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Les Onze

Livre


Description ajoutée par mavie95 2018-08-07T21:19:46+02:00
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Résumé

Les voilà, encore une fois : Billaud, Carnot, Prieur, Prieur, Couthon, Robespierre, Collot, Barère, Lindet, Saint-Just, Saint-André. Nous connaissons tous le célèbre tableau des « Onze » où est représenté le Comité de salut public qui, en 1794, instaura le gouvernement révolutionnaire de l’an II et la politique dite de Terreur.

Mais qui fut le commanditaire de cette œuvre ? À quelles conditions et à quelles fins fut-elle peinte par François-Élie Corentin, le « Tiepolo de la Terreur » ?

Mêlant histoire et fiction, Michon fait apparaître, avec la puissance d’évocation qu’on lui connaît, les personnages de cette « cène révolutionnaire », selon l’expression de Michelet qui, à son tour, devient l’un des protagonistes du drame.

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Classement en biblio - 83 lecteurs

Diamant
9 lecteurs
Or
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Argent
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Bronze
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9 lecteurs
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10 lecteurs
PAL
13 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Talou61 2021-03-24T16:53:56+01:00
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Non, pas de Venise, pas de jeunes filles, pas de romance ; car tout cela, jeunesse, blondeur, vin de magie, manteau mozartien, Giambattista Tiepolo le père avec ses quatre continents sous le manteau, toutes ces formes mouvantes et vivantes n'ont d'autre sens que de s'être jetées pour finir dans un tableau qui les nie, les exalte, les cogne à coups de massue, pleure de ce saccage et immodérément en jouit, onze fois, à travers onze stations de chair, onze stations de drap, de soie, de feutre, onze formes d'hommes ; tout cela ne prend sens et n'est écrit en clair que dans la page de ténèbres, Les Onze.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Guillaume-Francoeur 2026-03-20T20:29:50+01:00
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Diamant

Avec « Les Onze », Pierre Michon part d’un objet très simple en apparence. Un tableau célèbre, exposé au Louvre, représentant les membres du Comité de salut public au cœur de la Révolution française. Autour de cette peinture, un narrateur prend la parole et s’adresse à un interlocuteur silencieux. Il raconte l’histoire du tableau, celle de son peintre François-Élie Corentin, et peu à peu celle des hommes qui y sont représentés, ces figures de pouvoir liées à la Terreur.

Les personnages sont connus, Robespierre, Saint-Just, Couthon, et d’autres encore, mais Michon ne les fige jamais dans une posture scolaire. Il les rend à la fois présents et insaisissables. Ils apparaissent comme des silhouettes chargées de désir, de peur, de violence contenue. Quant au peintre, il devient une figure centrale et pourtant fuyante, artisan du pouvoir autant que témoin ambigu, pris dans une commande qui le dépasse.

Le récit avance comme une parole continue, dense, presque hypnotique. Il ne s’agit pas seulement de raconter la création d’un tableau mais de faire sentir ce qui se joue derrière lui. Le lien entre art et pouvoir, entre représentation et domination, entre beauté et violence. Le tableau n’est plus une image fixe, il devient une scène vivante, tendue, traversée par les contradictions de son époque.

Ce qui frappe, c’est la précision de la langue, son exigence, et en même temps sa capacité à entraîner. Michon écrit avec une intensité rare, chaque phrase semble pesée, chargée, mais jamais pesante. Il y a une musique, une lente montée en puissance, qui donne au texte une force presque physique. On ne lit pas ce livre à distance, on y entre, on s’y laisse prendre.

Pour un lecteur d’aujourd’hui, l’accès peut sembler exigeant, mais il est aussi très concret. Il y a une scène, des visages, une intrigue autour d’une commande artistique, et surtout une question qui traverse tout le livre. Que montre vraiment une image quand elle prétend fixer l’histoire. Et qui parle à travers elle. Le roman ne donne pas de réponse simple, il ouvre un espace de réflexion qui reste longtemps actif.

Et puis quelque chose persiste, presque malgré le lecteur. Une image mentale qui ne coïncide jamais tout à fait avec celle du musée, comme si le livre avait déplacé le tableau hors de son cadre. Une manière de faire tenir ensemble l’histoire, l’art et le trouble, sans jamais les apaiser. Ce léger décalage suffit à troubler durablement le regard, et peut-être à le rendre plus attentif, plus inquiet, plus libre.

Et c’est ainsi que l’ornithorynque nous fascine.

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Commentaire ajouté par Hamlett44 2021-11-20T18:20:10+01:00
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Diamant

Palpitant, d'une vivacité incroyable, des passages écrits avec rage

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Commentaire ajouté par Alasca 2021-10-28T14:26:24+02:00
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Bronze

Livre que lu il y a trois ans, je crois, pour ma khâgne. J'avais apprécié l'histoire, le style de l'auteur et cette balance entre réel et fiction qui rappelle D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan de ce point de vue la.

Je recommande vraiment cette lecture pour ce jeu que l'auteur parvient à construire et le doute qu'il réussit à créer autour de ce tableau et de ce peintre.

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Commentaire ajouté par Talou61 2021-03-24T16:49:29+01:00
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Pas apprécié

Même pas une étoile !

Peut-on mettre des étoiles négatives ?:

Style lourd, emphatique, incompréhensible.

Aucun intérêt autre que celui de nous faire croire à un tableau.

Pauvre Michelet qui se trouve imbriqué dans ce roman !

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Commentaire ajouté par mavie95 2019-07-02T18:24:06+02:00
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Pas apprécié

Un livre ignoble : cet auteur est malsain, les passages de fantasme incestueux dans lesquels le narrateur rêve que sa mère se fasse violer par lui et les onze ou les Limousins, horrible.

Je pensais découvrir une véritable réflexion sur la violence : nada ! Il n'y a rien de nouveau dans ce livre inutile. Il a mis des années à écrire ce livre ? Il n'aurait jamais dû le publier. Soit disant un narrateur amusant ? A part un ton méprisant, il n'y a pas grand chose de drôle. Bref une horreur venant d'un homme qui n'a rien à raconter.

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Commentaire ajouté par Moii_xD 2019-06-12T17:54:15+02:00
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Lu aussi

Un petit roman que j'ai dû lire deux fois pour la khâgne et dont les détails sortaient de mon esprit dès que j'avais fermé le livre. Une écriture virtuose, certes, mais c'est tout ce que j'ai véritablement retenu de ce roman particulièrement ennuyeux...

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Commentaire ajouté par Manonlivres87 2018-08-28T00:45:24+02:00
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Bronze

Ce roman décrit un tableau imaginaire et son peintre qui l'est tout autant. Cette peinture,"Les Onze", représente le Comité de salut public qui instaura la Terreur. Un tableau qui aurait pu exister et que Michelet aurait pu commenter, en effet… L'auteur décrit tellement bien cette peinture qu'on en vient à l'imaginer parfaitement et à même se demander si on n'a l'a pas déjà vue quelque part. Le contexte historique est très intéressant et je vous conseille vraiment ce petit roman. Bonne lecture !

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Commentaire ajouté par ReadByMoonlight 2018-06-25T17:13:38+02:00
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Lu aussi

Lu pour la khagne. J'ai eu énormément de mal à lire ce livre bien qu'il soit court.

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Commentaire ajouté par Laurien 2017-01-02T20:04:30+01:00
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Or

Le récit du chef-d'oeuvre absolu abrité au coeur du Louvre, la cène républicaine, sans Dieu qui est mort, et sans table car c'est une scène de massacre. Peindre les onze membres du comité de Salut public comme des héros, mais aussi comme des tyrans, c'est la commande passée au peintre Corentin par les Sans-Culottes. On y croit, on voit ce tableau, et surtout, on a envie de tout lire à haute voix pour le style et les périodes. Un roman magnifique.

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Commentaire ajouté par Bully66 2013-07-24T13:47:15+02:00
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Un roman bien difficile à cerner. Faits historiques ? Mythologie ? Etude de l'art ?

Quel fut le but de l'auteur avec ses " Onze " ?

Une lecture obscure tant le récit se perd dans des descriptions futiles de personnages, de tableaux pour au final, n'en apprendre que très peu concernant son protagoniste qui, en fait, n'existe pas.

Une lecture que je ne renouvellerais pas de sitôt tant elle m'a déplu.

Seul l'ekphrasis de l'auteur vaut le coup d’œil.

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Dates de sortie

Les Onze

  • France : 2009-04-24 (Français)
  • France : 2009-04-24 - Poche (Français)

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2020-12-20T10:11:08+01:00

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