Jack Vance
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Troisième volet des aventures d'Adam Reith qui cherche toujours à quitter Tschaï. Dans cette histoire parmi la sauvagerie des Dirdir davantage d'action et d'aventures qui rapprochent - on l'espère - notre héros de la fin.
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Ah Mazette ! Avec une telle couverture, je n’ai pas pu résister.
Jack Vance nous propose ici une trilogie nous contant les aventures mouvementées d’Etzwane sur la planète Durdane. Sa vie épousera un moment important de l’histoire de son peuple.
Durdane a été colonisée par les Terriens des milliers d’années plus tôt. Leurs lointains descendants ont été coupés de leur planète mère, ont perdu presque toute la technologie du futur, se déplacent dans les airs en ballon ou sur terre sur des bœufs, et ont donné naissance des sociétés diverses dans les cantons du Shant, la grande île de la planète.
Les cantons autonomes sont dominés par l’Anome, à savoir l’Homme Sans Visage du titre du premier roman, que personne ne connaît et qui est craint… grâce aux torques, ce collier circulaire inamovible que porte tout adulte. À l’adolescence, chacun reçoit son torque dont les couleurs codées vous lient à jamais à un canton ou un corps de métier. Vous devez suivre les lois de ce canton ou de ce corps de métier. Si vous les enfreignez, la sentence est irrévocable : vous perdez littéralement la tête. L’Anome y veille. Tant pis si les lois sont radicalement différentes entre les cantons, si certaines sont iniques (notamment tout ce qui concerne l’indenture, à savoir le servage) quand d’autres lois sont absurdes. L’Anome s’assure de la stabilité des sociétés du Shant par le respect des lois.
Etzwane est né dans le canton des Chilites, une secte affreusement misogyne. Les mâles sont préparés à devenir des Garçons Purs qui consacreront leur vie à la religion, tandis que les femmes travailleront durement et seront méprisées. Mais Etzwane, qui à ce moment de l’histoire n’a pas encore choisi son nom et est appelé Mur, est un enfant très proche de sa mère. Son tempérament l’emmènera vers des chemins opposés à celui tracé pour lui. Il va partir, explorer Durdane — et le lecteur avec lui — vivre maintes péripéties et connaître un destin hors du commun.
Avec ces quelques lignes, je vous dévoile très peu de cette trilogie, uniquement les premiers chapitres, pour éviter tout divulgâchage et laisser au lecteur le plaisir de la découverte.
Évidemment, avec Jack Vance, le dépaysement est assuré. Sa capacité à créer des mondes exotiques est exemplaire. Le lecteur en recherche d’évasion ne sera pas déçu.
Après L’Homme Sans Visage vient le deuxième roman : Les Paladins de la Liberté, où Etzwane approfondit sa connaissance des diverses sociétés, tout en menant son combat contre ceux qu’il considère comme un danger pour les habitants du Shant. L’auteur en profite pour explorer des thématiques plus politiques et sociologiques. SI le premier tome critiquait les religions radicales, ici Jack Vance accentue sa réprobation des sociétés traditionnelles en vase clos qui négligent les intérêts et le bien-être des individus. Après la peinture dans L’Homme Sans Visage de la soumission forcée à des lois injustes sous prétexte de stabilité, apparaît dans Les Paladins de la Liberté le tableau d’un intérêt général qui se heurte aux cantons égoïstes, indifférents aux sorts des autres. Mais l’auteur souligne que d’autres cantons, mus par une culture différente, peuvent embrasser avec cœur le combat d’Etzwane : l’humanité est vaste et contrastée.
Etzwane lui-même n’est pas un héros, mais un simple jeune homme avec ses défauts qui pourrait basculer à tout moment. Il n’est pas toujours sympathique, loin de là, et ses sentiments obscurcissent son jugement. Il se rend compte parfois trop tard de ses erreurs, mais il reste mû l’intérêt général.
Le troisième roman, Asutra !, est un cran en dessous. Il embarque — littéralement-le lecteur ailleurs et Etzwane va découvrir une autre facette de son univers et un danger mortel. Malgré tout, cet opus n’est pas dénué d’intérêt : l’histoire développe des thématiques fortes, comme les diverses réactions face à la domination : le rebelle, le collaborateur, le résigné… J’aurais simplement aimé un peu plus de souffle épique.
En conclusion, une trilogie très dépaysante, riche d’exploration d’univers et d’aventures, mettant en valeur des réflexions de l’auteur fort bien amenées. Peut-être qu’un brin de romanesque se perd au fil des tomes, cependant le premier roman est un incontournable dans la bibliographie de l’auteur, et le deuxième reste très recommandable. Les amateurs de Jack Vance y trouveront sans conteste leur compte.
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J’ai été profondément captivé par ce roman. Les langages de Pao est bien plus qu’une œuvre de science-fiction : c’est une réflexion brillante sur la linguistique, la pensée et le pouvoir. Jack Vance y déploie une imagination foisonnante, mais aussi une intelligence philosophique rare. L’idée que la structure du langage puisse modeler les comportements, les émotions et jusqu’à la destinée d’un peuple est à la fois vertigineuse et d’une modernité saisissante.
Ce qui m’a séduit, c’est la subtilité avec laquelle Vance articule la science-fiction et la réflexion sociologique. Le roman reste passionnant de bout en bout, parce qu’il mêle intrigue politique, aventures exotiques et questionnements anthropologiques, sans jamais perdre son rythme. C’est une lecture prenante, presque hypnotique, où chaque concept devient une aventure intellectuelle.
L’écriture de Vance, élégante et précise, porte ce monde avec une cohérence remarquable. On sent un véritable souffle d’auteur : chaque mot pèse, chaque idée ouvre un horizon. Les langages de Pao est un roman original, ambitieux et profondément marquant, qui pousse à réfléchir sur ce que parler veut dire et sur la puissance des mots dans la formation des sociétés.
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Comme dans toutes les œuvres de Jack Vance, on retrouve ce souci et cette formidable qualité de créer un monde riche, précis et exotique à l'extrême. Ce que je regrette en revanche, c'est que ce roman, à l'inverse des autres récit de J. Vance, s'étend en longueur et n'offre pas de réel aventure à suivre.
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Deuxième tome de la trilogie Alastor par un de mes auteurs SF fétiche, Jack Vance. Comme à son habitude, Jack invente un monde entier avec ses us et coutumes toujours incroyablement invraisemblables. Mais il en sort une cohérence, quelque chose de plausible dans son récit. Il faut donc s’adapter à cette nouvelle façon d’appréhender cet univers, à sa logique et cela peut prendre une bonne partie de cette lecture. C’est une des forces de l’auteur, une imagination sans limite qui peut perdre les lecteurs. Une fois que l’on aperçoit l’éclaircie, alors on peut dire, Jack Vance est très fort.
« Marune : Alastor 933 » est en premier lieu une quête, celle d’un homme qui a perdu sa mémoire et tente de reconstituer toute sa vie. Celui qui ne se rappelle même plus de son nom est pris en charge dès son arrivée au spatioport de Carfaunge dans la constellation d’Alastor. Après des examens médicaux poussés et une enquête sur son origine, il arrive à savoir qu’il vient de la planète Marune. A partir de ce moment, il a plusieurs objectifs, retourner sur sa planète, découvrir qui il est et surtout pourquoi il s’est retrouvé dans cette situation. Mais son passé est-il en adéquation avec ce qu’il est désormais ?
Avec Jack Vance, c’est surtout la découverte d’une univers totalement exotique qui fait une grande partie du plaisir de la lecture. Il développe aussi des personnages particuliers qui évoluent dans des mondes et des relations complexes. Avec sa perte de mémoire, le héros doit retrouver son identité mais aussi se reconstruire de façon morale. Il a perdu tout ce qui faisait de lui l’homme d’avant. La perte totale de mémoire permet-elle d’acquérir une nouvelle façon de voir le monde ?
❓ Que pensez-vous de l’œuvre de Jack Vance ?
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Suldrun était intéressante. Progressiste, pour un livre de cette époque. Mais elle disparaît après les premiers chapitres Spoiler(cliquez pour révéler)condamnée à n'être qu'une héroïne tragique qui donne naissance à un prince (évidemment) puis meurt ; le livre bascule sur une lutte entre hommes de pouvoir (trop proche de l'actualité pour que j'ai envie de le lire autrement qu'en diagonale) et héros solitaire entouré de personnages transparents, avec le retour des femmes "récompenses" dont la contribution à l'histoire est plus que modérée.
Autre problème récurrent sur les vieilles histoires : la magie n'a aucune règle, aucune limite, aucune logique. C'est un prétexte à tout et l'auteur ne la travaille pas comme élément constitutif de son univers.
Je comprends qu'on ait pu écrire ce livre à son époque, mais il est complètement dépassé en termes de style, de scénario et de message aujourd'hui. C'est si difficile de trouver un classique intemporel !
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Enfin la fin de la tétralogie du cycle de Tschaï et l'exploration des mystères des profondeurs de la planète avant de pouvoir la quitter. Le rythme est toujours soutenu et les péripéties variées.
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Jack Vance, une fois n’est pas coutume, a écrit une trilogie de Fantasy se déroulant à la même époque que le mythique Roi Arthur, sur des îles imaginaires aujourd’hui disparues au large de la Bretagne, de l’Angleterre et de l’Irlande. On se doute que l’un des points clés sera de découvrir pourquoi ces « Îles Anciennes » n’existent plus.
À la même époque que le Roi Arthur, donc, ses cousins sont rois ou ducs de plusieurs États sur les Îles Anciennes. Casmir, roi de Lyonesse, attend l’accouchement de sa femme. C’est une fille qui naît : Suldrun. Casmir est mécontent car il voulait un fils. La reine est mécontente car le roi est mécontent. Suldrun grandit en princesse délaissée par ses parents et proche de sa nourrice qui lui apporte l’affection dont la petite fille a besoin. Elle découvre un jardin abandonné et florissant aux pieds des remparts, jardin qui deviendra son refuge enchanteur. Sa vie prendra un tournant quand elle sauvera sur la plage Aillas, prince naufragé victime d’une tentative de meurtre.
Suldrun, réfléchie et solitaire, n’est qu’un des protagonistes de cette saga où une profusion de personnages apparaissent au fil des pages. Plusieurs intrigues se jouent en parallèle, mêlant trahisons, inconscience ou destin implacable.
Jack Vance a inventé un monde où les inspirations sont nombreuses. Pour commencer, si nous sommes dans une légende (non) arthurienne fantasmée, les constructions et costumes sont franchement médiévaux donc postérieurs à l’époque historique théorique (tout début du Moyen Âge). L’auteur s’éloigne rapidement et sciemment de toute plausibilité en mettant en scène des magiciens, des sorciers maléfiques, des fées joyeuses ou cruelles, et quantité de créatures dangereuses ou indifférentes au sort des hommes. Jack Vance s’en est donné à cœur joie et s’est plu à multiplier les sous-intrigues et les détours, parfois comiques, parfois tragiques. Ça foisonne beaucoup et le lecteur doit de temps en temps raccrocher les wagons.
Les intrigues principales retracent la vie de Suldrun et d’Aillas, les conflits entre rois qui lorgnent les terres de leurs voisins, et les manigances des magiciens qui sont désunis. Sans oublier le Grand Méchant de l’histoire qui manipule son amant cruel. Une paire perfide.
À noter que ce roman, assez tardif dans la carrière de Jack Vance, offre des personnages féminins de premier plan et qui ne sont pas des faire-valoir, ce qui change agréablement des premiers romans de l’auteur. Suldrun, bien évidemment, qui n’est pas une héroïne au sens habituel du mot mais elle est déterminée, dans l’ombre des grands de ce monde. Sans divulgâcher son destin, son héritage aura un impact fort sur la suite. Mais citons aussi la très jeune Glyneth, qui aidera le petit Dhrun sur les chemins périlleux des Îles Anciennes.
À vrai dire, la liste des personnages et des arcs narratifs est longue, et parfois prétexte à explorer l’univers : les Skas esclavagistes, le naïf roi enfant, le roi fou qui se prend pour un oiseau, la ville enchanteresse de la sorcière belle et distante, les royaumes des fées, les forteresses des montagnes, les auberges bondées, les foires où se retrouvent les créatures magiques, les prisons, la mer, et j’en passe. L’auteur a voulu offrir une fresque avec ses péripéties, sa succession d’héroïsme et de tragédies, ses instants intimes et ses quelques farces comiques.
L’épilogue nous fait miroiter les faits saillants du tome suivant et nous appâte immédiatement. Sacré Jack Vance.
lien blog : https://feygirl.home.blog/2026/04/30/le-jardin-de-suldrun-le-cycle-de-lyonesse-tome-1-de-jack-vance/
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Presque un coup de cœur pour ce troisième tome de la trilogie Alastor de Jack Vance. J’ai retrouvé tout ce qui fait le charme de cet auteur, une imagination débordante, du rythme, une très bonne intrigue et un très bon final. La qualité de ce troisième opus c’est aussi un monde plus facile à appréhender que les précédents, mais Jack Vance s’attache aussi à décrire les coutumes toujours plus incroyables des mondes qu’il invente. C’est à regret que la saga se termine car il restait tellement de planète à explorer dans la galaxie Alastor.
Après plusieurs années de service dans l’armée interstellaire d’Alastor, Glinnes apprend que son père est malheureusement décédé sur sa planète natale Trullion. Il démissionne de l’armée pour retrouver une vie plus paisible auprès de sa mère et de ses frères. Pourtant, son retour va lui réserver de mauvaises surprises entre une famille pas forcément ravie de le voir revenir, des pirates de l’espace, les fanatiques d’une secte, des matchs de « hussade » violents et quelques amours compromis.
Plus que de la science-fiction, les récits de Jack Vance sont de véritables livres d’aventures dans des mondes que seuls cet auteur sait déployer. Les dialogues sont souvent des joutes verbales et ils sont particulièrement importants par leur finesse et leur esprit. Il me reste encore bien des choses à découvrir de cet auteur particulièrement prolifique. Et parfois même à redécouvrir comme la saga de Cugel l’astucieux qui me fait de l’œil après une lecture qui date facilement de 30 ans.
❓ Quel est votre livre préféré de Jack Vance ?
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La vie nous apporte parfois de petites déceptions tout comme en lecture. Jack Vance, auteur connu et reconnu faisait partie des auteurs que je souhaitais découvrir et au hasard j'ai pioché La geste des Princes Démons.
Kerth Gersen a vu son village et sa famille se faire décimer ou enlever en esclavage par une flottille commandée par un Prince Démon. Encore enfant il n'a plus que son grand-père pour l'élever et ce dernier considère que la vengeance n'est pas un plat qui se mange froid mais gelé. Le petit Kerth est donc entraîné pour un seul objectif, écraser en bouillie cet ennemi haï.
Lorsqu'il arrive par un tour de passe-passe à récupérer un vaisseau convoité, minutieusement il prépare son piège. Alors est-ce que c'est le moment pour draguer une jolie secrétaire et l'installer bien visible au milieu de sa toile ? Mais bon pauvre petit chou se sent seul et si elle va évidemment prendre cher.... la solitude, tout ça, le bien-être n'a pas de prix ^^
Ce n'est pas un mauvais livre mais l'intrigue ne m'a pas embarqué et le personnage principal, comment dire....
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On parle de Jack Vance ici :
2018-01-01T12:42:09+01:00
2017-02-18T18:35:11+01:00
2017-02-15T11:50:56+01:00
Les gens aiment aussi
Editeurs
Pocket : 75 livres
J'ai lu : 57 livres
Gallimard : 17 livres
LGF - Le Livre de Poche : 15 livres
Le Bélial' : 14 livres
Denoël : 8 livres
Presses pocket : 6 livres
Opta : 6 livres








Biographie
Jack Vance (1916-2013), est l’un des écrivains de SF les plus importants, auteur de chefs-d’oeuvre comme Le Cycle de Tschaï ou Lyonesse. Avec Space Opéra, il nous propose un roman de SF dont il a le secret. En véritable magicien de l’imaginaire, il y combine ses ingrédients préférés : truculence et ironie douce-amère, imagination débordante, balade dans des mondes étonnants qui abritent des populations aux étranges coutumes, tout ceci pour notre plus grand plaisir.
source : éditions Mnémos - Hélios poche
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