Des histoires indépendantes dans un seul univers
Chaque roman de cosy fantasy écrit par Telke raconte une histoire unique. Les personnages, l’intrigue, le cadre et l’ambiance changent d’un récit à l’autre. Pour autant, si vous décidez de plonger dans son univers, vous retrouverez fréquemment des lieux qui vous sont familiers. Car bien que chaque histoire soit unique, toutes prennent place dans le même monde. Ainsi, à de nombreuses reprises, vous vous promènerez dans les belles rues de Portadelle, Sagelieu ou Villegarde, nagerez dans l’eau de la Mahonne ou de l’Aponizia, et survolerez en balai magique la forêt de Pressiflo ou bien encore le désert de Fedur. Et parfois, au détour d’un chapitre, vous croiserez des figures que vous avez déjà suivies dans d’autres romans, qui ont troqué l’habit du personnage principal pour celui du secondaire, et qui continuent de vivre des aventures même après que vous avez refermé leurs livres. Toutes ces histoires se déroulent dans une chronologie proche, presque un millénaire après le Grand Exode. Pour chacune, vous pouvez retrouver sa date et ses saisons après le mot « Résumé ~ ».
Au menu de cette cosy fantasy : des rires, de belles amitiés accompagnées de quelques nouilles pimentées, un corbeau bien trop jacasseur et des aventures feel-good saupoudrées de magie. Le tout à déguster avec une bonne tasse de thé à la cardamome !
Kuria possède un don pour les inventions. Tout le monde le sait. Tout le monde, sauf son irritable et suffisant professeur Barzabas, ainsi qu’elle-même. Au cours de ses études à l’Académie, le vieux despote n’en finit plus de rabaisser ses idées, lui faisant croire qu’elle n’est douée que pour une chose : échouer.
Un jour, c’est l’humiliation de trop. La jeune femme est à bout et abandonne sa formation. Pourtant, son rêve d’aider les autres avec ses créations ne disparaît pas. Pour se donner une dernière chance de l’accomplir, elle tente ce que personne n’avait osé avant elle : ouvrir sa propre échoppe d’inventions en ville.
Mais sans expérience dans la gestion d’une boutique, Kuria se rend compte que le chemin vers le succès est semé d’embûches. Si elle veut réussir, elle devra s’entourer d’associés aussi compétents qu’excentriques, et surtout apprendre à surmonter les peurs qui l’empêchent d’avancer depuis trop longtemps.
Avec cette cosy fantasy, je suis passé à une nouvelle approche pour concevoir et écrire l’histoire. Avec mes précédents romans, j’avais souvent pris comme point de départ une idée de scène, d’intrigue ou d’ambiance pour imaginer les autres éléments de la narration. Mais avec celui-ci, j’ai décidé de partir exclusivement de mes personnages pour développer tout le reste : l’intrigue, les péripéties, les thèmes et le cadre. Et j’ai fait en sorte que tout tourne autour d’eux. Même l’humour est moins situationnel et parodique que dans mes autres romans, et beaucoup plus liés aux personnalités et aux interactions entre mes personnages.
Même si je ne pense pas que ce soit objectivement une meilleure manière de faire, j’ai trouvé ça particulièrement agréable à planifier et écrire ! En me concentrant sur Kuria et Hiou, leurs rencontres et les amitiés qu’ils tissent avec Yldero, Darren et Solja, le développement de leurs relations, l’évolution de Kuria et les moments qu’ils partagent tous ensemble, j’ai pris encore plus de plaisir à raconter leur histoire. J’avais l’impression de faire partie de leur petit groupe. Ça m’a aussi encouragé à m’attarder davantage sur des tranches de vie, sans lien avec l’intrigue mais important pour les personnages, améliorant à mon avis le côté feel-good de l’histoire !
Zechariah, 85 ans, est le plus grand magicien de tous les temps. Pourtant, des bandits viennent de lui prendre sa vie. Enfin, pas exactement : ils ont seulement tué son corps d’humain. Juste avant, le magicien est parvenu à lancer un ultime sort : celui de faire sortir son âme de son enveloppe charnelle pour la transférer dans un autre corps.
Malheureusement, le choix manque, et l’âme du magicien tombe dans un œuf. Lorsqu’il se réveille, il se retrouve métamorphosé en un poussin. Pire, la transformation lui fait perdre sa mémoire et ses pouvoirs.
Peu importe, sa nouvelle vie s’annonce remplie de surprises ! Dès les premiers jours, il tisse une amitié inséparable avec trois autres poussins. Ensemble, ils grandissent dans un grand pré rempli de mystères à résoudre.
Pour quelle raison des barrières les empêchent-ils de s’éloigner ? Et pourquoi certaines poules disparaissent après avoir passé cette étrange porte vermillon ?
Les réponses à ces questions lui révèlent toutefois des secrets plus sombres que prévu. Pour éviter de perdre la vie, dans ce qui s’avère être un élevage villegardien, le magicien est obligé de s’enfuir. Sauf que ses amis sont restés derrière lui et il doit absolument les sauver !
Mais comment faire quand on est coincé dans un corps de poule ? Retrouvera-t-il sa mémoire et les pouvoirs qui ont fait sa renommée ? Et surtout, parviendra-t-il à vaincre les ennemis, aussi farfelus soient-ils, qui se mettront sur sa route ?
Ce roman de cosy fantasy raconte l’histoire plutôt originale d’un puissant magicien qui se métamorphose en une simple poule. Ce personnage extravagant me vient d’une campagne de jeu de rôle, que j’avais créé et maîtrisé durant le confinement. J’aimais tellement l’incarner qu’il s’agit de l’unique personnage de mes jeux de rôle que j’ai recyclé et intégré à mes romans. Évidemment, en passant d’un format à un autre, cette poule magicienne a beaucoup évolué, aussi bien dans son origine que dans sa personnalité.
À vrai dire, j’ai surtout gardé l’idée d’un magicien qui, d’Homo sapiens, devient Gallus gallus domesticus. Ce changement d’espèce m’a permis d’explorer un thème que j’ai rarement vu abordé en fantasy, contrairement à d’autres sujets fréquents comme le deuil, les relations interpersonnelles ou l’acceptation des différences. Un thème pourtant important à notre époque et qui mérite bien qu’on y réfléchisse collectivement : le spécisme, c’est-à-dire le traitement inégal basé sur l’espèce.
J’ai néanmoins voulu aborder ce sujet de manière positive et rester sur l’écriture d’une histoire cosy, légère et drôle. Au moment de la publication, ce roman est celui avec lequel j’ai le plus joué la carte de l’humour absurde et parodique. Naturellement, c’est également celui dont l’écriture m’a le plus fait rire.
À part Elphie, personne n’ose s’approcher des loutres géantes à ventre bleu, ces animaux fantastiques capables de contrôler l’eau comme bon leur semble. Alors que dire de vivre dans leur colonie, comme le fait la jeune fille depuis deux années ?
C’est en tout cas ce que découvre Aldagonde, lorsqu’elle sauve Elphie de la noyade avant de l’emmener dans sa demeure, l’une des Hautes Résidences de Villegarde, réservées à la noblesse. Et lorsqu’Elphie se réveille dans un lit à baldaquin, à l’intérieur d’un manoir de seize étages comptant des centaines de pièces, toute sa vie se transforme.
Dès son arrivée, Aldagonde, qui apprend que la jeune fille est orpheline, désire l’adopter, ayant elle-même perdu son mari et son fils. Pour cela, sa mère, la stricte Wildegarde, souhaite qu’Elphie s’intègre aux us et coutumes, parfois étranges et absurdes, de la noblesse. Si cela ne suffisait pas, les secrets et les mystères sont nombreux au sein des Hautes Résidences, et certains pourraient même mettre en péril ce qu’Elphie aime le plus : ses loutres géantes.
Heureusement pour elle, malgré les manigances qui se trament en fond, Elphie se rapproche de plus en plus d’Aldagonde, et également de ce jeune noble du voisinage nommé Ashraf, chez qui elle s’amuse à se rendre, en cachette. Pourra-t-elle compter sur eux lorsqu’elle en aura besoin ?
Plongez dans cette cosy fantasy et découvrez une found family saupoudrée d’un soupçon de magie, de tranches de vie savoureuses et d’aventures légères !
Avec ce roman de cosy fantasy, j’avais plusieurs envies. La première était de me plonger dans une ambiance chaude et mystérieuse, couplée à un rythme lent, pour changer de l’histoire de Lyrone et Serpie qui est beaucoup plus dynamique. Pour cela, le cadre des gigantesques manoirs de la noblesse villegardienne s’avérait idéal, d’autant plus si je contrastais leur confort avec la froideur de l’automne et de l’hiver. Pour cette même raison, j’ai cherché à mettre l’accent sur de nombreuses tranches de vie joyeuses et chaleureuses, dans lesquelles les personnages se posent et apprécient simplement des événements de la vie quotidienne.
Ensuite, je désirais raconter l’histoire d’une enfant sauvage qui défend la nature dans laquelle elle a vécu. J’ai toujours adoré cet archétype de personnage, qui grandit avec des animaux non humains au lieu de ses congénères. Toutefois, ce n’est pas ce simple intérêt qui m’a conduit à faire ce choix. Je pense que c’est surtout le film d’animation Le peuple Loup — dont je vous conseille le visionnage si vous ne l’avez jamais vu — qui m’a vraiment poussé à inventer Elphie et sa colonie de loutres fantastiques.
Enfin, en thème de fond, je voulais parler de reconstruction après un deuil, car c’est un sujet qui m’a souvent touché personnellement. Pour le faire correctement, j’avais épluché les dernières revues de la littérature scientifique sur le sujet et avais incorporé les points les plus utiles dans le parcours d’Elphie et d’Aldagonde. Au travers de leurs évolutions positives, j’avais espoir que cela puisse aider certains lecteurs et certaines lectrices ayant également vécu de tels événements.
Livreur sur véhicule magique est le métier le plus prestigieux de Portadelle. C’est donc tout naturellement que Lyrone, 17 ans, croit à une blague en lisant la lettre qui l’invite à un entretien pour ce job.
Contre toute attente, il le réussit haut la main et se découvre par la même occasion un pouvoir insoupçonné : être extrêmement charismatique et subjuguer autrui, malgré ses différences physiques qu’il traîne avec lui depuis son plus jeune âge.
Mais le métier de livreur lui réserve bien des surprises, et Lyrone s’embarque dans une tonne de galères et de situations absurdes ! Comment aurait-il pu deviner qu’il se ferait poursuivre par Ruzica et son balai Balthazar, tous deux travaillant pour une entreprise concurrente, afin de lui faire échouer ses livraisons ?
Heureusement qu’il vient tout juste de rencontrer Serpie, une serpillère magique dotée d’une forte personnalité, qui l’accompagne partout où il va. Car si Lyrone ratait une seule de ses livraisons, son entreprise fermerait définitivement ses portes.
Résolus à sauver l’entreprise, Lyrone et Serpie comptent mener à bien leur première tournée. Pour ça, ils ont une règle à respecter : ne jamais sortir des voies de vol, au risque de croiser des animaux fantastiques. Parce que s’ils traversaient, par hasard, le territoire d’Altose et de Stratus, un couple de créatures magiques ressemblant à des griffons, qui sait comment tournerait la rencontre ? Il n’y a aucun risque. Du moins, tant qu’ils suivent cette règle…
Ce roman est particulièrement important pour moi. C’est le premier où j’ai coché consciemment les cases de la cosy fantasy, après avoir enfin mis le doigt sur le sous-genre que je voulais écrire ainsi que sur les émotions que je voulais faire ressentir aux lecteurs et lectrices. Terry Pratchett et le Studio Ghibli ont grandement contribué à cette réalisation, car ce sont plusieurs de leurs œuvres qui m’ont en premier fait ressentir ce mélange particulier de joie et d’émerveillement.
Pour l’archétype d’intrigue, je voulais donc quelque chose de léger, à même de créer des péripéties diverses et amusantes. Les livraisons sur véhicule magique, qu’on retrouve dans plusieurs histoires, comme celle de Kiki la petite sorcière, m’ont semblé répondre parfaitement à cette envie. Mais pour ajouter un peu de piment, j’ai eu l’idée que Lyrone doive en plus répondre aux demandes des clients quant à l’installation de l’objet livré, et que le véhicule magique soit doté d’une personnalité.
Ces choix m’ont également permis de vraiment me lâcher sur la création de scènes décalées. L’humour étant profondément subjectif, j’avais souvent hésité à en incorporer autant dans mes histoires. Certains types de comique, comme le parodique et le second degré, ne sont pas forcément compris ou appréciés par tout le monde. Je savais donc que certains lecteurs et certaines lectrices passeraient totalement à côté. Mais en contrepartie, je devinais que cela plairait encore plus à celles et ceux qui apprécient cet humour. Alors ça m’a semblé un prix acceptable à payer, et je ne regrette pas une seconde l’avoir fait.



