Le souffle de la violence : Carlos Estefan et Pedro Mauro 🇧🇷

ImageTitre : Le souffle de la violence 🇺🇸

Scénariste : Carlos Estefan 🇧🇷
Dessinateur : Pedro Mauro 🇧🇷

Édition : Fordis Books and Pictures – Colorado (15/09/2025) – 260 pages

Résumé :
Un homme, armé jusqu’aux dents, arrive dans une ville abandonnée en quête de justice. Pour obtenir ce qu’il veut plus que tout, il devra faire face à bien plus qu’au scélérat qu’il cherche… Il devra exorciser les fantômes de son passé.

Une histoire pleine de sang et de sueur où seule la force et la rapidité à dégainer son colt peuvent changer le cours des choses.

Un western sanglant digne d’un film de Sam Peckinpah.

ImageCritique :
Cette épaisse bande dessinée me faisait de l’œil depuis longtemps et j’ai enfin franchi le pas.

L’album commence sur l’arrivée d’un chasseur de primes, dans une petite ville perdue, avant de revenir dans le passé et de nous montrer un saloon, comme il en existe des tonnes dans l’Ouest.

Nous allons suivre le destin de notre chasseur de primes, de son enfance à sa vie d’adulte, apprenant, au fur et à mesure, des choses sur sa vie, sur ses origines, sur cette soif de justice qui l’habite.

Au départ, tout semble se mélanger, on ne comprend pas très bien pourquoi le récit part dans la direction du saloon de l’Écossais et il faudra un peu de temps avant de mettre ensemble les pièces du puzzle. Ensuite, bien entendu, la lumière se fait et on comprend.

Ne cherchez pas le nom de notre chasseur de primes, il n’en porte pas, son nom est personne, mais il a de magnifiques yeux bleus et c’est un as de la gâchette. Ne cherchez pas de la douceur dans ces pages, il n’y en a pas, c’est l’Ouest tel qu’il était, impitoyable, malsain, violent et pas un univers pour nous les femmes.

D’ailleurs, il y a peu de femmes dans ce récit et les pauvres n’ont pas hérité des plus beaux rôles.

Alors oui, c’est violent, crasseux, sanglant. Cet album est à réserver à un public averti.

Dans le récit suivant (Héritage), nous allons continuer de suivre le destin de notre beau chasseur aux yeux bleus (Henry Fonda en avait de très beaux aussi) et le récit sera toujours teinté de violences, mais notre homme prendra conscience d’une chose : on peut aller vers la rédemption…

Rédemption sera le troisième récit, où notre homme est devenu un trappeur, isolé, avec le gamin qu’il a recueilli et qui a bien du mal à se défaire de son passé. La quatrième et dernière partie fera le lien entre toutes les autres, montrant le point de départ, faisant la liaison avec un autre personnage croisé dans un des récits et une fois la dernière page tournée, le puzzle est complet.

Les graphismes sont très beaux, dans des teintes ocres, rougeâtres. Les décors sont magnifiques et donnent l’impression de se balader dans l’Ouest sauvage, mais sans prendre de risques d’une balle perdue (juste un poignet foulé, vu le poids de l’album).

Une très bonne bédé western âpre, violente, sans concession aucune pour personne. L’Ouest, le vrai.

PS : cet album est en fait le recueil de trois autres : Renégat (La genèse / Héritage / Rédemption).

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Histoire d’un chien mapuche : Luis Sepúlveda 🇨🇱

ImageTitre : Histoire d’un chien mapuche 🇨🇱

Auteur : Luis Sepúlveda 🇨🇱
Édition : Métailié – Bibliothèque Hispano-Américaine (2016) – 95 pages
Édition Originale : Historia de un perro llamado Leal (2016)
Traduction : Anne-Marie Métailié

Résumé :
Le chien, prisonnier, affamé, guide la bande d’hommes lancée à la poursuite d’un Indien blessé dans la forêt d’Araucanie. Il sait sentir la peur et la colère dans l’odeur de ces hommes décidés à tuer.

Mais il a aussi retrouvé dans la piste du fugitif l’odeur d’Aukamañ, son frère-homme, le compagnon auprès duquel il a grandi dans le village mapuche où l’a déposé le jaguar qui lui a sauvé la vie.

Dans la forêt, il retrouve les odeurs de tout ce qu’il a perdu, le bois sec, le miel, le lait qu’il a partagé avec le petit garçon, la laine que cardait le vieux chef qui racontait si bien les histoires et lui a donné son nom : Afmau, Loyal.

Le chien a vieilli mais il n’a pas oublié ce que lui ont appris les Indiens Mapuches : le respect de la nature et de toutes ses créatures. Il va tenter de sauver son frère-homme, de lui prouver sa fidélité, sa loyauté aux liens d’amitié que le temps ne peut défaire.

ImageCritique :
Une fois de plus, c’est un joli conte que l’auteur nous raconte, de ceux que l’on pourrait écouter autour d’un feu de camp.

Mais c’est aussi un conte triste, celui des Mapuches, à qui l’on spolie les terres, n’hésitant pas à les tuer pour arriver au but.

L’histoire commence par un jeune chiot que des cavaliers ont perdu, sans le faire exprès. Recueilli par un jaguar, ce dernier le déposa chez les Mapuches, où le chiot, baptisé Afmau (loyal, fidèle, en mapuche) grandit aux côtés d’un jeune garçon, Aukamañ, et ils devinrent quasi des frères, grandissant dans le respect de l’animal et de la nature.

Jusqu’au jour où le drame survint, avec des hommes brutaux qui voulaient récupérer les terres où vivait cette tribu mapuche. Le grand-père d’Aukamañ fut tué et le chien fut volé.

Ce conte, c’est le chien qui nous le raconte, de sa vie d’avant à celle avec les hommes brutaux qui l’utilisent pour traquer un jeune Mapuche qui leur tient tête. Le chien se souvient de ses belles années…

Oui, c’est une histoire triste, un conte qui donne envie de pleurer, sur la méchanceté des hommes, leur veulerie, cette volonté de toujours posséder plus, quitte à voler aux autres ces terres ancestrales. Un conte sur des hommes brutaux, qui ne respectent pas la nature, ni les proies qu’ils tuent, ni même les animaux qui les servent.

Un conte qui est une ode à l’amitié entre un jeune garçon et son chien et dont l’auteur arrive très bien à retranscrire les pensées d’Afmau et à nous les faire vivre.

Triste mais beau…

3,7/5

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The Nice House By The Sea – 01 : James Tynion IV 🇺🇸 et Alvaro Martinez Bueno 🇪🇸

ImageTitre : The Nice House By The Sea – Cycle deux – Première partie

Scénariste : James Tynion IV 🇺🇸
Dessinateur : Alvaro Martinez Bueno 🇪🇸

Édition : Urban Comics – Grand format (25/04/2025) – 200 pages
Édition Originale : he Nice House By The Sea, book 1 (2025)
Traduction : Maxime Le Dain

Résumé :
Aucun des douze convives de cette belle demeure en bord de Méditerranée ne connaissait Max. Elle connaissait pourtant chacun d’entre eux. Experts dans leur domaine, géants de l’industrie et du savoir moderne, chacun d’entre eux est l’excellence personnifiée.

Pour échapper à la fin du monde et incarner l’avenir de l’Humanité, tous ont accepté en leur âme et conscience de se réunir dans ce petit paradis créé rien que pour eux, abandonnant vie et proches à leur triste sort. Survivre à la mort programmée de l’humanité ? Vivre…

ImageCritique :
On prend les mêmes et on recommence ! Ah non, pardon, je me suis trompée. C’est « On prend des différents et on recommence le même jeu, mais dans un autre endroit ».

Cette fois-ci, nous ne sommes plus au bord d’un lac (cfr The Nice House on the Lake), mais près de la Méditerranée. Et contrairement aux personnages qui vivaient près du lac, ceux près de la mer ne se connaissent pas du tout.

Quel est le but de ce deuxième cycle, si le truc reste quasi le même ?

Déjà, les personnages ont été choisis, triés sur le volet, pour échapper à la fin du monde, ils vont devoir apprendre à cohabiter ensemble, ce qui pourrait être plus compliqué entre eux qu’entre une bande de potes. Et puis, il y aura un truc en plus, mais je ne peux pas vous en dire plus, ce serait divulgâcher !

Une fois de plus, j’ai apprécié les graphismes, et comme dans le premier cycle, il faut être attentif à tout ce qui se trouve devant vos yeux, il faut bien regarder les images. Parfois, on pourrait penser que c’est la même qui revient, mais quand on y regarde attentivement, on y découvre des subtils changements.

Le gros bémol, c’est qu’à un moment donné, j’ai fait une soupe avec les différents personnages, ne sachant plus à quelle équipe ils appartenaient et ça a fait cafouiller un peu cette lecture.

Note pour les suivants : à la fin de l’album, il y a des planches récapitulatives, qui vous donneront l’ensemble des protagonistes. Commencez votre lecture par la fin, donc. Le mieux étant de lire les trois albums l’un à la suite de l’autre.

Mais qu’à cela ne tienne, j’ai apprécié replonger dans cette série, découvrir les interactions entre les différents personnages, leurs interactions avec la maison, leurs désidératas, et suivre leur évolution dans ce huis clos oppressant.

Cette série n’est pas facile à lire, tant elle grouille de détails, de personnages dont on apprendra une multitude de détails, notamment sur comment ils se sont retrouvés dans les deux maisons. On aura des flash-back, des mails à lire, des tas de détails à avaler, tout en les digérant, il faut donc être bien concentré lorsque l’on commence à lire.

Cela vaut la peine de s’accrocher un peu au départ, de se laisser porter, de ne pas tout savoir d’un coup et de découvrir l’histoire au fur et à mesure. Il y a à lire, beaucoup, parfois, mais il est nécessaire de ne rien zapper, sous peine d’avoir du mal à comprendre pourquoi tel personnage réagit de la sorte.

Ma préférence restera pour la première série (The Nice House on the Lake).

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  • Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2025 au 11 Juillet 2026) [Lecture N°173].
  • Challenge « Mois Espagnol & Sud Américain » chez Sharon – Mai 2026 [N°09].
  • Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°55.

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Le Mètre des Caraïbes : Wilfrid Lupano et Léonard Chemineau 🇫🇷

ImageTitre : Le Mètre des Caraïbes 🇦🇬 🇲🇸 🏴‍☠️

Scénariste : Wilfrid Lupano 🇫🇷
Dessinateur : Léonard Chemineau 🇫🇷

Édition : Dargaud (17/10/2025) – 112 pages

Résumé :
Février 1794, en pleine mer des Caraïbes, Louis, canonnier du bateau pirate Le Fieffé Coquin, vise toujours juste ! Mais cette fois, la recette est maigre : vin, pommes, pruneaux et… un savant.

Un savant français qui plus est : Joseph Dombey. Envoyé par le gouvernement révolutionnaire pour rencontrer le président américain Thomas Jefferson, il transporte une mystérieuse mallette qui intrigue les terribles pirates ? Pas si terribles que ça, pour être honnête ; plutôt une communauté adepte de chorale…

À l’ouverture : une étrange barre graduée, un contenant cubique et un drôle de cylindre, faits dans un métal sans valeur. Pour les pirates, c’est forcément une arme secrète.

ImageCritique :
Évidemment, on ne s’était jamais posé la question de savoir comment nos ancêtres faisaient pour s’y retrouver dans tous les systèmes de mesure qui existaient, de par le monde.

On comptait en pouces, en mains, en pieds, en miles, en lieues ou en tout ce que vous vouliez. Alors, pour savoir combien ça faisait, eh bien, fallait se démerder !

L’aventure, c’est l’aventure et moi, j’avais envie d’embarquer sur un navire de pirates et de me la couler douce sur leur île paradisiaque, coquillages et crustacés, cocotiers, plages dorées.

J’ai fait la connaissance d’une belle bande de pirates, bien marrants, de leurs poulets des montagnes, mais aussi d’un éminent botaniste de la fin du XVIIIᵉ, Joseph Dombey, qui n’a jamais eu de chance, mais qui là, possède un truc révolutionnaire qui est le système métrique ! Joseph Dombey n’a pas inventé l’eau chaude, mais Lavoisier, lui, il a inventé le litre, le kilo et le mètre et Dombey voudrait le présenter aux États-Unis.

Pas de bol (il n’en a jamais), son navire s’est fait arraisonner par des pirates et le voici emprisonné avec toute cette belle bande de zozos. Humour garanti.

Oui, je me suis bien amusée à lire cet album, mais entre nous, je lui préfère « Le bibliomule de Cordoue » qui avait plus de profondeur, plus d’épaisseur, plus d’émotions.

Ce que j’ai apprécié, dans cet album-ci, c’est l’humour, la malchance de Dombey et le fait que la plupart des faits soient vrais, même si, parfois, on pourrait en douter. Entre nous, je doutais fortement de l’existence des poulets des montagnes, mais apparemment, ils existent sur les îles de la Dominique et de Montserrat.

Un récit picaresque qui vous fera sourire tout en vous apportant un brin de culture.

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Celles qui ne dorment pas : Dolores Redondo 🇪🇸

ImageTitre : Celles qui ne dorment pas – Les Vallées Tranquilles 02  🇪🇸

Auteur : Dolores Redondo 🇪🇸
Édition : Gallimard – Série noire (05/03/2026) – 581 pages
Édition Originale : Las que no duermen Nash (2024)
Traduction : Isabelle Gugnon

Résumé :
Fin février 2020, lors de fouilles dans le gouffre de Legarrea en Navarre, Nash Elizondo, psychologue médico-légale, et son équipe de chercheurs découvrent à cinquante mètres de profondeur une dépouille de brebis, une guirlande de minuscules roses desséchées et le corps d’une jeune fille : Andrea Dancur, portée disparue depuis trois ans.

Parmi ses proches, chacun a quelque chose à cacher, et la silhouette menaçante du grand-père fait obstacle aux confidences.

Mêlant approche scientifique et sensibilité aux croyances et aux légendes locales, Nash entame une enquête discrète, soutenue par Amaia Salazar, désormais inspectrice de la Police forale de Navarre. Mais l’annonce du confinement ne va pas lui faciliter la tâche.

ImageCritique :
Si vous êtes à la recherche d’un thriller mené tambour battant, passez votre chemin, car celui-ci est plutôt mené à un train de sénateur.

Non, ce n’est pas le rythme d’un épisode avec un inspecteur Derrick neurasthénique, mais plutôt un polar noir dans la veine d’un commissaire Maigret ou d’un Montalbano : ici, on prend le temps de parler avec les gens, on les écoute, on les laisse parler, mais sans utiliser un annuaire téléphonique pour leur faire cracher leur Valda.

Nash Elizondo exerce la profession de psychologue médico-légale et, lors de fouilles dans un gouffre, avec son équipe, elle tombe sur le cadavre d’une jeune fille disparue il y a quelques années : Andrea Dancur.

Dans ce polar noir, on parlera de sorcellerie, d’exploration de l’Histoire, de légendes, de croyances ancestrales, de faits mystérieux dont on n’a aucune explication logique. Parfois, nous sommes à la limite du fantastique, dans les explications des habitants, tant la vérité semble être ailleurs.

On entrera aussi dans les secrets de famille, et Nash tentera de résoudre le crime d’Andrea, puisque la personne jugée coupable a été remise en liberté, après trois ans de privation. C’est plus long que 30 jours.

Nash est un personnage féminin que j’ai vraiment appréciée. Elle dresse les portraits des morts, en étudiant leur vie, en écoutant les proches parler et c’est ce qu’elle va faire, tout en essayant de sauver un autre corps, plus ancien, caché dans la faille aussi et en se demandant bien ce que c’est que cette gripette dont tout le monde parle et qui semble faire des ravages : Covid-19. Oui, nous sommes en mars 2020… Mauvais souvenirs. Le confinement se profile.

C’est un roman policier à tiroirs, tant les petites et grandes intrigues viennent s’entremêler, sans que l’on sache si elles sont rattachées l’une à l’autre, le tout entrecoupé des légendes du pays, de son Histoire et des atmosphères qui y règnent. On ne s’embête pas, croyez-moi.

Entre la vie privée de Nash, son enquête, les bâtons qu’on lui met dans les roues, son ex-amant qui semble toujours être au courant de tout (mais qu’elle le foute dans le gouffre, nom d’une pipe, c’est un narcissique de merde. Voilà, c’est dit, ça soulage), les mensonges ou omissions des gens, les mystères entourant son enfance, ma foi, elle n’aura guère le temps de s’amuser.

Ce polar noir, je l’ai dévoré, tant je voulais connaître le fin mot de l’histoire, savoir qui avait tué Andrea, qui mentait, quel était le vrai récit et pourquoi certains avaient agi de la sorte. Je me suis faite surprendre, je dois dire, même si j’avais trouvé le traître dans l’équipe (pas tout perdu).

Bêtement, j’ai jugé des personnages à l’aune de ce que me racontait le récit et une fois qu’on a le bon éclairage, alors, tout s’illumine autrement et cela a changé toute la donne. Au temps pour moi, je ne ferai pas une bonne enquêtrice vu mes déductions foireuses dans cette enquête.

Un polar noir aux atmosphères qui flirtent entre la science et les superstitions, sans que l’on sache parfois si c’est inventé par les gens, réel ou embellis, mais entre nous, ce n’est pas un souci pour la compréhension du mobile et de l’identité de iel qui a commis le meurtre.

Les personnages sont intéressants, sympathiques, attachants, réalistes (sauf pour celles et ceux que j’aimerais envoyer dans le gouffre). Le récit prendra son temps, sans pour autant qu’il devienne long et ennuyeux.

Nous sommes plus sur un roman policier où la psychologie joue un rôle important, plus que les preuves ramassées (trois ans après, hein, il n’en reste plus). J’ai apprécié aussi la mise en abyme que l’autrice a faite avec ses romans d’une autre série, notamment en mettant en scène Amaia Salazar, la policière de cette série.

Une bonne découverte, avec ce polar noir, et je pense bien que je vais m’amuser à découvrir les autres titres de cette autrice.

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Les damnés de l’or brun – 01 – Salvador, 1822 🇧🇷 : Alcante, Fabien Rodhain et Francis Vallès

ImageTitre : Les damnés de l’or brun – 01 – Salvador, 1822 🇧🇷

Scénaristes : Alcante et Fabien Rodhain 🇫🇷
Dessinateur : Francis Vallès 🇫🇷

Édition : Glénat (2022) – 48 pages

Résumé :
Le goût amer du chocolat. Brésil, 1822. Sur ce territoire encore sous domination portugaise, les plantations prospèrent et les notables se pressent au port de Salvador pour trouver des esclaves aptes au travail.

C’est là que Dom Louis et son frère cadet Tiago espèrent repérer, eux aussi, des hommes robustes.

Mais subjugué par sa beauté, Dom Louis repart avec une jeune esclave, Maïra! Ce n’est bien sûr pas du goût de leur père qui a besoin de main-d’oeuvre pour faire tourner son exploitation de cacao.

ImageCritique Tome 01 :
Une saga familiale au goût amer du chocolat, ça ne pouvait que me plaire, notamment parce que les auteurs allaient parler de l’esclavage que généraient les plantations de cacao (et le génèrent toujours). Tout comme pour le sucre, le tabac.

Je m’attendais à ressentir de la culpabilité en mangeant un carré de chocolat, mais il n’en sera rien, tant l’esclavage est abordé en toile de fond, par quelques plans, quelques explications rapides.

Pour faire simple, on parlera plus des coups de pute que vont se faire les deux frères que d’esclavage. Impossible de s’attacher à ces deux égoïstes, même si le cadet semblait plus prometteur avec ses idées d’émanciper les esclaves. Ça ne durera pas longtemps, sa belle idée.

Les graphismes sont agréables, les visages sont bien faits, détaillés, tout comme les décors de plantation dans le Brésil de 1822 et de guerre d’indépendance (le Brésil ne voulait plus être féodé au Portugal).

Le gros défaut de cet album, c’est qu’il ne possède que 48 pages et que cela oblige les scénaristes à ne pas perdre de temps. Ce qui donne une dégradation expresse des relations entre les deux frères et fait perdre de la cohérence à l’histoire. Ça va beaucoup trop vite que pour être réaliste.

Et puis, tous ces clichés, notamment avec la belle esclave, sur la couverture et dans l’album… Une esclave qui n’éveillera pas les sympathies non plus.

Je m’attendais à une fresque familiale parlant de l’esclavage et j’ai été déçue, car la promesse n’est pas réalisée, vu que d’esclavage, il en sera peu question, que ce sera trop vite survolé.

Comme j’avais le deuxième album, je l’ai lu dans la foulée, pour voir si j’allais être enfin rassasié d’Histoire avec un grand H… Hum 🙄 Vous saurez tout un peu plus bas.

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ImageCritique Tome 02 – Sao Tomé, 1850 :
Avec la couverture, on retombe en plein dans les clichés : une belle jeune fille,  dont on voit la cuisse, dans les bras d’un homme, sur fond de cascade…

Direction Sao Tomé, qui ne se trouve pas en Amérique latine, mais en Afrique. Et dans ce climat, on sait aussi faire pousser les cacaoyers et les esclaves sont toujours là.

Le cadet a quitté le Brésil, s’est séparé de son frère, mais a épousé sa belle esclave, lui a fait un enfant (une belle jeune fille, bien entendu) et si la mère est une peau de vache avec les esclaves (elle a oublié d’où elle venait), la fille, elle, a des envies de les libérer, délivrer.

Si les graphismes sont toujours plaisants, le scénario, lui, est parti dans le drame absolu, vu et revu (dans toutes les bonnes sagas télés de l’été) et que j’ai même compris avant les révélations, tant il est éculé, usé jusqu’à la trame. S’il avait été bien amené, ça aurait passé, mais là, trop de mélodrame.

Et pendant ce temps-là, les esclaves ? Bof, on en parlera un peu, mais toujours en toile de fond, jamais en sujet principal, puisqu’après l’album « Je me frite avec mon frangin », on a droit à « Je suis vénère sur mon frangin et j’ai la haine ». Pitié, c’est trop classique.

Une tambouille classique, même pas revisitée, remaniée, servie avec une autre sauce, d’autres garnitures. Non, on la sort telle quelle, à tel point que ça laisse un goût amer en fond de bouche et que ce n’était pas dû à du cacao.

Pour mon éducation historique, il faudra repasser, ou demander à Wiki, aller voir dans des livres d’Histoire, parce que la promesse n’est pas vraiment tenue, l’esclavage passe vraiment après les histoires dramatiques et le méli-mélo des relations entre les deux frangins.

Je ne lirai pas la suite de cette saga…

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Heureux le voyageur : Derek Walcott 🇱🇨

ImageTitre : Heureux le voyageur

Auteur : Derek Walcott 🇱🇨
Édition : Circé (1998) – 168 pages
Édition Originale : The Fortunate Traveller (1993)
Traduction : Claire Malroux

Résumé :
Heureux le voyageur : le ton est dubitatif, sinon ironique. Pour un homme du Sud, le Nord (les États-Unis, l’Europe), malgré certaines séductions, signifie trop souvent l’exil, la solitude, le divorce, parfois même la mort.

Le voyage ici n’est pas synonyme d’errance romantique, c’est une réflexion sur la condition du poète dans le monde et sur celle du monde dans la poésie. Mais comme le Royaume du fruit-étoile qui l’a précédé, le recueil est habité par l’amour des gens, des lieux et de la langue : par l’amour-connaissance, l’amour-désir (Semaus Heaney) » (Claire Malroux)

ImageCritique :
Un recueil de poésie ! Vous le savez, la poésie et moi, ça fait deux, mais j’essaie toujours d’en lire, de temps en temps…

Je me dis qu’un jour, j’aurai l’illumination et que j’apprécierai le genre. Ou alors, que sur un malentendu, ça pourrait marcher…

Caramba, encore raté ! Il faut dire que si j’ai parfois du mal avec la littérature en rime, j’ai encore plus de mal avec les vers libres.

Une fois encore, ça a fait patatras et j’ai sauté des pages, ce qui n’aide pas à apprécier un livre.

Divisé en deux parties (Nord/Sud), ce recueil de poésie aborde moult sujets, tous différents (du moins, ceux que j’ai lu), tels la Grèce antique ou la famine en Somalie. Grand écart, en effet. J’ai repéré aussi un poème sur le divorce, sur le décès d’un enfant.

Je l’avoue, la plupart des poèmes me sont passés au-dessus de la tête, m’ont échappé, je n’arrivais pas à me concentrer sur les textes, à trouver le tempo pour lire les vers libres et je me suis ennuyée royalement.

J’ai persisté à lire de la poésie, mais je peux dire que le genre n’est vraiment pas pour moi, ou alors, de la poésie drôle.

Au moins, j’ai tenté le coup et maintenant, je pourrai dire que j’ai découvert la poésie antillaise (non, je ne dirai pas que je suis passée à côté, cela ne regarde pas les gens). Ici, nous sommes entre nous.

Derek Walcott vient de Sainte-Lucie, située dans les Antilles.

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Mafalda – 09 – Les vacances de Mafalda : Quino 🇦🇷

ImageTitre : Mafalda – 09 – Les vacances de Mafalda 🇦🇷

Scénariste : Quino 🇦🇷
Dessinateur : Quino

Édition : Glénat (1985)

Résumé :
On ne présente plus Mafalda, petite fille vive qui découvre la vie, ses joies, ses absurdités et ses horreurs. À travers l’éveil d’un enfant Quino nous livre sa réflexion sur le monde et sur l’étrange animal qui le peuple : l’être humain.

ImageCritique :
Mafalda me fait toujours le même effet : un sourire béat affiché sur ma face, lorsque je sors un de ses albums. Un coup de barre ? Mafalda et ça repart !

Ou pas, parce que si l’on rit des réflexions de la gamine, vu leur pertinence, même à l’heure actuelle, c’est parfois plus des piques qu’autre chose.

Non, non, rien n’a changé !

Mafalda était déjà éclairée à l’époque et depuis, les problèmes sont toujours les mêmes, notamment avec les risques nucléaires puisque nous sommes en pleine guerre froide.

Ses amis ajoutent du piment à ses réflexions, à sa vie. le blond Miguelito, avec ses cheveux en bataille, l’orgueil qui ne quitte jamais Susanita, qui ne rêve que de mariage, d’enfants, de richesse, le tout en étant égoïste, bien entendu.

Le rôle du capitaliste est toujours pour Manolito. Il parle business, fait de la pub pour l’épicerie de son père, n’est pas intelligent. Le rêveur, c’est Felipe, qui aime se déguiser en cow-boy. Et puis, il y a Liberté, qui est contestataire, et le petit frère de Mafalda, Guille, qui écrit sur les murs et tête goulûment sa tutute.

Comme les enfants, ils aiment jouer, ils pleurent à la rentrée des classes, n’aiment pas l’école, la soupe, jouent au parc et parlent du monde, du quartier, de leurs rêves d’adultes ou de gosses.

Ils abordent aussi la politique, la société, l’économie. Du haut de leur âge (5 ou 6 ans), ils sont totalement décalés et on aurait presque envie de leur dire de jouer sans s’inquiéter de la santé du monde, qu’il sera temps pour eux de faire du mauvais sang une fois devenus adultes.

Lire un album de Mafalda, c’est faire un bond dans le temps. Le petit goût rétro qui s’échappe des gags a tout de même encore un goût de présent, comme s’ils étaient intemporels.

Le Monde et l’Homme ne changent pas, Mafalda est donc toujours aussi pertinente, toujours aussi lucide, caustique, de nos jours, qu’elle ne l’était à son époque (1964 à 1973 pour l’Argentine).

Un plaisir à lire, mais les adultes comprendront mieux que les jeunes enfants…

Ayant acheté les albums de Mafalda sur le tard, j’ai pris le temps de les déguster, sans me presser, parce qu’une fois que j’aurai tout lu, il ne me restera plus rien d’aussi fin, caustique, percutant… Sauf à relire Calvin & Hobbes ! ♥♥

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Le temps des bêtes féroces – Sicario sans nom 02 : Víctor del Árbol 🇪🇸

ImageTitre : Le temps des bêtes féroces – Sicario sans nom 02

Auteur : Víctor del Árbol 🇪🇸
Édition : Actes Sud Noir (11/03/2026) – 394 pages
Édition Originale : El tiempo de las fieras (2025)
Traduction : Alexandra Carrasco

Résumé :
Une jeune femme roule tranquillement à vélo sur une route escarpée de Lanzarote quand un bolide la percute et prend la fuite en la laissant pour morte.

L’enquête déclenchée par l’apparent délit routier met au jour un stupéfiant réseau de secrets, de perversions et de vengeances, tel un séisme aux ondes de choc se propageant aux quatre coins du monde.

Et c’est sur les crêtes des montagnes Volujak, à la frontière de la Bosnie-Herzégovine et du Monténégro, que se trouve son épicentre, quand quinze ans plus tôt un couple et ses deux enfants tentaient de fuir la guerre.

ImageCritique :
Avec le nouveau roman noir de l’auteur, on va voyager dans l’espace (Lanzarote, Bosnie, États-Unis, Mexique,…) et dans le temps.

Accrochez-vous bien, parce qu’il va falloir accepter que le maître du récit, c’est l’auteur et qu’il ne vous donnera pas toutes les cartes en main.

À chaque chapitre, on peut changer d’époque, remonter le temps, rester en 2008, changer de pays, de personnage.

Oui, dit ainsi, ça pourrait faire peur. N’ayez crainte, ayez confiance dans le talent de l’auteur pour ne pas vous perdre en chemin et pour que vous ne confondiez pas les différents protagonistes de ce roman noir.

Le récit commence avec une jeune fille, Vesna (que mon esprit renommait Vecna, comme dans Stanger Things), qui se fait renverser par une camionnette qui, ensuite, fout le camp, l’abandonnant entre la vie et la mort. Pourquoi avoir voulu l’écraser sciemment ? Il faudra lire ce roman noir pour le savoir et accepter de ne rien savoir au départ, tout comme les policiers qui enquêtent.

Pas de personnages manichéens, dans ce roman, tout le monde pouvant basculer du côté obscur de la Force, où s’y trouver déjà et s’en foutre royalement. Le récit est âpre, dur, violent, sombre, avec juste quelques lumières, pour ne pas broyer tout en noir.

Le récit est ambitieux, car il aborde assez bien de sujets, les ramifications du mal étant longues et multiples, mais l’auteur ne les traite pas par-dessus la jambe. Les côtés psychologiques et politiques sont importants aussi, tout comme le pouvoir de l’argent et le côté très sombre de certains hommes.

Un roman noir qui commence par une jeune fille renversée, à qui le conducteur vole le sac et ce n’est qu’au fur et à mesure que le puzzle de mille pièces va se construire, en mode sombre, où la violence est omniprésente, mais jamais gratuite non plus.

Nous en apprendrons plus sur le tueur sans nom, dont nous avions aperçu l’ombre dans le premier tome « Personne sur cette terre ». Il va s’étoffer et bizarrement, j’avais de la sympathie pour lui.

Un roman sombre, c’est un fait, qui pourrait en rebuter plus d’une personne et pourtant, ce serait un tort de passer outre de ce petit noir bien serré qui secoue et réveille.

3,9/5

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[SÉRIE] Tropiques criminels – Saison 1 🇲🇶

ImageTropiques criminels est une série télévisée policière française diffusée depuis le 22 novembre 2019 sur la chaîne France 2, et depuis la saison 2 en avant-première sur la plateforme Salto.

Au Québec, elle est diffusée sur Évasion depuis le 19 août 2021. La troisième saison est diffusée depuis le 28 avril 2022, avant sa sortie en France. Elle sera diffusée à partir de la saison 1 sur Radio-Canada dès le 3 juin 2024.

La saison 7 est diffusée à partir du 13 mars 2026 sur France 2.

Le 4 septembre 2025, France 2 annonce avoir pris la décision d’arrêter la série à l’issue de la saison 8.

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Synopsis :
La commandante Mélissa Sainte-Rose, originaire de la Martinique, est mutée de la métropole à Fort-de-France. Elle fait équipe avec la capitaine Crivelli. Les rapports sont tendus entre les deux policières. Elles sont totalement différentes dans leur comportement, mais complémentaires pour la résolution des meurtres.

PS : Le contexte géographique et humain n’est pas sans rappeler la série franco-britannique Meurtres au paradis : enquêtes sur des assassinats se déroulant à Sainte Marie, une île fictive des Antilles, ou encore O.P.J. qui se passe à La Réunion. Vies sentimentales et familiales des deux principaux protagonistes, mêlées au déroulement de leurs investigations.

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Première saison (2019) :

  1. Les Anses d’Arlet
  2. La Cherry
  3. Forêt de Reculée
  4. Trenelle Citron
  5. Anse Caffard
  6. Balata
  7. Le Diamant
  8. Grande Anse

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  • Sonia Rolland : commandante Mélissa Sainte-Rose
  • Béatrice de La Boulaye : capitaine Gaëlle Crivelli
  • Julien Béramis : lieutenant Aurélien Charlery
  • Stéphan Wojtowicz : Commissaire Alain Etcheverry
  • Valentin Papoudof : Philippe Dorian dit « Phil »
  • Antoinette Giret : Chloé, fille de Melissa
  • Benjamin Douba-Paris : Lucas, fils de Mélissa

ImageCe que j’en ai pensé :
Comme je regarde peu la télé, je loupe plein de séries policières, nouvelles, anciennes, celles que je suivais…

Cette série policière, ce sont mes parents qui m’en ont parlé et j’ai décidé de la suivre, sans oublier de demander à la box fournie par mon FAI d’enregistrer les épisodes qui passaient à la télé.

Alors oui, j’ai vu assez bien d’épisodes, mais dans le désordre des saisons ! Ce n’est pas trop grave, entre nous.

Ce que j’apprécie, dans cette série policière, c’est l’endroit où elle a lieu : la Martinique ! C’est la France, je pourrais y aller avec ma bête carte d’identité et profiter des plages et des décors luxuriants, mais bon, je me contenterai de baver devant mon écran de télé, ça coûte moins cher (encore que, chez nous, les prix demandés par certains FAI sont prohibitifs, honteux, effroyablement chers).

Anybref, j’apprécie regarder cette série, qui se déroule très loin, mais dont les personnages des policiers sont sympathiques. Surtout la capitaine Gaëlle Crivelli, grande gueule, qui vit sa vie sentimentale comme elle en a envie, s’envoyant en l’air sans avoir envie d’une vie en couple.

Elle est cash, impulsive et n’hésite pas à fucker les règles, les lois et si au départ, l’entente n’était pas super entre elle et la nouvelle commandante, elles ont réussi à s’apprivoiser au fur et à mesure. Ce ne fut pas facile, la commandante Melissa Sainte-Rose étant une personne rigoureuse.

Toutes les deux sont des personnes qui veulent résoudre les meurtres ou toutes enquêtes qui leur tombent entre les mains. Leur duo fonctionne bien et avec le lieutenant Aurélien Charlery, ils forment un trio qui résout les enquêtes. Quant à Phil, le médecin légiste, il est drôle, tout en étant un médecin légiste compétent.

Bien entendu, dans les enquêtes, il y a d’autres histoires qui viennent se greffer : les enfants de la commandante, dont le fils fera quelques bêtises, les histoires de cul de Crivell, les relations un peu froides entre Melissa Sainte-Rose et la famille de sa mère, qu’elle n’a plus vue depuis son départ de l’île, à l’âge de 5 ans et les histoires d’amour qui vont venir s’ajouter.

Ce qui m’énerve un peu et que je retrouve dans toutes les séries policières, c’est qu’il faut toujours qu’il y ait des histoires d’amour compliquées, comme deux personnages qui s’aiment, qui se tournent autour et dont il faut 36 saisons pour les mettre en couple, avant de les faire casser. Pour le moment, seule la capitaine Marleau en est exempte.

Idem avec les grossesses ! J’en retrouve dans toutes les séries policières, comme si les producteurs voulaient remplir les ordres du président avec un repeuplement démographique !

Alors soit une femme tombe enceinte et ensuite, perd l’enfant (Astrid & Raphaelle / Tropiques Criminels, entre autre), soit elle accouchera dans un lieu improbable (HPI – Brigade du fleuve, notamment). Un vieux classique que l’on retrouve dans bien trop de séries et qui me pompe un peu l’air, je dois dire.

Entre nous, ça n’apporte jamais rien à l’histoire et ça tourne souvent en eau de boudin, ensuite. On dirait que les producteurs utilisent ce vieux truc pour relancer leurs séries et donner un second souffle, mais pour moi, ça l’étouffe.

Bon, il faudra attendre quelques saisons, dans cette série, pour tomber sur une femme enceinte dans les personnages principaux, mais je n’ai pas compris le pourquoi du comment ils ont eu l’idée de faire ça.

En attendant, Tropiques Criminels est une série policière agréable, avec une touche d’humour, un duo d’enquêtrices sympathiques, un peu Girls Power. Les enquêtes sont simples, mais j’ai souvent du mal à trouver l’identité du coupable, même si, de temps en temps, je vise juste.

Les histoires qui se passent sur le côté, dans leurs vies privées, sont parfois un peu lourdes, mais ça va, ce n’est pas rédhibitoire et ça ne m’empêche pas de profiter d’un épisode, lorsque j’ai un coup de pompe et pas envie de lire au soir.

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