Pas très original
(2 janvier 2026)
Bon, ça ne va pas être très original, hein, mais permettez-moi, chers lecteurs et chers lectrices, de vous souhaiter une année 2026 aussi bonne que possible.
Puisse cette nouvelle année s'épanouir tranquillement, avec plus de petits et grands bonheurs que de peines, et qu'elle vous garde en bonne santé!
Libellés : brève(s)
Par hazard
(30 décembre 2025)
Est-ce vraiment utile de publier quelque chose aujourd'hui, alors qu'on est dans cet entre-deux proche du néant, où personne ne sait vraiment quel jour on est?
Bref.
J'ai passé Noël en région parisienne, ma soeur ayant la bonté de m'accueillir, avec mon Papa, chaque Noël que je risquerais de passer seule. A vrai dire, j'avais envisagé de me payer une petite escapade du côté de Cologne, Aix-la-Chapelle et Trèves, mais les prix des trajets et la difficulté à trouver un logement m'en ont dissuadée. Et je me suis donc encore une fois incrustée chez ma plus jeune soeur.
Comme je m'ennuyais un peu, chez mon Papa (c'est affreux, mais j'ai du mal à supporter de passer plus de deux jours avec lui), j'ai saisi une des caisses de photos, au prétexte qu'il en fallait une pour le "calendrier de l'après" du lycée. La vie scolaire veut, cette année encore, proposer des photos des profs entre 6 et 12 ans, le jeu consistant à deviner qui est qui. Je ne sais pas si je vais donner encore un cliché de moi, mais je suis, entre autres, tombée sur celui-ci:
C'est une photo prise par mon père, pour mon neuvième anniversaire. Vous pourrez remarquer qu'il y a devant le gâteau un de ces petits verres dans lesquels on nous versait du champagne, à nous, les enfants (et que la bouteille est bien entamée, aussi!).
Mais ce qui m'a surtout émue, c'est mon grand-père. Il est mort pratiquement neuf ans plus tard (le jour des 9 ans de ma plus jeune soeur), et plus je pense à lui, plus je pense que c'était un homme profondément bon. Il me semble qu'on le voit ici heureux et fier. Mon grand-père a beaucoup aimé ses trois petites-filles, je crois qu'on le voit dans son regard. Et ce qui est curieux, c'est que j'avais pensé à lui juste quelques jours avant de retrouver cette image.
Bon, je ne suis pas certaine de donner ce cliché pour le jeu, où le noir et blanc peuvent tromper un peu, mais je suis bien contente d'avoir pu l'emporter chez moi.
Libellés : psyché
La photo du dimanche (52)
(28 décembre 2025)
Le thème de cette dernière photo de l'année est "sapin". Parce que ça sent indubitablement le sapin pour 2025.
Evidemment, en cette époque hivernale, on pense surtout à ce type de sapin:
Enfin, objectivement, à un arbre un peu moins dépressif que celui-là, et dans un décor un peu plus chaleureux que le hall d'un lycée. Parce que ce machin en plastique, là, avec ses deux guirlandes et ses quelques boules, il donne surtout envie de partir en courant, non?
Quand mes enfants étaient petits, une année, la municipalité avait payé un très bel arbre en pot aux écoles publiques (maternelle et élémentaire) pour que les enfants le décorent. Ce sapin avait ensuite été planté entre les deux écoles, où il a grandi pendant une dizaine d'années, et même reçu encore quelquefois des décorations de Noël. Mais j'ai été très étonnée, à l'automne dernier, de découvrir que le conifère avait été abattu et remplacé par ça:
(Je précise qu'il y a déjà un terrain de jeu sur la droite, et que ce nouvel espace le prolonge.)
Peut-être que l'arbre était devenu trop grand, et que quelqu'un craignait sa chute sur la chaussée.
Car un sapin, ça peut pousser très haut, comme le prouve le spécimen du jardin de mon père:
Si un jour le vent s'en prend à cet arbre, il risque de faire des dégâts. Aussi des personnes plus ou moins qualifiées proposent-elles régulièrement à mon paternel d'étêter ce sapin. Ce que mon père refuse systématiquement.
Et pour finir, encore des conifères pas coupés, et qui filtrent le soleil descendant à l'heure du goûter:
(Oui, c'est beau, par chez moi...)
Libellés : école, régions
En avent: histoire
(24 décembre)
Voici venu le dernier jour du défi de l'avent.
L'histoire, est-ce la petite, ou la grande?
J'aimais bien la grande, quand j'étais plus jeune. Mais je crois qu'elle passionne encore plus mes enfants. Le Pirate est très calé sur les rois de France, et le P'tit Mousse écoute avec attention ses cours d'histoire; il aime moins la géographie. Numérobis avait choisi la spécialité avec de l'histoire dedans, en première (HGGSP: histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques).
Je lis des tas d'histoire. Ce n'est pas pour rien que j'ai un abonnement à la médiathèque.
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| (Encore une photo d'archive) |
Un été, j'avais publié sur ce blog les photos des livres que j'avais lus.
En revanche, je ne me souviens pas avoir pratiqué le rituel de l'histoire du soir avec mes enfants. Le Pirate a eu sa première carte de médiathèque à deux ans, mais nous ne lisions pas nécessairement au moment du coucher.
Et puis, il y a les histoires que je me raconte, le soir, avant de m'endormir. Je l'ai toujours fait. Je me souviens d'une époque où je me je chantais des comptines ("Quand trois poules vont aux champs") et puis, je suis passée aux histoires, dans ma tête. Le même récit peut servir plusieurs soirs, parce que je m'endors avant la fin, et généralement au même moment, et que je reprends plus ou moins au début le lendemain. Ce sont des auto-fictions qui rassurent, en général; et pourtant, l'expérience prouve qu'elles ne se réalisent pratiquement jamais.
Libellés : psyché
Défi de l'avent: attente
(23 décembre)
Attente. L'attente; latente; la tente...
Avez-vous remarqué comme, parfois, les diplomates ont l'air d'être dans "la tente des négociations", quand on entend les journalistes parler?
Et ces mêmes journalistes pourraient-ils et elles ranger une bonne fois pour toute la grande tente du petit Gr*g*ry? Je ne suis pas certaine que le pauvre enfant ait jamais fait de camping.
Ce n'est pourtant pas si compliqué, même quand on n'y connaît pas grand chose en grammaire, de faire le rapprochement entre grand-tante et grand-mère. Avec un grand invariable, comme dans grand rue ou grand place, parce qu'il ne qualifie pas la taille de la personne (ou de la chose) désignée. J'étais tombée sur une vidéo qui expliquait très bien la différence, je crois qu'elle est également étymologique; néanmoins je ne retrouve bien évidemment pas cette explication. Et tout ce dont je me souviens, c'est que l'orthographe "grand' rue", avec une apostrophe comme s'il y avait apocope du e final, est tardive et erronée.
Mais revenons à l'attente, la vraie.
L'attente du train ou du métro, sur un quai.
L'attente de l'ouverture du bureau de poste.
L'attente des élèves, qui viennent de classes différentes et arrivent avec des décalages parfois bien longs. (Est-ce que la collègue de maths le prendrait bien si on lui offrait une montre, pour Noël?)
L'attente des cadeaux.
L'attente d'une guérison. Comme quand je m'étais cassé la jambe et qu'il m'a fallu 6 mois pour remarcher.
L'attente des enfants, qui rentrent, le soir. Il n'y a plus désormais que Numérobis à attendre. Mais je ne suis pas impatiente au point de me poster à la fenêtre, comme Gribouille.
Il pourrait attendre longtemps devant cette porte: dans la salle d'attente du dentiste, la petite souris attend les dents des enfants. (Mais elle ne sortira pas...)
Libellés : humeur, langage
En avent: habitude
(22 décembre)
L'en avent d'Anne touche à sa fin, avec aujourd'hui le mot "habitude".
Je ne voudrais pas que vous pensiez que j'ai pris l'habitude d'écrire chaque jour un petit billet. Pourtant, il paraît qu'une habitude se prend ou se perd en trois semaines, et 22 jours, c'est juste un peu plus de trois semaines. Mais je vous rappelle que je n'ai pas réussi à traiter tous les sujets proposés. Il est donc fort probable que vous ne trouviez rien ici le 26 ni le 27 décembre...
L'habitude (et aussi mon réveil-matou), c'est ce qui fait que ce matin, j'étais encore levée avant l'aube (facile, en hiver, en Bretagne!), alors que je suis en vacances et que je n'ai pas cours.
Mais l'habitude peut aussi être proche du TOC, comme celles que j'ai pour mon petit déjeuner. Un thé et quatre tartines: deux beurrées, une avec de la confiture, une avec du miel. Tous les matins, sauf le samedi (muesli) et le dimanche. Le téléphone est allumé après les tartines en attendant de pouvoir boire le thé, encore un peu trop chaud, et en général, c'est à ce moment-là aussi que Gribouille reçoit ses croquettes. Ce ne sont plus des habitudes, c'est un rituel.
(Oui, j'ai l'habitude d'éteindre mon téléphone, la nuit. Même si, dans les séries policières, un téléphone éteint la nuit est généralement considéré comme suspect. Qui sait, peut-être, en venant lire mon blog, avez-vous pris l'habitude de passer quelques instants avec une psycopathe?)
Libellés : humeur
Hiver noir?
(21 décembre)
Le mot d'Anne et le thème de Virginie ne tombent pas par hasard, en ce jour le plus court de l'année.
Les Bretons appellent le mois de novembre "miz du", le mois noir, et celui de décembre "miz kerzu", qui veut dire "mois aussi noir" (avec une petite mutation consonnantique, d devient z). Donc, l'hiver, c'est noir, parce qu'il fait sombre. Mais est-ce que, pour autant, il n'y a plus d'espoir?
En fouillant les archives photo de ce blog, j'ai retrouvé ce cliché de ma voiture dans le noir, un soir d'hiver (ou peut-être un matin, avant de partir travailler?):
Et ces traces de pattes de chat dans la neige. Je ne crois pas que ce soient les pattes d'un chat noir, parce que Makhno n'était déjà plus, et la vieille Flourig ne serait pas sortie dans le froid. Ce sont plutôt les empreintes de Granit, qui ne devait jamais avoir vu ce blanc manteau recouvrir le jardin (et qui, l'ayant trouvé bien froid, a vite demi-tour).
Libellés : chats, régions