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Je t’aime, finis-je par dire tout bas, et il me serra plus fort. — Je t'aime depuis le tout premier moment où j'ai posé les yeux sur toi, ma douce, répondit-il doucement, et je levai les yeux pour rencontrer les siens. Ils étaient remplis d'amour et d'adoration. Il pensait chaque mot qu’il avait prononcé. Je me sentis si légère ; il avait chassé tous mes soucis et mon stress. La seule chose qui comptait, c'était nous deux. À cet instant précis, rien d'autre n'avait d'importance. Juste nous et notre destin de ne faire qu’un. Je l'avais d'abord rejeté. Je ne voulais pas accepter son pouvoir sur moi, mais au fil du temps, il avait conquis mon corps, puis mon esprit et enfin mon cœur. Je pressai timidement mes lèvres contre les siennes et l'embrassai. Sa paume enveloppa l'arrière de ma tête, prenant légèrement le contrôle. Il était tendre et je me délectai de ce moment parfait. — Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? demandai-je d'une voix chevrotante en me collant contre lui pour essayer d'arrêter le tremblement de mes jambes. — As-tu réussi, petite compagne ? As-tu pu recueillir assez d'informations sur les activités scientifiques du gouvernement ? Je me tournai vers lui, étonnée qu’il me pose la question.
Afficher en entierIl me regardait d'un air attentif, et on sentait qu'il avait l'habitude d'être obéi. Plus encore, il attendait que je lui obéisse. Je savais qui il était. Il était l’alpha, et il m’avait trouvée. J’avais été naïve de croire que je pourrais m’échapper
Afficher en entier« — Tous les bêtas sont connectés. Il y a une énergie dont nous nous nourrissons dans les arbres, dans l'eau, dans l'air que nous respirons. Elle nous lie ensemble comme un seul homme et quand notre alpha s'éveille, nous répondons. Il nous appelle et il appelle sa compagne. Nous entendons cet appel quoi qu'il arrive. »
Afficher en entierIl n'était pas moins majestueux sous sa forme humaine qu'il ne l'était sous sa forme de loup. Un parfait spécimen d'homme, il mesurait plus d'un mètre quatre-vingt et avait des muscles particulièrement bien dessinés. Ses biceps étaient gros, et je me demandai machinalement si je pourrais les entourer
Afficher en entierSon pelage était noir intense et moucheté de gris et de blanc, ce qui le rendait encore plus magnifique et extrêmement dangereux. Il était beaucoup plus imposant que les autres, si bien que lorsqu'il était assis, il était plus grand et certainement plus fort que moi. Si je me mettais à côté de lui
Afficher en entierLa première chose que je remarquai fut ses iris, qui n'avaient rien à voir avec ceux des bêtas aux yeux jaunes que j'avais rencontrés auparavant. Ils étaient d'un bleu glacier brillant qui me rappelait certaines des eaux les plus bleues de l'océan, multifacettes et scintillants comme des pierres précieuses
Afficher en entierJe m'assis sur mes pattes et me léchai les lèvres. J'attendis qu'elle prenne le virage, avançant lentement dans la forêt comme si elle ne se souciait de rien, comme si elle ne savait pas que je venais la chercher. Peut-être qu'elle le savait ou peut-être pas. Elle pensait peut-être qu'elle était en sécurité.
Elle ne l'était pas. Pas face à moi. Elle ne serait plus jamais à l'abri de moi.
Elle finit par lever les yeux et s'arrêta brusquement, poussant un soupir de panique en me voyant. Ses doigts s'agrippèrent à sa poitrine et elle gémit si doucement que ce fut presque imperceptible, mais je l'entendis quand même.
Je l'avais trouvée, et elle était désormais à moi.
Ma promise.
La perfection.
Des iris d'un vert intense me regardaient avec étonnement, mouchetés d'or et de noisette autour de ses pupilles humaines sombres. Un petit nez et un menton pointu lui donnaient un air délicat. Ses pommettes étaient rougies à cause de l'effort de la randonnée, ce qui ne faisait qu'accentuer sa beauté. Des ondulations acajou, souples et élégantes, tombaient jusqu’à sa taille, et j'avais envie de passer mes doigts dans chaque mèche. J'avais envie de la serrer fort, de rapprocher ses lèvres des miennes, et de l'embrasser comme elle devait l'être. J'avais envie de faire beaucoup d'autres choses, mais aucune d'entre elles ne l'impliquait entièrement habillée.
Afficher en entierLa clairière fut soudain envahie d'humains plutôt que de loups. Des voix retentirent tout autour de nous, et je vis Dawn se détendre à vue d'œil.
— Ce n’est pas si mal d’être toute nue quand tout le monde l’est aussi, me chuchota-t-elle à l’oreille.
Je m’esclaffai avant de lui donner une claque sur les fesses. Elle poussa un petit cri de surprise.
— Peut-être, mais tu es la seule à avoir les fesses rouges et striées, n’est-ce pas ? rétorquai-je, ce qui la fit rougir davantage.
— Oui, alpha, répondit-elle timidement, sa voix baissant de plusieurs décibels.
Afficher en entier— Accepterais-tu de m'embrasser ? tentai-je, d'une voix si basse qu’il ne m’entendrait sûrement pas.
Il prit hardiment mon menton dans ses doigts, caressa ma lèvre inférieure avec son pouce, puis m’entraîna dans un baiser qui était si doux qu’il me laissa pantoise. Il était tendre, mais si intense que j’eus l’impression que mon cœur allait sortir de ma poitrine. Mon souffle se confondait avec le sien, et à cet instant, nous ne formions qu’un. Lorsque ses lèvres quittèrent les miennes, je pris une bouffée d'air et levai les yeux pour rencontrer les siens.
J’étais nue dans ses bras. Il avait bouleversé mon monde en quelques heures, mais en regardant ces iris bleus limpides, je vis autre chose. Je vis mon avenir à ses côtés. J'eus la chair de poule, une sensation que je n'avais jamais connue auparavant. C'était magique, une attraction enchantée entre nous que je ne pouvais plus nier. C'était comme si la terre sous nos pieds nous poussait à ne faire qu'un.
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