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Rodrigue doit venger son père dans un duel avec le père de celle qu'il aime, Chimène. Il le tue ! Poursuivi par la justice du roi et la vengeance de sa bien-aimée, il engage le plus flamboyant des combats contre les ennemis du royaume afin de reconquérir son rang et son amour. Devenu le Cid, " le Seigneur ", Rodrigue est le type même du héros droit et victorieux. Ainsi, dans la tension de la langue de Corneille, se noue le dilemme entre tragédie et tragi-comédie, mais surtout... entre honneur et amour.
Ahhh, cette pièce est à mourir de rire. Bon, je conçois que les vers sont magnifiques, que j'ai sûrement passé trop de temps à les mémorisés pour être sûre de m'en imprégner, mais hell! C'est hilarant.
Spoiler(cliquez pour révéler)Donc y a ce mec qui est tiraillé à la Troy Bolton "La fille que j'aime ou on honneur et la fierté de mon père?". Génial. Littéralement, ce truc, c'est High School Musical version Renaissance. Et puis Chimène, oh Seigneur! Pendant TOUTE la pièce, elle est en mode "oh non, j'aime l'assassin de mon père, je ne suis que de péchés et d'infamies" et littéralement TOUT le monde lui dit "Chimène, on s'en fout, épouse-le et c'est bon,
tout le monde te pardonne, etc.", même le ROI. Et elle continue sa lamentation durant l'entièreté du truc.
Pis à la fin, on lui dit juste "ok tracasse, Rodrigue va regagner ton honneur, gees, calme-toi" et elle accepte,
Pierre Corneille met en scène le conflit entre l’amour et l’honneur à travers les personnages de Rodrigue et Chimène. Après une offense faite à sa famille, Rodrigue doit choisir entre venger son père ou préserver son amour pour Chimène. La pièce illustre les valeurs du théâtre classique, notamment le devoir et la morale.
Cette pièce a été étudiée dans le cadre des lectures du collège/lycée, et je ne me rappelle pas assez précisément de tous les éléments pour lui attribuer une notation.
Lecture scolaire dont je garde malheureusement un souvenir assez terne, en partie à cause du contexte dans lequel je l’ai découverte. Je n’étais pas dans une bonne période, et l’œuvre reste associée pour moi à un certain désintérêt en lecture, pour plusieurs raisons, ce qui est toujours dommage - peut-être un jour réessayerais-je ?
Ce dont je me souviens : c'est que le texte est un puits de citations, certaines auxquelles je pense encore maintenant : "cette obscure clarté qui tombe des étoiles", "Va, cours, vole et nous venge", "Va, je ne te hais point", "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire", "ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie..." Le texte est très beau, rien à y redire. Mais au niveau du fond ? Par exemple, le célèbre dilemme cornélien, en y réfléchissant de manière un peu critique : il semble que Rodrigue choisit finalement assez vite la voie de l’honneur (tu parles d'un dilemme), laissant ensuite à Chimène la charge de gérer les conséquences. Tout le dilemme lui retombe dessus - bien sûr, il revient à la femme de devoir pardonner quelque chose d'impossible... Malgré que tout son entourage l'encourage à y arriver au plus vite (même le roi - de quoi il se mêle, lui ?). Toute la pression morale repose alors sur elle, ce qui rend son rôle particulièrement tragique. C’est ce qui m’a le plus marquée avec le temps : derrière le grand conflit entre amour et devoir, j’ai surtout le souvenir d’un système d’honneur rigide, où les personnages — et en particulier Chimène — se retrouvent enfermés dans des exigences inhumaines.
Le final, à mes yeux d'adolescente, semblait un bon compromis : le devoir n'est pas renié, l'honneur non plus, mais l'amour en sort sain et sauf. Et je ne comprenais pas pourquoi c'était si difficile à accepter... Maintenant, je trouve ça ridicule. Pas crédible pour deux sous : qui pourrait jamais pardonner ? Je me dis que les rôles auraient été inversés -Spoiler(cliquez pour révéler) Chimène aurait tué le père de Rodrigue - jamais, au grand jamais ça ne passerait : ce n'est plus romantique...
Lire Le Cid, c'est s'émerveiller durant plus d'une centaine de pages sur la beauté d'une langue lorsque les mots s'arrangent et sonnent juste. Avec sa versification magnifique, Corneille nous emmène dans l'Espagne des Rois et des chevaliers, où l'honneur et l'amour se livrent une lutte sans merci à grands coups de traits d'esprits, de courage, d'abnégation. Une des plus belles pièces que j'ai découverte à ce jour !
Une pièce très agréable à lire, déchirante et qui fait se poser des questions : qu'aurions-nous fait à la place de Rodrigue ? Ça ne m'a pas dérangée de la lire 2 fois. Je la relirai d'ailleurs certainement.
Résumé
Rodrigue doit venger son père dans un duel avec le père de celle qu'il aime, Chimène. Il le tue ! Poursuivi par la justice du roi et la vengeance de sa bien-aimée, il engage le plus flamboyant des combats contre les ennemis du royaume afin de reconquérir son rang et son amour. Devenu le Cid, " le Seigneur ", Rodrigue est le type même du héros droit et victorieux. Ainsi, dans la tension de la langue de Corneille, se noue le dilemme entre tragédie et tragi-comédie, mais surtout... entre honneur et amour.
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