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Maybe someday, Colleen Hoover

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Quatrième de couverture :

À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret impardonnable… Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens. Ensemble, ils vont comprendre que les sentiments qu’ils partagent ne leur laissent pas le choix dans leurs décisions.

L’avis de Laure :

Cinquième livre que je lis de CoHo et si l’on m’avait dit que ce n’était pas son meilleur, je me suis dit « oh moins j’irai crescendo ». Effectivement, je vois et comprends maintenant ce que l’on peut reprocher à ce roman. Il reste toujours fluide et plaisant à lire mais il faut adhérer à l’hypothèse morale que l’auteure construit. Et je vous avoue qu’en effet, cela n’a pas été mon cas.

Sydney est plus bas que terre lorsque qu’elle trouve refuge chez Ridge son voisin d’en face. Un jeune homme qu’elle avait plaisir à voir jouer de la guitare sur son balcon et qui va lui offrir un espace pour se remettre de la terrible trahison qu’elle vient de vivre : avoir trouvé son petit ami dans les bras de sa meilleure amie…

Devinez quoi ? Oui Ridge ne va pas que consoler Sydney, ils vont tomber amoureux. Sauf que… Ridge est en couple depuis des années, c’est une belle histoire avec une jeune femme qui est une belle personne et qu’il aime toujours. Mais bing, trio amoureux : autant Maggie que Sydney sont la femme idéale de Ridge… C’est moralement complexe parce que, prises indépendamment, les deux histoires d’amour sont belles. Mais le fait qu’elles arrivent en même temps, au même homme est vraiment gênant et pourtant Ridge est vraiment un beau personnage, ce n’est pas un red flag ambulant.

Inévitablement, je me suis questionnée sur la solution que CoHo allait imaginer pour solutionner tout de bazar et bon… ça ne m’a pas tellement plu mais de toute façon la situation était un peu insoluble… Mis à part ce bémol quand même conséquent, j’ai aimé les thématiques traitées ici par Coho : la surdité de Ridge, un thème qui me touche et que j’apprécie toujours de découvrir dans la littérature et la musique ominprésente.

Ma notation :

Une lecture qui ne m’a pas convaincue du point de vue moral.

Le chant des damnés, Ewa Rodek

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Quatrième de couverture :

En 1940, le jeune Adam est envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il a été arrêté en Pologne pour avoir voulu résister aux nazis. Malgré le froid, la faim, la peur et la mort omniprésents, Adam refuse de se laisser briser par les horreurs du camp.

Avec David, un musicien juif, il tente de redonner un peu d’espoir aux déportés. Ils montent une chorale et font résonner leurs chants dans les baraquements. La musique devient un acte de rébellion et donne un semblant de sens à l’enfer, mais ils savent que si les gardiens les surprennent, ils risquent la mort pour quelques notes de musique.

Tandis qu’Adam survit au quotidien et à la barbarie, il se fait une promesse : en apprenant par cœur les chants interdits du camp, il sera la mémoire vivante des prisonniers. Pour un jour, lorsqu’il sera libre, ne jamais oublier et témoigner.

L’avis de Laure :

2026 commence avec de nouvelles parutions sur la seconde guerre mondiale et je suis évidemment au RDV. Un nouveau passage dans les camps de concentration avec Adam, un jeune résistant politique polonais, déporté dans un camp que je ne connaissais pas encore : Sachsenhausen, tout proche de Berlin.

Dès le début, l’auteure alterne entre des récits pendant la guerre puis dans l’après en 1972, avec un Adam qui a survécu mais qui est brisé. Dans le camp, Adam n’est pas celui des déportés qui risque le plus la mort puisqu’il n’est pas juif. Il va pourtant vivre des moments particulièrement tragiques, liés à sa formidable mémoire. Une mémoire hors du commun qui est à la fois un atout pour Adam autant qu’un risque face aux nazis qui voient en lui un être unique qui peut leur être si utile.

Adam va continuer à résister, de l’intérieur du camp, via sa mémoire, en mémorisant des chants, qu’il va ensuite faire revivre après guerre. L’unicité d’Adam est vraiment originale dans ce roman et pourtant, malgré cela, je n’ai pas été transportée. Dès le début, je n’arrivais pas à entrer dans le récit, par la suite les émotions que les faits racontés auraient du susciter n’ont pas été au RDV. C’est donc une rencontre manquée pour moi avec ce chant des damnés. Il a pourtant ému d’autres lectrices alors… c’est comme ça, les émotions ne se commandent pas. Je m’attendais à être aussi touchée que d’autres et ne saurais vous expliquer pourquoi ça n’a pas été le cas. Je vous invite donc à le découvrir pour voir s’il saura vous émouvoir plus que moi.

Ma notation :

Une rencontre ratée, ce livre n’a pas su me toucher.

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(Merci à Eric Poupet et City Editions pour cette lecture)

Au bout des doigts, Gabriel Katz

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L’avis d’Audrey :

Laure m’offre régulièrement des livres mystères, à Noël ou pour mon anniversaire. Cette année encore, elle a emballé, sous une couverture festive aux tons rouges, un livre de poche. Quelques jours avant Noël, je me suis ainsi plongée dans ce roman sans rien savoir ni de l’histoire, ni de l’auteur.

Commencer une lecture « à l’aveugle » rend l’expérience différente. Je ne sais jamais ce qui m’attend : aucune attente concernant l’intrigue, aucun a priori sur l’auteur ou le style du roman.

Dès les premières pages de ce livre, j’ai pourtant eu le sentiment qu’il allait me plaire, alors même qu’il s’éloignait de mes habitudes de lecture. Si j’ai vite compris qu’il s’agissait d’un auteur français et d’un homme, je n’ai vraiment rien su identifier jusqu’au moment de déballer le livre.

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C’est l’histoire d’une rencontre : celle de Matthieu, un jeune homme de banlieue un peu perdu, qui a pris de mauvaises directions, et de Pierre, directeur d’un conservatoire de musique, littéralement figé lorsqu’il aperçoit le jeune homme jouer du piano à la gare du Nord. Le hasard, la vie ou le destin qu’importe les réunit, et Matthieu appellera son aîné à l’aide.

Entre ces deux personnages que tout oppose s’installe un étrange dialogue de notes. La musique devient réparation, reconstruction. Elle remplace les mots et les longs discours, adoucit les blessures et apaise le monde. C’est aussi le prétexte pour aller plus loin, plus haut, lorsque Pierre incite Matthieu à se présenter à un concours.

Un très beau roman, qui permet à ce livre mystère de conclure l’année sur une délicate note de tendresse et de poésie humaine.

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Les femmes du dispensaire, Henrike Engel

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Quatrième de couverture :

Port de Hambourg, 1910.

Les doigts crispés sur le bastingage du trois-mâts en provenance de Londres, Anne Fitzpatrick contemple sa ville natale. Les docks flottants de Steinwerder, les quais qui grouillent d’ouvriers et de mendiants… Tout a bien changé depuis son départ pour l’Angleterre douze ans auparavant, et la misère qu’elle observe contraste terriblement avec le monde d’argent et de privilèges dans lequel elle a grandi. Mais elle aussi a changé. Diplômée de la faculté de médecine tout juste ouverte aux femmes, elle rentre à Hambourg déterminée à mettre ses compétences au service des plus démunies.

Quand deux corps de femmes sont découverts aux abords du dispensaire qu’elle vient d’ouvrir dans le quartier le plus défavorisé du port, Anne comprend que c’est un message qui lui est destiné. Réussira-t-elle à arrêter le meurtrier tout en protégeant les femmes dans le besoin auxquelles elle vient en aide ?

Une enquête passionnante dans le Hambourg du début du XXème siècle qui dessine le portrait d’une femme pionnière et engagée, résolument en avance sur son temps.

L’avis de Laure :

Pour débuter l’année, les éditions Charleston nous proposent ce roman qui change un petit peu ! La couverture ne vous y trompera pas, il s’agit d’un roman historique qui nous amène à Hambourg en 1910. L’héroïne, Anne Fitzpatrick est médecin et œuvre au sein d’une association qui vient en aide aux femmes. Mais là où ce roman surprend, c’est qu’il recèle aussi une enquête policière !

Anne va malheureusement être mêlée à cette curieuse enquête, qui chasse un serial killer dont les crimes atrocement violents ciblent les femmes pauvres du port : prostituées ou mères de familles. Henrike Engel ajoute en plus à cette enquête les mystères que cache Anne elle-même. Pourquoi a-t-elle quitté Londres et changé de nom ? Qui a-t-elle fuit ?

Le roman alterne donc entre l’enquête menée par un policier qui m’a été assez peu sympathique et le quotidien d’Anne entre son investissement pour l’association et les divers événements qui vont la mêler de près à l’enquête. On va suivre également des apartés que j’ai peu appréciés car je n’y ai pas trop vu l’intérêt comme la passion du flic pour le football… L’enquête en elle-même est plaisante car elle permet d’évoquer le début des recherches sur les scènes de crime ainsi que le profilage et c’est intéressant de se replonger un siècle en arrière, à l’époque où la science en savait encore bien peu.

Pas de grande surprise sur la révélation de l’identité du serial killer je trouve. Il y a peu de suspects potentiels de présentés et il va assez vite de soi que le premier personnage louche qu’on rencontrera sera donc le fameux meurtrier… Les femmes du dispensaire a été une lecture agréable pour moi mais je vous avoue qu’il m’a manqué le petit plus pour être conquise. Etant assez peu adepte du polar en général, le côté polar historique ne m’a pas spécialement convaincue. Je risque de vite oublier cette lecture.

Ma notation :

Une lecture intéressante mais pas suffisamment captivante pour me donner envie de découvrir la suite.

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Merci aux édition Charleston pour cette lecture

Ellie & Dan, Hazel Prior

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Quatrième de couverture :

Dan a besoin de paix et d’ordre. Il aime sa vie calme, prévisible, à l’abri des dangers et des surprises. Il a perdu confiance en lui et a choisi de vivre en reclus, dans sa grange-atelier, où il fabrique des harpes.
Ellie est une rêveuse. Ou plutôt, elle l’était, avant que son existence ne rétrécisse aux dimensions d’une vie de couple banale et étriquée. Ses journées, elle les passe à tenir une maison parfaite pour son mari, Clive, et à s’efforcer de le rendre heureux.
Un jour, le hasard conduit Ellie dans l’atelier de Dan. Ils ne peuvent se douter que leur vie est sur le point de changer à tout jamais…

L’avis de Laure :

Je ne m’attendais pas à une telle douceur en rencontrant Ellie & Dan. Pourtant, et malgré les événements chaotiques que les personnages vont avoir à vivre, c’est bien la douceur qui émane de ce roman.

J’ai immédiatement adoré le parti pris par Hazel Prior au sujet de Dan. Il est différent et on le ressent très très vite, pourtant, à aucun moment ne sera nommée sa différence. Et j’adore parce que c’est vraiment en faisant ainsi qu’on le normalise. Au lieu de lui coller une étiquette, on se dit c’est juste Dan, il est ainsi, c’est son unicité, son originalité et on arrête d’en faire une maladie ! Vraiment, bravo pour ce choix rédactionnel franchement parfait à mes yeux.

Dan va rencontrer par hasard Ellie, qui se prend alors de passion pour son métier de fabricant de harpes. Touché, il lui offre une harpe, lui permettant ainsi d’accéder à un rêve : apprendre à jouer de cet instrument. Ellie va alors changer son quotidien, en secret de son mari Clive qui n’approuve vraiment pas l’idée. Ellie et Dan sont deux personnages si touchants : on se prend vite de compassion pour Ellie qu’on sent bien prisonnière dans son petit quotidien de femme au foyer qui subit les desiderata de Clive. On est aussi touchés par la générosité de Dan et son regard sur la vie.

Alors, les pages défilent, on s’attache, on s’émeut. L’auteure glisse dans son roman des thèmes forts : la parentalité, les relations de couple, l’amitié, la famille. On glisse d’un sujet à l’autre, au gré des événements vécus par ce joli duo, une histoire unique, originale et très douce à lire.

Ma notation :

En bref ? Une bien jolie lecture.

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(Merci à Mylène de L’archipel pour cette lecture)