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Ravage

Livre


Description ajoutée par TerverChante57 2023-06-16T21:29:11+02:00
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Résumé

Avec cette chasse à l'homme à couper le souffle, inspirée de faits réels, Ian Manook signe un prodigieux roman noir sur fond blanc.

Red Arctic, hiver 1931. Une meute d'une trentaine d'hommes armés, équipés de dix kilos de dynamite, d'une quinzaine de traîneaux, d'une centaine de chiens et d'un avion de reconnaissance pourchasse un homme. Un seul. Tout seul. C'est la plus grande traque jamais organisée dans le Grand Nord canadien. Pendant six semaines, par moins quarante, à travers blizzards et tempêtes, ces hommes assoiffés de vengeance se lancent sur la piste d'un fugitif qui les fascine. Cette course-poursuite dans un univers noir et glaçant va mettre certains des hommes face à leur propre destin. Car tout prédateur devient un jour la proie de quelqu'un d'autre...

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extrait

Extrait ajouté par Un_temps_pour_elle 2025-11-14T21:59:19+01:00
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En meute, les hommes ne sont pas des loups. Ils ne respectent pas les consignes et la stratégie de l'alpha. Être en bande leur donne un courage malsain. Ce n'est pas une force organisée, mais un assemblage de violences individuelles.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Un_temps_pour_elle 2025-11-16T20:33:47+01:00
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Argent

Avec ses magnifiques descriptions du Grand Nord canadien en plein hiver 1931-1932, Ian Manook m'a littéralement subjuguée. L'immersion dans l'hiver arctique est totale, on s'y croirait !

En revanche, le scénario entièrement centré sur la traque d'un trappeur m'a un peu essoufflée et lassée. Mais, est-ce l'effet voulu ? À l'image d'une chasse à l'homme interminable ? J'aime à penser que oui, vu la qualité indéniable de l'écriture de Ian Manook. Fort heureusement, certains passages brisent la monotonie du récit, notamment lorsque l'auteur s'adonne, à travers ses personnages, à des réflexions sur l'Homme, son instinct de survie et sa soif inéluctable de vengeance lorsqu'il se sent bafoué ou offensé.

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Commentaire ajouté par Fanfan_Do 2025-11-01T10:08:19+01:00
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Or

Qu'est-ce qui m'a pris de choisir ce livre ??? Moi qui déteste le froid ! Il représente pour moi la mort qui approche, qui guette le bon moment. C'est sans aucun doute cette couv sublime qui m'a attirée. Car on est instantanément dans le vif du sujet, dans le froid absolu, celui qui tue, dans l'Arctique, là où rien ne devrait vivre à mon avis, car rien n'y est propice à la vie. Un moment d'inattention et on meurt gelé. le musher en sait quelque chose, lui qui tente de rejoindre l'hôpital pour sauver Billy qui gît inconscient dans le traîneau que les chiens tirent comme des enragés dans le blizzard. Des loups arctiques rôdent, "Blancs dans le grand blanc que souffle la tempête. " Danger invisible mais réel. L'enfer sur terre. Dès le prologue la douleur est omniprésente.

Poste avancé de Red Arctic, décembre 1931. Des hommes s'apprêtent à partir à la recherche de Jones, trappeur solitaire et inquiétant, qui a tiré sur Billy, représentant de la Gendarmerie royale, à travers la porte de sa cabane, lors d'un contrôle arbitraire.

Onze hommes et soixante-trois chiens vont se lancer à sa poursuite à travers l'Arctique gelé. Ils "disparaissent dans le néant que devient sous la neige n'importe quel village de ce pays", filant à toute vitesse vers leur chasse à l'homme. On assiste à cette traque insensée, dans cet air glacé, dont les cristaux de neige leur abraseraient les bronches s'ils les respiraient, dans ce froid mordant, au lieu d'être au chaud chez eux.

La meute est composée d'hommes pleins de haine, sauf le constable Harry Bauwen ou bien Wright le pilote, qui eux, comprennent Jones et voudraient le protéger d'un possible lynchage car ils éprouvent une certaine empathie pour cet homme qui voulait juste qu'on le laisse tranquille.

Lorsque la poursuite s'éternise et que les gendarmes ont fait appel à un équipage et son avion, on en vient à se demander qui traque qui. Car Jones, si c'est bien son nom, demeure insaisissable alors qu'il semble ne jamais être très loin de ses poursuivants, comme s'il leur tournait autour lors d'un jeu du chat et de la souris dans un décor glacé par moins 40° en plein blizzard.

Hormis la traque, on a là un magnifique panorama de la vie de la nature, de cette faune adaptée à la vie dans ces froids extrêmes : carcajous, bœufs musqués, caribous, lagopèdes, loups arctiques. Mais on est aussi face à un mode de vie particulier, soumis aux rigueurs d'un climat effroyable, avec ces humains, les Loucheux, des autochtones, des trappeurs, des coureurs des bois et les gendarmes en poste et leurs familles. D'une certaine façon c'est envoûtant autant que rebutant. "Les gens qui vivent ici sont moitié perdus, moitié condamnés. Loin du temps fou des grandes villes."

Plus j'avançais dans l'histoire plus je me demandais quel serait le sort de Jones. Serait-il capturé ? Tué ? Ou disparaîtrait-il sans laisser de trace ? Car ce récit, basé sur une histoire vraie est tout simplement sidérant. Jones m'a fait pensé à un autre personnage ayant existé : Simo Häyhä "la mort blanche" dans Les guerriers de l'hiver d'Olivier Norek. Tous deux semble avoir eu la capacité hors norme de supporter des froids extrêmes et d'y survivre au delà de toute logique.

Il y a des moments d'une infinie beauté, d'une poésie émouvante qui remuent les tréfonds de notre ADN primitif dans ces lieux où il ne fait aucun doute que la nature est souveraine et implacable. Et dans la noirceur de cette sombre quête, au milieu de ce no man's Land immaculé, il y a quelques traits d'humour qui m'ont fait rire mais aussi une réflexion intéressante sur le monde et l'humanité.

Ce récit est tellement immersif que j'ai eu froid tout le long de ma lecture. Mais pas un petit froid de chez nous hein ! Un froid pénétrant, qui m'a fait toucher du doigt la douleur d'être dehors en pleine tempête de neige au cœur de l'hiver. Ce froid qui vous glace les extrémités et fait terriblement souffrir, lorsqu'on est gelé jusqu'aux os.

À la toute fin, j'ai pensé à la phrase d'un des personnages : tout ça pour un permis de trappe... c'est tellement pathétique la tournure que peuvent prendre certains événements, anodins au départ.

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Commentaire ajouté par christophe-164385 2025-10-18T20:49:15+02:00
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Diamant

Un fait divers extraordinaire qui donne lieu à une chasse à l'homme aussi éprouvante qu'incompréhensible par sa durée, les conditions climatiques endurées et les moyens mis en œuvre pour ce qui n'est, au départ, qu'une broutille.

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Commentaire ajouté par Bruno-Menetrier 2025-05-31T09:16:43+02:00
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Or

L'histoire incroyable mais 100% vraie de la traque du « trappeur fou de la Rat River » dans le grand nord Canadien, en 1932.

Quand la furie des hommes défiait celle de la nature.

On connait bien désormais Ian Manook cet écrivain-voyageur, auteur de polars dits "ethniques", qui nous balade depuis une dizaine d'années vers diverses contrées exotiques, depuis la Mongolie de son Yeruldelgger jusqu'au plus récent Krummavisur islandais.

Ian Manook c'est l'un des multiples visages de Patrick Manoukian, journaliste au look de Commandant Cousteau (il écrit également sous le pseudo de Roy Braverman pour des trucs plus américains).

En 2023, il avait publié ce Ravage qui était un peu passé en dessous de nos radars mais c'est sa dernière traque dans la toundra, Débâcle, qui nous l'a fait ressortir de sous la neige.

Si ce Ravage est un peu méconnu, il faut le réhabiliter rapidement : c'est peut-être bien le meilleur Manook à ce jour, vraiment.

Peut-être parce que l'auteur met en scène une histoire vraie : la traque en 1932 du trappeur fou de la Rat River par la Gendarmerie Royale Canadienne. Une immense chasse à l'homme qui mobilisa des dizaines de trappeurs et de policiers, des centaines de chiens, des dizaines de traîneaux et même un avion pendant presque deux mois de traque !

Tout ça pour un gars dont on ne connaîtra même pas le vrai nom. Jones peut-être.

Il en faut moins pour éveiller notre insatiable curiosité !

Dès le prologue, nous voici partis à fond de traîneau pour Aklavik, au pied des Monts Richardson qui marquent la frontière entre les Territoires du Nord-Ouest (Canada) et l'Alaska. Bref, au bout du monde.

Il ne faut que quelques pages à Manook pour nous emmitoufler dans nos fourrures et nous sangler sur le traîneau. C'est parti pour plusieurs semaines de traque, de neige, de raquettes, de blizzard et de chiens.

De drame.

« [...] Les chiens comprennent le drame qui se joue. L’urgence aussi. Malgré la nuit et le froid, ils redoublent d’efforts. La température est tombée sous les cinquante degrés. Le blizzard souffle d’interminables rafales chargées de poudrin. Des cristaux abrasifs comme de la poussière de verre. Le traîneau file dans la nuit blanche de cette tempête qui n’en finit plus. »

Et ce ne sont là que les tout premiers mots du livre, les tout premiers instants d'une traque qui va durer sept semaines, une éternité pour ces hommes pris dans le froid, la neige, la glace et le blizzard.

Mais quels sont donc les crimes abominables commis par « le trappeur fou de Rat River », quelle horreur a-t-il commise pour que la GRC lance après lui « onze hommes et soixante-trois chiens au total » et après quelques tentatives infructueuses, bientôt « six équipages, douze hommes et quarante-deux chiens », mais ça ne suffit toujours pas et il faudra encore « dix-huit hommes et une soixantaine de chiens ».

Et cela ne fait que commencer, il en faudra toujours plus.

Et même un avion de reconnaissance pour en finir !

Et au fait, ce crime terrible donc ? Ah, tenez-vous bien : « Il n’avait rien fait, ce Jones. Tu n’es même pas certain qu’il n’avait pas de permis de trappe. »

Très vite on devine qu'au-delà du récit épique d'une course folle dans le grand nord (un registre où excelle cet auteur), on devine que Manook s'est emparé de cette histoire car c'est l'histoire d'une folie furieuse, celle d'hommes assoiffés de sang, de vengeance, aveuglés par le blizzard certes mais aussi et surtout par la colère, le comportement grégaire, l'appât du gain, « le courage des couards, l’hystérie de la horde ».

C'est un lieu commun que de dire que l'homme est un loup pour l'homme, mais en voici la démonstration implacable. Et malheureusement authentique, il faut le rappeler.

Et les loups, ça les trappeurs canadiens connaissent bien.

[...] — Jones ne se rendra pas, Hattaway. D’un obscur trappeur qui ne demandait rien à personne, nous avons fait un assassin de gendarme.

— La Gendarmerie royale n’a rien à se reprocher, s’indigne Hattaway.

— Bien sûr que si, réplique Walker, résigné. On l’a poussé à commettre la faute qui justifie notre acharnement. »

Alors bien sûr, on sait dès le début que tout cela finira très mal.

« [...] — Je suppose que vous êtes fiers d’avoir abattu un homme dans ces conditions.

— Ce n’était pas un homme, ose Neville.

— Et qui était-il, alors ?

— C’était Jones, le trappeur fou de la Rat River. »

Certains furent même forcés d'admirer le courage tenace et la force prodigieuse de ce trappeur Jones qui, dans le froid, la peur, la neige, la faim, échappa pendant de longues semaines à des poursuivants nombreux et suréquipés ...

Comme toujours, on retrouve avec Manook, un amoureux des pépites de notre langue.

J'en ai relevé au moins deux ici.

D'abord ce curieux ravage du titre : un mot qui désigne les dégâts causés par les immenses troupeaux de plusieurs milliers de caribous pendant leur exode saisonnier. De quoi faire disparaître les traces d'un fuyard habile !

« [...] Loin devant eux, la plaine immaculée est labourée. Une rivière de neige piétinée, large d’une centaine de mètres. Et qui s’étend à perte de vue, au nord comme au sud.

— Un ravage, dit Claudel dans un sourire. Le salopard ! »

Et puis cet hallali qui (dictionnaire à l'appui) n'a pas qu'une seule déclinaison :

« [...] C’est l’hallali courant d’un homme aux abois. Viendra l’hallali debout, quand il sera cerné de toutes parts, puis celui à terre, une fois qu’il sera tombé. »

Forcément on apprendra aussi beaucoup de choses sur les chiens de traîneau - c'est le côté "gentil/sympa" de cette terrible histoire - comme par exemple, à faire la différence entre les team dogs et les swing dogs !

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Commentaire ajouté par Mandrin01 2024-07-14T21:33:49+02:00
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Diamant

Intense, sublime !!! À lire ….

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Commentaire ajouté par lily3801 2024-05-06T22:16:45+02:00
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Diamant

Cette semaine, j'ai entrepris la lecture d'un ouvrage qui m'a donné des frissons.

Nous sommes dans le nord-ouest du Canada. Vois-tu la neige, les montagnes, les rivières gelées, les caribous, les bisons ? Cette nature magnifique, sauvage...

C'est dans ce lieu magique que plusieurs hommes vont oublier leur humanité, leur sens de la justice pour redevenir sauvages et partir à la chasse à l'homme sur plusieurs jours.

Red Artic, hiver 1931, dans le Grand Nord Canadien, deux personnes viennent se plaindre au poste de la Gendarmerie royale, qu'un homme inconnu trappe sur leurs terrains de chasse.

Deux gendarmes vont aller rendre visite à ce monsieur, vérifié son permis de trappe. Mais tout ne se passe pas aussi facilement, un des policiers est blessé et il faut revenir très vite au village.

Suite à ce revers, l'inspecteur Walker, pense qu'il n'a pas d'autres choix, que d'aller déloger ce sinistre individu. Personne ne sait d'où il vient, quel est son nom, ce qu'il fait là.

Une immense chasse à l'homme s'organise, personne ne cherche à savoir qui a tort ou raison, il faut arrêter cet homme, question de fierté... Une meute d'une trentaine d'hommes armés, équipés de traîneaux, d'une centaine de chiens et d'un avion de reconnaissance pourchasse un être humain. Un seul. Tout seul.

Ce livre est basé sur un fait réel. La traque a vraiment eu lieu.

L'histoire est fascinante. L'auteur a créé un climat de peur et d'urgence, alimentant l'adrénaline, mais au-delà du suspense lié à la traque, le roman met en lumière les instincts les plus bas de l'homme. Il remet en question les notions de bien et de mal, de justice et d'injustice.

C'est un nature-writting frissonnant, un roman noir en blanc avec une réflexion sur l'arrogance humaine.

À lire en pleine canicule pour éviter de se geler les orteils !

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Commentaire ajouté par lilysue14 2024-01-22T21:53:33+01:00
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Argent

Fin 1931, dans les territoires du Grand Nord Canadien, 2 agents de la Gendarmerie Royale se rendent chez un trappeur solitaire suite à une dénonciation. Des Loucheux, peuples Indiens d'Amérique du Nord, affirment qu'il s'en est pris à leurs pièges. Alors que les 2 constables le visitent et tapent à sa porte, l'homme ne se manifeste pas alors qu'il est bien chez lui. Les officiers de la gendarmerie reviendront à 4 et bien armés avec un mandat de perquisition pour obtenir son permis de trappe et par la même occasion son identité. Le contrôle dégénère, un agent est touché. C'est le début d'une traque qui va durer près de six semaines et mobiliser plus d'une quarantaine d'hommes par moins de 40 degrés.

Dès le début du roman, j'ai été plongée dans l'ambiance grâce à un prologue exceptionnel. L'un des meilleurs que j'ai lu. Le ton est donné. La nature du Grand Nord Canadien est sublimée. Son côté sauvage et dangereux est parfaitement décrit. L'urgence et la tension de la situation sont palpables. J'avais l'impression d'y être tellement c'est réaliste.

L'auteur par son style direct et imagé nous emmène dans une aventure extraordinaire et une chasse à l'homme d'une grande noirceure.

La psychologie a autant de place voire plus que l'action. Chaque personnage a ses failles. Tout n'est pas noir ou blanc. Plusieurs hommes se perdent dans leurs tourments. Les valeurs humaines sont mises à rude épreuve dans ces conditions extrêmes et par le profil particulier et hors norme du fugitif. Il y a la fois de l'aversion et de l'admiration pour cette homme qui survit à la traque alors qu'il est seul et moins bien équipé que ses poursuivants.

Les ombres de la Première Guerre mondiale et de la crise économique de 1929 planent et révèlent des comportements.

Je n'en dirai pas plus pour garder la tension narrative et l'évolution des personnages.

Le roman est tiré d'un fait réel et c'est ce qui est encore plus incroyable. Dès les premières pages du roman l'auteur l'explique. Et à la toute fin sa note nous en apprend un peu plus sur cette véritable histoire. J'ai de mon côté fait quelques recherches supplémentaires. Et je peux dire que même si l'auteur s'est inspiré d'une vraie affaire, il a su en faire un récit d'une grande profondeur et créer des personnages en relief avec des émotions complexes et sombres.

Enfin, j'y ai appris beaucoup sur cette région du globe et particulièrement sur les différents animaux qui la peuple. Je me suis notée au fur et à mesure de ma lecture la faune rencontrée et j'ai cherché sur internet à quoi pouvaient ressembler ces créatures ou oiseaux. Cela a participé à m'immerger davantage dans ces grands espaces froids.

Un roman d'une grande intensité à lire en hiver avec une boisson chaude pour se réchauffer.

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Commentaire ajouté par sylviek 2023-07-19T00:23:01+02:00
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Diamant

Une dénonciation et c‘est une véritable chasse à l’homme qui se met en branle. Une traque pour un permis de trappe non autorisé qui va durer six semaines et prendre une tournure inattendue.

Jones est un homme seul, sans identité, un trappeur fou qui veut garder sa liberté, rester un sauvage, un animal, se défendre et survivre, il ne veut pas abandonner ni se rendre, il se joue des trappeurs et de la Gendarmerie Royale. Celle-ci va déployer des moyens colossaux et entraîner une meute d’hommes et de chiens à ses trousses.

Inspiré de l’histoire vraie de cet homme (son histoire en fin du livre…), Ian Manook raconte cette atmosphère, cet univers marmoréen, cette aventure humaine, les sentiments et les valeurs qui feront jours dans des conditions extrêmes au sein d’un paysage sublime et impitoyable. La nature dans son écrin arctique en est la spectatrice ! Il arrive à mettre de la couleur dans la neige ! Le lecteur est un spectateur qui suit jours après jours cette traque insensée.

L’écriture de Ian transporte et ouvre les sens elle nous permet d’imaginer ce paysage immaculé, froid comme un tombeau, d’imaginer une cerise rouge, d’imaginer sentir les odeurs de plats (du ragoût de castor ou de la tourtière), d’imaginer le Lagopède et les traîneaux tirés par les chiens glissants sur la neige, d’imaginer sentir le froid et la solitude d’un homme traqué dans ce Grand Nord Canadien….

Et dans ce décor, cette histoire est aussi une histoire d’hommes ; ceux qui sont les traqueurs mais qui s’affronteront, ceux qui ressentiront des sentiments contradictoires, du respect et de l’admiration envers cet homme qui les défie, ceux qui reviennent de la guerre, ceux qui sont acharnés et assoiffés de vengeance, ceux qui ont leurs blessures, ceux pour qui la loi c’est la loi et ceux que cette traque changera à tout jamais.

Je pourrais aussi vous parler des personnages, de ce petit côté hors du temps façon sur la route de Madison avec Martha, de la préparation du cake de noël avec le chef, de ces empoignades entre les hommes, de leurs soirées à danser, de ces Loucheux, des croyances indiennes, des animaux, de Bauwen, de Mc Coy, Howard, Walker et les autres mais non parce qu’il vous faut lire cette histoire

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Dates de sortie

Ravage

  • France : 2023-05-11 (Français)
  • France : 2025-03-20 - Poche (Français)

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