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Armadale

Livre


Description ajoutée par goretti 2012-12-31T17:53:56+01:00
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Résumé

Selon Borges et Henry James, sur ce point d'accord, s'il fallait se résoudre à ne lire qu'un seul livre de Collins – ce qui est en soi une contrainte insupportable – il faudrait que ce soit Armadale : car ces 800 pages foisonnantes embrassent à peu près tous les registres où se complaît d'ordinaire l'écrivain, humour bien noir compris. Un livre dont l'unique but, prévenons tout de suite l'innocent lecteur, est d'égarer celui qui aura eu l'imprudence de l'ouvrir. Résumons : Tous deux s'appellent Allan Armadale : l'un est tout ce que l'autre n'est pas ; l'un sait, surtout, ce que l'autre ne sait pas – et l'un des deux, semble-t-il, est de trop sur cette terre. A partir du thème éternel de la rivalité entre Caïn et Abel (amour et haine confondus), Wilkie Collins brode une intrigue au fil de laquelle le lecteur est convié à toutes les conjectures, c'est-à-dire à tous les égarements : 800 pages de déambulation à l'intérieur d'un labyrinthe où les personnages et le destin rivalisent d'imagination – et de perversité –, 800 pages de machinations, de complots et de mensonges, au terme desquelles, délicieusement mis à mal, nous espérons malgré tout découvrir ce qu'il est convenu d'appeler la vérité. Conclusion de Henry James : « Il introduit dans l'espace romanesque le plus mystérieux des mystères : celui qui se cache derrière nos portes. » Passage en collection « Libretto » d'Armadale, selon Borges le plus grand roman de Wilkie Collins (l'inventeur du thriller). 800 pages de frissons et d'égarements garantis. Selon Michel Le Bris, préfacier enthousiaste de l'ouvrage : « L'indécence au service du suspense

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Classement en biblio - 13 lecteurs

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extrait

Extrait ajouté par fanfan50 2014-03-25T09:18:18+01:00
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A l'époque où je m'occupais d'affaires criminelles, il a fait partie de mes attributions de prendre des notes, pour la défense de femmes accusées, de la bouche des coupables elles-mêmes. J'ai appris avec le temps à observer, surtout parmi celles qui étaient particulièrement perverses et incontestablement coupables, un point sur lequel elles se ressemblaient toutes : grandes et petites, vieilles et jeunes, belles et laides, elles possédaient toutes un don de dissimulation que rien ne pouvait ébranler. A la surface, elles étaient aussi différentes que possible : les unes jouaient l'indignation, d'autres se noyaient dans leurs larmes ; celles-ci étaient remplies de pieuse confiance et celles-là avaient résolu de se suicider avant que la nuit fût venue. Mais vous n'aviez qu'à poser le doigt sur le point faible de leur histoire, et la colère, les larmes, la piété ou le désespoir cessaient immédiatement ; alors se révélait la véritable femme, en pleine possession de toutes ses ressources, chacune munie de son petit mensonge bien construit, s'adaptant exactement aux circonstances. Miss Gwilt a versé des larmes, monsieur, des larmes qui lui seyaient à merveille et ne rougissaient point son nez, et j'ai mis brusquement mon doigt sur le point faible de son récit. Aussitôt le mouchoir qui cachait ses beaux yeux s'est écarté, et j'ai vu la vraie femme avec le joli petit mensonge attendu. Je me suis senti rajeuni de vingt ans, monsieur Armadale, et j'ai cru me revoir dans la prison de Newgate, avec mon carnet dans la main, prenant mes instructions pour la défense !

- Il ne vous reste plus qu'une chose à dire, monsieur Pedgift, cria Allan avec colère : c'est que Miss Gwilt a été en prison !

Pedgift senior prit avec calme sa tabatière et sortit la réponse qu'il tenait toute prête :

- Elle peut avoir grandement mérité la prison, monsieur Armadale ; mais dans les temps où nous vivons, il y a une excellente raison pour qu'elle n'ait jamais connu aucun endroit de cette sorte. Une prison,alors que notre opinion publique est si sensible, pour une femme aussi charmante que Miss Gwilt ! Mon cher monsieur, si elle avait essayé d'assassiner vous ou moi, et si un juge et un jury inhumains avaient décidé de l'envoyer en prison, le premier soin de la société moderne eût été de l'empêcher d'y aller ; et, si cela n'avait pu se faire, on se fût empressé de l'en laisser sortir aussitôt que possible. Ouvrez votre journal, monsieur Armadale, et vous trouverez que nous vivons dans une époque bénie pour les moutons noirs de notre société, pourvu qu'ils soient assez noirs. (p. 425 & 426)

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Maeva-108 2025-07-27T12:03:48+02:00
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Pas apprécié

L'auteur nous noie sous une description interminable des moindres faits et gestes et des pensées des personnages pour cacher le vide et l'absurdité de son intrigue. Ca part super bien, avec deux pères ennemis dont l'un a fini par tuer l'autre, et on nous promet deux fils qui risquent de s'entretuer de la même façon, tout ça pour au final s'embarquer dans des intrigues de mariage de d'héritage avec deux personnages féminins sans intérêt qui vont prendre toute la place. Tout l'aspect dramatique s'est envolé, toute la tension a disparu, et on tombe dans un mélo digne de nos petites séries télé actuelles. D'ailleurs, ce livre avait d'abord été publié sous la forme de feuilleton à son époque. Même l'intrigue sentimentale qui arrive dans la seconde partie est gâchée. Quelle déception !

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Commentaire ajouté par dianelangevin 2015-01-08T20:55:20+01:00
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Or

Très bon roman. J'aime bien l'Angleterre du 19 iëme siècle.et ce roman décrit bien l'atmosphère de cette époque.

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Commentaire ajouté par Mondaye 2013-08-28T08:59:11+02:00
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Diamant

Brrr... Un livre au suspense... On se sent piégée, enfermé, incapable de détacher ses yeux des pages qui tournent, tournent, apportant toujours plus d'angoisse.

Un résumé qui ne permet pas de se faire une idée de l'histoire.

Donc je vais faire le miens, peut-être pas grandiose, mais plus suggestif.

Dans une station thermale en Italie, un homme, un anglais, arrive mourant, et réclame un compatriote. Il souhaite que celui-ci termine pour lui une lettre qu'une paralysie l'affectant a empêché de poser entièrement par écrit. Dans cette lettre terrible, il confesse à son enfant, âgé d'un an, à ouvrir à sa majorité, son crime. Il a tué l'homme qui, s'emparant de son identité, à épousé la femme qu'il aimait, et ce crime lui seul le sait. Dans cette lettre enfin, il ordonne à son fils de ne jamais, jamais rencontrer le fils de cet homme, de mettre des lieux des montagnes entre eux deux, car s'ils venaient à se rencontrer, il pressent un malheur. Cet homme, comme son fils comme lui-même et comme l'homme qu'il a tué porte le nom d’Alan Armadale.

20 ans plus tard, l'histoire commence...

Participant autant que le suspense au charme du livre, on trouve aussi cet humour noir, et ces personnages saisissants qui peuples l'œuvre de Wilkie Collins, dont celui de Miss Gwilt... que l'on craint et plaint, que l'on ne peut haïr totalement.

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Dates de sortie

Armadale

  • France : 1996-02-09 (Français)
  • France : 2000-09-08 - Poche (Français)

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