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Cabane

Livre


Description ajoutée par TerverChante57 2024-07-17T14:13:08+02:00
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Résumé

Berkeley, 1973. Département de dynamique des systèmes. Quatre jeunes chercheurs mettent les dernières touches au rapport qui va changer leur vie. Les résultats de l'IBM 360, alias "Gros Bébé", sont sans appel : si la croissance industrielle et démographique ne ralentit pas, le monde tel qu'on le connaît s'effondrera au cours du XXIe siècle. Au sein de l'équipe, chacun réagit selon son tempérament ; le couple d'Américains, Mildred et Eugene Dundee, décide de monter sur le ring pour alerter l'opinion ; le Français Paul Quérillot songe à sa carrière et rêve de vivre vite ; et l'énigmatique Johannes Gudsonn, le Norvégien, surdoué des maths ? Gudsonn, on ne sait pas trop.

Certains disent qu'il est devenu fou.

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extrait

Extrait ajouté par TerverChante57 2024-07-17T14:16:09+02:00
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Le 1er juillet 2007, le Français Paul Quérillot rendit visite au couple Dundee, à l’occasion d’un colloque qui l’avait conduit à traverser l’Atlantique pour se rendre non loin de leur élevage de porcs, au sud de Salt Lake City.

À cette date, les quatre auteurs du « rapport 21 » étaient encore en vie.

Quérillot habitait près de Paris, dans une vaste maison de la banlieue ouest.

Le Norvégien Johannes Gudsonn avait été signalé à Londres,

à Bergen, et près de Lonevåg, sur l’île d’Osterøy.

Les Américains Eugene et Mildred Dundee vivaient dans l’Utah, avec leur fils Dan.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Bruno-Menetrier 2024-12-18T18:23:51+01:00
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En 1972, quatre jeunes universitaires prédisaient, modélisation à l'appui, l'effondrement de notre croissance exponentielle. Abel Quentin nous rappelle le message plus que jamais pertinent de ces lanceurs d'alertes, des collapsologues avant l'heure.

L'auteur, le livre (477 pages, 2024) :

Avec un peu de décalage, Abel Quentin s'empare du Rapport Meadows qui vient de fêter ses cinquante ans en 2022. Son bouquin, Cabane, a au moins le mérite de nous obliger à tapoter quelques recherches autour de ce fameux rapport et de ses auteurs qui en 1972, tirèrent (vainement) la sonnette d'alarme.

On était un tout petit peu trop jeune pour avoir entendu parler de ce rapport, mais c'est là une bien piètre excuse car il a été régulièrement actualisé depuis, tous les dix ans à peu près.

Le contexte :

Le bouquin évoque les auteurs du Rapport Meadows intitulé Les limites de la croissance, publié en 1972. Ces 4 jeunes universitaires du MIT analysaient les interactions de plusieurs “systèmes dynamiques complexes” (économie, démographie, ressources, pollution). Leurs modèles prédisaient un effondrement mondial vers 2050, en raison de notre croissance exponentielle insoutenable pour la planète.

À sa sortie, le rapport Meadows s'est vendu à des millions d'exemplaires mais ne nous inquiétons pas, il est tombé assez rapidement dans les oubliettes : aucun système politique n'est capable de faire les choix nécessaires et l'on sait aujourd'hui ce que devient notre planète.

“Les prophètes de malheur sont rarement écoutés” et généralement “on préfère foncer dans le mur en klaxonnant”.

Donc tout va bien, ce n'était qu'un rapport de plus, comme ceux du GIEC, une alarme que l'on peut oublier d'entendre en continuant de boursicoter sur des bulles spéculatives. Ouf.

Les auteurs du Rapport Meadows de 1972 (rebaptisé Rapport 21 dans le livre) étaient des Cassandre, des lanceurs d'alerte avant l'heure, des collapsologues, bien avant que tous ces mots ne soient inventés.

En 1979, quelques uns de leurs collègues vont même sortir le Rapport Charney sur le réchauffement climatique !

Toutes ces alertes ne datent donc pas d'hier mais bien d'avant-hier, il n'est pas inutile de le rappeler.

Comme ceux du GIEC, le rapport Meadows est souvent cité par ceux qui ne l'ont pas lu (moi, le premier) et le bouquin d'Abel Quentin est justement là pour vous permettre d'en parler à votre tour.

♥ On n'aime pas vraiment :

➔ La première partie du bouquin (beaucoup trop longue) s'attache aux pas des quatre universitaires du rapport, qui pour les besoins du roman, ont été redessinés et déménagés à Berkeley, la côte ouest est plus glamour et plus évocatrice des hippies. C'est un subtil mélange de bavardage intellectuel, d'ironie arrogante et d'amertume cynique : une recette qui ressemble fort aux figures imposées d'un prix qu'on court.

On a donc bien failli décrocher de ce bavardage un peu vain.

➔ Mais à mi-parcours, le bouquin change du tout au tout : Abel Quentin catapulte le lecteur en 2022, année marquant le cinquantenaire du rapport. En quelques pages, il nous résume le contexte qu'il vient de trop longuement développer et introduit un nouveau personnage : un journaliste se met à enquêter sur le quatrième larron du Rapport, le mathématicien norvégien, que l'écrivain avait pris soin de nous rendre un peu mystérieux. L'intrigue est enfin lancée.

➔ Las, la dernière partie du roman se perd dans un délire catastrophiste de survivalistes sectaires. On comprend bien que ce n'est qu'une histoire et pas la thèse d'Abel Quentin, mais paradoxalement, cela dessert dangereusement le propos initial. Le roman semblait jusqu'ici plutôt un hommage un peu ennuyeux aux auteurs du fameux Rapport Meadows mais transformer l'un des auteurs en savant fou (littéralement) n'est pas vraiment rendre service aux lanceurs d'alertes.

Avec beaucoup de mauvaise foi et un peu de méchanceté gratuite, laissons le dernier mot à Abel Quentin lui-même :

[...] Je relus à l’aube, et trouvai tout cela un peu fabriqué. C’était paresseux, sensationnel, approximatif, mais tout le monde le faisait, et il fallait bien vivre.

Le canevas :

Dans ce roman, Abel Quentin ré-invente donc le parcours des auteurs du célèbre Rapport Meadows (rebaptisé Rapport 21 dans le livre) en s'inspirant de quelques éléments de leur vie réelle pour créer ses propres personnages (il faut d'ailleurs régulièrement tapoter sur le ouèbe pour démêler le vrai du faux et de l'à peu près vrai).

Ce seront les Dundee qui vont figurer les Meadows, un couple de hippies écolos (c'était l'époque).

Dans la véritable équipe d'universitaires aux côtés des Meadows, il n'y avait pas de français mais bien un norvégien (Jørgen Randers) et un autre américain (William Behrens).

Aucun des quatre personnages d'Abel Quentin n'est vraiment sympathique : on les découvre perdus entre leurs égos, leurs déceptions (leur rapport fera beaucoup de bruit ... pour rien), leurs obsessions et leurs mesquineries. Voire leurs contradictions, puisque le personnage français inventé par l'écrivain finira par travailler pour l'industrie du pétrole. Bref, ce sont des gens très ordinaires.

[...] « Il y a cinquante ans, nous nous battions pour que nos sociétés humaines évitent l’effondrement. Aujourd’hui, la seule chose que nous puissions faire, c’est les préparer à encaisser le choc. »

La dernière partie du bouquin suit le journaliste qui enquête sur les traces du quatrième auteur du rapport, le norvégien, que l'auteur figure en gourou sectaire, disciple de Unabomber le premier terroriste technophobe.

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Commentaire ajouté par LaurenaLJ 2024-10-27T14:29:47+01:00
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J'ai été conquise par l'idée de départ, celle de dépeindre les conséquences d'un rapport alertant sur la fin du monde sur ceux qui l'ont écrit, mais j'ai eu un peu plus de mal sur l'exécution de celle-ci, et en particulier avec la deuxième moitié du l'ouvrage. On dérive en effet sur une forme d'enquête qui ne m'a pas complètement convaincue, malgré la plume très juste de l'auteur.

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Commentaire ajouté par Jackylebook 2024-10-16T09:06:23+02:00
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« Gros Bébé » a parlé et son verdict est sans appel, si nous n’agissons pas, au milieu du XXIème siècle la croissance va chuter brusquement et ce sera la fin du monde, du moins, la fin de ce monde que nous connaissons.

1972, Berkeley Université de Californie, le professeur Stoddard a réuni une équipe de quatre scientifiques. Nos chercheurs ont nourri ce « Gros Bébé », un IBM360, l’ordinateur le plus puissant de l’époque à coup de données regroupant cinq facteurs principaux : démographie, pollution globale, production industrielle, usages de ressources non renouvelables et production alimentaire. Le résultat est accablant, même pour l’esprit le plus pessimiste.

Ce n’est malheureusement pas une œuvre de fiction, Abel Quentin nous le rappelle au début de son livre. Dans la vraie vie, notre attention avait été attirée par un rapport tout aussi implacable, également en 1972 : « Les limites de la croissance ». Pour ma part, jeune homme à cette époque, je me rappelle, à mon échelle, de la lecture du livre de René Dumont « L’utopie ou la mort ». Mais qu’ai-je fait depuis ? Qu’avons-nous fait tous ? Les aléas de la vie, le confort matériel que cette maudite croissance, à son apogée, nous procure, nous conforte dans notre oisiveté à chercher des solutions. Nous sommes comme des hamsters dans notre cage à faire tourner la roue du monde jusqu’à l’épuisement. Mais ce problème, n’aurait-il pas dû être pris en main au niveau des nations ? Pourquoi tant d’inaction ?

Dans ce roman, nous suivons justement, nos quatre chercheurs, deux américains, un français et un norvégien dans leurs vies respectives de la parution des résultats de leur étude dans un document nommé le « rapport 21 » jusqu’à nos jours. Leurs réactions, leurs actions, leurs abattements. Deux d’entre eux, courageusement entreprennent un tour du monde pour alerter les gouvernements et informer du danger, un autre, tel Judas, s’enrichit en rejoignant un groupe pétrolier et devient en quelque sorte leur conseiller, le dernier, mathématicien au tempérament introverti, fuit le monde et sa croissance démographique qui le hante et sombre dans la folie.

J’ai aimé l’écriture ironique, piquante, parfois humoristique d’Abel Quentin dans la première partie de l’ouvrage. Toutefois « notre mathématicien illuminé » m’a éteint. Je me suis perdu dans les méandres de son cerveau entre théories scientifiques et mysticisme. Néanmoins « Cabane » reste un bon roman qui nous interpelle, nous inquiète pour le devenir des générations futures. Car l’échéance approche, le dérèglement climatique et les catastrophes naturelles, de plus en plus nombreuses, ne sont que les premiers signes. Comment réagirons-nous dans les prochaines décennies, devant les déplacements démographiques de masse des populations quittant des zones trop hostiles, devant le manque de terres cultivables ? et bien d’autres problèmes. Et pendant ce temps nos dirigeants se déchirent à coups de querelles partisanes.

D'ici quelques années on aura bouffé la feuille

Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un œil

En plein milieu du front ils te demanderont

Pourquoi toi t'en as deux, tu passeras pour un con

Ils te diront "comment t'as pu laisser faire ça"

T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas

C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens

Mais y aura plus personne pour te laver les mains

Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais

Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés

Y avait des animaux partout dans la forêt

Au début du printemps, les oiseaux revenaient

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire

Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire

Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

Respire-Mickey3D

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Dates de sortie

Cabane

  • France : 2024-08-21 (Français)
  • France : 2025-08-20 - Poche (Français)

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