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jeudi 13 octobre 2016

C'est off ?


Il avait dit bonjour.

Protestations des mecs qui partaient.
Communiqué officiel des impolis se sentant stigmatisés.
Les mecs qu’il avait déjà vus le fustigent.
La ligue de protection des sourds porte plainte.
Le syndicat des veilleurs de nuit crie au foutage de gueule.

Comme quoi…
Un président ne devrait pas dire ça

vendredi 16 septembre 2016

Propos sur le discours (et pas l'inverse)


Dans les nombreuses occasions où l’exercice a lieu, que ce soit par le propos (discours d’hommage, de remerciement, d’adieu, d’intronisation, de bienvenue,…) ou par le ton (discours franc, rassurant, agressif, …)  il existe différents types de discours.
Mais rassurez-vous, on s’en épargnera une liste exhaustive aujourd’hui.
Il faut par contre bien convenir que le discours… 
Ah, comment dire justement …  le discours est un exercice difficile, délicat, et même …  redouté. 
Reste à savoir par qui…
I.
Ayons tout d’abord si vous le voulez bien une pensée pour celle ou celui qui le prépare et le prononcera…
Pour réussir, il lui faut rester ferme sur certaines règles.  
Tenez, en voilà une : « Non, je ne ferai pas de diaporama ! » 
Une autre ? on évitera de parler de soi. Merci de diffuser celle-ci !
Certains auteurs prétendent même qu’il faut de la méthode pour les discours.
C’est peut-être plus prudent…
Vous ne voyez pas ?  Pourtant je suis sûr que avez tous en tête les naufrages de certains acteurs aux Césars. Voilà la preuve qu’à moins d’avoir été le brillant lauréat  du prix Nobel d’improvisation, ce qui ne garantit rien, il vaut mieux se préparer un petit peu afin d’éviter le titre de champion du monde du « J’ai pas d’idée » avec l’accessit « oh, la gaffe ! »
N’allons pas plus loin, ensuite c’est juste affaire de bien tourner les idées dans sa tête, d’assembler et ajuster patiemment les phrases au plus près.
Une cuisine personnelle (transpiration, inspiration, tout cela est bien connu) pour laquelle on se gardera de tout conseil.   

II.
Notre esprit philanthrope et épris de justice nous oriente maintenant vers l’auditoire, parmi lequel peut se trouver la personne directement concernée, celle sans qui le discours n’aurait pas lieu.

Ne jouez pas les surpris, il est bon de se préparer là aussi.
Mais pas pour les mêmes raisons.
Alors, même si ce n’est pas un kit de survie, voici de quoi se prémunir en anticipant un peu, sans aller jusqu’aux protections auditives. 
S’il y a bien un point qui rassemble l’auditoire au moment du discours, et dès son début, c’est la question de sa durée.
Parions qu’un système qui prélèverait la pensée dominante de tout un chacun à cet instant, indiquerait un score de 100 % pour « J’espère que ça va pas être long », score qui pourrait crever les plafonds pour peu que la table du vin d’honneur soit bien en vue.
Préparez-vous donc aux remerciements protocolaires qui n’en finissent pas au point d’être plus longs que le discours proprement dit.
Restez philosophes lorsqu’un discours annoncé en trois parties n’en compte finalement que deux, à grand peine et –notamment- faute de temps… En cas de doute, vérifiez dans l’assistance auprès de votre voisin qui vous rassurera par sa réponse : « Ah, vous aussi vous avez remarqué ?». 
Et dites-vous que vous y avez peut-être gagné.   
Enfin il y a le syndrome « Trop beau pour être vrai » pour lequel on recommandera une stratégie du type «Saint-Thomas ».  
Restez prudents et n’accordez votre confiance qu’avec parcimonie lorsque vous entendez de vos deux oreilles le fameux « Je ne serai pas long ».

Vous l’avez compris, le discours est un combat de haute lutte. Les exemples pullulent et là encore, nous n’irons pas plus loin. 

III.
Que dire juste avant de conclure ? 
Dire par exemple « En tout cas le discours fait parler ».
Voici trois aperçus. 
Victor Hugo a dit : « la parenthèse est l’île du discours. » (Sans doute préparait-il Oceano Nox ?) Tiens, une île ! …

Un autre a prétendu que les discours les moins longs étaient aussi les plus courts.
Tiens, Pierre Dac, puisque c’est lui, nous rappelle fort justement à l’ordre ! 
Comprenons qu’à l’instar d’une grève, il savoir terminer un discours.
..
Alors, il est sans doute temps de se rapprocher d’Angélus Silesius1 qui a dit :
« Le silence est profond comme l’éternité et les discours superficiels comme le temps. » 



(1) poète et mystique allemand 1624-1677

jeudi 14 janvier 2016

mardi 22 décembre 2015

Tics en toc - série en cours

Le dernier "Marianne" m'étant passé aussi bien par les mains que sous les yeux, j'ai eu la chance d'y découvrir un article franchement réjouissant sur les tics et expressions à la mode qui nous polluent et nous appauvrissent à la fois... D'aucuns ajouteraient nous hérissent. 
Tout ce qu'on y trouve ne fait pas partie de mes habitudes. Donc j'ai bien ri.
Forcément.

Cela m'a fait repenser à ce que j'avais commis il y a deux ans environ, ici-même, je vous retrouve le lien ... ici.

Outre la pinte de bon sang dont vous pourriez bénéficier à la lecture dudit article, je ne peux qu'adhérer à ce qui y est dit. Cela correspond à mon propre niveau de vigilance. Et puis - si besoin - ça rassure, on se sent moins seul !
Un aperçu ?
Sont passés férocement en revue ce qui suit :

- la mode du "en mode",
- le recours au retour avec "je reviens vers vous",
- la vraie plaie du "C'est pas faux",
- l'horrible confession du " J'avoue",
- la ponctuation quelque peu hypertrophiée "avec mille guillemets" avec/sans geste à l'appui,
- la certitude mal placée du "On est sur Paris" des géographes mal dégourdis, ou du "on est sur un boisé fruité" de ces cons de cavistes,
- l'encerclement que l'on ressent parfois avec les "carrément",
- le problématique "pas de souci"
- l'instantané, pire que le café, "vite fait"
- l'extension massive des possessions, avec "je le connais mon Etienne"
- enfin le ridicule qui ne tue plus avec le précieux "belle journée" qui emmène par 40 mètres de fond.

Ils auraient pu y ajouter ce que je mentionnais il y a peu chez la Taulière, à savoir les insupportables  
"Bonjour à vous" et "Merci à vous".
Tiens, je vous copicolle l'affaire : 
"Ah oui, le "merci à vous " qui me les brise menu, lentement mais sûrement...
Pourquoi préciser "à vous" alors qu'on est face à face en train de "se courtoiser civilement dans la politesse " c'est bel et bien à l'interlocuteur qu'on interlocute bordel ! 
Imaginons "Et bonne soirée au mec dans le fond".

Sans vouloir tout corseter, cette vigilance est sanitaire si  l'on veut bien faire passer tous les jours inlassablement que les mots ont un sens.

ET donc b... onne journée !

;-)

mercredi 4 juin 2014

On avait dit 12 !

Voici ma proposition pour la restructuration territoriale.
J'ai procédé alphabétiquement.
C'est pas plus idiot, non ?
Et même si c'est pas moins le bordel, au moins ça ouvre des perspectives !
Je tiens cependant à préciser que je ne brigue aucunement la présidence de la République.

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dimanche 1 juin 2014

A poursuivre !

Amusant de constater que les ponts, appelés aussi week-end prolongés, provoquent une envie assez irrésistible : les prolonger, justement !
Surtout lorsqu'on maîtrise parfaitement certains proverbes du mois de mai où paraît-il on peut faire ce qui... Bref. Ne perdez pas le fil, même si nous ne sommes plus en avril.

Que dire alors quand ces ponts permettent en plus des passerelles, de franches et belles occasions amicales qui permettent de renouer en vrai après une "première" en mars de l'année d'avant !
L'occasion au passage de faire connaissance de la génération montante (qui promet !) et même, impromptu, d'un mystérieux "cyberfils" extrêmement sympathique dont je ne dévoilerai rien ici, mis à part que le court moment à l'abri des remparts du château fut fort appréciable !
Il y eut plus que l'espace en notre faveur en ce samedi où géographiquement ces rencontres furent possibles, car le temps fut aussi au rendez-vous, et nous avons passé quelques heures dans une belle douceur pré-estivale, à discuter tranquillement.
Cette bonne ambiance fut facilitée par quelques crêpes dégustées en terrasse, la grande ville étant peu chargée (voir plus haut : pont), au point que même les bonnets rouges n'ont pas fait recette...
Les voyageurs reprirent leur périple aux alentours de 17h00. Une bonne journée.
La revanche ?
A suivre au mois d'août sur le chemin  d'une descente plein sud !

dimanche 25 mai 2014

Autodéraison

Souvenez-vous, j’ai lu en début d’année « Jason Murphy » de Paul Fournel sur ma liseuse, Fournel dont j’avais lu le précédent roman sur papier titré justement... la liseuse !!!
Je sais, je suis parfois joueur.
Alors fatalement, à force de faire le malin ou l’enclume, on se prend parfois les pieds dans son propre tapis. Les décalages peuvent faire glisser, trébucher. 
Joueur certes, mais sans imaginer me prendre à mes propres tours...

C’était un matin, il y a quelques jours. 
« On se lève tôt un matin,
et l’on ne dit ni une ni deux
pour se mettre en train
et démarrer la journée. 
Entre un papier à déposer
Et une course programmée
Le monde peut battre de l’aile
On n’a pas le temps d’y penser... »
(J’aurais presque pu le chanter, et comme je n’en ai pas pleuré, il faut en rire !)

Bien décidé, je sors, ferme la maison puis monte dans mon véhicule dont j’ai impérativement besoin.
Je mets le contact, c’est parti, je me dirige vers le périphérique après avoir traversé quelques ronds-points, la voie ferrée et la voie de tram. 
Un avant-dernier changement de direction et la la pédale d’accélération ne répond plus. Les voyants passent au rouge. Faut dire que c’est leur boulot. 
Sur la lancée, je parviens quelques mètres plus loin à me ranger parfaitement sur une place de stationnement. Je coupe tout et j’attends quelques minutes avant de redémarrer. A la troisième ou quatrième tentative, j’y parviens et je décide de repartir à l’aventure, parce que - n’oublions pas-  j’ai une course à faire. Quand même.
Mon optimisme déjà fort modéré cède rapidement la place à un sang-froid pragmatique mâtiné d'un plan B au stop suivant où, la pédale d'accélération présentant une nouvelle fois sa démission accompagnée de toussotements de machine, je me retrouve en rade, en plein milieu du carrefour, figé sur la ligne de stop.
Je déclenche donc les feux de détresse qui eux sont orange (nul n’est parfait, drôle de couleur pour la détresse, mais bon...) alors que les voyants du tableau de bord sont toujours rouges : il y a au moins un truc qui marche dans cette caisse !
Un petit délai supplémentaire.
J'attends. 
Je réussis à relancer le moteur, et là, ni une ni deux, immergé dans le plan B au point de ne plus avoir pied, j'avise et je vise un petit parking d’une quarantaine de places, car j’ai compris et je n’insiste pas. J’atteins de justesse la terre promise en jouant avec une petite bosse pour me propulser et me garer en roue libre.
Et je rentre en marchant. Assez glorieusement tout de même, en ayant fait preuve de calme et de patience. Pas un juron, rien, je vous le promets !
Et même si en cette occasion je viens de vérifier par l’expérience qu’il faut un peu d’essence pour aller faire le plein.
Un jerrycan plus loin, en fin de journée, j’ai trouvé plutôt marrant de tomber en panne en allant faire le plein. J’avais quand même bien senti le coup, non ? 

samedi 24 mai 2014

Emploi du temps

Il y a un certain temps que je n'avais pas éclaté de rire aussi franchement en lisant le Canard Enchaîné.
Voici le coupable !


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(c) dessin paru mercredi 21 mai

samedi 17 mai 2014

28

Je ne sais si vous connaissez l'émission 28 minutes sur Arte, mais elle offre vers 20h15 en semaine du lundi au vendredi de très bons moments de qualité sur l'actualité.
Le programme fonctionne en deux temps avec un entretien assez court (exemple il y a quelque temps Pascal Bruckner pour son dernier ouvrage où il évoque son père) puis un débat d'actualité avec trois invités qui répondent aux questions de l'équipe qui comprend Nadia Daam -présente chaque soir- et un journaliste selon une rotation (par exemple, Renaud Dély, Guillaume Roquette, entre autres).
On est loin de l'info zapping enchaînée au kilomètre à toute vitesse buzée et sans éclairage par tous les autres médias.
Les atouts de l'émission sont variés.
La formule est mixée intelligemment avec des rubriques fixes chaque jour ou hebdomadairement.
Une excellente meneuse de jeu, Elisabeth Quin, qui bosse indiscutablement ses dossiers, qui n'a pas sa langue dans sa poche et tient son petit monde. Son équipe est au diapason.
La langue de bois se fait sérieusement remonter les bretelles.
Des débatteurs variés, des gens très intéressants, qu'on ne voit ou n'entend jamais ailleurs.Pas les experts d'eux-mêmes à la Barbier Giesbert ou Apathie abonnés du vide.
Enfin, du temps pour répondre, pour développer un argumentaire, tout simplement parce que le respect et l'écoute sont bien les principes posés et maintenus.
Bon sang que cette émission fait du bien !
Tiens, hier soir, fin d'émission, François Morel -qu'on ne présente plus- commente une photo, c'est une rubrique de chaque vendredi.
Il choisit donc une photo d'une manif favorable au mariage pour tous et développe son commentaire - car il a le temps- et conclut son intervention d'une tonalité positive en mettant en exergue une superbe pancarte de la manif : "L'égalité des droits n'est pas une menace."
Morel, humain, profondément humain. Et simple.
Alors des séquences comme ça, vives et intelligentes, on en veut bien tous les jours pour nous changer des chorégraphies de merde et autres ballets de cons servis ordinairement.

mercredi 2 avril 2014

Aiguillages

Est arrivée devant l’entrée du bâtiment à la grande façade vitrée une dame aux cheveux gris, habillée de noir. Elle saisit la poignée pour ouvrir la porte.
Il ne se passe rien, la porte résiste, la dame est surprise, nettement. Pense-t-elle « Tiens ? Fermée ? »...
S’ensuivent rapidement un deuxième essai puis une troisième tentative qui échouent également. 
Toujours rien. Changeant de tactique, la dame se colle maintenant à la vitre, sa main en visière l’abritant des reflets et du soleil. 
Elle n’a pas remarqué le petit attroupement qui s’est formé derrière elle. 
Elle jette un coup d’œil à l’intérieur et n’en semble pas plus avancée. 
Aucune lumière et, sans doute, aucun bruit. Un infime instant d’incertitude plus tard, elle recule légèrement, se met à chercher puis trouve le panonceau indiquant les horaires d’ouverture.  Elle y obtient l’information. Elle sait.
Et à ce moment, elle a définitivement renoncé à actionner la poignée de la porte. 
Elle est bel et bien arrivée une quinzaine de minutes en avance pour l’ouverture de la médiathèque. 
Comme moi, et j'y étais même quelques minutes avant elle. 
Elle n’a donc pas pu voir, contrairement à moi juste avant qu’elle ne s’escrime avec la porte, le couple qui l’a précédée avec ses deux enfants. Devant la même situation de bois, ils ont décidé d’aller faire un petit tour à pied et à roues dans le quartier en attendant...
La dame connaissait-elle les horaires ? Si oui, les avait-elle oubliés ? Si non, aussi ? Avait-elle consulté sa montre ? Savait-elle que nous étions samedi matin ? Avait-elle anticipé sur l’heure d’été en commettant une fausse manœuvre ? Ou pas du tout ? Ou était-elle véritablement dans un trou de l’espace-temps ? Est-ce qu’il y a quelqu'un ?
Je n’en saurai jamais rien.

Et c’est elle, d’ailleurs, qui m’a donné l’idée de ce billet, qui m’y a poussé lorsque je l’ai aperçue. 
Une petite gymnastique matinale plus tard dans la boîte à gants, je m’étais emparé d’un morceau de papier pour en griffonner les prémisses. 
Car il y avait bien une différence entre elle et moi : je savais parfaitement que j’étais en avance ! 

dimanche 16 mars 2014

Bringing the warmth of new life

Allez, on appellerait ça le printemps.

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Profiter du temps, et même des temps...

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Profiter du jardin 

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 Admirer les couleurs

et...


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Et c'est pas tombé dans l'oreille de sourds. 

samedi 15 mars 2014

Rebondir

Quel étonnant phénomène que la reconversion. 
Tout semble possible.

Vous avez par exemple Yannick N. qui est « chanteur »,  Eric C. qui est « comédien » ou « acteur », vous avez Carla B. qui est « chanteuse ». Vous avez Patrick PDA qui est « écrivain ». Vous avez Patrick B. qui « joue au poker » , tiens, lui en plus il s’amuse. 
J'arrête avec les Patricks. 
Vous avez même des anciens présidents qui sont « conférenciers ». Vous avez d’anciens footballeurs qui sont « consultants » ... sûrement parce qu’il sont malades (mais de quoi ?) , le niveau des commentaires s'en trouvant considérablement amélioré, c'est sûr.
  
On se calme. Je vais vous dire une révélation. Au début ils n’étaient pas « ça ». Même si cette reconversion est parfois une activité professionnelle parallèle entamée avant d'avoir "terminé" la première.
Parce que tout est là : avant, ils faisaient autre chose. 
Et c’est même ce «autre chose» qui les a rendus « célèbres ». Ils sont devenus des noms.   

Soulignons avec empressement leur talent en cette seconde carrière qui nous vaut des contributions qui marquent l’histoire des arts et de la culture. 
Et je m'interroge, et je me pince. 
Comment avons-nous pu vivre (survivre) jusqu'ici en étant privés de telles richesses, de tels talents ? Cela manquait cruellement, limite injuste. 
Et leur courage, leur prise de risques insensée, pour recommencer, redémarrer, alors là, rien que pour ça, ils méritent d’être justement vantés, piédestalisés. .

Car je vous le dis "tout semble – à peu près- possible". (psaume 2, verset XII)
Bon, ça dépend quoi et ça dépend qui, mais c’est possible. 
En attendant, je vous conseille de guetter d'un oeil gourmand mais avisé les prochaines reconversions.

Catherine Deneuve avant-centre du PSG ?
George Clooney acteur ?
Bernard-Henri Lévy philosophe ?
.

mercredi 12 mars 2014

Equilatéral

Pendant qu'une grosse clique infâme poursuit son cirque indécent et ses petites "affaires", bien tintamarré par les médias bien gras, on se dit finalement qu'on donnerait bien un petit euro (ou deux, allez !) pour affréter un ou deux appareils un peu défaillants certes que le monde entier finit par envier à Malaysia Airlines, une compagnie experte dans la disparition pure et simple dont les compétences seraient ma foi bien utiles.
Avec un peu de malchance, un zeste de loi des séries et tutti quanti, ils arriveraient bien à nous les perdre.
La seule différence, c'est qu'on se taperait complètement de ce qu'ils ont pu devenir même dans notre merveilleux monde hypercybertracé, fiché, vidéosurveillé etc.
Loin de moi  l'idée de partager des idées complotistes, mais il serait de temps d'héberger quelque temps le Triangle des Bermudes, non ?

mercredi 5 mars 2014

Pédiluve

Jeff Copo, le taulier du PMU, amateur de trempette dans des piscines louches, m’a encore bien fait rire ces jours-ci.
Très jaune certes, mais rire.
Avec ses tambours crevés et ses trompettes bouchées, il s'était réuni pour jouer le grand hymne de la transparence, et – comment en douter une seconde - n'était prévue aucune réponse de fond bien sûr à la question posée, grâce à des pseudo-propositions au mieux nuageuses au pire fumigènes.  
Du VENT.
Pathétique. De la contorsion qui à priori devrait l’enfoncer irrémédiablement dans les sables mouvants. Non seulement, il triche et ment, enfin tout ce que vous voulez mais en plus il est mauvais acteur. Un De Funès laborieux empêtré dans le bourbier de ses gags nuls. Une tête à claques qui se drape dans une dignité effarouchée de pacotille. Blessé il est. J'en pleure pour lui, je suis tout ému. 

Alors, on pourrait en dire et en redire à propos de ce spécialiste de littérature de jeunesse, accessoirement testeur de piscine et expert mondial en viennoiserie.
Deux points ne manquent pas de me questionner : 
Pourquoi les journalistes ou supposés tels couvrent-ils ce type de mascarade, car on peut imaginer qu’on pourrait le laisser simplement se débrouiller avec sa pauvre allocution ? 
Ensuite, malgré cette impressionnante série de casseroles qui ferait passer n’importe quel colporteur consciencieux pour un charlatan inconséquent arracheur de dents- il va y avoir encore et encore des zélés-cteurs à Meaux dès la fin du mois pour glisser un bulletin à son nom dans les urnes.

Dépassé.

Je suis dépassé.

vendredi 6 décembre 2013

46664


En ces circonstances où tout est déjà dit et répété, j'aime autant citer la parole de celui qui fait l'objet d'un hommage planétaire.

J'ai emprunté la longue route vers la liberté.  J'ai essayé de ne pas faiblir, j'ai fait quelques faux pas en chemin. Mais j'ai découvert qu'après avoir gravi une grande montagne, on trouve qu'il y en a encore beaucoup d'autres à franchir. Là, je me suis arrêté un moment pour admirer la vue et pour mesurer le parcours accompli. Mais un moment seulement. Car avec la liberté viennent les responsabilités et je n'ose m'attarder car ma longue marche n'est pas terminée. 
Nelson Rolihlahla Mandela.

jeudi 17 octobre 2013

Rappel



Définitif.
Sans appel.

mercredi 9 octobre 2013

Zéro

Triste constat hier en début de soirée, lorsque je me suis résolu à tourner le bouton pour éteindre la radio "d'informations" dans la voiture. J'ai d'abord (en une soudaine bouffée de conscience ou de lucidité car oui ça m'arrive de rechuter) pensé que je n'aurais jamais dû l'allumer et que j'aurais mieux fait de ne pas oublier la paire de cd que j'emmène la plupart du temps...
Parce que je savais hélas à quoi m'attendre. Finalement.
Je me suis dit également en passant puisque ce fut un "sujet" qui a tenu quelques minutes (ce devait donc être un dossier de fond) : il n'y a pas que la cigarette que marine le pen devrait arrêter.
Et juste après cette info (?) il y eut un "truc". Désolé de ne pouvoir le désigner clairement, les mots m'en tombent.
Il s'agissait d'un montage extrêmement rythmé, que j'ai perçu à ce moment-là aussi bien insoutenable qu'incompréhensible, de ce qui passe pour "les meilleurs moments de l'info" ou de l'actualité, une synthèse sous forme de courts extraits ou séquences, définitivement des bribes s'apparentant à des débris.
Je vous passe les détails. Tout simplement parce que je n'en ai rien retenu, tout simplement parce qu'il ...n'y avait rien à retenir.
Et c'est là qu'un deuxième éclair m'a percuté,comme une résurgence, une espèce de lame de fond dans un moment où il était tristement et cruellement absent.
 Dans ces médias dominants, la bouillie prémâchée qu'on nous sert, extrêmement fragmentée, réduite à une espèce de twitter permanent, en quelque sorte un hymne à madame Morano bref, comment parviennent-ils à la synthétiser à moins que l'objectif ne soit d'approcher le vide. Rien, deux fois rien, trois fois  rien comme disait Raymond.

Je sais.
Je ne devrais  pas me faire de mal comme ça.

Je sais.
Où sont mes disques ?


samedi 28 septembre 2013

Toc

Allez savoir pourquoi, je suis toujours sensible et attentif aux mots qui flottent puis se posent ici  et là, à l’oral et à l’écrit.
Dans les articles, discussions ou entretiens, vécus, lus ou encore entendus dans les médias, vous aurez remarqué comme moi certaines habitudes, des insistances qui persistent en prise directe avec l’air du temps ...
Des mots fleurissent, vont et viennent, finissent par s’incruster, rester au point qu’en dehors d’eux il semble n’y avoir point de salut pour être... compris ?? Reconnu ?
Ah ...l'air du temps, cette espèce de moutonnisme grégairement panurgique, auquel personne n’échappe vraiment. Car soyons honnête, malgré une vigilance certaine, je m’y laisse prendre et cela ne manque pas de me laisser interdit lorsque je m’autoflagrandélise. 
Dans une langue qu’on souhaite toujours en mouvement, quelle est cette curieuse manière irrépressible (?) d’employer un mot qui  -au fond- n’est pas satisfaisant, n’est vraisemblablement pas celui qu’on aurait choisi d’emblée... S’y cacherait-il une insidieuse aspiration à la reconnaissance et au conformisme ?
Evidemment ils existent ces mots, mais ils me sont irritants.
Ces mots en pâture, en une surenchère boursouflée, sonnent le creux, ressemblent à une impasse, constituent une pâle pitance, un vague brouet.
Et j’attends impatiemment que mes oreilles ouvrent grand leurs yeux de surprise et de contentement parce qu’enfin un formidable, un incroyable ou un remarquable parmi tant d’autres aura remis quelque temps énorme à sa place... et renvoyé dans les cordes tout ce qui est tout le temps hallucinant.
Je verrais d’un bon œil aussi que le trop fameux « j’dis ça j’dis rien » cède la place à un silence pertinent et de belle tenue (et je suis poli !). Il serait bien qu’on arrive au moins à cela, et non pas à minima.
Je veux me réjouir de ne plus entendre jubilatoire ou de constater que la consommation de psychotropes est en baisse car il y a nettement moins de « que du bonheur !»
Que l’on s’en occupe, qu’on s’en charge, qu’on le fasse mais surtout qu’on arrête de « gérer » ! Qu’on y parvienne, et je sens que je vais apprécier fortement plutôt qu’adorer.
Et si en passant, tiens, au diable l’avarice, nous pouvions contourner très largement incontournable pour revenir à l’essentiel, au recommandé, à l’indispensable, voire l’inévitable, cela (me) ferait un bien fou.    
On pourrait prendre ses distances aussi sans trop de regrets avec l’utilisation improbable invraisemblable, inadaptée et incertaine, d’en même temps pour laquelle un effort impose. En même temps, (pardon, une rechute !) :  Même si, alors que, cependant, mais –au choix-  ce n’est pas facile. 
On pourrait s’y coller... un petit peu complètement et se délivrer de ce grand n'importe quoi fatras.
Et je rêve d’entendre gronder un océan de variations en lieu et place de la pauvre flaque sèche et poussièreuse servie trop souvent. « Exactement ! Evidemment ! oui ! » c’est clair :

Et je prendrai soin de ne pas conclure avec un « voilà ! »

;-)

samedi 21 septembre 2013

Périssable

Prêts pour une enquête ? Que dis-je, une investigation ! 
Le souci de précision presque maladif qui me caractérise m'amène très souvent à étudier éplucher  inspecter  (non plus) lire (oui !) de A à Z les notices, les emballages, ce que je mets sur le compte à la fois de ma traque effrénée de la dimension poétique de l'éphémère dans sa splendeur dérisoire, de ma volonté de donner une image de consommateur averti à qui on ne la fait pas, et d'une habitude contractée très petit où, même avant l'âge officiel du plein apprentissage de la lecture, je lisais absolument TOUT ce qui me tombait sous les yeux, ou sous la main, y compris les lettres de la marque du frigo, dont j'avais sûrement eu une prescience de la dimension poétique (donc) de ses basses températures.
C'est donc parce que  vous êtes peut-être passés à côté de merveilles et autres plaisirs que je m'en vais vous conter de ce pas, dans une sorte de voyage au pays des étiquettes (ou : la péremption,comment ça marche ?), ce que j'ai découvert. 
Sans être péremptoire, la péremption, c'est - vous le savez bien - le fameux "à consommer avant" ou "jusqu'à"... mais plutôt "avant", amis du marketing, bonjour, et merci de nous mettre la pression, y compris sur la petite bouteille de tabasco et autres canailleries au piment  qui, question périssable, ne craignent pas grand-chose. Car, avouons-le, un amateur - même moyen- de piment achètera dans sa vie de mangeur de piment combien de bouteilles, hein ? Allez, pas des tonnes, et en plus c'est même pas vendu en packs de 12. Parce qu'alors, si c'est plus, il risque de se faire coffrer comme trafiquant.
Selon le produit, c'est bien connu, l'emballage change. Mais ce sera bien la seule chose.
Car il y a des constantes. Jugez-en.
Je prends mon pot de moutarde, au hasard dans le placard à provisions, et, pour monter une vraie expérimentation scientifiquement valide, n'importe lequel dans le pack de 12. J'avais une idée avec l'opercule fraîcheur, la capsule jaune, vous voyez. Eh bien, que lis-je ? "à consommer de préférence avant la date indiquée sur le sceau de garantie". J'ai bien fait de le lire avant car d'habitude le sceau de garantie il est direct poubelle après ouverture et adieu la péremption. J'ai donc ouvert un petit calepin et j'ai noté le renseignement pour ce pot (type verre à moutarde, rangé en haut à gauche de la 2e étagère, côté droit , le jour de l'observation) cette fameuse date, pour anticiper sur la connerie inévitable du sauvage qui ouvrira ce pot en saccageant le sceau de garantie.
Poursuivant mon enquête, et tirant de plus belle sur ma pipe, tel un commissaire Maigret dubitatif mais pugnace, j'empoignais une conserve au hasard et je lus : "à consommer avant voir date sur l'un des fonds de la boîte". Ce qui renforça mon air interrogatif. Le fond, oui mais lequel ? Intérieur ? Extérieur ? Haut ? Bas ? De quoi rester songeur, même si les boîtes dans leur grande bonté n'ont que DEUX fonds.
Je redoutais de découvrir bientôt une mention du genre " à consommer de préférence avant d'avoir ouvert", si ce n'est " à consommer de préférence avant solution dans notre prochain numéro".
Persévérant, je trouvai ensuite un " à consommer de préférence avant voir date figurant sur emballage".
Euh, ça tombe bien, je viens de tout verser le contenu dans un saladier, j'ai déjà balancé le reste. Enquête dans la poubelle, bref, je vous passe les détails, le marc de café, le gras du poulet... et puis ils pourraient pas causer français non ? Z'avez vu la tournure des phrases ? La syntaxe, MERDE !
J'ai aimé "à consommer de préférence avant voir ci-contre", ce qui nous mettait exactement à trois millimètres sur la droite et je me demande encore pourquoi ils ne l'ont pas écrit directement avant ci-contre.
C'était du poivre, peut-être que ça a un rapport ?
Je n'insisterai pas non plus sur une délicate formule " à consommer avant (jour) (mois) (année)date limite d'utilisation optimale ", écrit sur le rabat d'une boîte de céréales, rabat que l'on explose complet en ouvrant, vous l'auriez parié, car en plus ils ont raté l'oscar de l'emballage...
Non, j'ai une petite faiblesse, pour "à consommer de préférence avant voir au dos" avec ses variantes "voir sur le côté" (ça doit être de profil ) ou encore "voir au dos du paquet" ce qui constitue une précision d'expert entomologiste indispensable, car j'étais déjà parti chercher dans le dictionnaire...
Instructif, un peu inattendu, j'ai appris des choses ... Bref, ce petit périple du genre " envoyé spécial chez moi", bonjour je vous parle en direct de mon  placard à provisions valait le (petit) détour.
Même si j'aurais aimé lire une petite formule du genre "à consommer avant le cachet de la poste faisant foi... dans le dos". 

Allez, ce sera pour une autre fois.

mercredi 26 juin 2013

ignoble

Quand j’entends l’abjection des propos de l’aubergiste poissonnière du parti qui serait désormais « fréquentable » en ces temps de crise, je me sens planté dans une trame de territoires mentaux, terrestres, géographiques, au cœur de mes abreuvoirs à racines, celles qui m’ont été données, d’autres dont je me suis emparé, nourricières, elles alimentent mon passé et changent mon futur, c’est sans surprise et intensément que tout à la fois, tour à tour, en permanence, je me sens Niçois d’Alger ou Espagnol du Jura, Franc-comtois de Nantes comme Argentin de Londres, Italien du Maghreb, bronzé de Stockholm, Irlandais de Vincennes de Dijon, Toulousain de Norvège ou bien Parisien de Barcelone, c’est-à-dire, ai-je besoin de préciser ? Français.

Et je t’emmerde, l'aubergiste.