’hommes et de femmes vivent. Comment on s’en relève quand la magie n’existe pas en fait, dans la vraie vie ? Le message est beau et on referme évidemment le roman le cœur touché.

Ma notation :

Une très belle lecture.

xo-editions

(Partenariat non rémunéré, livre offert par les éditions XO )

 

 

 

La journée de l’amour et de la lessive, Fanny Gayral

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Quatrième de couverture :

En apparence, la famille Bordier a tout du foyer modèle : une mère aimante qui gère le quotidien, un père tendre et bricoleur, une grande soeur étudiante à Paris, une jeune soeur passionnée par la nature. Mais à bien y regarder, la mère rumine en silence des idées noires, le père, Lucien, est accro au travail et ne sait pas faire une lessive, la grande soeur cache son agoraphobie à ses parents, tandis que la cadette joue les intermédiaires pour tout le monde.
Lorsque Lucien découvre que sa femme a réservé en secret un aller simple pour la Guyane, les langues commencent petit à petit à se délier… Par l’action conjointe du nettoyage de la salle de bains, de podcasts de déconstruction féministe, de psychanalyses de palier et autres explorations des forêts locales, les Bordier s’apprêtent à mettre au jour des vérités parfois douloureuses, mais aussi les clés de leur bonheur futur ensemble.

L’avis d’Audrey :

Ce n’est pas la première fois que je vous parle d’un roman de Fanny Gayral. C’est une auteure que j’apprécie beaucoup : elle a cette capacité à faire sourire tout en ancrant ses histoires dans une réalité touchante. Ses romans sont pleins de fraîcheur, et c’est dommage qu’on ne parle pas assez d’elle. C’est donc un vrai plaisir de pouvoir, une fois encore, souligner à quel point sa plume est vivifiante.

Bienvenue dans la famille Bordier. En apparence, tout semble aller pour le mieux au sein de cette tribu. Pourtant, dès que l’on gratte un peu ce vernis de bonheur, on réalise que rien ne va vraiment. Dans ce roman choral, chaque membre de la famille se dévoile sans fard ni artifices. On découvre une mère débordée par son quotidien, un père qui se repose beaucoup trop  sur elle, une fille étudiante souffrant d’agoraphobie qu’elle préfère taire, et une cadette, lucide et observatrice, qui perçoit très bien les failles familiales.

Et c’est un simple billet d’avion qui va tout bouleverser. Pourquoi Jessica, la mère, possède-t-elle un billet sans retour pour la Guyane ? Et si, derrière les sourires, les repas en famille et le train-train quotidien, se cachait en réalité un profond malaise ?

J’ai trouvé ce texte d’une justesse frappante, n’épargnant rien des difficultés qui peuvent traverser une famille. La charge mentale, le couple, la parentalité, la place dans la fratrie, les mensonges et les non-dits : tout y est abordé avec beaucoup de vérité. 

C’est un roman feel-good certes, mais qui montre des personnages imparfaits et en difficultés. Ils sont chahutés par le quotidien, mais petit à petit, retrouve pied et une certaine forme d’apaisement.

Prêt à découvrir la famille Bordier, et promis, toute ressemblance avec des familles réelles est purement fortuite…ou pas.

Guetter l’aurore, Julie Printzac

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Quatrième de couverture :

Été 1941. Les Brodsky, juifs, ont fui la zone occupée et la menace nazie pour se réfugier dans le sud de la France. Rattrapés par les nouvelles lois de Vichy, ils se retrouvent en résidence forcée au pied des Pyrénées, dans une grande demeure délabrée.
Peu à peu, la vie s’organise. Esther, l’aînée des enfants, rencontre Clara. L’heure est à l’adolescence, aux premiers émois et aux grandes amitiés. C’est également le temps de l’engagement dans la Résistance, des luttes pour survivre, mais aussi des rafles. Dans la tourmente, Esther et Clara font tout pour rester maîtresses de leur destin. C’est compter sans la brutalité de l’Histoire…

L’avis de Laure :

Vous m’aviez dit avoir beaucoup aimé ce roman. J’avais donc encore plus hâte de le débuter parce que c’est cette période de l’histoire que j’aime tant lire.

Oui mais justement, c’est aussi cette période de l’histoire sur laquelle j’ai tant lu que je cherche à présent toujours le petit grain d’originalité, le petit plus qui démarque ce roman de tous les autres. Et ici, j’ai eu une jolie lecture mais sans ce petit plus.

C’est l’histoire d’une famille juive en zone libre, néanmoins marquée par la coeur avec toutes les difficultés que l’on connaît : maintenir un emploi et des ressources pour vivre, se cacher ou être protégé par le voisinage qui ne dénoncera pas la famille aux autorités, échapper aux rafles, etc. Mais c’est une famille que j’ai lue comme spectatrice lointaine, sans vraiment m’attacher, ni à Leah la mère, ni à Esther sa fille.

La double temporalité présente dans le roman est aussi un peu trop anecdotique à mes yeux pour renforcer la fibre romanesque. C’est donc avec un goût de trop peu que je referme ce livre qui vous a pourtant tant plu.

Ma notation :

Une lecture qui a pas eu ce petit plus que j’aurais aimé trouver.

La gomme à effacer, Laurie Heyme

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Quatrième de couverture :

Par une belle soirée d’été, Maya voit sa vie basculer : son mari fait ses valises et la laisse seule avec son chagrin. Elle n’a plus qu’à arborer son plus beau sourire pour jongler entre une carrière exigeante, des enfants pleins de vie et tenter de faire taire sa douleur. Quand celle-ci devient trop forte, elle peut compter sur le soutien sans faille de son gang de copines, de son imprévisible frère, et d’un jeune père divorcé qui ne la laisse pas indifférente…

L’avis de Laure :

La sublime couverture de ce roman m’a beaucoup tentée lorsque je l’ai vue passer l’an dernier. L’histoire n’est pourtant pas si belle et douce que les coloris de la couverture le laissent imaginer. On va suivre Maya dans tous les bouleversements de sa vie, de hauts en bas avant d’autres hauts puis d’autres bas. A la base de tout ça un événement pourtant simple que beaucoup de nous vivent, une séparation.

Maya n’avait rien vu venir dans sa vie de mère de famille, mariée, 3 turbulents petits garçons. Et puis, du jour au lendemain, tout un quotidien à réinventer : la garde alternée, la charge mentale quotidienne à gérer solo, les finances qui ont bien du mal à suivre… A travers Maya, Laurie Heyme raconte ce que tant de femmes vivent, j’ai trouvé son récit parfaitement réaliste, même sans l’avoir vécu je ne doute pas que ce roman illustre tellement bien la vraie vie.

Ce que j’ai trouvé le plus marquant ici, c’est le temps, le temps qu’il faut chaque fois à Maya pour réussir à traverser chaque étape de ce bouleversement, le temps de réorganiser sa vie de mère, le temps de se retrouver en tant que femme et surtout d’être prête à avoir un nouvel homme dans sa vie, d’une toute autre manière que celui qui a été le père de ses enfants.

Ce n’est pas une lecture qui vous fera rêver, je n’ai pas vraiment eu envie d’être confrontée à la vie de Maya justement en raison du temps que cela lui prend de se retrouver, ce n’est pas un personnage qui m’a donné envie de plonger dans le livre comme on peut le vivre avec tant de lectures, ce serait mon petit bémol à la fin de cette lecture même si le rêve et le positif ne peuvent pas toujours aller de pair avec des lectures comme celle-ci, qui s’ancrent tant dans le réel.

Ma notation :

Une lecture touchante mais triste à la fois.