Le mot d'Anne et le thème de Virginie ne tombent pas par hasard, en ce jour le plus court de l'année.
Les Bretons appellent le mois de novembre "miz du", le mois noir, et celui de décembre "miz kerzu", qui veut dire "mois aussi noir" (avec une petite mutation consonnantique, d devient z). Donc, l'hiver, c'est noir, parce qu'il fait sombre. Mais est-ce que, pour autant, il n'y a plus d'espoir?
En fouillant les archives photo de ce blog, j'ai retrouvé ce cliché de ma voiture dans le noir, un soir d'hiver (ou peut-être un matin, avant de partir travailler?):
Et ces traces de pattes de chat dans la neige. Je ne crois pas que ce soient les pattes d'un chat noir, parce que Makhno n'était déjà plus, et la vieille Flourig ne serait pas sortie dans le froid. Ce sont plutôt les empreintes de Granit, qui ne devait jamais avoir vu ce blanc manteau recouvrir le jardin (et qui, l'ayant trouvé bien froid, a vite demi-tour).
Aujourd'hui, Virginie nous laisse libres, tandis qu'Anne nous suggère de remuer. Ce dernier thème m'inspire moins, et il faut bien avouer que je dois souvent me remotiver pour bouger mon popotin (sauf pour aller à la danse, de nouveau un vrai plaisir depuis que j'ai changé de cours).
Je m'étais dit que je pourrais montrer des photos d'arcs-en-ciel, mais depuis ceux de Gilsoub la semaine dernière, je trouve les miennes pitoyables. Alors j'ai repensé au Dr CaSo qui réclamait des photos de chats (pardon Bleck).
Monsieur Ouille, à l'assaut de la palissade entre le jardin et celui de la (vieille) voisine, où il fait ses griffes / laisse son odeur.
Le thème suggéré par Anne pour son "en avent les blogopotes" du jour est "vieille". Elle avait une idée derrière la tête. J'ai trouvé la mienne hier, en salle des professeurs (hier, c'était "rencontre", mais j'ai été très occupée).
Il se trouve que je suis arrivée au milieu d'une conversation sur les cheveux et la nécessité (ou non) de les teindre. Parce qu'une collègue plus jeune que moi avait remarqué qu'une encore plus jeune s'était fait une teinture. Et la pas encore quarantenaire de se justifier: elle a tellement de cheveux blancs, elle est bien obligée de les cacher. Elle nous admirait, la collègue un peu moins jeune et moi, parce que nous n'avions pas de cheveux blancs.
Erreur. J'ai des cheveux blancs (la collègue un peu plus jeune aussi), seulement, sur les cheveux clairs, ça se voit beaucoup moins. Et puis, ma mère n'a commencé à avoir vraiment des cheveux blancs qu'à plus de 55 ans. En fait, quand elle est morte, à 60 ans, elle n'était à peine "poivre et sel". Je suppose que cette hérédité aide un peu: j'ai peu de cheveux blancs. Un élève, il y a une dizaine d'années, avait même eu l'impression d'en avoir plus que moi.
Ce qui fait vieux, chez moi, ce sont les mains. C'est là que ma peau est le plus marquée, frippée. Et puis je trouve les jointures un peu grosses, pourtant je ne sens pas d'arthrose ou d'arthrite (manquerait plus que ça!).
Celle qui a fini vraiment vieille, c'est Flourig:
(Ici à gauche, avec Makhno, qui n'a vécu "que" 15 ans, contre presque 21 pour Flourig.)
Cette fois, c'est Anne qui propose un défi. Parce qu'elle n'aime pas trop le côté mercantile des calendriers de l'avent (et c'est difficile de lui donner tort), elle a imaginé 24 thèmes pour tenir jusqu'à Noël.
Je ne suis pas certaine de pouvoir participer tous les jours, parce que pour moi, ce début décembre est un parcours d'obstacles entre conseils de classes et réunions avec les parents (au pluriel, et multipliées par deux établissements).
Mais aujourd'hui, j'ai séché le conseil (pour deux élèves...) après la formation au bout du département, alors j'ai un peu de temps pour vous parler de mon projet. Celui d'acheter une maison, vous vous souvenez?
La promesse de vente est signée, la banque m'a fait une simulation et doit étudier le dossier un peu plus en détails demain. La mutuelle ne se portera pas garante, alors il va y avoir 2000 euros de frais en plus, mais normalement, ça passe. Ce qui pourrait éventuellement poser problème, c'est l'assurance, étant donné mon âge avancé (je n'aurai pas fini de payer avant d'être en retraite) et peut-être aussi ma thyroïde, parce qu'il y a des assureurs un peu crétins qui ne veulent pas des gens qui prennent des hormones tous les jours.
Bref, je croise les doigts, et j'attends d'avoir une offre ferme de
la banque avant de donner mon congé aux propriétaires et de me lancer
dans les cartons.
Mais ça ne m'empêche pas de réfléchir à la
manière dont je vais aménager les pièces. Et comment vais-je faire avec
Monsieur Ouille: où ira sa litière, par où le laisser sortir dans le
jardin, est-il facile d'installer une chatière, pleurera-t-il longtemps
quand il ne pourra plus venir dormir sur mon lit la nuit?
(Inspection de tiroir vidé pour y remettre les pulls)
En proposant "mignon" comme thème, cette semaine, Virginie me tend évidemment une perche.
Parce que j'ai le roi des mignons, à la maison...
Et que mon téléphone est plein de photos de ce poilu bicolore.
Mais, avec les vitrines de Noël, on trouve du mignon un peu partout. Et notamment ce grand méchant loup, dont je vois mal comment il aurait pu faire peur au Petit Chaperon Rouge son voisin (ou sa voisine?):
Quant à ces bouillottes-légumes, je les trouve certes mignonnes, mais je me demande si elles réchauffent vraiment?
Quand je suis partie à Guérande, et comme mon séjour a duré moins d'une semaine, j'ai laissé mon chat tout seul. Avec plein de croquettes (mais pas assez à son goût).
Et ce pauvre animal, habitué non seulement à me voir tous les jours, mais aussi à sortir pratiquement quotidiennement, s'est quelque peu ennuyé.
Il a donc fait un peu de ménage dans les affaires de Numébis, cet enfant qui ne vient plus que très rarement à la maison, puisqu'il loge avec son frère à la sous-préfecture.
Il s'en est également pris à la peluche qui dort sur mon lit, cette privilégiée. D'habitude, il l'attaque pour me faire lever, le matin. Il sait fort bien que je n'aime pas qu'il y touche.
Et puis, comme s'il voulait imiter Pénélope pendant que je me prenais pour Ulysse, Gribouille a défait mon ouvrage:
(Ce puzzle n'avance pas, c'est une catastrophe, il y a même des pièces qui sont décolorées à force de patienter au soleil, cela donne des choses étranges quand on leur adjoint enfin une voisine qui a gardé ses couleurs.)
Et comme il avait faim, Gribouille est allé chercher à manger. Les plaques de cuisson étaient pleines de poils, et le quignon de pain sec quelque peu rongé...
Malheureusement pour lui, il n'a pas la possibilité de sauter là où sont entreposées ses croquettes.
Ca tombe mal, parce que, quand je veux photographier un truc éloigné et que je zoome, ça donne flou:
(Petits moutons d'Ouessant, éloignés de leur île.)
Ce qui s'est éloigné, c'est l'orage, mais voilà qui est difficile à immortaliser aussi. La distance d'avec un orage se mesurant au décalage entre l'image (l'éclair) et le son (le tonnerre), je ne vois pas d'autre solution que de vous proposer cette photo de Gribouille, qui, l'orage ayant repris ses distances, est resssorti dans le jardin, mais pas trop loin non plus, au cas où il faudrait rentrer en catastrophe.
(Et ce matin, j'ai éloigné cet animal du lit dont il voulait à tout prix me faire sortir - dès potron minet - en le mettant dehors, sous la pluie.)
Après "porte" il y a quelques semaines, voici que Virginie nous propose "fenêtre".
Et depuis le début de la semaine, c'est une chanson d'Anne Sylvestre qui me trotte dans la tête, même s'il n'est pas tout à fait exact que "j'ai une maison, pleine de fenêtres".
En tout cas, il y a des fenêtres de cette maison que Gribouille apprécie particulièrement.
Le voyez-vous, qui, depuis l'escalier intérieur, guette la rue (et mon retour)? Dans quelques secondes, il va dévaler l'escalier en miaulant.
Et pour zieuter dans le jardin, quoi de plus confortable qu'une fenêtre près de laquelle un pull est presque sec?
Sans parler de cette fenêtre qui est aussi une porte, et par laquelle on peut rentrer dans la maison?
Mais, pour que ce blog ne soit pas juste celui d'une mémère à chat, je me suis aussi trouvé d'autres fenêtres.
Celle qui est ouverte, là-haut, à huit heures du matin, se situe dans la salle que j'occupe le plus souvent. Comme nous sommes priés de tout fermer le soir, et que je suis sûre d'avoir quitté une salle bien close la veille, je suppose que c'est l'équipe de ménage qui ouvre pour aérer, le matin...
Dans les couloirs du lycée, j'apprécie particulièrement les fenêtres d'angle.
Une fenêtre qui donne sur d'autres fenêtres... (Et si je n'étais pas aussi flemmarde, j'aurais au moins redressé la photo.)
Et puis, la météo m'a donné une occasion de photographier une jolie "fenêtre", un matin:
Remarquable, cet effet du givre sur mon pare-brise, non? Mais juste un peu pénible à gratter...
Enfin, je me suis souvenur que j'avais pris en photo ceci, au mois de novembre:
Un élève facétieux (ou peut-être une élève rigolotte) avait collé cet avion sur la vitre, à l'intention de ses camarades qui regardent par le fenêtre.
Ce qui ne fait pas grand chose à raconter. Enfin, j'ai bien de petites idées derrière la tête, mais je procrastine.
Une photo de chat, pour patienter?
Car il y a du neuf sur l'oreille gauche de Gribouille: deux nouvelles petites taches noires, bien visibles du côté interne. Ce ne sont pas des taches qu'il se serait faites, sa peau et ses poils ont bien changé de couleur.
C'est la période où les oisillons tentent de s'envoler. Et je connais un tueur en série qui en profite lâchement pour attraper ces pauvres volatiles incapables de décoller pour se sauver.
Lors de ma promenade domnicale, je croise parfois des animaux.
S'il est difficile de photographier les chevreuils (trop rapides) ou les oiseaux (trop petits ou trop loin pour mon zoom), certaines bêtes, plus domestiques, se laissent tirer le portrait.
La chèvre n'avait pas l'air attachée.
Quant au chat, il est même venu quémander des caresses, une fois le cliché pris.
Pas sûre que ce soient les satellites, ma bonne dame...
(6 septembre)
On nous a tout détraqué le climat. Alors que je me vantais il y a peu de l'absence de canicule en Bretagne, cet été, voilà que la météo de rentrée vient me contredire. Dans la salle que j'occupe au collège, et qui est habituellement une salle d'anglais, il y a un thermomètre. Lequel affichait ceci, hier en fin d'après-midi:
J'étais tellement accablée par la chaleur, d'une part, et intéressée par la déco de la salle (j'adore!), d'autre part, que je n'ai pas prêté attention aux noms des élèves qui se présentaient. je n'en ai retenu que deux ou trois.
Gribouille trouve également qu'il fait chaud, et il essayé de dormir dans la baignoire. Ce qui m'arrange, parce que comme ça, il n'est pas collé à moi, qui ai aussi du mal à supporter les températures élevées de la nuit.
Si les températures ne baissent pas d'ici vendredi, je vais profiter de ce que cette journée est (pour le moment) libre, dans mon emploi du temps, pour retourner prendre un peu le frais. Là, par exemple:
(Oui, j'ai de la chance; j'habite à moins d'une demie-heure de la mer...)
Ca fait deux fois que ça m'arrive, et c'est énervant: on m'envoie un colis, et on me dit qu'il arrivera entre telle heure et telle heure. Comme s'il fallait que je sois là. Alors que non. Le premier paquet est entré comme une lettre à la poste par la fente idoine de ma boîte à lettres. Et le second est passé par la porte de ladite boîte, avec l'aide du facteur. Alors pourquoi me coince-t-on à la maison pour rien?
Les doigts musclés de mes enfants m'ont aidée à changer (presque) toute seule le troisième feu stop de ma voiture. Le garagiste m'avait conseillé d'en chercher un dans une casse, pour faire des économies; et il avait raison.
Monsieur Ouille aussi s'intéresse aux voitures:
Je soupçonne le camion qui se gare derrière chez nous et qui perd de l'huile d'être responsable de cette tache entre les omoplates...
J'ai vu de mes yeux vu une chenille sur l'un des buis, après le deuxième traitement. Les autres ont l'air "sains", si ce mot peut s'appliquer à des arbustes à moitié rongés. Mais pour le gros encore touffu de l'entrée du jardin, il va falloir sévir de nouveau, j'en ai bien peur.
Et on me souffle dans l'oreillette que je dois retourner travailler, demain.
Ce qui est frustrant, avec cette météo (très) humide, c'est qu'on ne peut pas prévoir d'activité en extérieur. Et Monsieur Gribouille n'aime rien tant que d'aller se balader autour de la maison et même plus loin...
Alors, quand il y a un rayon de soleil (et parfois même plus: j'ai réussi à faire sécher mon linge dehors, hier, hourra!), j'ouvre la fenêtre et je laisse sortir le chat.
Qui trouve parfois de drôles de choses, pour jouer.
Quand je l'ai vu avec ce truc dans la gueule, je me suis demandé 2 secondes s'il pouvait jouer avec des excréments. Mais non, ce devait être un bout de bois. Sauf que ça bougeait tout seul. Il l'a apporté près de la fenêtre, mais je n'ai pas eu le temps de dégainer mon téléphone pour prendre la photo de ce que j'identifais comme une énorme larve, il est aussitôt reparti à la course.
Pour rentrer, après un tour de maison, me déposer ceci:
Ce machin énorme devait être une chenille de sphinx de la vigne. Je l'ai renvoyé dans l'herbe, ce qui a beaucoup déçu Gribouille, qui cherchait son jouet (Granit aurait grogné plutôt que de me laisser le prendre, Gribouille est resté bien sage pendant que je prenais la photo).
Alors oui, je sais, la vigne pousse mal au nord de la Loire, en théorie. Mais il y a dans le bas de la rue un fort joli spéciment qui donne de belles grappes. Et puis, le sphinx de la vigne apprécie aussi le gaillet et le fuchsia pour pondre, et ça, il y en a plus près de chez moi encore.
Depuis qu'il a le droit de sortir dans le jardin, Gribouille passe pratiquement toutes ses journées dehors. A condition de pouvoir rentrer quand il veut. Car, s'il doit rester enfermé, il préfère que ce soit à l'intérieur.
A l'extérieur, il a fait la rencontre de plusieurs autres chats, plus ou moins amicaux. J'ai cru un moment qu'il ne savait pas bien communiquer, parce qu'à un animal qui râlait en mode "laisse-moi tu me fais peur" il répondait par une approche joueuse, et se prenait une claque.
Mais il semble s'être fait une copine.
Je crois que c'est une femelle, parce que j'ai vu trois couleurs, et que les mâles sont, en théorie, au maximum bicolores. Mais cette bête est tout de même un peu plus grosse que lui. Ils ont passé du temps à s'observer, à un mètre l'un de l'autre, mais sans un bruit et sans oreilles en arrière. Et puis ils ont joué, l'un sautant sur l'autre, qui s'effuyait, mais pas trop loin. Ou alors, l'un sautait dans le prunier et l'autre s'approchait de l'arbre, ce qui faisait descendre le premier. Ils jouent à chat, quoi.
Voyez-vous ces traces, sur la vitre de la cuisine (entre les deux fils à linge)? Il m'a fallu un peu de temps pour comprendre qu'elles ne venaient pas d'éventuelles pluies, à l'extérieur, mais qu'elles sont dues au passage de la truffe (fort) humide de Gribouille, qui se poste là pour regarder dehors. Et uniquement sur la vitre de gauche, celle de droite est pratiquement propre.
Ne croyez pas qu'il soit frustré et interdit de sortie. Il sort justement assez souvent par cette fenêtre, ou par celle de la chambre. Et préfère rentrer par la cuisine, quel que soit l'endroit qui lui a permis de quitter la maison. Sauf lundi, où il était fort pressé de retrouver sa cachette sous le lit, et où il est passé par la porte-fenêtre du séjour. Je n'ai compris qu'un peu plus tard qu'il avait vraiment fait une mauvaise rencontre:
Un coup de griffe (ou de crocs?) n'est pas passé très loin de son oeil. Mais ça ne l'empêche pas de réclamer encore qu'on laisse la fenêtre ouverte...
Et à part ça, mon téléphone veut me faire croire que cette adorable bouille veut ma mort...
C'est bien beau, le printemps et les beaux jours, mais quand les jours rallongent, le soleil se lève plus tôt, et mon chat trouve que je devrais en faire autant.
Gribouille a développé différentes stratégies pour me faire lever, quand il commence à percevoir de la lumière à l'extérieur. Il les applique généralement dans le même ordre.
Pour commencer, il se couche au niveau de ma tête, si possible le dos ou le ventre contre mon nez. C'est un peu gênant pour respirer, il faut que je bouge pour le pousser.
Si je ne réagis pas assez à son goût, il commence à s'attaquer à Pan-pan, essayant de le faire passer sous le lit (la mission est quasiment impossible, le lapin de Gauthier Disney ayant un trop gros postérieur). Je reconnais là la technique de Flourig: si un chat tente une bêtise, un humain va se lever pour l'en empêcher.
Comme il y a des matins où cela ne suffit toujours pas, Monsieur Ouille engage les gros moyens. Il se met à passer d'un côté à l'autre du lit en rebondissant pile-poil sur moi, comme si j'étais un trampoline. [Quelqu'un peut-il me dire pourquoi on écrit "trEmplin" et "trAmpoline", je vous prie? La copine rousse de Bob me dit que c'est la faute aux Italiens.]
Il miaule assez rarement pour réclamer que je me lève, je dois dire. Il garde ses cris plaintifs pour le moment où je quitte la maison ou lorsque je rentre. Il râle aussi pour avoir des croquettes, bien sûr, mais là aussi il commence par attaquer mon dos pendant que je termine mon repas. Et depuis peu, il demande aussi à sortir, parce que le jardin l'attire de plus en plus. Mais comme il est un peu nigaud (ou peureux), il rentre dès que je l'appelle; ce qui est bien pratique, dans la mesure où il n'y a pas de chatière et que je ne voudrais pas l'enfermer dehors pendant que je vais travailler.
La semaine dernière a été épuisante, celle-ci n'en finit pas de commencer: avec les épreuves du bac*, je n'ai pas cours avant mercredi. Du coup, je ne sais plus trop où j'en suis ni ce que je pourrais bien raconter. Heureusement, il y a les questions du Dr CaSo...
Cette semaine, la dernière m'interpelle:
Avez-vous un deuxième prénom? Si oui, l’aimez-vous? Et vos enfants? Et vos animaux? Et votre voiture?
Comment comprendre la fin de cette question multiple? Est-ce que je dois dire si j'aime mes enfants et ma voiture? Ou s'agit-il de savoir si mes animaux et ma voiture ont un deuxième prénom?
Je vais prendre les choses dans l'ordre. Oui, j'ai un deuxième prénom. C'était le prénom de ma grand-mère paternelle, c'est celui de l'amoureuse de Gaston Lagaffe. Un prénom qui revient à la mode et que j'aime bien. J'ai aussi un troisième prénom, qui était celui de mon autre grand-mère, et qui est celui du Dr CaSo. J'apprécie aussi ce prénom.
Mes enfants, je les aime également. Mais je crois que ce n'est pas la question. Ils ont tous les trois un deuxième prénom. Celui du Pirate est la version bretonne du prénom de mon grand-père paternel; mais c'est aussi, en version française, un prénom biblique. L'officier de l'état civil ne le connaissait pas. Je ne suis pas sûre que son porteur l'apprécie. Numérobis porte comme deuxième prénom la version bretonne du prénom de mon père, qui rappelle aussi le nom de naissance de mon ex-belle-mère. Je crois qu'il n'aime aucun de ses prénoms. Le P'tit Mousse a reçu en deuxième prénom le nom d'un saint breton que j'avais rêvé de donner à un de mes enfants quand j'étais ado (mais ce n'est pas Malo, ni Brieuc, ni Nazaire) et que ses frères trouvent ridicule.
D'après Numérobis, je suis une reine pour trouver des prénoms débiles. Mais je ne sais pas si mes enfants aiment mes deuxième et troisième prénoms (c'est vrai, ça, les "enfants" de la troisième question peuvent aussi être le sujet de la question précédente!).
Mes animaux ont-ils un deuxième prénom? Alors, déjà, je ne suis pas certaine de l'appelation "prénom" pour un animal. Mon lapin et mes chats ont tous (eu) un nom. Le lapin s'en contentait. Flourig et Makhno ont eu des surnoms, pas toujours flatteurs. Nous appelions parfois Granit "Grassenout" à cause de son petit ventre. Gribouille répond aussi à "Monsieur Ouille", qui, du coup, serait plus un nom (de famille) qu'un prénom.
Bien sûr, j'aime mes animaux. Même quand Gribouille me confond avec un trampoline lorsqu'il considère qu'il est l'heure de ses croquettes que je me lève.
Quant à ma voiture, pardon, mais elle n'a même pas de premier nom ou prénom. C'est une voiture. Certes, il m'arrive de lui parler, mais cela reste assez rare, puisqu'elle ne me répond jamais. Alors que mon chat répond, généralement, quand je lui parle ou que je l'appelle (pour les enfants, ça marche un peu moins). Makhno, qui n'était pas si sotte, était même capable de comprendre quand on paralit d'elle, même si on ne la nommait pas. L'ordinateur de bord de mon véhicule est bien moins intelligent. Bon, je suppose que je l'aime un peu tout de même, parce que cet engin est bien utile. mais il ne faut rien exagérer.
* Les statistiques indiquent 60 vues de mon vieil article sur la présntation d'une copie de bac, la semaine dernière. Alors que cet article fait référence au bac ancienne formule, pas aux nouvelles copies numérisables...
Prof d'allemand et maman d'un Pirate et d'un Numérobis majeurs et vaccinés, ainsi que d'un P'tit Mousse de 15 ans. Et n'oublions pas Monsieur Gribouille le chat!