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Globalia

Livre


Description ajoutée par anonyme 2009-08-14T22:51:26+02:00
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Résumé

L'univers de Jean-Christophe Rufin pourrait être celui d'un Nouveau Monde. Une démocratie compartimentée, régie par un calendrier où chaque jour a sa valeur, habillée de bulles de verre, assurant une température agréable et idéale toute l'année ; des indicateurs au service d'une protection sociale où dominent psychologues et officiers ; la volonté de faire perdurer les existences ; une prospérité ad vitam aeternam pour tous et tout le monde au pas. En somme, en apparence ça pourrait aller plus mal ! Seulement voilà, ce monde nouveau, calibré, mesuré, étudié, encadré est bien ennuyeux. On y bannit le passé, on y surveille la pensée, on contrôle les sorties du territoire, on montre du doigt les réfractaires. Tel est le prix et le revers de l'uniformisation. Un prix difficilement supportable pour Baïkal Smith qui tenterait bien l'aventure ailleurs, avec ses risques et périls. Globalia vaut donc bien Big Brother et 2004 revêt des allures de 1984. Sur les traces d'Orwell, mais pleinement inscrit dans son temps, Jean-Christophe Rufin épingle les travers de nos modernités, en proie aux totalitarismes. Non sans exagération, non sans drôlerie. L'écrivain, également estampillé "médecin sans frontières" (et Goncourt 2001 pour Rouge Brésil) se fait altermondialiste de la littérature. Avec un brio décapant, entre culture et intelligence.

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Classement en biblio - 274 lecteurs

Diamant
38 lecteurs
Or
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Argent
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Bronze
39 lecteurs
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Envies
63 lecteurs
PAL
56 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Kyriaan 2014-06-26T22:17:11+02:00
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"Globalia, où nous avons la chance de vivre, proclamait le psychologue, est une démocratie idéale. Chacun y est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MÊME. Comment défendre la liberté contre elle-même? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité, c'est la liberté. La sécurité, c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ."

-Arrêtez, gémit Baïkal.

Il avait déjà entendu cette présentation, jusqu'à la nausée. Elle était accompagnée d'une animation en images de synthèse représentant un être humain virtuel, souriant béatement et mimant avec une écœurante stupidité l'effroi, l'indignation et la gratitude chaque fois qu'était prononcé dans le commentaire le mot "Liberté".

"La protection, ce sont les limites. LES LIMITES, C'EST LA LIBERTÉ."

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Katou67 2026-02-05T01:37:36+01:00
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Bronze

Très déçu de la finale, oui, ils seront libres mais pas de dégât dans la grosse culture qu’est Globalia.

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Commentaire ajouté par Xellion 2025-04-18T10:56:37+02:00
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Argent

Un livre depeignant un monde dystopique avec une démocratie poussée à l'extrême où finalement personne n'est vraiment libre maiq où la majorité se contente de vivre comme des moutons, broyés par les lobbies qui dirigent ce monde. Et en parallèle un autre monde dystopique qui ne peut évoluer car harcelé par la machine infernale de globalia.

A la fin du livre, on ne sait que penser. D'un côté, un espoir de liberté pour ceux qui le veulent vraiment et qui arrivent à s'échapper, de l'autre une décadence qui ne semble pas vouloir en finir, mais qui d'un autre côté semble vouée à disparaître, terrassé par le vide, la non compétence et l'ennui, l'ennemi le plus mortel de l'homme.

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Commentaire ajouté par jeanxpasmesyeux 2024-09-17T18:12:30+02:00
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Lu aussi

Un roman de facture classique sur le thème du « meilleur des mondes ». Des masses abêties et manipulées par un gouvernement tout puissant, la normalisation de tous les comportements, le contrôle des naissances voire des pensées… C’est un bonheur insoutenable (titre d’un très bon roman d’Ira Levin sur le même thème, soit dit en passant) sans le côté sombre et oppressant de « 1984 ». Le livre est parfois drôle ( la forte accélération de carrière, les personnes de grand avenir), il y a un (petit) suspense, mais la trame romanesque est mince, les personnages sont caricaturaux, et le dénouement vraiment pas a la hauteur. Alors oui, l’objectif est de dénoncer les travers de nos sociétés contemporaines: la consommation à outrance, les conséquences d’une société vieillissante, les rapports nord-sud… (l’auteur s’en explique dans une postface). Ça reste assez convenu.

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Commentaire ajouté par Catia20 2023-01-05T11:18:04+01:00
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Or

Une très bonne dystopie à lire, pas trop longue mais réellement complète. Ce roman aborde un point de vue de l'écologie en plus de la manipulation gouvernementale.

Cela montre un monde dans lequel la société à par apparence évoluer et qui ne pollue plus la planète, mais l’intrigue démontre les vérités non vues par les citoyens.

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Commentaire ajouté par ChroniquesDeCeline 2022-04-28T17:28:25+02:00
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Argent

Premier roman que j’ai lu de Jean-Christophe Rufin, il faut dire que la quatrième de couverture m’a tout de suite intrigué et en plus, je ne savais pas qu’il écrivait de la dystopie.

Qu’en est il maintenant de mon ressenti sur cette lecture ? et bien je dois dire qu’il m’a mené vraiment à la réflexion sur notre monde actuel et celui à venir. Car dans Globalia, l’Histoire est effacée, la culture par les livres est abolie bref, les globaliens bien qu’ils puissent vivre vieux tout en restant jeune grâce à des transplantations, vivent dans un monde où la technologie est omniprésente avec entre autres : des écrans leur diffusant sans cesse des prescriptions, un climat artificiel puisqu’ils demeurent sous un énorme dôme et donc, par ce moyen ils sont coupés du monde réel extérieur afin d’être à l’abri du danger. On se rend vite compte que Globalia qui prône la liberté d’expression est en faite une dictature et, Baïkal va vite le comprendre quand il va être contraint d’aller hors Globalia. J’ai donc pris plaisir à le suivre dans ce monde réel où il va faire des rencontres et apprendre des choses qui va remettre ses choix en question.

En parallèle, on suit Kate la copine de notre héros, accompagnée d’un journaliste, essayant de trouver un moyen de rejoindre Baïkal pour le sortir d’un « piège ».

Pour conclure, j’ai vraiment été tenu en haleine par cette intrigue, car déjà c’est très bien écrit, les personnages sont intéressants et surtout, l’histoire est crédible tant que ce monde nous est bien décrit et imagé. Bref, je compte bien lire d’autres livres de cet auteur !

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Commentaire ajouté par ocanlers 2021-09-01T00:11:20+02:00
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Or

J'ai pris un plaisir certain à lire ce roman de JC Rufin, auteur dont j'affectionne maintenant beaucoup la plume. Il nous amène à réfléchir sur l'avenir incertain de nos sociétés démocratiques, et sur ses excès. Cette lecture a donc été très enrichissante pour moi, sans oublier la pointe de romance et la présence de personnages attachants qui rendent ce roman très addictif à lire.

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Commentaire ajouté par ludwigjeansebastien 2021-07-14T20:07:23+02:00
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Or

Kate et son compagnon Baïkal pénètrent dans une immense salle de trekking recouverte d’un dôme de verre comme le sont toutes les infrastructures de Globalia. Ils font partie d’un groupe d’une quarantaine de randonneurs pratiquant leur loisir en vase clos. Baïkal demande à Kate de se laisser distancer par le groupe pendant qu’il filera sur l’avant. Sous le couvert d’un petit bois, il la rejoint et, à l’aide de quelques outils, déverrouille une trappe d’évacuation d’eau, ce qui leur permet de passer clandestinement dans une non-zone. Pendant ce temps, Ron Altman, vieux dirigeant à qui on a déjà signalé l’évasion des deux jeunes gens, s’intéresse particulièrement à leur cas. Il songe à faire jouer au jeune homme le rôle de nouvel ennemi public, histoire de maintenir l’ambiance de peur qui règne en permanence à Globalia. Très vite capturé et incarcéré, Baïkal finit par se retrouver dans la somptueuse résidence de Cape Cod prêtée à Altman qui lui propose d’être renvoyé d’où il vient, mais cette fois sans la présence de Kate qui a également été arrêtée…

« Gobalia » est un roman d’anticipation intéressant, agréable à lire, quoiqu’un peu faible du point de vue de l’intrigue. La fin naïve et presque en happy end peut décevoir. Cependant la description de ce monde dystopique ressemble étrangement à ce qui nous attend et dont ne vivons actuellement que les prémisses (rappelons que pour les anglo-saxons « globalism » signifie pour nous « mondialisme »). Globalia n’est rien d’autre qu’une démocratie poussée aux limites extrêmes de ses possibilités de contrôle et de manipulation des individus. Un monde tellement oppressant que quiconque d’à peu près normal n’a qu’une envie, celle de le fuir. Ruffin fait preuve d’un talent de visionnaire ou de personne très bien informée. Son univers ressemble comme deux gouttes d’eau à celui prôné par Klaus Schwab, l'homme de Davos et du « grand reset ». On y trouve entre autres un « minimum prospérité » (revenu universel). Les livres papier ont disparu. L’histoire est revisitée en permanence. Plus de datation. On compte par cycles de 60 ans et on repart à zéro. On court après l’éternelle jeunesse. La gouvernance est basée sur la peur des attentats terroristes qui ne sont que des opérations sous faux drapeaux. Il ne manque qu’un virus très très mortel ! Il n’y a qu’une seule vérité, celle diffusée par les médias officiels et gobée par une majorité hébétée. Globalia étant toujours dans le camp du bien, chaque fois qu’elle bombarde un secteur de la non-zone, elle l’accompagne d’une distribution de nourriture aux populations survivantes. À noter également, l’histoire de Ron Altman, tireur de ficelles cynique et frustré, qui ressemble assez à celle d’un certain Georges Soros. Un livre qui donne à réfléchir.

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Commentaire ajouté par Lilith0608 2021-03-14T11:01:44+01:00
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Lu aussi

Une lecture en demi-teinte. Rufin nous emmène à Globalia, une démocratie "parfaite".

Baïkal devient l'ennemi commun aux globaliens lorsqu'il s'enfuit dans ce qu'on appelle les "non-zones". Malheureusement, malgré des thèmes intéressants : société antispéciste, omniprésence des écrans, disparition de la lecture/ de l'écriture, hypersurveillance des habitants, contrôle des naissances, etc. Je me suis ennuyé, certaines longueurs sont inutiles.

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Commentaire ajouté par Psoenen 2020-10-05T12:52:33+02:00
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Argent

Très déçue. L’histoire amène à réfléchir sur le rêve de vie prolongée dans un univers standardisé pour le bonheur obligatoire. Mais un style manquant d’entrain. Le temps paraît long lors de la lecture. Une fin bâclée. Je n’ai pas pris de plaisir On est loin du plaisir de lecture du “meilleur des mondes”

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Commentaire ajouté par Mayoune 2019-06-12T14:39:03+02:00
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Argent

Un livre assez glaçant, qui pousse les idéaux et les limites de la démocratie dans leurs retranchements. Une dystopie très orwelienne qui a beaucoup à dire sur notre monde...

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Dates de sortie

Globalia

  • France : 2004-01-08 (Français)
  • France : 2005-06-02 - Poche (Français)

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