Meurtre d’une surveillante en Haute-Marne : le procès du collégien s’ouvre à huis clos

Tout juste un an après le meurtre de Mélanie, surveillante au collège Françoise-Dolto à Nogent en Haute-Marne, le procès à huis clos s’ouvre ce mercredi 15 juillet devant le tribunal pour enfants de Chaumont. Âgé de 14 ans au moment des faits, l’adolescent avait affirmé qu’il voulait s’en prendre à une surveillante, « n’importe laquelle ».

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« Je voulais m’en prendre à une surveillante, n’importe laquelle. » Plus d’un an après le meurtre de Mélanie, assistante d’éducation de 31 ans poignardée devant son collège à Nogent en Haute-Marne, Quentin G. comparaît à huis clos à partir de ce mercredi 15 juillet jusqu’à vendredi devant le tribunal pour enfants de Chaumont. Âgé de 15 ans, l’adolescent avait reconnu avoir agi sans nourrir « aucun grief particulier » contre sa victime.

Alors que des gendarmes procédaient à un contrôle des sacs des élèves devant le collège Françoise-Dolto, le 10 juin 2025, le collégien avait sorti un couteau de cuisine pour poignarder la surveillante à sept reprises et avait aussi blessé un gendarme à la main. Sans antécédents judiciaires et issu d’une famille décrite comme « insérée professionnellement », l’adolescent avait planifié le meurtre quelques jours après avoir été réprimandé par une autre surveillante.

Le procureur avait indiqué qu’il ne présentait « aucun signe évoquant un possible trouble mental » n’exprimait « aucun regret » et manifestait une « fascination pour la violence et la mort ».

Viser « n’importe quelle » surveillante

Âgé de moins de 16 ans lors du meurtre, Quentin G. comparaît devant le tribunal pour enfants et non devant la cour d’assises des mineurs. Il encourt une peine maximale de vingt ans de réclusion criminelle, contre la réclusion criminelle à perpétuité pour un majeur. Son avocat Me Chateau n’a pas souhaité s’exprimer avant le procès, qui se tient jusqu’à vendredi. 

La famille et les proches de Mélanie se sont rassemblés devant le tribunal ce mercredi. « On souhaite qu’il ne sorte pas, qu’il reste enfermé, qu’il ne prenne pas vingt ans pour sortir au bout de dix, a déclaré à la presse Élodie, une cousine de la victime venue assister au procès. Parce que lui, il fera sa vie, il sera encore jeune. Mais la famille de Mélanie ne la reverra jamais, ils ont pris perpétuité. »

Le meurtre de la jeune surveillante avait relancé le débat sur les violences commises par des mineurs donnant lieu à une nouvelle surenchère de discours répressifs. Quelques jours après la marche blanche, le gouvernement d’Emmanuel Macron s’était aussi engagé à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, pour faire front aux « épidémies de violences ». En revanche, ni à l’occasion de ce drame ni ensuite, il n’a été question de prévention et de moyens supplémentaires pour l’éducation.

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