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Les Sources

Livre


Description ajoutée par Laurine-25 2023-01-26T08:34:45+01:00
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Résumé

La cour est vide. La maison est fermée. Claire sait où est la clef, sous une ardoise, derrière l'érable, mais elle n'entre pas dans la maison. Elle n'y entrera plus. Elle serait venue même sous la pluie, même si l'après-midi avait été battue de vent froid et mouillé comme c'est parfois le cas aux approches de la Toussaint, mais elle a de la chance ; elle pense exactement ça, qu'elle a de la chance avec la lumière d'octobre, la cour de la maison, l'érable, la balançoire, et le feulement de la Santoire qui monte jusqu'à elle dans l'air chaud et bleu.

Années 1960. Isabelle, Claire et Gilles vivent dans la vallée de la Santoire, avec la mère et le père. La ferme est isolée de tous.

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Classement en biblio - 95 lecteurs

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extrait

Extrait ajouté par Laurine-25 2024-01-19T21:13:21+01:00
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Elle ne supporte pas d'avantage le mot divorcé ou l'idée de vendre la ferme. Divorcer et vendre la ferme, c'est la même chose.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Lorene91 2025-11-16T15:27:17+01:00
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Roman sur les violences intra-familiales.

J'ai apprécié le découpage de ce roman en trois parties.

La première partie concerne la mère de famille, la victime, qui nous explique ce qu'il s'est passé et ce qu'elle a fait.

La deuxième partie concerne le point de vue du père, le mari violent, qui se place en victime et justifie ses actes.

La troisième partie concerne un de leurs trois enfants, qui explique comment la fraterie a vécu tout ça.

Je recommande ce roman qui se lit rapidement.

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Commentaire ajouté par Kattnis 2025-08-30T09:49:51+02:00
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L’auteure nous immerger dans une complexité de relations familiales, en nous exposant les points de vue des deux parents. Cette approche équilibrée nous permet de mieux comprendre les personnages, même celui qui nous déplaît particulièrement. Au départ’ nous prenons parti pour la maman et pensons connaître l histoire de ce couple … par contre une fois que le père nous expose son point de vue et ses ressentis par rapport à son épouse … cela devient plus complexe et la mère ne garde plus la même place dans nos pensées …

Le style d’écriture de Marie-Hélène Lafon est simple et nous offre des descriptions minutieuses de la vie quotidienne, qui ajoutent une dimension réaliste et touchante au récit. Les personnages sont présentés avec subtilité, nous montrant leurs forces et leurs faiblesses, et nous incitant à nous attacher à eux.

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Commentaire ajouté par noid_ch 2025-03-03T14:56:41+01:00
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Quelle violence dans ce petit livre ! Alors que ces sources ne semblent que survoler la campagnes, tout le talent de Marie-Hélène Lafon nous embarque pudiquement dans un cauchemar rural, bien loin des yeux.

Une histoire désespérante comme tant d’autre, d’une tristesse désolante. Une femme qui subit la violence dans une ferme isolée. Et trois enfants !

Un livre dans l’attente de la goutte qui fera déborder la source noid.ch

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Commentaire ajouté par Benedicte-93 2025-02-22T10:38:13+01:00
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Cette histoire, c'est une image d'une vie de femme, d'une mère de famille, dans une ferme isolée dans les montagnes. On est dans les années 1960, et la vie est simple. Enfin presque.

Car à travers les mots de cette femme, on sent qu'il y une tension, des silences qui en disent longs et des non-dits qui pèsent. Il y a déjà l'enfermement domestique, une violence sourde qu'on imagine, le poids de la présence du mari/du père qui pèse. Mais, dans cette France des années 1960, comment s'en sortir quand on est une femme, que le regard des autres est lourd, que la famille est loin.

C'est pas un roman long, mais il est percutant. Chaque mot pèse et résonne longtemps. Les émotions sont contenues, les blessures profondes. C'est beau mais c'est tragique. C'est court mais c'est intense. Une vraie belle découverte pour moi.

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Commentaire ajouté par lectures_du_soir 2025-02-05T08:32:34+01:00
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Première lecture pour la sélection #prixdeslecteurs du @livredepoche . J'avais déjà repéré ce livre et j'ai été ravie de le découvrir.

J'ai aimé beaucoup de choses. L'écriture, d'abord. Aucune pause dans ce récit, qui va suivre trois des acteurs principaux de cette famille. Nous sommes dans leurs pensées, ce qui permet de comprendre le cheminement qui les amène là où ils sont.

J'ai beaucoup aimé la première partie du livre, cette femme, cette mère, entièrement dévouée, qui passe à côté de sa vie, à côté d'elle même, jusqu'au jour où...

J'ai aimé l'ambiance retranscrite, cette vallée de la santoire, cette ferme isolée, de la décoration de la maison aux paysages qu'on peut croiser dans cette ragion.

Malheureusement pour moi, je referme le livre avec un gros manque d'information. J'ai envie d'en savoir plus, que c'est il passé, que sont ils devenus, quelle a été leur vie... Le roman est très court et j'aurai vraiment aimé en lire d'avantage.

Cela reste quand même pour moi une bonne lecture, je ne connaissais pas cette autrice, c'est donc une belle découverte.

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Commentaire ajouté par Jackylebook 2025-02-04T12:56:08+01:00
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Marie-Hélène Lafon connait bien le problème, née dans le Cantal dans une famille de paysans. Dans ce roman « Les sources », elle dépeint admirablement ce monde fondé sur des règles strictes, qui semblent immuables. La transmission de génération en génération, des terres, tout d’abord, mais aussi une façon de vivre uniforme, traditionnelle, il doit en être ainsi et pas autrement. L ’isolement des fermes, entre elles, favorise un mode de vie autonome où le chef de famille, le père, gère son royaume, bêtes et humains confondus.

Nous sommes en 1967, cela fait quatre ans que les « Aurillacois » ont quitté les fermes respectives de leurs parents et se sont installés à une heure et demie de route, dans une exploitation sur les bords de la Santoire, à mille mètres d’altitude. Elle, l’épouse, gère comme elle peut la maisonnée aidée d’une bonne, ils ont trois enfants, Isabelle, 7 ans, Claire, 5 ans et le petit Gilles, 4 ans, mais la tête n’y est pas, elle n’a goût à pas grand-chose, sa vie est une catastrophe. Pourtant, elle pourrait être heureuse, une jolie ferme moderne, de beaux enfants. Mais voilà, elle ne supporte plus le mari, qui n’est que reproches, « c’est le cirque, la corrida », elle en est arrivée à ne plus se supporter, elle-même, et se laisse un peu aller. Elle se dit qu’il faut réagir, elle doit « tenir son rang », elle est patronne d’une ferme et a une maison à faire tourner.

Mais la barre est trop haute, sa vie conjugale est un enfer. Le soir, pour des peccadilles, « il la cogne, dans le ventre, les jambes le dos, il appelle ça, une rouste, une dérouillée ». Ne parlons pas de sa vie sexuelle, il la prend comme une bête et encore une bête n’a pas d’arrières pensées. De plus, les enfants grandissent et ils commencent à comprendre, ils ont peur.

Ses seules distractions, c’est la messe, et le repas dominical chez les parents une fois tous les quinze jours. Un jour, elle n’en peut plus, elle profite de l’occasion d’un repas chez ses parents, lui est parti prendre le dessert chez les siens, pour s’isoler avec sa mère et tout lui raconter. Elle ne veut pas remonter, elle veut rester avec les enfants.

1974, nous retrouvons Pierre, le mari, seul dans son fief, il ressasse pendant les nombreuses nuits blanches la séparation. Oh ! il se moque du qu’en-dira-t-on, malgré qu’un divorce le classe au rang de marginal, c’est son amour-propre qui est bafoué. Car, quand même, « c’est lui qui faisait rentrer l’argent, lui tout seul, depuis le début, pas elle, elle était juste capable de dépenser et d’en réclamer encore pour les courses et pour les gosses, c’était sans fin, ça le mettait hors de lui, qu’elle vive comme cela sur son dos. Elle était un poids mort, toujours à tournicoter dans la maison et dans la cour, à tout commencer sans rien finir ». il avait fallu qu’il tombe sur une femme molle, nulle, vide, avec ses yeux de chien. Dès qu’on la touchait, elle tombait enceinte, et maintenant c’était une grosse vache.

2021, Claire retourne à la maison, elle se devait de revenir à la source, ils viennent de mettre en vente la propriété, suite au décès du père, elle se rappelle ses cinq premières années mélange de nostalgie et de dégoût.

Très beau roman, criant de vérité, sur le couple, la violence conjugale, la condition de la femme. Dans un style épuré et fluide, Marie-Hélène Lafon dresse un constat lucide, sur ce problème relationnel qui, malheureusement, reste trop souvent fréquent dans notre société moderne.

Livre lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche, que je remercie pour cette belle aventure

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Commentaire ajouté par bertille-1967 2024-10-02T21:30:58+02:00
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Un livre étonnant. Efficace et pudique, sensible sans être un gros plan sur la souffrance. Lecture rapide mais qui reste à l'esprit pour un moment.

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Commentaire ajouté par manou4 2024-06-29T18:06:39+02:00
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Beau roman sur cette femme battue mais pour moi en hommage à toutes celles qui vivent une vie de couple dans la douleur quotidienne et dans l'abnégation. C'est du courage de vivre ces souffrances mais il faut aussi du courage décider que tout cela cesse. Marie-Hélène Lafon nous conte cette vie avec délicatesse sans pathos, en vérité. Le chapitre où le mari exprime tout son ressenti est malheureusement vrai, il n'a rien compris. Et un dernier chapitre très sobre, une émotion contenue.

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Commentaire ajouté par loeilnoir 2024-05-06T15:14:30+02:00
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Version audio :

Ce beau et sobre roman à la puissance inattendue, écouté en version audio, rend hommage au terroir et met en lumière les femmes qui, hier comme aujourd’hui, se battent pour échapper aux violences conjugales et retrouver leur liberté.

Dans les années 60, une famille vit dans une ferme isolée de la vallée de la Santoire, dans le Cantal. Le père produit du Saint-Nectaire, la mère s’occupe du foyer et élève les trois enfants. Le mariage célébré quelques années plus tôt est devenu un mauvais souvenir : celle que l’autrice nomme Elle a vite déchanté au sujet de cette vie de famille idéalisée : le mari violent la dénigre, lui impose les coups, les injures et les relations non consenties. Ses pensées reviennent sans cesse la hanter, pourtant elle le sait, il vaut mieux ne pas y songer et faire comme si de rien n’était. Elle se tait, car dans ce milieu, il n’est pas coutume de se plaindre. Et puis, celles qui sortent du chemin, on les montre du doigt, elles deviennent l’objet de railleries et de ragots… Après la naissance de ses trois enfants, elle compare son corps à celui d’un bovin et survit à un quotidien dans lequel elle ne prend aucun plaisir. La voir s’effacer comme cela est un crève-coeur pour le lecteur car personne ne semble la prendre en compte, faire attention à ce qu’elle est et à ce qu’elle ressent. Il s’agit de la version audio, j’ai trouvé que le ton impérieux de Véronique Vella convient parfaitement à ce personnage féminin qui est partagé entre la résignation et l’indignation.

Il est beau de la voir trouver la force de se rebeller. Au milieu des années 70, après plusieurs années de violences conjugales qui l’ont épuisée, elle décide, ELLE DECIDE, de quitter cet homme qui ne la mérite pas et parvient à prendre son envol. A cette époque, le divorce est une procédure assez rare, surtout dans ce milieu paysan. L’autrice nous laisse ensuite découvrir le point de vue du mari qui se retrouve seul à gérer la ferme, sans femme et enfant, et quasiment sans regret, comme s’il avait juste quelques bêtes de moins à nourrir. Un cataclysme pourtant dans ce monde rural, mais un exemple à suivre dans chaque milieu social.

Ce récit est d’une grande pudeur. L’écriture de M.H Lafon est âpre comme la terre, simple, sans fioriture mais elle va droit au coeur comme le gel à pierre fendre. Cette vie là a été vécue maintes fois, toutes époques confondues et l’est encore de nos jours. Ce livre est une leçon de vie, pour que n’importe quelle femme qui se croit anéantie, retrouve quelque chose en elle de profondément enfoui, une source qui ne s’est jamais tarie, une force qui tient à la fois de la prise de conscience et de la quête libertaire.

Les sources, la source, le terme poétique est privilégié ici aux « racines » si rigides pour désigner la famille, celle qui emprisonne, qui empoisonne. Toutefois cela évoque également l’hérédité familiale, dont on se souvient comme d’une loyauté. Cette femme a été aimée lorsqu’elle était enfant par sa famille, ses parents, c’est peut-être de cette source d’affection là qu’elle tire la force de se battre, une énergie qui contre toute attente va pulvériser la violence conjugale dont elle est victime.

Comme il est beau de voir cette femme se redresser et prendre fièrement le dessus sans se soucier du quant dira t-on ni du lendemain! Parce que c’est ainsi ou bien on y laisse la vie. Il y a mourir physiquement et aussi mourir psychologiquement. Et aucune femme au monde ne devrait jamais oublier que l’on a toujours le choix.

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Commentaire ajouté par vlaisoup 2024-02-05T20:53:19+01:00
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Or

Voici une histoire de violence conjugale écrit par les deux parties. L’auteur excelle dans la description de l’univers de la femme. On a presque peut des coups qui pourraient survenir. Livre court mais très descriptif.

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Dates de sortie

Les Sources

  • France : 2023-01-05 (Français)
  • France : 2024-08-21 - Poche (Français)

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