Enfants d'Espagne

Enfants d'Espagne
Affichage des articles dont le libellé est Radiophonie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Radiophonie. Afficher tous les articles

13.5.21

SENS ET SAURIENS

Image

Les 16 et 17 septembre 1978, Jac Berrocal (alors Jacques) organisait avec ses amis Sens Music Meeting (qui connut trois éditions) dans sa ville de Sens. Véritable manifeste de la musique improvisée : on y entendait entre autres : Irène Schweizer, Rüdiger Carl, Hans Reichel, Fred Van Hove, Michel Portal, Vinko Globokar, Tamia, Claude Parle, Richard Marachin, Jean-François Pauvros, Didier Malherbe, John Tchicai, Gaby Bizien, Barry Guy, Un Drame Musical Instantané, Fred Van Hove, Günter Christmann, Jac(ques) Berrocal, (enregistrés par André Francis pour Radio France). Sens doit en vibrer encore. En tous les cas, l'émission "La Nuit des Sauriens", animée par l'infatigable Patrick Pincot depuis 1985 sur la radio de Sens (Radio Stolliahc 90.1 FM) en porte l'héritage. Sur ses ondes, ces jours-ci Fallen Chrome de Jac Berrocal & Riverdog est à l'honneur des sénons Sauriens mélomanes et chahuteurs...

Photos Sens 1978 : B. Zon

31.8.20

LE PETIT MOMENT DE MUSIQUE CONTEMPORAINE


Image
France Inter (radio de service public), dimanche 30 août 8h48, le journaliste présentateur Éric Delvaux introduisant le petit moment de musique classique, lance à Anna Sigalevitch (chargée du petit moment de musique dite classique du dimanche - la musique classique c'est le dimanche) : "Non ! Non ! Non ! Vous allez nous mettre de la musique contemporaine dès le matin ?" et il ajoute avec cet humour de téléachat "Pierre Boulez n'est jamais loin"... (Boulez est compositeur qui fut d'avant garde dans les années 1945-1950-1960, nous sommes en 2020). Un peu plus tard alors que sont diffusés généreusement des extraits de quelques secondes (vingt minutes avant, dans le même programme on a entendu un morceau intégral de Christine and the Queens), toujours rigolard, Delvaux ajoute un "j'essaie de suivre ...".. Le dernier extrait qui combine une création musicale de Georges Bloch à partir d'archives d'Elizabeth Schwarzkopf et Billie Holiday et voici notre speaker rassuré : "ben là on retrouve des codes qui nous sont familiers". Tout est dit !

20.7.20

DAVID JISSE

Image
"La parole est malade", titre qui résonne ô combien de nos jours, était une des chansons du duo David et Dominique, soit Dominique Marge et David Jisse. Ensuite, David s'est intéressé à d'autres musiques, de toutes expériences, devenant le compère de Luc Ferrari, le producteur d'émissions sur France Culture et France Musique pendant 30 ans, le très sémillant, l'inspiré et inspirant directeur de la féconde Muse en Circuit pendant 15 années, le créateur du festival Extension, le compositeur. Avec « Assis sur ma valise - Détour de chant » il unissait ces différentes galaxies musicales qui ont nourri sa vie et qu'il a su nourrir. David Jisse vient de nous quitter.

2.7.20

USAGE DÉFAUT

Image
Thibault Lefèvre, France Inter, 2 juillet 2020, 8h10 : "Rue Sacco et Vanzetti, rue Louise Michel, Stade Paul Vaillant Couturier, à Valenton la plupart des noms des lieux publics témoignent de l'héritage communiste". Des journalistes s'y entendent pour mettre la gomme et générer confusion, intrication, balourdise et effacement jusque dans les moindres détails, à moins que tout simplement, ignorants, ils n'aient jamais rien entendu des préceptes de l'histoire.

28.11.19

FRANCE INTER (MINABLE)

Image
«Ah ! La belle chose que de savoir quelque chose !»
Jean-Baptiste Poquelin dit Molière in Le Bourgeois Gentilhomme
• exemple parmi mille : suppression de 299 postes à Radio France la même semaine où la radio nationale clame à tous bouts de champs le succès de France Inter : "première radio de France".

10.11.19

QUESTION ENERGÉTIQUE

Image
Intéressante question posée hier soir 9 novembre à la sortie du Studio 104
de la Maison de la Radio : "Le troisième courant est-il une énergie pour le futur ?"




26.6.19

22 JUIN, TRAFFIC À CAMPUS

Image

Samedi 22 juin, l'été vient d'arriver et à Campus Terrain d'Entente dans le 11e arrondissement parisien : réjouissant concert de soutien aux réfugié-e-s. Atissou Loko, truculent percussionniste fondateur d'Adjabel ouvre la soirée invitant l'accordéoniste Scott Taylor, suit le trio d'occasion-fait-le-larron Jean-François Pauvros, Sylvain Kassap, Olivia Scemama ou une certaine transformation physique et poétique : île vue de loin puis par touches de multiples transgressions, soudain, sans crier gare, au cœur de nos intimités, puis le trio Al Akhareen avec la flûtiste et chanteuse Naïssam Jalal, le rappeur Osloob et Dj Junkaz Lou, une franche façon de traverser ce que peuvent encore être, avec grâce déterminée, nos idéaux de résistances. Le solo de Naïssam Jalal dédié au terrible voyage à travers la Méditerranée transmit une émotion difficile à contenir. Trois expressions donc, figurant bien Traffic, la très exploratrice émission de Thierry de Lavau et Agnès Rougier, tous les mercredi à 22h30 sur Radio Libertaire, émission qui cite volontiers comme précepte cet extrait de "Free jazz / Black power" de Philippe Carles et Jean-Louis Comolli : "Aucune musique n’est socialement inactive, idéologiquement insignifiante, ni sans effet sur le normage culturel des comportements"

Photo : Thierry De Lavau

23.6.19

LES DÉSACCORDS DE FRANCE MUNIQUE

Image

La fête de la musique fut imaginée en 1976 par Joel Cohen, musicien américain spécialiste de musique ancienne (luthiste) qui travaillait alors à Paris comme producteur pour France Musique. En 1982, le ministre de la culture Jack Lang et son directeur de la musique Maurice Fleuret reprennent l’idée, l’officialisent et l’événement aura lieu tous les ans le 21 juin, jour du solstice d’été.

Les jours dédiés ont ceci de particulier que leur sujet rejoint bien souvent, dès le lendemain des festivités les 364 autres jours de l’année, la cohorte des traitements anonymes, lorsque ce n’est pas l’oubli ou la disgrâce. La musique ne fait pas exception et l’on continue de constater avec quel acharnement les occasions ne manquent pas de lui faire sa fête.

Ce 20 juin 2019, dernier jour du printemps donc, pas grand chose à fêter, pas même la fuite du roi à Varennes (1). À 17h28, un groupe de musiciennes et musiciens et autres gens de musique se pressent pour la seconde fois (2) devant la Maison de Radio France, suite aux suppressions brutales d’émissions sur France Musique et bidouillages attenants, avec force slogans, chants et instruments, pour dire leur réprobation, leur écœurement et leur colère (3)(4). Deux jours plus tôt, le 18 juin, date fortement ancrée dans les mémoires, la Maison Ronde est le théâtre d’une grève très largement suivie. Le communiqué de l’intersyndicale explique : « Les 60 millions d’euros d’économie à réaliser annoncés sont la conséquence du désengagement de l'État et du plan de la Direction, dont le choix d'investissements massifs dans le numérique/web (à hauteur de millions d’euros) au détriment de la production radiophonique (…) Radio France a déjà fait les frais de plans d'économies successifs, qui ont conduit à des salaires bloqués depuis 7 ans, de nombreux départs non remplacés et la politique de redéploiements au profit d'activités nouvelles, qui ont désorganisé bon nombre de secteurs. » (5) La casse du service public, de l’hôpital à l’éducation nationale en passant par la radio, va de pair avec les rognures permanentes infligées à la liberté d’expression. Bâillons : enfants de la patrie.

À 17h40, tout un symbole, l'économiste multi-cartes Jacques Attali sort de l'édifice pour rejoindre sa voiture avec chauffeur. Conseiller du président François Mitterrand (époque Fête de la Musique), promoteur de la rigueur économique en 1983, puis conseiller des présidents Nicolas Sarkozy (pour qui il fut le chantre de la croissance libérée), François Hollande (entré en "grande" politique par les soins recruteurs d'Attali qui plus tard lui inspirera les lois "Macron" passées au 49.3) et Emmanuel Macron (dont il fut le co-géniteur politique), cet ex-directeur de la dispendieuse Banque européenne pour la reconstruction et le développement, fait partie de la très boursoufflée et ravageuse mistoufle intellectuelle qui encombre les plateaux de télévision et de radio à propos de tout et de rien depuis des années. Ce spécialiste de la manigance infinie et des photocopies à répétition est aussi un « spécialiste de musique ». Il a publié en 1977 un inepte livre sur le sujet intitulé Bruits (Presses Universitaires de France) que d'aucuns ont pris au sérieux malgré sa pensée courte et son truffage de contrefaçons (une habitude) et d'erreurs (au hasard : naissance du free jazz en 1969). En janvier 2007, au Midem de Cannes, il se fit le promoteur du MP3 et de la gratuité de la musique, pour lui art consommé de l'entrepreneuriat individuel. Voilà donc un deus ex machina de la République, sinistre clown blanc ultralibéral, incarnation du pouvoir broyeur, pour quelques minutes à peine, face à des artistes récalcitrants, refusant l'idée d'art mouliné par la machine économique. Trop gentils ou pas assez physionomistes, ils le laisseront regagner son automobile. Ce 20 juin, pas de fuite à Varennes.

On parle de nouvelle grille des programmes, le terme a effectivement une odeur de brûlé et des allures prisonnières lorsque le mot "rentrée" a des relents de "sortie". Il est ainsi prévu de supprimer À l'improviste, émission hebdomadaire créée en septembre 2000 et animée par sa productrice, Anne Montaron. On a pu y entendre une extraordinaire ruche de musiciennes et musiciens de tous horizons adeptes de l'improvisation : Joëlle Léandre, Michel Doneda, John Butcher, Barre Phillips, Catherine Jauniaux, Claude Tchamitchian, Ève Risser, Serge Pey, Didier Petit, Jacques Di Donato, Seijiro Murayama, Didier Lasserre, Hélène Labarrière, Beñat Achiary, Daunik Lazro, François Corneloup, Sarah Murcia, Kamilya Jurban, Camel Zekri, Erik M, John Edwards, Sylvain Kassap, Denis Charolles, Valérie Philippin, Claudia Solal, Ramon Lopez, Sylvain Lemêtre, Benoît Delbecq, Paul Rogers, Noël Akchoté, Dominique Pifarély, Valentin Clastrier, Mark Sanders, Raymond Boni, Catherine Delaunay, Xavier Charles, Elise Dabrowski, Géraldine Keller, Edward Perraud, Vincent Courtois, Jean-Jacques Avenel, Steve Beresford, Vincent Peirani, Hasse Poulsen, Jean-Marc Foussat, Charles Pennequin, la Marmite Infernale, pour n'en citer que quelques-uns, tous en situation de création réelle dans les studios de Radio France - et tant à venir. L'émission se faisait également régulièrement le témoin de nombre de festivals à la verve créative. Le legs est conséquent, la documentation phénoménale. À l'improviste fait partie des très grandes émissions de l'histoire de la radio made in France, ces émissions qui ont su être l'écho complice de la vie musicale même, son excitation et non sa contrainte. Bien plus qu'une tranche horaire dédiée à un style de musique, elle est une force inspiratrice pour n'importe quelle musique et c'est bien ce qu'auraient dû comprendre les directeurs et directrices de cette Maison qui ne tourne vraiment plus très rond. Ainsi ne l'auraient-ils pas imbécilement supprimée, mais l'auraient-ils mise davantage en valeur, en vis-à-vis de l'ensemble du monde musical. Ce sont mille À l'improviste qu'il faudrait créer, mille émissions capables de transformer l'aboutissement en geste premier, de relever des indices de vie féconde, de doute superbe, d'assortir poésie et action.

   Interlude pas si rigolo :
• France Inter 21juin, 6h45, au micro de Sophie Parmentier à l'occasion de la fête de la musique, Lauren Douvret, qualifié de "musicien-policier" [sic] : « On utilise vraiment aussi la musique comme outil essentiel à des règles, c’est-à-dire que le musicien répond à des règles : une partition, un chef, une hiérarchie, du coup c’est ce qu’on essaie de leur montrer [aux jeunes] , de la même façon, il y a des lois, il y a des règlements dans leurs écoles, mais également dans le pays et du coup également le respect de ces règles, et des autres, des plus grands et des chefs… ».

La musique est un langage, une terre, un cœur, un poumon, une source mobile, un héritage, une saine provocation. En sa forme entière, elle ne saurait tolérer petits arrangements lâches ou accords attaliques pour quelque annexion honteuse que ce soit, quelque bâillonnement, quelque expulsion, quelque ordre policier.  À l'heure où elle vit tant de souffrances, priée à chaque instant de s'insérer dans les rangs d'une forme de dictature technologique stérilisée, tous les À l'improviste qui portent bien leur nom sont et seront autant d'oxygène verdoyant, d'enthousiames portés sur le triomphe de la vie.


(1) 20 juin 1791, fuite de Louis XVI à Varennes
(2) Grince Musique
(3) Pour le maintien de la création musicale à l'antenne de France Musique Pétition sur Change.org
(4) Lettre ouverte à propos de la suppression de cinq émissions sur France Musique in Les Allumés du Jazz
(5) Crise à Radio France : un rapport dément les chiffres de la direction par Laurent Mauduit in Mediapart, 16 juin 2018

Photo : David Jisse

28.5.19

GRINCE MUSIQUE

Image
Matinée du 28 mai vers 11h, musiciennes, musiciens, gens de musique et autres personnes partageant cet amour, révoltés par la récente et inique décision de la direction de France Musique de supprimer cinq émissions, se sont retrouvés face à la Maison de la Radio (bien dit "public" sous haute surveillance face à la colère et la joie - se retrouver - des manifestants). Le directeur Marc Voinchet ne daigna pas descendre, malgré la demande d'une "délégation"... Les CRS arrivèrent à la toute fin en même temps que la chargée de communication de Radio France experte en langue de bois. À suivre...

À lire


Photo : B. Zon

15.5.19

COMMUNIQUÉ DES ALLUMÉS DU JAZZ
À PROPOS DE LA SUPPRESSION DE CINQ ÉMISSIONS À FRANCE MUSIQUE


Image
à Madame
Sybile Veil, présidente-directrice générale de Radio France
et Messieurs
Marc Voinchet, directeur de France Musique
Michel Orier, directeur de la musique et de la création culturelle à Radio France,
ancien producteur de musique membre fondateur des Allumés du Jazz
Frank Riester, Ministre de la Culture de la République Française


France Musique dans l’angoissante concordance des temps.

Ce n’est pas la première fois que France Musique - station de radio à qui il est arrivé d’être exemplaire - supprime des émissions de qualité, éconduit des talents de premier plan (la grève de 28 jours en 2015 [1] reste fraîchement dans les mémoires). Mais la suppression de cinq émissions d’un seul coup, cinq émissions porteuses d’une réelle diversité hors sentiers rebattus dont les musiques se voient soudain contraintes de traverser la rue pour trouver des auditeurs, est cette fois dramatiquement indicatrice de l’éprouvante direction d’une certaine vision de l’avenir proche – musical ou non - à laquelle on aurait aimé que France Musique, plutôt que de se fondre dans l’effondrante manœuvre,  offre son meilleur contretemps.  

"A l'improviste", "Le Cri du Patchwork", "Le Portrait Contemporain", "Tapage Nocturne", "Couleurs du Monde Ocora" sont autant de réussites concrètes, de symboles d’une création belle et bien vivante, et l’objet de ce texte ne devrait pas être seulement de demander leur maintien, mais de réclamer la multiplication de ce type d’émission où il est facile de reconnaître ce pour quoi la musique existe, ce pour quoi elle nous parle. Anne Montaron, Clément Lebrun, Arnaud Merlin, Bruno Letort, Françoise Degeorges en sont les productrices et producteurs respectifs : de magnifiques artisans inventeurs, fervents d’exploration, à l’écoute du monde, de tous les mondes.

La concordance des temps inquiète : suppression d’émissions hardies en ces instants où l’on arrête les journalistes qui filment de trop près [2] , où l’on coupe au montage les moments qui embarrassent la bonne tenue de célébrations à la gloriole programmée [3], où chaque semaine qui passe, la liberté d’expression est davantage entamée. La musique n’est pas qu’une bande passante.

La concordance des temps inquiète encore lorsque nous est servi comme excuse de ces amputations ce « Nous sommes soumis à une forte pression budgétaire concernant le coût de la grille » [4]. Pour lire ensuite le cocasse « Il faut faire aussi bien avec moins de moyens.» [5] Cette recommandation eut été plus à propos lors des délirants chantiers de rénovations des bâtiments de Radio France sur lesquels beaucoup a déjà été dit et écrit. La musique se voit présenter l’addition. « Quand le bâtiment va tout va » dit l’adage, mais qu’est-ce qui va vraiment lorsqu’on va s’écraser sur le mur des grands travaux inutiles ?

Et lorsque de l’hôpital à l’école, le service public est sans cesse abîmé (la suppression des cinq émissions est contemporaine du projet de loi de « transformation de la fonction publique ») : concordance des temps plus qu’inquiétante.

On a beau nous expliquer qu’en remplacement on verrait « créer à la rentrée un grand rendez-vous, plus dynamique que des émissions planquées à 23 heures, inventer un vrai carrefour de la création, avec des passerelles entre les artistes », on perce rapidement l’esquive facile avec un vocabulaire plus passoire que passerelle. Comme si "A l'improviste", "Le Cri du Patchwork", "Le Portrait Contemporain", "Tapage Nocturne", "Couleurs du Monde Ocora" n’avaient pas magnifiquement déjà établi les jonctions intelligentes sans besoin de compression césarienne. Ou bien s’agit-il simplement de se plier à la loi de la diffusion régie par les algorithmes et la grande vague du streaming ou s’ajuster sur des projets aussi fumeux que le Centre National de la Musique ou bien faire Radio Classique au rabais, ou peut-être tout cela à la fois.

Notre sentiment alors n’est pas celui de l’indignation, mais bien celui de la colère face à cette braderie de la quintessence incarnée par ces cinq émissions. Il s’agit donc bien pour nous toutes et tous, que nous appartenions ou non au monde musical, d’insister sérieusement pour obtenir le maintien de ces programmes à qui il ne peut être fait de reproche. Il ne s’agit vraiment pas de détail, mais bien en ces temps aussi troublés que troublants, de la marque essentielle d’un attachement indéracinable à l’esprit libre.

Et puisque la station France Musique est née d’une idée du poète Jean Tardieu, nous vous recommanderons Madame et Messieurs de méditer sur ces quelques lignes de sa plume : « Les hommes cherchent la lumière dans un jardin fragile où frissonnent les couleurs. » [6]






[1] Communiqué des Allumés du Jazz du 9 juin 2015
[2] Exemple : l’arrestation de Gaspard Glanz (Taranis News) lors de la manifestation du 20 avril 2019
[3] Lors de la Cérémonie de remise des Molières le 13 mai 2019, une quinzaine d'intermittents en Gilets jaunes on interrompu le spectacle pour remettre leurs propres récompense. Les images de cette intervention ont été coupées au montage lors de la diffusion deux heures plus tard sur France 2.
[4] Marc Voinchet in Télérama le 14 mai 2019
[5] Id
[6] Monsieur Monsieur de Jean Tardieu (1951 Gallimard)