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«C'est un de ces soirs où je trayais les vaches dans la lumière du soleil couchant que je l'ai vu pour la première fois. Un canot est apparu, descendant en silence la rivière. Un homme torse nu, à la peau cuivrée, ramait sans se presser, se laissant pousser par le courant. Il paraissait à peine plus âgé que moi. Nos regards se sont croisés. Il n'a pas souri. Et je n'ai pas eu peur.»
Ce roman raconte l'histoire d'Almanda Siméon, une orpheline amoureuse qui va partager la vie des Innus de Pekuakami. Elle apprendra l'existence nomade et la langue, et brisera les barrières imposées aux femmes autochtones. Relaté sur un ton intimiste, le parcours de cette femme exprime l'attachement aux valeurs ancestrales des Innus et le besoin de liberté qu'éprouvent les peuples nomades, encore aujourd'hui.
"Après le souper, armée de mon seau, je me suis dirigée vers les pacages, espérant en secret apercevoir celui qui me paraissait si différent de tous ceux que j'avais connus et que j'imaginais comme une sorte de vagabond se laissant guider par le vent. J'étais jeune, bien entendu. Entourée d'êtres prisonniers de leurs terres, je découvrais quelqu'un de libre. Cela était donc possible."
L'auteur raconte l'histoire de son arrière-grand-mère, ayant décidé de quitter la ferme dans laquelle elle vivait par amour pour un innu. Pour elle, il s'agit d'un nouveau départ dans cette famille aux us et coutumes qu'elle va devoir apprendre pour apporter sa pierre à l'édifice : la chasse, la préparation des peaux...
Ce roman aborde aussi la thématique de la nature et de son appropriation ainsi que sa destruction par l'homme et les conséquences qui en découlent pour les familles innues.
Ce récit m'a beaucoup touché, j'ai aimé voir la vie à travers les yeux d'Almanda.
C'était très beau et très doux. On s'attache à Almanda et à sa découverte du mode de vie Innu. On ne peut s'empêcher de compatir avec cette femme qui a appris tout un mode de vie et qui le voit disparaître lentement au fil des années. Ce livre permet la revalorisation de la vie des Innus et des autochtones du Canada, son importance et son succès sont mérités.
Dans le cadre de « En juin je lis autochtone, j’ai voulu découvrir le célèbre Kukum de Michel Jean. Quelle surprise.
Ce livre m’a mise une véritable claque. Je ne m’attendais absolument pas à découvrir un texte si profond, si bouleversant et si poétique. Michel Jean donne voix à son arrière-grand-mère dans ce roman dans lequel il raconte le mariage de cette allochtone à un innu, son apprentissage puis la colonisation de leurs territoires par les colons. On passe de l’innocence et la naïveté de jeunes adultes vivant leur mariage à la brutalité d’une colonisation qui se fait petit à petit mais également à très grande vitesse.
J’étais au courant de ce qui s’était passé au Canada, cependant, le lire raconté par les personnes l’ayant subi, change tout.
C’est un véritable coup de cœur et je ne peux que vous le recommander ! Lisez-le !!!
Kukum est un très beau roman, écrit d'une plume pudique, soucieuse de raconter avec le plus de vérité possible la disparition immuable d'un Eden qui ne sera plus jamais.
Le fait que cela soit à mi-chemin entre le récit biographique et le roman renforce ce sentiment de lire une histoire comme il a dû en exister tant pour les autochtones Innus.
Michel Jean est une plume du Québec à découvrir, si vous souhaitez explorer l'histoire récente de la contrée.
Une lecture à mon avis nécessaire pour les Québécois, pour avoir ce point de vue peu mis de l'avant dans les cours d'histoire. J'espère que certaines écoles le font lire à leur élèves.
Il y a de la joie puis du regret. La beauté de la nature et du mode de vie nomade, puis la perte qui s'en suit avec les années. Une fine couche de tristesse recouvre le roman et on ne peut que compatir avec la douleur de la famille de l'auteur.
"Kukum" de Michel Jean est un roman bouleversant qui met en lumière un pan souvent oublié de l’histoire du Québec et des peuples autochtones. À travers le regard d’Almanda, une femme non autochtone qui choisit de vivre parmi les Innus, on découvre un mode de vie, une culture et les injustices subies au fil du temps.
L’écriture est simple, mais empreinte d’émotion et d’humanité. J’ai adoré suivre le parcours d’Almanda, femme libre et résiliente, et la fin, d’une grande douceur mêlée de tristesse, m’a profondément touchée. Un livre nécessaire, à lire absolument.
Ce livre est une véritable joyaux de beauté, de tendresse, de poésie. Merci à Michel Jean de nous avoir fait ce cadeau de nous faire découvrir le précieux héritage culturel, et malheureusement pas suffisamment valorisé, qui lui a été transmis
Ce livre est d'une puissance indescriptible. En tant qu'étudiante française au Québec, il a résonné en moi avec une intensité décuplée. Imaginer ce paradis aride et sauvage, ce mode de vie aujourd'hui disparu, est à la fois envoûtant et profondément douloureux. Le témoignage d'Almanda est d'une beauté rare, portée par un amour avec son mari Thomas puissant et unique qui fait rêver. Mais au fil des pages, la réalité brutale provoquée par l'ignorance et l'indifférence des colons frappe de plein fouet, révoltante et bouleversante. Après cette lecture, j'ai l'impression de mieux comprendre, d'avoir touché du doigt une vérité trop souvent oubliée.
La narration puissante et émouvante de Michel Jean m’a transporté dans un voyage époustouflant à travers les splendides paysages du Péribonka, les traditions riches des Innus et les émotions intenses d’Almanda, l’arrière-grand-mère de l’auteur. Kukum, signifie grand-mère en langue innue. J'ai été profondément touchée par la liberté de ce peuple et la beauté de leur mode de vie, désormais disparu. Cette lecture est ponctuée de moments déchirants, révélant les injustices et les souffrances subies par les peuples autochtones.
Résumé
«C'est un de ces soirs où je trayais les vaches dans la lumière du soleil couchant que je l'ai vu pour la première fois. Un canot est apparu, descendant en silence la rivière. Un homme torse nu, à la peau cuivrée, ramait sans se presser, se laissant pousser par le courant. Il paraissait à peine plus âgé que moi. Nos regards se sont croisés. Il n'a pas souri. Et je n'ai pas eu peur.»
Ce roman raconte l'histoire d'Almanda Siméon, une orpheline amoureuse qui va partager la vie des Innus de Pekuakami. Elle apprendra l'existence nomade et la langue, et brisera les barrières imposées aux femmes autochtones. Relaté sur un ton intimiste, le parcours de cette femme exprime l'attachement aux valeurs ancestrales des Innus et le besoin de liberté qu'éprouvent les peuples nomades, encore aujourd'hui.
(Source : Libre Expression)
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