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dimanche 25 avril 2010

Je rêve d'un printemps définitif (salade de poulet au yuzu kosho)

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Un vendredi soir, chez Momoka (oui, encore). J'avais envie de faire découvrir à D. la cuisine raffinée et inspirée de Masayo Hashimoto. Comme elle venait de finir le premier jet de sa thèse (!!!), il y avait de quoi fêter. Et ce fut un repas de fête, tant au niveau des saveurs (la daurade crue accompagnée de suprêmes de pamplemousse nous a éblouies, mais le saumon, fondant à souhait, ou la farandole de légumes tiennent également leurs promesses ; même le petit bol de riz, parfaitement cuit et assaisonné, et surmonté d'une rondelle de racine de lotus frite, est dément !) que de l'humeur euphorique du moment. Quel plaisir de voir que toutes ces heures de soutien psychologique ont porté leurs fruits (amis thésards, ne vous découragez jamais !).

Quelques jours plus tard, j'ai quitté le bureau un peu plus tôt que d'habitude pour ma pause déjeuner. J'ai cavalé pour aller rejoindre deux amies avec lesquelles je partage en ce moment cette obsession pour les niu rou mian (牛肉面 soupe de nouilles au boeuf). C'est donc tout naturellement aux Pâtes Vivantes que je les ai retrouvées. Un moment bien trop court, où papoter tout en slurpant proprement ses nouilles (interminables) s'est avéré acrobatique*. Je ne vous révélerai rien de la discussion, ni de l'échange de denrées exotiques qui eut lieu lors de ce repas, mais sachez que le bol de soupe de nouilles pimentée au boeuf (红汤牛肉辣面 hong tang niu rou la mian) y est fabuleux : des nouilles maison épaisses et chewy, un bouillon incroyablement parfumé et savoureux, des ingrédients dosés avec justesse. Tellement bon que j'y ai repensé toute la semaine (et que j'y ai emmené mon poulet quatre jours plus tard).

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Ne pas s'en faire.
C'est ce que j'ai appris ces dernières semaines. Les événements, un jour défavorables, peuvent prendre une tournure positive le lendemain (et inversement). Alors, je reste raisonnablement confiante. Pour le moment, il reste tant de choses à découvrir et à apprendre encore...
Pour tout vous dire, les vraies difficultés sont ailleurs : diversifier un peu les gâteaux pour le tea time, trouver une date qui convienne à tout le monde pour faire une pause déjeuner tout canard (allons-nous être obligés d'organiser un doodle pour cela ?).
Pour le reste, j'aime les échanges d'adresses gourmandes et de commentaires gastronomiques avec M., les discussions avec le développeur de l'Internet, notamment quand il partage ses coups de coeur vidéo (voyez ce petit bijou - avec le son ! -, un film magnifiquement réalisé et d'une poésie extraordinaire) et quand il raconte comment le cousin de son papa, qui habite juste au-dessus d'une célèbre plage de Nouvelle-Zélande, prêta ses toilettes à Holly Hunter et à l'équipe lors du tournage de La leçon de piano (quel rapport avec la vidéo d'Alex Roman ? Cherchez bien).

Pour finir, quelques images d'un samedi lumineux, où je me serais PRESQUE crue au Japon le temps d'une balade** (pour en savoir plus, cliquer sur les photos).

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C'est mon tonton breton qui m'a appris - par téléphone - à faire un poulet rôti. Mais je n'ai pas le droit de divulguer sa recette, et de toute façon, ça n'intéresserait pas grand monde : je suppose que chacun a déjà la sienne, de recette.
Ce que je préfère dans le poulet rôti, je crois, ce sont les roast potatoes crousti-fondantes qui l'accompagnent, le jus, qui va divinement bien avec les coquillettes, et les restes, qui font de fabuleux sandwiches et salades.

Salade de poulet au yuzu kosho (d'après She who eats)

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C'est très simple. Il vous faut des restes de poulet rôti, de l'oignon rouge finement émincé, de la salade verte (mizuna, mâche, batavia, ou autre), des noix de cajou concassées, et ce que vous voulez.
Pour la sauce, mélangez 1 c.c. de yuzu kosho, le jus d'un demi citron, 2 c.s. d'huile d'olive, salez et poivrez. N'oubliez pas - comme moi, par exemple - que le yuzu kosho contient du piment, alors allez-y mollo au début : vous pourrez toujours en rajouter un peu s'il n'y en a pas assez.

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* Ma technique : cuillère dans la main gauche, baguettes dans la main droite (l'inverse pour les gauchers). Saisir une ou deux nouilles qu'on soulève et qu'on dépose dans la cuillère. Si les nouilles sont trop longues, couper ce qui dépasse en serrant très fort du bout des baguettes (geste requérant de la pratique, je le reconnais). Plonger la cuillère dans le bouillon en faisant attention à ne pas perdre les nouilles. Ajouter avec les baguettes une lamelle de viande, quelques herbes. Ouvrir grand la bouche et déguster.

** Merci Caroline.

lundi 7 décembre 2009

Le bonheur parfait, le radis fourbe et les crudités multicolores

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Depuis presque deux semaines, je nage dans un bonheur absolu. J'allais dire un bonheur sans nuage, mais si, il y en a un de nuage : puisque je suis dessus - du reste, je n'ai pas l'intention de le quitter tout de suite.
Tout est tellement parfait que même au concert l'autre jour, nous n'avons pas eu besoin de courir ni de nous battre pour avoir une place au tout premier rang, au pied de la scène. Pour une raison qui m'est inconnue, le public de Dominique A est incroyablement civilisé et courtois (il semblerait que la - bonne - musique adoucit vraiment les moeurs).
Pour m'occuper en attendant la première partie, j'ai sorti mon petit carnet, mais ne sachant toujours pas croquer les gens, je me suis mise à dessiner les légumes de ma soupe de la veille, carottes, poireau, céleri, échalotes... jusqu'à la petite boule vert pâle que j'avais jetée dans ma soupe avec les autres légumes parce que je ne savais pas quoi en faire et qui m'avait tout l'air d'être un navet, mais avec une chair rose fuschia je dois dire très engageante (j'ai eu le même choc visuel qu'avec les pêches de vigne). Après cuisson, j'en avais goûté un morceau par curiosité, et j'avais eu la très désagréable sensation de manger... des toilettes turques. Mixée, la boule en question avait tout de même joliment coloré la soupe en rose corail, tout en perdant de son goût infâme.
Puis, les lumières se sont éteintes. Alors, il a fallu se lever vite et ranger le carnet, le crayon, la gomme, sans rien faire tomber par terre.

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Après l'épisode de la soupe, il m'en restait encore deux, de ces boules puantes. J'ai dû mener quelques recherches sur la toile pour découvrir qu'il ne s'agissait point de navets, mais de radis. Des radis red meat, pour être plus précise. Etant donné que l'option cuite n'est plus envisageable, j'ai tenté la version crue, râpée, avec plein d'autres crudités. Qui s'est révélée délicieuse. Le rose vif du radis prend une teinte plus pâle en comparaison avec les carottes pourpres (lesquelles passeraient presque pour de la betterave). Bref, ça fait un chouette mélange de couleurs.

Salade de crudités multicolore à la sauce ponzu

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pour un bol

1/2 carotte orange
1/2 carotte blanche
1/2 carotte pourpre
1 petite endive
1 petit radis red meat
2 c.s. de sauce ponzu
1 c.s. de vinaigre de riz (blanc)
1 c.s. d'huile d'olive

Emincer finement l'endive et râper les carottes et le radis (dans une râpe à gros trous, c'est plus joli).
Préparer la vinaigrette en mélangeant la sauce ponzu, le vinaigre de riz et l'huile d'olive, et verser sur les crudités.

N'allez pas croire que je sois au régime, ou que je ne mange que des salades en ce moment. Je me nourris aussi de steaks frites (plus précisément de filet de boeuf méga tendre avec une sauce au poivre et des frites maison du Bistrot Paul Bert), de grands bols de pumkin and tomato laksa mais sans lait de coco, de ragoût de jarret extra-fondant, de poitrine de cochon longuement mijotée de papa Mango, et puis, j'ai fait deux fois l'excellent entremets au chocolat de Loukoum°°°, pour les deux repas d'anniversaire de ma soeur (c'est vous dire à quel point ce gâteau lui a plu).

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La recette est , au cas où ça vous intéresserait.

Et puis, un jour où je déjeunais seule à la maison, j'ai fait involontairement un repas orange : soupe aux légumes (celle du dessin), osso buco (décongelé) avec des coquillettes, et kaki. Je m'en suis rendu compte à la fin du repas, et ce hasard m'a mise en joie (il ne m'en faut pas beaucoup, c'est vrai).

Je voulais aussi vous parler de livres, mais là, je n'ai plus le temps. Et il faut que j'en laisse un peu pour la prochaine fois, vu que je n'ai rien à raconter en ce moment (le bonheur, c'est ennuyeux, et ça vous rend ennuyeux - on ne peut pas tout avoir).

jeudi 26 novembre 2009

La fin de la lose* (et une salade improvisée)

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Je vais sans doute passer pour une fille très maladroite, mais je me suis encore fait mal. Euh oui... Au dos, cette fois-ci. J'ai dû trop forcer à la piscine hier matin, ça m'apprendra à trop mettre le turbo pour doubler les moins rapides que moi (alors que je nage sur le dos, il faut le faire...). Mais bon, la piscine me sert de défouloir, et là, il y avait de quoi mouliner.

Il y a quelques semaines, j'ai reçu ça sur ma messagerie électronique :

Bonjour,
Votre candidature a attiré notre attention et nous souhaiterions vous voir pour un entretien, si vous êtes toujours intéressée par le CDD.
Seriez-vous disponible... etc.

Le jour J, après avoir avalé un tout petit morceau de quiche au déjeuner et laissé échapper quelques larmes de nervosité, je me suis rendue à mon tout premier (vrai) entretien d'embauche un peu comme on se rendrait à l'abattoir.
En sortant, je suis allée chercher un peu de réconfort chez Rose Bakery, un peu plus loin dans le quartier. J'ai commandé un cake chocolat vanille, un sencha citron, et j'ai sorti mes crayons. Une heure plus tard, ça allait un peu mieux.

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Je n'avais plus qu'à m'armer de patience d'ici la réponse, annoncée pour la semaine suivante, et à m'occuper en attendant (et à espérer que les autres candidats se vautreraient lamentablement... c'est très vilain, je le sais).

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Et puis, contre toute attente, je fus convoquée pour un deuxième entretien.
Mais en anglais cette fois.
Gloups.
Je ne vous dis pas à quel point j'ai eu envie de pleurer sur le coup. J'ai senti mes joues chauffer aussi vite que mes plaques à induction. Paniquée, j'ai lancé des SOS dans toutes les directions.
Heureusement, je suis entourée de bonnes fées, qui sont des championnes pour vous remettre du baume au coeur, qui vous inondent de mails et de sms d'encouragement (genre Yes you can!), et qui sont prêtes à vous consacrer leur pause déjeuner pour une petite séance de coaching et de conseils. Grâce à elles, à toutes leurs pensées positives, mais aussi grâce à Woody Allen et à la BBC, je suis venue, j'ai vu... et j'ai vaincu.
J'ai décroché mon tout premier (vrai) boulot, qui est exactement ce pour quoi j'ai été formée et que je n'osais même plus espérer. Les esprits chagrins me rétorqueront que ce n'est qu'un boulot provisoire, qui plus est payé au lance-pierres, mais vous en connaissez beaucoup qui ont la possibilité d'exercer le métier de leurs rêves ?
Vous comprendrez que je n'ai pas vraiment eu la tête à me lancer dans des expérimentations culinaires ces derniers temps. Je me suis contentée de recettes éprouvées**, quiches, salades, soupes (je ne vous dis pas combien de kilos de légumes j'ai épluchés et coupés en écoutant le dernier Biolay, un vrai bijou, qui passe en boucle dans ma cuisine actuellement), énooormes tranches de rumsteak du boucher, dont on recycle les restes en salade.

Salade aux restes de rumsteak (inspirée par Anaïk, qui s'y connaît en bon miam)

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Il suffit de couper le reste de rumsteak en tout petits morceaux, de hacher une échalote, des câpres, des cornichons (ou pas, si comme moi vous n'aimez pas les cornichons), de la ciboulette, et de mélanger le tout avec de la salade verte. Puis vous arrosez votre salade avec une vinaigrette bien moutardée. Enfin, vous faites comme vous voulez. Ca m'est un peu égal, parce qu'en ce moment, je pense surtout à la petite Mingou de huit ans qui se rêvait "grammairienne" quand elle serait grande, et qui, là maintenant, est très très heureuse de voir son voeu se réaliser (en fait, je suis plutôt linguiste, mais la petite Mingou de huit ans ne pouvait pas connaître ce mot).

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* Que de chemin parcouru depuis ça... Amis losers, ne perdez jamais espoir. La lose, ça ne dure jamais toute la vie.
** Un soir, j'ai même servi - honte à moi - des spaghetti bolognaise à une reine des blogs.

samedi 4 juillet 2009

Les propos et les repas décousus

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Il aura fallu attendre six mois pour commencer à habiller les murs, pour s'occuper du balcon...
Il aura fallu attendre des mois pour que le placard à chaussures soit enfin rangé, boîtes étiquetées avec nom et dessin de chaque modèle (je n'en suis pas peu fière :-))... Des mois pour que les choses commencent à trouver leur place... et ce n'est pas encore fini...

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Après avoir mangé des dizaines de kilos de pommes, poires et oranges pendant des mois, c'est avec ravissement que nous retrouvons les fruits rouges dont nous raffolons tant. Cette addiction me conduira à la ruine. Une seule solution : aller m'approvisionner dans le jardin des Kriskou.
A propos de fruits rouges, j'aimerais savoir pourquoi ils ne sont pas vendus dans ces si jolies barquettes bleues (que l'on voit sur tant de blogs anglo-saxons) plutôt que dans ces moches trucs en carton ou en plastoc... A croire que les Anglo-Saxons ont un sens du packaging (ou tout simplement un sens esthétique ?) plus aiguisé que le nôtre...

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Elle était venue en février 2007 nous présenter un album enchanteur. Depuis, son talent ne s'est pas démenti, et le nouvel opus contient lui aussi de véritables perles...
Dans la fournaise du Bataclan, je me suis retrouvée à l'état liquide (j'ai pu constater que le corps humain est principalement composé d'eau) : à la sueur ruisselante se sont mêlées des larmes d'émotion... J'ai revu l'été 2006 et ses températures caniculaires, la torpeur des après-midis passés en position allongée devant un ventilateur, les atermoiements dus à la thèse, le frisson à la découverte de Regina, les douches glacées et le t-shirt mouillé qui a finalement pris le relais du ventilateur (méthode TRES efficace et parfaitement écologique)...

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Et puis, ces derniers temps, des repas aussi décousus que mes propos... Des repas où se croisent des mets du monde entier. L'autre jour, à notre table, il y eut la rencontre d'un taboulé libanais et d'un ceviche péruvien (mais certains d'entre vous le savent déjà : je ne SAIS PAS composer un menu)... Des plats qui ont tout de même un dénominateur commun : la fraîcheur !

Taboulé libanais selon Sahten

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pour 4 à 6 personnes

1 botte de persil plat
1 botte de menthe
1 botte de ciboulette
quelques feuilles de laitue (pas mis ici)
1 poignée de boulgour
3-4 tomates, pelées
2 citrons
huile d'olive
sel

Hacher finement les herbes, la laitue et les tomates.
Ajouter le boulgour (préalablement laissé à tremper dans de l'eau, contrairement aux instructions de Sahten).
Ajouter le jus de citron, arroser d'huile d'olive, saler et mélanger le tout.

On peut aussi ajouter un petit oignon ou une échalote finement hachée.


Ceviche péruvien (extrait de Petits larcins culinaires de Claude Deloffre)

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pour 3-4 personnes

500 g de filet de cabillaud (ou lieu noir, perche, daurade...)
1/2 oignon
2 gousses d'ail
1 poignée de persil plat (ou frisé, ça va aussi)
1 poignée de coriandre
2 citrons (jaunes ou verts)
1 c.c. d'huile de tournesol
1 pincée de cumin
1 pincée de piment
sel et poivre

Couper le poisson en petits morceaux.
Hacher l'oignon, l'ail et les herbes.
Dans un saladier, mélanger le tout avec le poisson.
Arroser de jus de citron.
Saler, poivrer, ajouter cumin et piment.
Bien mélanger, puis mettre au frais immédiatement.
Laisser mariner entre 1 et 4 heures (personnellement, je préfère 1h).

La prochaine fois, promis, je vous parlerai d'une famille japonaise.

samedi 14 mars 2009

Rencontres du troisième type (et bo bun improvisé)

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Ce jour-là, il y avait une légère bruine. Le ciel était d'un gris à pleurer.
J'ai trouvé refuge au musée Cernuschi, où j'ai fait de sympathiques rencontres*.

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(Pourquoi ne joue-t-elle pas avec les autres ? Pourquoi reste-t-elle ainsi, à ne rien faire ? A-t-elle décidé de faire grève ? L'attitude de cette demoiselle m'a troublée, et je m'interroge encore...)

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Un autre jour, après avoir joué au guide dans le Chinatown parisien, je suis rentrée avec les ingrédients qu'il me manquait pour faire un bo bun. C'était un dimanche, et ce soir-là, j'ai transformé la cuisine en champ de bataille.
Claire, cette recette est pour toi :-)

Freestyle Bo bun** (inspiré d'ici et de )
(ceci n'est pas une recette chinoise)

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(j'ai oublié les cacahuètes !)

pour 2 personnes

200 g de vermicelles de riz
150 g de pavé de rumsteak (ou de bavette), découpé en fines tranches
4-5 nems
1 carotte, râpée
quelques feuilles de salade, découpées en lanières
quelques feuilles de coriandre et de menthe, ciselées
une petite poignée de cacahuètes non salées (ou noix de cajou), hachées

Pour la marinade :
2 c.s. de sauce soja (Kikkoman)
1 c.s. de sauce d'huître
2 c.c. de sucre
1 gousse d'ail, aplatie au hachoir
1/2 tige de citronnelle finement ciselée

Pour la sauce :
3 c.s. de sauce poisson
3 c.s. de vinaigre de riz
2 c.s. d'eau
jus d'1/2 citron vert
2 c.c. de sucre

Mélanger les ingrédients de la marinade et y faire mariner les tranches de boeuf (pour faire des tranches bien nettes, couper la viande lorsqu'elle est encore à moitié congelée).
Mélanger les ingrédients pour la sauce, et réserver.
Préparer les vermicelles de riz selon les indications données sur le paquet. Les égoutter, les rincer abondamment à l'eau froide, et les disposer au fond d'un grand bol ou d'une assiette creuse.
Faire frire les nems et les couper en 3 tronçons chacun.
Ajouter la salade et la carotte râpée sur les vermicelles, et disposer les tronçons de nems sur le pourtour.
Faire chauffer un peu d'huile dans une poêle et y faire cuire la viande à feu vif, très rapidement. Ajouter la viande au reste.
Parsemer de menthe, de coriandre et de cacahuètes, et enfin arroser de sauce.

C'était tellement bon que j'ai remis ça le lendemain midi. Et personne ne s'en est plaint.

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* Les photos (sans flash) sont autorisées dans la collection permanente du musée.
** Il ne s'agit pas d'une recette authentique (je ne suis pas vietnamienne), mais d'une interprétation personnelle.

jeudi 5 juin 2008

Quand Kriskou invite Mingou (pasta & tartelettes)

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Quand la Mangue se retrouve toute seule pendant une semaine, ben elle fait son Caliméro auprès de ses copines. Et parmi elles, il en est une qui a tellement pitié qu'elle lui dit : "Viens manger à la maison un soir".
Héhé ! Chouette, chouette, chouette ! Je m'imagine un vrai festin avec moultes verrines, crevettes à la citronnelle et au combava, tatin de tomates cerises au miel de romarin, pastilla à l'agneau et aux aubergines, cheesecake cresson-menthe soyeux et fondant de winneuse, raviolis tomate mozzarella et sauce basilic-piment d'Espelette. Et en dessert, pourquoi pas un cheesecake au matcha, une fraîcheur de pamplemousse à l'Algothé, ou un moelleux au chocolat, caramel et sorbet aux fruits de la passion ? Il faut bien ça quand on reçoit une copine de blog, non ? Au moins, car rappelez-vous, je n'ai pas vraiment un appétit de moineau.
Mais c'est oublier que Madame Kriskou habite au 11 ter boulevard de la flemme culinaire. Alors, au menu, il y aura juste une salade de pâtes.

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(pour voir la recette, cliquer sur la photo)

Mais attention, pas n'importe quelle salade de pâtes. LA salade de pâtes. La meilleure de la Terre (celle de Jamie Oliver peut aller se rhabiller vite fait).
Kriskou, non seulement elle sait jouer du luth, faire de sublimes confitures, finir une thèse (oui, parce que commencer une thèse, tout le monde sait faire...), gagner des concours de cuisine, écrire des saynètes trop drôles, décrocher un poste de maître de conf', mais en plus, elle arrive à vous faire tomber amoureuse d'une salade de pâtes.
La conclusion de tout ça : Vive la flemme culinaire à la Natalia !

Quant à moi, j'ai apporté le dessert (déjà testé et approuvé pendant les fêtes de fin d'année. Merci Loukou !).

Tartelettes framboise macaron (de Loukoum°°°, qui a adapté la recette de Tambouille)

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pour 3 tartelettes

Pour la pâte sablée (toujours la même, qui vient d'ici. Ces quantités permettent d'obtenir environ 8 fonds de tartelette) :
250 g de farine
125 g de beurre demi-sel, coupé en petits dés
100 g de sucre glace
1 c.c. d'extrait de vanille
1 oeuf

Pour la garniture :
1 blanc d'oeuf
1 pincée de sel
un peu de colorant rose (facultatif)
50 g de sucre glace
25 g de poudre d'amandes + 3 c. à soupe
5-6 c.s. de framboises surgelées

Préparer la pâte sablée :
Dans un grand saladier, mélanger la farine et le sucre glace.
Quand le mélange est bien homogène, ajouter le beurre et sabler du bout des doigts pour bien amalgamer l'ensemble.
Ajouter ensuite l'oeuf et travailler la pâte pendant quelques instants seulement (ne pas prolonger cette étape pour ne pas la rendre élastique).
Fraiser la pâte (la travailler avec la paume de la main jusqu'à ce qu'elle ne colle plus et soit complètement homogène).
La rassembler en boule, puis l'aplatir en une galette, l'envelopper dans du film alimentaire et la mettre au frais 1h.
Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étaler sur un plan de travail fariné, sur 2 à 3 mm d'épaisseur.
Découper des disques de pâte un peu plus grands que les moules à tartelette, en garnir les moules, et piquer légèrement les fonds avec une fourchette (les fonds de tartelette qui sont en trop peuvent être congelés crus, dans les moules, pour une utilisation ultérieure).
Saupoudrer chaque fond de tartelette d'1 c.s. de poudre d'amandes, bien répartir.
Préchauffer le four à 200 °C.

Battre le blanc en neige avec une pincée de sel.
Ajouter le colorant (facultatif), puis le sucre glace et le reste de la poudre d'amandes, et incorporer délicatement avec une spatule.

Répartir les framboises sur les fonds de tartelette, puis verser l'appareil et enfourner une vingtaine de minutes à 200 °C.

Saupoudrer éventuellement de sucre glace.

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Pour ceux qui n'auraient pas compris, le repas fut excellent bien que très simple (en vérité, point de flemme culinaire : nous nous étions mises d'accord pour que ce soit simple). Pour ma part, j'ai déjà fait sa salade de pâtes deux fois (de mémoire. J'ai rajouté quelques feuilles de mâche et oublié le piment d'Espelette), et mon poulet me l'a encore réclamée ces jours-ci.
Bref, si un jour vous avez l'occasion de goûter à la cuisine de Natalia, vous pouvez y aller les yeux fermés : elle sait faire chanter les casseroles comme personne !

samedi 1 septembre 2007

Un samedi entre zezettes, orecchiette et pêches de vigne

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Cet après-midi, à l'heure du goûter (j'étais chez moi, car je n'avais pas eu le courage de me traîner jusqu'à la BNF alors que c'était le dernier jour avant la fermeture annuelle de 2 semaines), je me suis brusquement souvenue qu'il me restait encore, dans une boîte en fer blanc, des biscuits rapportés de mes micro-vacances : amandiers, figounettes, citronniers, zezettes...
Je me suis dit que ça irait très bien avec une tasse de thé.

En sortant les biscuits de leur boîte, j'ai eu envie de les immortaliser (en fait, mon appareil photo numérique est devenu, depuis peu, comme un prolongement de mon corps, un appendice greffé à ma main, et tout est désormais prétexte à photos...).

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Et puis, j'ai pensé que mes zezettes (= des biscuits originaires de Sète) méritaient bien quelques photos entre elles. Je les ai rassemblées dans un petit verre Duralex, installé un joli décor....

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Et, toute à ma joie de laisser crépiter mon appareil, dans mon délire de photos en gros plan avec des arrière-plans méga flous (qui le font grave, bien que je n'y sois pour rien : l'appareil est réglé sur Mode Auto), j'avoue que n'ai pas tout de suite vu la chose, j'ai shooté sans relâche, jusqu'au moment où j'ai vu... ça :

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HHHAAAAAAAAAAAAAAN ! QU'ALLAIT-ON PENSER DE MOI ???

Ni une ni deux, j'ai remis les zezettes dans leur boîte. C'est curieux, je n'avais plus trop envie de les photographier.

Pour passer totalement à autre chose, je décidai de faire des muffins, avec des pêches de vigne, les toutes premières que j'achetais...

Quelle ne fut pas ma surprise en les ouvrant...

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HHHAAAAAAAAAAAAAAN ! (again !)
MAIS C'EST MAGNIFIQUE !

Je suis restée en admiration... que dis-je... en pâmoison devant tant de beauté.
Un grand moment d'émotion pour moi, qui n'avais jamais vu de pêche de vigne de ma vie (si ce n'est sous forme de sorbet François Théron - un parfum qui n'arrive d'ailleurs pas à la cheville de l'excellentissime chocolat extra-dry, de la framboise, ou de la mangue).

Quant aux muffins, malheureusement, ce ne fut pas une grande réussite malgré leur bel aspect.

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Texture agréable, mais goût... comment dire.. étrange (il faut dire que j'avais utilisé des ingrédients inhabituels... et je crois que la cuisson ne sied pas à ces pêches... il faudra que je refasse des tests...). Mais bon, ça se laisse manger sans problème.

Pour rattraper le coup, je me suis essayée à des petites verrines (là aussi, une grande première) :

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Mais rien de bien extraordinaire : du yaourt nature avec du sirop d'agave, des morceaux de pêche de vigne, et des miettes de zezettes (ça, c'était pour me venger, hé hé !).

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Parfait pour un dessert léger léger, mais la prochaine fois, je me passerai des miettes de zezettes.

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Pour finir, nous nous sommes régalés midi et soir de cette surprenante et non moins délicieuse salade d'orecchiette, petits pois et crevettes au pesto de coriandre...

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... dont la recette se trouve dans le livre Salades d'été de ma cop's et quasi-voisine (puisque 3 ou 4 arrêts de bus seulement nous séparent). Je ne saurais que trop vous en conseiller la lecture (au moins pour se croire un peu en été ;-)).

Sur ce, je retourne à mes travaux doctoraux (il faut que j'accélère le rythme, sans quoi je risque de me faire trucider par mon chef...).