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Un nouvel été, Amélie Baumann

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Quatrième de couverture :

Chloé, 17 ans, entraîne sa mère Alice sur la côte basque pour fêter ses 40 ans. Elle compte l’emmener jusqu’à la maison de son enfance, où elle n’a jamais remis les pieds depuis un drame survenu pendant son adolescence.
Sur place, Alice retrouve ses trois meilleures amies qu’elle avait quittées sans explication. Entre émotions et culpabilité, Alice tente de guérir ses blessures passées.

L’avis d’Audrey :

Chloé n’a que 17 ans, et pourtant c’est elle qui guide sa mère, Alice, en la prenant par la main pour la conduire sur les chemins de son passé.

Un voyage vers la côte basque, un retour dans le village de l’enfance d’Alice. Très vite, on pressent que cette aventure sera douloureuse pour notre héroïne : retrouver ses amies d’autrefois et affronter les fantômes enfouis. Entre souvenirs et remords, ce périple prend des allures de pardon et de rédemption, une clé pour enfin se libérer.

Derrière une couverture et un titre légers se cache un roman d’une profondeur et d’une gravité que je n’imaginais pas. La narration, qui alterne entre passé et présent, dévoile une histoire profondément dramatique: celle d’une famille en apparence idéale. C’est aussi un récit d’amitié, d’adolescence, de promesses et de confiance.

Je me suis tournée vers ce roman après avoir lu C’est encore loin le bonheur ? cet été, et je peux dire que l’auteure m’a véritablement bluffée avec ce nouvel ouvrage, bien plus abouti à mes yeux, qui a remué beaucoup de choses en moi. Elle y dépeint, avec une grande justesse et beaucoup d’émotion, des personnages vrais et profondément sincères.

Le café des âmes sensibles, Fanny Marie GUFFLET

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Quatrième de couverture :

Jeune bibliothécaire passionnée, Chloé mène une existence bien rangée. En apparence, tout va bien : un travail stable, une famille aimante, un appartement charmant. Mais derrière les sourires et les « Ça va, merci », son âme s’essouffle. Et un jour, un ouvrage mal rangé devient le déclencheur d’un raz-de-marée intérieur. Le verdict tombe: burn-out et hypersensibilité… Il est grand temps pour Chloé de s’écouter enfin.

L’avis d’Audrey :

Chloé est bibliothécaire. Déçue par l’amour, irritable face au moindre détail, elle n’en peut plus de sa routine. Il suffit d’un livre mal rangé pour que tout bascule: c’est le déclic qui l’amène à se recentrer sur elle-même, sur ses envies et ses besoins. Une fois ce désir de changement accepté, la loterie des visas canadiens lui offre une échappatoire inattendue : direction le Québec.

Elle pose ses valises dans un village aussi pittoresque que chaleureux. Comme guidée par le destin, elle découvre le Café des âmes sensibles, un lieu atypique mêlant café et livres, où elle trouve, contre toute attente, un emploi. Mais surtout, elle y rencontre des âmes bienveillantes et tisse des liens sincères. Ce café devient un véritable refuge, rempli de surprises, qui aide Chloé à affronter et apaiser ses démons intérieurs.

Je me suis profondément attachée à Chloé et à sa nouvelle bande d’amis. Désormais, lors d’un coup de blues, je n’aurai besoin que d’une chose: m’offrir un cappuccino vanille au Café des âmes sensibles. Je me suis sentie proche de ces personnages, de leur maladresse émotionnelle, de leur générosité et de leur intelligence du cœur.

Parce que les livres et l’écriture ont ce pouvoir unique de soigner les maux avec des mots, j’ai particulièrement aimé la manière dont l’autrice s’en sert comme leviers de reconstruction pour ses personnages.

Un roman feel good comme je les aime, empreint de dépaysement, d’humour, de tendresse et de sensibilité. À lire sans hésiter : vous allez l’adorer.

A moi la nuit, toi le jour, Beth O’Leary

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Quatrième de couverture :

Tiffany Moore cherche désespérément un logement bon marché à Londres. Leon Twomey travaille de nuit et a absolument besoin d’argent. Leurs amis respectifs pensent qu’ils sont complètement fous, mais aux grands maux les grands remèdes : pourquoi ne pas tout simplement partager un appartement, même s’ils ne se connaissent pas ? Léon habite le studio le jour de 9 heures à 18 heures, Tiffany le reste du temps. Entre les ex un peu fous, les clients exigeants, un frère emprisonné à tort et, bien sûr, le fait qu’ils ne se sont jamais rencontrés, ils découvrent que, pour avoir un foyer harmonieux, il vaut mieux ne pas s’en tenir aux règles et suivre son cœur.

L’avis de Laure :

C’est 5 ans après la parution grand format de ce roman qui m’avait beaucoup tentée que j’ai pu le découvrir à mon tour. Une petit pavé qui pourrait sembler gentiment feel good mais qui cache aussi des thèmes forts et une profondeur qui a su me toucher.

Ce titre cache une drôle de colocation : le partage de l’appartement de Léon, infirmier de nuit, avec Tiffy jeune femme travaillant le jour. Lui profite de son appartement le jour quand la jeune femme y trouve refuge le soir et la nuit. Une organisation originale qui débute entre ces deux-là qui ne sont jamais rencontrés et qui vont communiquer par post-it interposés, disséminés un peu partout dans l’appartement.

Et étrangement, cette absence de relation IRL comme on dit, ne va pas empêcher nos 2 héros de partager des choses fortes et de se confier. Que ce soit le passé amoureux de Tiffy avec cet ex qui ne veut pas passer à autre chose et qui est terriblement manipulateur ou le métier de Léon ou encore son combat pour son frère qu’il pense emprisonné à tort et qu’il aimerait voir sortir de prison. Chaque petit moment de vie contribue à nous attacher aux personnages, j’ai autant aimé la douceur un peu distante de Léon que la passion de toute chose que Tiffy peut consacrer à sa vie.

Tous ces éléments rendent ce pavé parfaitement digeste, rien ne m’a semblé de trop et, bien évidemment, j’ai apprécié le déroulé final qui va rapprocher réellement Tiffy et Léon. C’est une jolie lecture, un roman contemporain comme je les aime avec cet équilibre de thèmes forts et de moments doux, feel good et porteurs d’émotions.

Ma notation :

Un joli titre, à découvrir sans hésiter.

Le book club des coeurs solitaires, Lucy Gilmore

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Quatrième de couverture :

Bibliothécaire sans histoires dans une petite ville sans histoires, Sloane Parker mène une vie tranquille faite de petits rituels, comme des antidotes à la morosité. Ainsi, c’est toujours avec impatience qu’elle guette le passage quotidien d’Arthur McLachlan, un vieux grincheux formidablement attachant qui vient chaque jour à la bibliothèque parcourir ses rayonnages, râler, se plaindre, et l’embarquer dans des joutes oratoires d’anthologie. Ses visites sont même le point d’orgue de ses journées.
Lorsqu’un matin, puis le suivant, Arthur ne se présente pas, Sloane, alarmée, part à la recherche du vieil homme, finissant par le découvrir chez lui, cloué au lit… et (secrètement) ravi de la voir.

L’avis d’Audrey :

« Bibliothécaire sans histoires dans une petite ville sans histoires », rien que cette phrase d’accroche du pitch m’a donné envie de me plonger dans ce roman à la couverture colorée et punchy. 

Sloane travaille dans une bibliothèque et se retrouve face à un lecteur grognon et taciturne : M. McLachlan. Et croyez-moi, des lecteurs comme lui, on en rencontre dans toutes les bibliothèques ! Entre eux, s’installe peu à peu une joute verbale teintée de complicité et d’attachement. Alors, lorsque le vieil homme cesse de venir, Sloane s’inquiète et outrepasse ses fonctions en se rendant chez lui. Très vite, l’idée d’un club de lecture s’impose : le point de départ d’un lien entre plusieurs personnages, et les prémices d’une amitié douce et réconfortante.

Parce que partager un livre, c’est échanger bien plus que de simples mots…

Un roman qui parle de livres, qui célèbre les livres, porté par des personnages hauts en couleur, touchants et profondément humains : un vrai régal. Ce récit montre à quel point la littérature peut transformer des vies et apporter une lumière bienfaisante dans nos existences. 

J’ai adoré passer du temps aux côtés de ces êtres imparfaits et fragiles, mais animés par le désir d’aller vers un mieux. Un roman feel-good dans toute sa splendeur.

Malaven, Olivier Bal

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Quatrième de couverture :

Ile de Malaven, octobre 1987. Alors que six amis de 17 ans passent leur dernier week-end ensemble, des événements étranges et une tempête surviennent. Vingt ans plus tard, invités sur la même île par l’écrivain Jonas Waverley, Alice, Stan, Erwan et François sont pris au piège. Ils ont une nuit pour s’en sortir en réalisant des épreuves liées à leur passé ainsi qu’aux romans de Waverley.

L’avis d’Audrey :

Octobre 1987, sur l’ile de Malaven, les habitants semblent devenir fous, les menant jusqu’à un drame sous les yeux témoins d’un groupe de jeunes ados. 2007, les mêmes protagonistes reviennent sur l’île, sous l’invitation d’un écrivain intriguant. Sont-ils seulement prêts à vivre un semblant d’Escape Game sur Malaven, à la recherche d’un passé troublant et qui risque surement de les mettre en danger ? Pourtant, ils n’ont pas vraiment le choix.

Ce thriller insulaire, dont la narration saute d’une époque à une autre dans un même lieu, nous livre une intrigue addictive, bien ficelée mais qui pourtant n’a pas su me captiver totalement. Si j’ai aimé le choix du lieu (quoi de mieux qu’une île fouettée par le vent breton pour instaurer une atmosphère glaçante ?) j’ai été moins conquise par les personnages que j’ai trouvé un peu fades et les surprises du récit qui étaient un peu trop prévisibles.

Mon ressenti de lecture est assez ambivalent car j’ai passé un moment de lecture plutôt sympa, j’avais envie de reprendre chaque soir mon voyage maudit vers Malaven, et pourtant cette découverte de l’auteur m’a laissé un goût d’insatisfaction à tel point que je ne relirai pas forcément un autre roman d’Olivier Bal prochainement.

Vous avez déjà lu cet auteur ? Vous aimez ? Vous saurez peut-être me faire changer d’envie en me conseillant un précédent roman ?