-Soulagés les p’tits potes !? ose Pate-Fix, l’interviewer de presse locale en se faufilant entre le miroir et le fil du rideau à moitié décroché
-Heureuse, je n’ai même pas perdu le fil ! ironise Rose serrant dans sa main un bouton de son corsage arraché pendant le spectacle
-Tout comme moi, et ciao tout ce tintouin, lance Tim en jetant sa tête en arrière pour relever sa mèche alors que ce n’était que le fil du rideau à moitié décroché qui lui caressait le front
-Enchantés et radieux, répondent en cœur Henri et Henriette en remplissant leurs tasses Mobil juste pour se rafraîchir avant de vraiment pour trinquer à leur succès
-« Franchement, ma chère, je m’en fiche », réplique Germaine, en ajoutant très vite « Non j’exagère, rembobine ou remixe, mais c’était la réplique la plus mémorable citée par Clark Gable dans le rôle de Rhett Butler dans Autant en emporte le vent de 1939 sur la guerre de Sécession américaine. Et je me sent prête à jouer avec Lambert ! »
-Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais, si si je vous l’assure, glisse Sissi en jetant un coup d’œil sur son reflet dans la psyché tout en tournant sur le pivot de son talon
-Les rêves donnent du travail, et la vie fleurit par le travail, sourit Flo
-Délivrée, Libérée, chante Pétula
-Slam, bam, amstamgram, blâme Pamela
-Pas de trou de mémoire! , se réjouit Mimile « Adieu ma colère, au revoir ma hargne et mon courroux »
-Coucou ! crie un heureux spectateur en passant sa tête là où tous se changeaient les idées et d’habits sous prétexte de décrocher définitivement le rideau qui ne tenait qu’à un fil
-On n’a rien oublié ! ajoute Coco se croyant interpellée
– On a su garder le fil ! « L’homme exceptionnel est exigeant avec lui-même » complète Alice
-« Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité », entonnent ensemble Sofia et Stan sans comploter
-On doutait encore de tout savoir et tout à marcher, oui oui, tout a fonctionné et on nous demande pourquoi ! réagit Sigmund en remballant sa mallette à médicaments
-On ne perd jamais, soit on gagne, soit on apprend, renchérit Marguerite en arrosant ses cannes à sucre
-« La seule limite à notre réalisation d’aujourd’hui, c’étaient nos doutes d’hier », persiste Camille en feuilletant sa généalogie
-Chaque défi relevé renforce le mental et bâtit le succès, finit par dire Cunégonde, se sentant soudain capable de se produire au « nombril du monde ».
Alors oui, tous étaient enfin soulagés et souriaient de voir leurs sourires éclatant dans le miroir !
Texte inspiré d’un après-midi enchanté, avec une chaleureuse réaction du public, écrit avec beaucoup de modestie, d’humilité et énormément de bienveillance pour les 17 artistes présents, et adapté pour l’agenda ironique d’avril proposé par Tiniak.



















