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vendredi 2 novembre 2012

Artiste sous le joug d'une justice intégriste

Le chanteur et guitariste polonais Adam Darski (alias Nergal) risque deux ans de prison pour avoir, lors d'un spectacle de son groupe Behemoth, déchiré une bible en le qualifiant de «livre plein de mensonges». Il avait aussi qualifié le christianisme de «culte le plus meurtrier de la planète». Ces gestes avaient eu lieu lors d'un spectacle du groupe, en 2007 à Gdynia en Pologne.

Adam Darski avait déjà subi un procès pour atteinte aux préceptes religieux en 2011 et il avait été acquitté. La Cour suprême polonaise a statué qu'il y avait peut-être eu un crime qui fut commis et cela a entrainé le retour en cour de l'artiste. Celui-ci risque deux ans de prison (peine maximale). Il reviendra à la Cour du district de Gdansk de statuer sur la culpabilité ou la non culpabilité de ce dernier.

Cette cause démontre la main mise qu'ont les extrémistes chrétiens sur la justice et la politique en Pologne. C'est à se demander si ce pays ne vit pas encore au Moyen-Âge ! Si cet artiste est reconnu, ce sera donc la preuve que l'Église catholique polonaise peut se permettre d’enfreindre la liberté d'expression dans ce pays. Ce serait un recul très grave ! Car l'extrémisme religieux et la liberté n'ont jamais fait bon ménage !

mardi 29 mai 2012

Courir après le trouble

Est-ce que la couronne est consciente de ce qui risque de se produire si Gabriel-Nadeau Dubois, le co porte-parole de la CLASSE est emprisonné ? Le climat social au Québec ressemble déjà à une poudrière. J'ai comme l'impression que ça prendrait pas grand chose pour l'enflammer davantage. Ce procès est plus politique que judiciaire, considérant que les cours du plaignant Jean-François Morasse (un étudiant en arts visuels à l'Université Laval) n'ont même été bloqués par des lignes de piquetage dures, après qu'il ait obtenu son injonction.

La couronne a exigé que Gabriel Nadeau-Dubois subisse une peine de prison s'il est reconnu coupable d'outrage au tribunal. Est-ce que le (ou la) procureur(e) se souvient de ce qui s'est passé en 1972 lorsque les chefs syndicaux furent emprisonnnés ? Le gouvernement et le système de justice québécois courent après le trouble en ce moment. Avec tout ce qui s'est passé depuis le début du conflit entre les étudiant(e)s et le gouvernement; il me semble qu'exiger une peine aussi brutale pourrait avoir de graves conséquences.

samedi 21 avril 2012

La justice n'est pas réservée qu'aux scabs

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C'est rare que le système judiciaire est de notre bord. Depuis quelques semaines, des juges proclament des injonctions pour détourner les lignes de piquetage. Les manifestant-e-s se font remettre des tickets pour avoir "obstrué la voie publique", en flagrante opposition aux principes défendus par les chartes des droits.

Et si le système pouvait être utilisé par nous aussi?

vendredi 23 décembre 2011

L'Église s'en criss des victimes !

Selon l'abbé Raymond Gravel, les hommes et les femmes ayant été abusé(e)s sexuellement dans leur enfance (par des prêtres) ne sont pas des victimes. Lorsque ces personnes décident de briser le silence et de faire payer l'Église catholique pour ces crimes, à ses yeux, ces dernières deviennent carrément des prostituées. Vous avez bien lu.

Depuis que la Congrégation de Sainte-Croix s'est engagée à verser de 10 000 $ à 250 000 $ aux victimes d'abus sexuels dans ses trois écoles de Montréal, Pohénégamook et Saint-Césaire, Raymond Gravel est furieux. [...] Il réitère en entrevue ses accusations à l'égard des avocats qui ont transformé les victimes «en prostitués» en leur faisant miroiter de l'argent. Par-dessus tout, il appréhende un courant «antireligion» au Québec. «Cette entente va faire jurisprudence. Toutes les communautés religieuses vont être poursuivies, et on va les mettre en faillite», dit-il.

Nul besoin d'avoir un BAC pour comprendre que pour ce prêtre, la réputation et la survie de l'Église catholique est de loin + importante, que justice soit rendue à des personnes qui furent violées dans leur enfance, par des prêtres et autres hommes d'Église. Le fait qu'il mette beaucoup plus d'énergie à s'en prendre aux victimes qu'à dénoncer les abus sexuels commis par des prêtres pédophiles, illustre parfaitement qu'il en a rien à foutre des séquelles causées aux victimes.

Je suis assez lucide pour savoir que l'Église catholique préfère protéger ses agresseurs; mais de constater qu'un prêtre (que je croyais être un tant soit peu progressiste) banalise autant les dures conséquences découlant d'abus sexuels, m'a fait l'effet d'une douche froide.

Mais en même temps; cela dévoile (une fois de plus) le véritable visage de cette institution liberticide, pourrie jusqu'à l'os, corrompue, misogyne et j'en passe. Cette maudite église préfère servir les intérêts d'agresseurs sexuels, de pédophiles et j'en passe. Je serais la première à sourire si je vois l'émergence d'un courant anti-religion au Québec. Tant mieux si elle en subit les conséquences; c'est tout ce qu'elle mérite !

Source de la citation: http://www.ledevoir.com/societe/justice/338952/victimes-ou-prostitues

jeudi 18 février 2010

Pensions alimentaires: une étudiante a gain de cause

Depuis des années, des étudiantes et des étudiants luttent pour que la Loi de l'aide financière n'admette plus la pension alimentaire comme un revenu du parent qui a la garde majoritaire. La pension alimentaire, c'est un revenu calculé pour les besoins de l'enfant, pas pour l'ex-conjoint ou l'ex-conjointe. Une étudiante est allée jusqu'en justice pour faire valoir ses droits afin que sa (sic) pension alimentaire ne soit plus considéré comme un revenu pour le régime de prêts et bourses. Sa prétendue pension alimentaire, c'est de l'argent pour son enfant, qu'elle encaisse en son nom puisqu'elle est tutrice. Ce n'est pas pour ses besoins à elle. Il y a là une nette différence!

La Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) a aujourd'hui publié un communiqué pour annoncer que l'étudiante en question avait eu gain de cause. La Cour d'appel a rejeté l'appel du gouvernement dans cette cause. Bien sûr, il ne fallait pas s'attendre à ce que l'État consente à reconnaître qu'il vole les étudiantes et les étudiantes depuis des années; il a donc fait appel une première fois. D'après la FAFMRQ, c'est probablement 9 millions que le gouvernement va devoir rembourser aux victimes de cette mesure si recours collectif il y a là. 9 millions de $ que des étudiantes et étudiants ont dû sacrifier pour que leurs enfants n'en souffrent pas. Et ça, c'est sans compter le prix de l'endettement et de l'abandon des retours aux études.

Que justice soit faite! L'éducation est un droit, pas un privilège. Forçons le gouvernement à changer les lois.

samedi 28 novembre 2009

Règlement à l'amiable dans l'affaire Castagnetta

Selon Le Soleil, les autorités auraient acceptés un règlement à l'amiable dans l'affaire Castagnetta (cet homme qui était décédé dans une cellule du Palais de Justice de Québec après avoir reçu cinq décharges de Taser la veille). La famille poursuivait pour quelques 772 835,71 $, l'article ne dit pas combien ils ont reçu.

N'empêche, si les autorités acceptent un réglement à l'amiable, c'est donc qu'elles reconnaissent par la bande que quelque chose ne tournait pas rond dans toute cette affaire, non?

On peut également se demander si les choses se seraient terminées ainsi si, au lieu d'être issu d'une famille aimante, persévérante et doté de moyens financiers importants, Claudio Castagnetta avait été de la même classe sociale que la plupart des victimes de la police dans Saint-Roch... Poser la question c'est y répondre.

(Source)

mardi 22 septembre 2009

Vous avez dit justice? (bis)

En décembre 2008, la Commission des relations de travail avait statué que Quebecor avait employé des scabs pour continuer de publier le Journal de Québec alors que les employé-e-s légitimes étaient en lock-out. C'était pour un peu tout le monde le bon sens même. ...Sauf pour la Cour supérieure du Québec qui vient de statuer le contraire et a blanchi le Journal de Québec.

Décidément, les syndicats ont trop de pouvoir au Québec...

Petit baume sur le coeur des syndiqué-es, la Tribune de la presse de Québec a statué en assemblée générale qu'elle refusera dorénavant d'accréditer des journalistes de remplacement lors d'un conflit de travail. C'est purement symbolique mais quand même.

lundi 21 septembre 2009

Vous avez dit justice?

ImageLe verdict est tombé vendredi: le syndicat des salarié-es d’entretien du RTC (CSN) négocie de mauvaise foi selon la Commission des relations de travail. La Commission ordonne au syndicat de reprendre les pourparlers « avec diligence » en ne posant aucun préalable à la négociation.

Selon la CRT, le syndicat poserait comme condition préalable aux discussions qui ont cours depuis l’annonce de la construction du nouveau garage, que l’employeur laisse tomber sa demande de fusionner les postes qui y sont prévus. « Nous sommes en total désaccord avec plusieurs éléments de la décision de la commissaire Myriam Bédard et nous étudierons toutes les avenues qui s’offrent à nous », a indiqué le président du syndicat, André Carmichael, dans un communiqué.

Pour le syndicat, c’est plutôt l’employeur qui fait preuve d’intransigeance dans cette négociation en refusant de discuter de son projet de revoir l’organisation du travail, entre autres par la fusion des postes.

Mauvaise foi? Préalable à la négociation? Mais qu'exigent donc les syndiqués? Tout simplement le respect de leur convention collective! Le message des commissaires est simple: laissez vos patrons vous manger la laine sur le dos sans dire un mot. Vous avez dit justice?