350.org réagit à la décision historique contre TotalEnergies
Représentants et représentantes de Notre Affaire à Tous, Sherpa, France Nature Environnement et de la ville de Paris devant le tribunal judiciaire de Paris à l’occasion de l’audience du 19 février 2026/ Crédit: Rémy El Sibaïe
En réponse à la décision historique rendue aujourd’hui par le tribunal judiciaire de Paris, reconnaissant que TotalEnergies a manqué à ses obligations en matière de devoir de vigilance, sur le volet climatique :
Fanny Petitbon, Responsable France pour l’ONG 350.org :
« Alors que l’Europe suffoque sous une vague de chaleur sans précédent, cette décision historique contre TotalEnergies envoie un message fort : les multinationales fossiles ne peuvent plus se soustraire à leur responsabilité pour les dommages climatiques qu’elles causent. Le tribunal a clairement établi que TotalEnergies doit rendre des comptes non seulement sur les émissions issues de ses propres activités, mais aussi sur la pollution générée par la combustion de ses produits pétroliers et gaziers par d’autres parties prenantes.
Pendant des décennies, les compagnies pétrolières ont tenté de se défausser de leurs responsabilités et de faire porter le chapeau aux consommateurs, tout en continuant à développer leur production d’hydrocarbures et à engranger des bénéfices records. Le tribunal a fermement rejeté cet argument. Dans la lignée des récentes décisions rendues contre Shell, ENI et RWE, ce jugement est une nouvelle victoire pour obliger les pollueurs à répondre de leur rôle dans la crise climatique. »
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Notes à l’attention des rédactions :
Dans sa décision, le tribunal judiciaire de Paris a jugé que le devoir de vigilance de TotalEnergies s’étend aux émissions générées par l’utilisation de ses produits pétroliers et gaziers (émissions de scope 3), lesquelles représentent près de 90 % de l’empreinte carbone totale de l’entreprise. Le tribunal a ordonné à TotalEnergies de réviser son plan de vigilance climatique dans un délai de six mois et d’y inclure des mesures appropriées pour réduire ces émissions. En cas de non-respect, l’entreprise pourrait à nouveau être reconnue responsable et s’exposer à de nouvelles condamnations.