Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Rob Roy

Livre


Description ajoutée par romy01 2011-01-24T19:17:16+01:00
Image

Résumé

Walter Scott nous conte l'histoire d'un brigand au grand coeur, héros dans son cher pays, l'Écosse, qui ne peut manquer de faire penser à Robin des Bois. Il veut aussi nous montrer l'opposition entre l'Écosse moderne, industrieuse, représentée par Glasgow et la «sauvagerie» des campagnes et des hautes-terres à la même époque. Le roman est précédé d'un texte de l'auteur sur l'histoire de Rob-Roy et des clans

Afficher en entier

Classement en biblio - 21 lecteurs

Diamant
3 lecteurs
Or
6 lecteurs
Argent
4 lecteurs
Bronze
5 lecteurs
Lu aussi
3 lecteurs
En train de lire
0 lecteurs
Pas apprécié
0 lecteurs
Envies
13 lecteurs
PAL
13 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Biquet 2011-11-03T10:50:05+01:00
Image

Chapitre XXXV

Je ne la verrai plus ; que fais-je sur la terre ?

Pourquoi rester en proie à des soins superflus ?

Heureusement bientôt doit finir ma misère :

Je dois mourir ; je ne la verrai plus.

MISS JOANNA BAILLIE, Basile.

- Je ne sais que faire de vous, M. Osbaldistone, me dit Mac-Gregor en me passant la bouteille : vous ne mangez pas, vous ne paraissez pas avoir envie de dormir, et vous ne buvez point, quoique ce vin de Bordeaux vaille le meilleur qui soit jamais sorti de la cave de sir Hildebrand. Si vous aviez toujours été aussi sobre, vous auriez peut-être évité la haine mortelle de votre cousin Rashleigh.

- Si j’avais toujours été prudent, lui répondis-je en rougissant au souvenir de la scène qu’il me rappelait, j’aurais évité un plus grand malheur encore, les reproches de ma conscience.

Mac-Gregor jeta sur moi un regard fier et pénétrant, comme pour voir si le reproche que je m’adressais ne lui était pas destiné. Il reconnut que je ne pensais qu’à moi en ce moment, et il tourna sa chaise du côté du feu en poussant un profond soupir.

J’en fis autant, et nous restâmes tous deux quelques minutes dans une profonde rêverie.

Il rompit le silence le premier, du ton d’un homme qui a pris la résolution d’entamer un sujet d’entretien qui lui est pénible. - Mon cousin Nicol a de bonnes intentions, me dit-il ; mais il ne réfléchit pas assez sur le caractère et la situation d’un homme comme moi, considérant ce que j’ai été, ce qu’on m’a forcé de devenir, et par-dessus tout les causes qui m’ont fait ce que je suis.

Il s’arrêta, et quoique je sentisse que la conversation qui paraissait devoir s’engager était d’une nature délicate, je ne pus m’empêcher de lui répondre que je ne pouvais douter que sa situation actuelle ne dût souvent lui déplaire souverainement, que je serais heureux d’apprendre qu’il lui restât quelque chance honorable pour en sortir.

- Vous parlez comme un enfant, répliqua Mac-Gregor d’un ton de voix sourd qui ressemblait au roulement d’un tonnerre éloigné ; vous parlez comme un enfant qui croit que le vieux chêne peut se plier aussi facilement qu’un jeune arbrisseau. Puis-je oublier qu’on m’a frappé de proscription, qu’on a mis ma tête à prix comme celle d’un loup, qu’on a traité ma famille en mon absence comme la femelle et les petits d’un renard des montagnes, que chacun peut tourmenter, avilir, dégrader, insulter ; que ce nom glorieux de Mac-Gregor, que j’avais reçu d’une longue suite d’ancêtres guerriers, il m’a été défendu à moi et à mon clan de le porter, comme si c’eût été un talisman pour conjurer les malins esprits ?

Tandis qu’il parlait ainsi, il me fut aisé de voir qu’il ne faisait l’énumération de ses griefs que pour se monter l’imagination, enflammer sa colère, et justifier à ses yeux le genre de vie dans lequel il avait été entraîné. Il y réussit parfaitement. Ses yeux gris contractant et dilatant alternativement leurs prunelles semblaient lancer des torrents de flammes. Il ferma le poing, grinça des dents, porta la main sur la poignée de sa claymore, et se leva brusquement.

Je ne puis vous dire, Tresham, combien je me sentis attendri en ce moment. Les chagrins auxquels une âme fière, noble et vigoureuse, est forcée de s’abandonner, m’ont toujours plus profondément ému que ceux des esprits plus faibles. Mais je n’en avais jamais été témoin ; et combien n’est-il pas différent d’en lire le récit, ou d’en avoir le tableau sous les yeux ! J’éprouvai le plus vif désir de consoler Mac-Gregor, quoique je prévisse que cette tâche serait difficile, et peut-être même impossible.

- Nous avons des liaisons étendues sur le continent, lui dis-je ; vos fils ne pourraient-ils pas, avec quelque assistance, et ils ont droit à celle de la maison de mon père, trouver une ressource honorable en prenant du service chez l’étranger ?

Je crois que mes traits annonçaient la sincère émotion que j’éprouvais, car mon compagnon parut s’en apercevoir. - Je vous remercie, me dit-il en me serrant fortement la main ; je n’aurais pas cru que l’œil d’un homme aurait vu la paupière de Mac-Gregor se mouiller d’une larme. Et en parlant ainsi il essuyait du dos de sa main celles qui s’échappaient malgré lui à travers les cils épais de ses paupières. Demain matin, continua-t-il, nous en parlerons, et nous causerons aussi de vos affaires ; car nous nous levons de bonne heure dans nos montagnes, même quand par hasard nous trouvons un bon lit. Boirez-vous avec moi le coup des grâces ?

Je le priai de m’en dispenser.

- Eh bien ! par l’âme de saint Maronoch, je le boirai pour nous deux. Et se versant au moins une demi-pinte de vin, il l’avala tout d’un trait.

Je me jetai sur le lit qui m’était destiné, résolu de remettre les questions que je me proposais de lui faire à un moment où son esprit serait plus tranquille. Cet homme extraordinaire s’était si bien emparé de mon imagination qu’après m’être couché il me fut impossible de ne pas suivre tous ses mouvements pendant quelques minutes. Il parcourait toute la chambre à pas lents, faisait de temps en temps le signe de la croix, prononçait à voix basse, en latin, quelques prières de l’Église catholique. Enfin, s’enveloppant de son plaid, il se jeta sur un lit, plaça d’un côté sa claymore nue, de l’autre ses pistolets armés, et se disposa à goûter quelque repos, de manière qu’au moindre bruit il pouvait mettre la main sur ses armes.

Au bout de quelques minutes, je le vis dormir profondément. Accablé de fatigue, et cherchant à bannir le souvenir de toutes les scènes dont j’avais été le témoin pendant cette journée mémorable, je ne tardai pas à m’abandonner aussi au sommeil ; et, quoique j’eusse plus d’un motif pour m’éveiller de bonne heure, il était assez tard lorsque j’ouvris les yeux le lendemain. Mac-Gregor était déjà parti. J’éveillai M. Jarvie, qui, après avoir bâillé, s’être frotté les yeux et s’être plaint d’avoir encore les os brisés par suite de la fatigue qu’il avait éprouvée la veille, se trouva enfin en état d’entendre l’heureuse nouvelle que les billets enlevés à mon père m’avaient été remis. Il me la fit répéter deux fois pour être certain de m’avoir bien entendu ; et, oubliant aussitôt toutes ses souffrances, il s’assit près de la table et s’empressa de comparer les effets qui m’avaient été rendus avec la note que M. Owen lui avait remise.

- Fort bien, fort bien ! dit-il en faisant sa vérification. Mais voyons, voyons ! Baillie et Wittington, 700 livres 6 shillings 8 pence. Parfaitement exact. Hum ! hum ! hum ! Grub et Grinder, 800 livres. C’est de l’or en barres. Pollock et Peelman, 500 livres 10 shillings. C’est cela même. Sliperytongue... Ah ! ah ! il est en faillite, mais c’est une bagatelle. Il manque bien quelques billets qui étaient aussi pour de petites sommes. Allons, allons, Dieu soit loué ! Voilà notre affaire finie, bien finie, et rien n’empêche que nous ne fassions nos adieux à ce maudit pays. Quant à moi, jamais je ne songerai au loch Ard sans trembler.

Mac-Gregor entrait en ce moment. - Je suis fâché, cousin, de ne pouvoir vous recevoir aussi bien que je l’aurais désiré.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par Snaga78 2015-10-25T13:01:43+01:00
Image
Diamant

C'est un excellent livre à lire et à partager.

J'en garde un très bon souvenir

Afficher en entier
Commentaire ajouté par guy-jacques 2012-08-13T14:20:25+02:00
Image
Bronze

Ce livre d'aventures dépaysant fut l'un des livres de chevet de mes jeunes années... j'en garde un très bon souvenir.

Afficher en entier

Dates de sortie

Rob Roy

  • France : 2010-09-06 - Poche (Français)
  • France : 2012-08-10 (Français)

Activité récente

Ouroz l'ajoute dans sa biblio or
2020-08-17T11:12:55+02:00
Zezet l'ajoute dans sa biblio or
2019-04-20T18:28:05+02:00
Lili_14 l'ajoute dans sa biblio or
2019-01-05T17:17:31+01:00

Évaluations

Restez informé !