Dates de sortie
Romans
- France : 2005-10-05 (Français)
- France : 2005-10-05 - Poche (Français)
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Romans
Résumé
... Recevoir d'un seul coup au courrier cinq romans en un volume plus la Correspondance de Bukowski est déjà commettre un abus, et l'on craint la gueule de bois subséquente. Juste une goutte, merci. Tu parles ! Buk écrit comme il respire. Et le lecteur essuie son haleine, les halètements, les borborygmes, la toux, les rots et aussi ces sifflotements discrets, le doux fredon d'une délicatesse de pensée, l'aveu détourné - ou asséné - d'une solitude soufferte ou recherchée. Qu'il se nomme dans ses romans tout simplement Je, Hank ou Chinaski, voire Belane (le «privé» post-chandlérien avec un arrière-goût de Richard Brautigan de l'ultime Pulp, où il se rêve une mort de fiction, seul répit capable de lui éviter la condamnation de la leucémie), le héros de Buk est Buk. Et l'abus de Buk enivre. Car Buk, c'est du brut. Comme dans Le Postier (il fut vraiment postier pendant douze ans avant de démissionner à 50 ans), comme dans sa correspondance, où sa voix résonne sans le paravent de la fiction, se livre, s'éraille, ne se refusant aucune éructation mais jetant çà et là quelques vérités sur le labeur qui consiste à écrire et cela sans le magnifier. Accessoirement aussi sur la vie, avec, chose hors légende du saint buveur, l'amour qu'il voue à sa fille. Il prend un plaisir d'une pudique fierté à écrire son nom entier : Marina Louise Bukowski. Et lui, le laid, le boursouflé, le dépenaillé, vante sans appuyer la beauté de sa fille et la splendeur de ses yeux bleus...
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