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Éden

Livre


Description ajoutée par SalomeeC 2023-07-06T20:44:53+02:00
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Résumé

Lectrice-correctrice passionnée par les langues minoritaires, Alba s'interroge sur son empreinte carbone, à cause de ses multiples voyages, durant son retour d'un colloque de linguiste à l'étranger. Elle choisit alors de changer de vie et achète un terrain de sable noir et de lave au fin fond de l'Islande où elle plante des bouleaux, cultive un potager et accueille Daniel, un jeune réfugié.

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Classement en biblio - 51 lecteurs

Diamant
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extrait

Extrait ajouté par HundredDreams 2024-06-02T09:05:39+02:00
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Activités qui échappent aux règles du langage

Marcher dans la nature.

Travailler dans le jardin.

Biner les rangs de pommes de terre.

Respirer.

Regarder le ciel au-dessus de la montagne.

Écouter les oiseaux.

Le sexe.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Lumiminaire 2026-06-02T23:18:00+02:00
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Or

Franchement une lecture très sympa pour les linguistes amateurs ! Un texte très poétique dans l’ensemble, une vraie tranche de vie dans le sens où on nous explique assez peu le contexte du personnage principal, il faut le découvrir au fil de la lecture…

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Commentaire ajouté par Un_temps_pour_elle 2026-04-08T10:20:06+02:00
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Lu aussi

Ce roman islandais doit être magnifique dans sa version originale mais, malheureusement, traduit, il perd de sa valeur. Comme je ne connais pas la langue islandaise, ni sa prononciation, ni sa grammaire, ni son étymologie, la réflexion que propose l'auteure sur le langage a été difficile à suivre et je n'ai pas entendu la musicalité des mots qui, sans doute, doivent résonner entre eux en islandais.

De plus, l'histoire est elle aussi assez décousue. La narratrice, une linguiste qui se lance dans l'autosuffisance, passe souvent d'une idée à une autre sans transition, s'arrêtant de manière quasi obsessionnelle sur tel ou tel mot, laissant ainsi ses pensées dériver, se perdre et me perdre. Dommage car certaines phrases étaient quand même très pertinentes...

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Commentaire ajouté par Pendergast 2025-12-21T18:23:24+01:00
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Un roman atypique, sur l'utilisation du langage et du vocabulaire, dont l'utilisation donne une idée de celui qui l'utilise. Atypique et rafraîchissant...

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Commentaire ajouté par shuuge 2025-07-12T07:11:36+02:00
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Or

Ce roman explore avec délicatesse les questions d'identité, d'engagement et de lien à la nature. Un récit apaisant et profond, qui invite à la réflexion.

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Commentaire ajouté par Lorelei0609 2025-05-26T22:51:29+02:00
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Or

Écriture particulière, d'une linguiste, un brin décalé mais poétique et profond.

On suit l'héroïne qui change de vie et s'installe dans la campagne islandaise sauvage pour planter des arbres. C'est simplement beau.

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Commentaire ajouté par dominique-136655 2024-12-14T16:18:28+01:00
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Diamant

J’ai adoré son écriture

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Commentaire ajouté par Abyssos 2024-06-17T16:57:26+02:00
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Or

“Eden” est déjà le huitième roman de l’Islandaise Auður Ava Ólafsdóttir. Une fois n’est pas coutume, l’intrigue se déroule en Islande où nous suivons Alba, une femme à l’aube de ses cinquante ans qui enseigne la linguistique historique à l’université de Reykjavik et corrige des ouvrages pour des maisons d'édition. Entre deux, elle voyage pour donner des conférences et assister à des séminaires sur les langues en voie d’extinction. C’est d’ailleurs en revenant de l’un d’eux qu’Alba se demande combien d’arbres elle devrait planter pour compenser l’empreinte carbone de ses voyages en avion sur l’année passée. Le chiffre est vertigineux : 5600 arbres. Un défi qui semble impossible, d’autant plus dans un pays où les arbres sont rares et leur développement compromis, en raison d’un climat rude et particulier. Les langues disparaissent et c’est déjà le cas pour les arbres en Islande. À défaut de pouvoir empêcher le premier, Alba décide d’agir sur le second et c’est le point de départ de ce livre. Ni une, ni deux, elle achète une vieille maison et un terrain à la campagne pour se mettre à l'ouvrage.

Toujours avec la douceur qui caractérise son écriture, Auður Ava Ólafsdóttir aborde une histoire à la fois sobre et captivante. Elle nous plonge dans le monde du langage, notamment de la langue islandaise, à travers le regard d'Alba, fascinée par l’histoire et l’utilisation des mots. Alba décortique et analyse comment les gens s’expriment, en tirant des réflexions souvent pertinentes ou étonnantes sur la richesse et la complexité du langage. Le choix des mots n’est jamais anodin et peut révéler beaucoup sur celui qui les utilise, ou même sur ses intentions. En ce sens, l’auteure fait un superbe travail de linguiste, en intégrant ces éléments de manière fluide et naturelle dans son intrigue. Comme à son habitude, l’auteure choisit avec soin les arcs narratifs qu’elle souhaite développer et ceux qu’elle préfère éluder : une histoire d’adoption plutôt qu’une histoire d’amour, l’action symbolisée par Alba plutôt que la raison incarnée par sa sœur, la poésie plutôt que le roman. La galerie de personnages qui compose ce huitième roman est tout à fait remarquable : le père d’Alba et son ami connaisseur d’arbres, sa sœur envahissante, le jeune réfugié, le tenant du magasin, l’étudiant, l’éditeur, le voisin et l’ornithologue pour ne citer qu'eux. Chacun à leur manière, ils apportent un souffle d’humanité et une couleur particulière à ce roman. Le rythme tranquille et apaisé de ce dernier se fait l’écho d’une quête où chacun écrit et poursuit son propre éden : le livre se concentre sur celui d’Alba.

Ne cherchez pas de grandes exubérances dans “Eden”, il n’y en a pas. Dans la plus pure tradition de sa riche bibliographie, Auður Ava Ólafsdóttir tisse une intrigue sobre mais intime et poétique, avec en toile de fond des sujets importants tels que l’écologie, l’accueil des réfugiés, les relations familiales et la mort. Là où beaucoup d’auteurs auraient ancré leur intrigue autour de ces thèmes, l’Islandaise choisit d’en faire de simples repères voire des évocations anecdotiques. L’auteure prouve ainsi qu’elle ne se met pas des œillères sur les enjeux actuels du monde mais que sa littérature fait le choix de la différence. Peut-être car l’intérêt de ce livre réside dans une seule phrase clé aux allures de mantra : “Nous sommes à chaque instant au centre de notre existence.”

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Commentaire ajouté par HundredDreams 2024-06-02T09:03:19+02:00
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Or

Il y a quelques semaines, j'ai lu « Le rouge vif de la rhubarbe » de Auður Ava Ólafsdóttir. J’ai tellement aimé la beauté poétique de ce roman, la douce atmosphère qui s’en dégageait, que j'ai souhaité poursuivre ma découverte de l’oeuvre de cette autrice islandaise avec « Eden ».

Il est des voyages dont on ne ressort jamais tout à fait indemne.

*

« Eden » est l’histoire d’une femme, Alba. Spécialiste des langues minoritaires menacées de disparition, elle enseigne la linguistique à l’université et voyage dans le monde entier pour participer à des colloques et des conférences.

Un jour, elle réalise que pour compenser l’empreinte carbone de tous ses déplacements transatlantiques sur l’année écoulée, il faudrait qu’elle plante 5 600 arbres. Elle décide alors d’acheter une parcelle et de la boiser avec plusieurs essences différentes.

À travers ce récit , Auður Ava Ólafsdóttir met en évidence ce sentiment que la diversité culturelle et linguistique est une richesse menacée, que notre façon outrancière de vivre détruit le capital naturel de notre planète.

*

Auður Ava Ólafsdóttir nous emmène en voyage à travers des paysages d'une beauté nue et d'une aridité à couper le souffle. Elle parle avec poésie de ses terres où presque rien ne pousse. Elle crée un jeu fascinant de couleurs et de nuances où la teinte noire de la roche volcanique prédomine.

C’est sur ces terres qu’Alba, inlassablement, va planter ces milliers d’arbres, notamment des bouleaux, capables sous ces latitudes de résister au vent et au froid hivernal.

A travers ce personnage, le roman nous fait réfléchir sur des sujets tels que l'environnement, l’écologie, le changement climatique, l’exploitation raisonnée des richesses naturelles de notre planète. Il est question de perte et d’appauvrissement, de culpabilité et de responsabilité, mais aussi de reconstruction.

« Tandis que je traverse la lande, je me rends compte qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la mort de maman, pourtant, la terre n’est pas blanche comme il y a six ans, les températures sont au-dessus de zéro, on perçoit comme un printemps dans l’air, du reste, j’ai été réveillée ce matin rue Auðarstræti par le chant d’un oiseau, un merle noir posé sur le garde-corps du balcon. C’est une bonne journée pour planter des arbres. »

*

Le langage est également un thème central.

La narratrice a un côté rêveur que j’ai apprécié, souvent ses pensées se perdent dans l’étymologie et le sens des mots.

« Je me fais la réflexion que si toute la Terre parlait la même langue, cela épargnerait non seulement bien des malentendus, mais permettrait en outre de considérables économies en termes de traducteurs et d’interprètes. J’imagine que cette langue pourrait être l’islandais puisqu’à ma connaissance c’est la seule dans laquelle les mots qui désignent le monde et le foyer ont la même racine – heimur et heimili. »

L’autrice nous amène à réfléchir sur ces langues minoritaires qui disparaissent peu à peu. J’ai été étonnée d’apprendre que, sur les 6 500 langues que l’on estime parlées aujourd’hui, une langue meurt pratiquement toutes les deux semaines. L’Islandais parlé par seulement 340 000 habitants pourrait ainsi un jour disparaître.

Cela peut paraître un détail, une broutille, pourtant en perdant ces langues, on perd des cultures, des coutumes et des traditions locales, des modes de vie, des façons de penser et de s’ouvrir au monde et aux autres.

*

L’autrice développe de belles relations entre ses personnages. J’ai aimé la remarquable profondeur psychologique de chacun, leur sensibilité, leur quête de soi et d’une vie nouvelle, davantage tournée vers l’autre et la nature.

Une quête où chacun écrit son éden.

« Nous sommes à chaque instant au centre de notre existence. »

*

J’ai retrouvé dans ce roman la délicatesse et la finesse dans le travail d’écriture de l’auteur, la pudeur et le silence dans la peinture des sentiments et des émotions. Son roman entrelace la langue des mots et du cœur, il y a beaucoup de bienveillance et de lumière malgré les sujets importants et graves.

*

Encore une belle réussite, Auður Ava Ólafsdóttir ne cesse de me charmer, évoquant la banalité du quotidien avec tendresse, générosité, beauté et magie.

Un roman introspectif tout en finesse à découvrir.

Je finis avec ces mots, les derniers du roman :

« Tout ira bien. »

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Commentaire ajouté par Carambole-de-mai 2024-05-04T15:02:58+02:00
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Pas apprécié

Sans doute une belle histoire mais je n'en ai pas aimé le style d'écriture.

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Commentaire ajouté par FPzzbr70 2024-03-17T11:22:54+01:00
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Diamant

Je retrouve avec plaisir l'écriture poétique de Audur ava Olafsdottir. Dans ce livre des clins d'oeil à de précédentes histoires, toujours une écriture ciselée et d'avantage de questions philosophiques.

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Date de sortie

Éden

  • France : 2023-09-07 (Français)

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