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Seconde humanité

Livre


Description ajoutée par Fred_09 2020-12-21T10:13:19+01:00
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Résumé

César Séfria voit son destin bouleversé par une infime erreur. De son laboratoire s’échappe un virus qui provoque une pandémie en voie de décimer une grande partie des rescapés du Grand Bleu, catastrophe écologique planétaire.

L’antidote échappe aux plus grands cerveaux, et la situation presse. À court d’idées, il se réfugie dans la lecture d’un manuscrit qui transcrit les derniers moments de cette apocalypse et suit quatre destins croisés, duos improbables, qui se battent pour sauver la Terre de la montée critique des océans et de son asphyxie.

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Classement en biblio - 44 lecteurs

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extrait

Extrait ajouté par FungiLumini 2018-06-14T10:06:15+02:00
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Nous disons ces ouvrages engendrés par l’érosion de la lumière. Une image comme une autre pour détourner de la réalité : l’Homme se prend pour Dieu, or nul n’érode plus que celui qui construit. Parfois, je me dis que l’avertissement du Grand Bleu fut vain. Nos créations nous mènent à notre propre perte, car sous les couches de bonnes intentions se répètent éternellement les mêmes erreurs.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Momow 2025-05-04T02:19:41+02:00
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Il m'a fallu un peu de temps pour vraiment entrer dans ce roman, mais au final, j'ai passé un bon moment de lecture.

On est sur de la science-fiction dans les règles de l'art, avec une catastrophe naturelle qui a détruit le monde tel que nous le connaissons et l'humanité qui résiste de toutes ses forces à l'extinction, mais doit faire face à de nombreux obstacles. Sur ce point-là, j'ai trouvé l'univers dans lequel nous emmène l'auteur très intéressant et bien pensé. Beaucoup de choses sont un peu floues dans les premiers chapitres, mais les points les plus importants s'éclairent au fil du récit : tandis que le héros se débat avec un horrible virus, on apprend comment l'humanité en est arrivée là, sur fond de conflits politiques que j'ai trouvés réalistes et assez passionnants.

Au départ, j'ai un peu regretté les différents personnages que j'ai trouvés assez simples (en lisant, je me suis dit qu'ils faisaient très "héros de film catastrophe américain"), mais c'est le genre de roman qui s'apprécie davantage pour son scénario que pour les figures qui le portent. La plume de l'auteur, si elle est très belle, est parfois aussi un peu déstabilisante : on a régulièrement droit à des paragraphes de description et/ou de réflexion sur la société, intéressants, mais qui m'ont parfois un peu sortie de l'action (aussi parce que je ne les imaginais pas toujours bien dans la bouche du personnage, alors qu'une partie du roman est écrite à la première personne).

À côté de ça, le concept du "roman dans le roman" m'a un peu frustrée au début. J'ai mis longtemps (bien 100 pages, c'est-à-dire la moitié) à m'attacher aux personnages de la deuxième histoire et à voir où l'auteur voulait en venir avec ça, encore plus à comprendre l'intérêt de cette histoire vis-à-vis de la trame principale (et même là, l'impact de la deuxième histoire sur la première est assez faible). Cependant, une fois arrivée au bout, j'ai trouvé que tout se connectait bien - c'est juste que, pour moi, l'ensemble dresse un portrait très vivant de cette seconde humanité, plutôt que de vraiment raconter une aventure pleine de rebondissements et de surprises.

D'ailleurs, tous les détails ne sont pas explorés dans ce livre : certaines interrogations subsistent, on sent que l'auteur a encore des choses à dire sur de nombreux personnages, et la fin donne l'impression d'être la fin d'une étape plutôt qu'une vraie conclusion. À titre personnel, j'ai bien aimé, ça m'a fait l'effet d'assister à un petit bout de l'histoire humaine. Je lirai peut-être d'autres romans de l'auteur dans cet univers si j'en ai l'occasion !

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Commentaire ajouté par AureRaineke 2024-05-24T21:22:42+02:00
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Seconde humanité entame la série des tomes compagnons basés sur la catastrophe naturelle imaginée par Adrien Mangold, nommée le Grand Bleu. Il s’agit également de son premier roman que je lis en dernier après avoir apprécié Prototype et savouré Journal intime d’un dieu omniscient.

Le Grand Bleu marque le début d’une période où la Terre est recouverte d’eau. Le timing de lecture fut étrange. Au fil des pages, je me suis demandé si j’avais bien fait de me pencher dessus alors qu’on avait à peine vu le soleil depuis un an en Belgique et qu’une tempête frappait les vitres et attaquait les arbres derrière chez moi. Dans Seconde humanité, les survivants de ce déluge ont réussi à bâtir des cités technologiques dont Logosme, la ville du savoir, où se déroule une partie de notre histoire. Les chapitres sont introduits par une sorte de journal. Celui d’une personne du futur dont l’identité reste mystérieuse.

Nous rencontrons le duo tristement célèbre de cet univers qui entre douloureusement en résonnance avec le nôtre. On a beau changer d’époque, d’environnement, il y a toujours des constantes dans l’histoire humaine. Ici, l’épidémie d’Octavia et les impacts sur la population, ses conséquences démographiques et psychologiques. L’angoisse, la haine, l’inconnu, la désignation d’un souffre-douleur, etc. Tout ça n’est pas très loin de nous. Ce qui rend Seconde humanité intéressant est l’angle narratif. Dans ce roman, vous ne trouverez pas les habituels adolescents se révoltant contre l’état ou le héros qui combattent les méchantes firmes pharmaceutiques. Nous côtoyons ceux à l’origine de cet accident.

César Sefria et Samuel Nerion bossent en laboratoire sur la souche d’une nouvelle maladie qui touche les animaux. Un seul moment d’inattention et le virus se répand à Logosme telle une traînée de poudre. Alors que la situation est insoutenable et terrible, l’amitié entre les deux hommes et leur façon de surmonter la haine pour chercher un remède sont intenses et touchantes jusqu’au bout. Pourtant, il aurait été si facile de rejeter la faute sur le vrai coupable, sur l’autre. Ils symbolisent l’essence des laborantins qui souhaitent aider leurs prochains pour éviter les maladies. Quand on voit ce qu’ils perdent, on ne peut qu’être époustouflé par leurs actes purement désintéressés. C’est à la fois douloureux et inspirant. On oublie trop souvent l’humain quand la souffrance nous submerge.

Leurs mésaventures sont coupées par la lecture d’un carnet narrant le destin mêlé d’un archiviste, d’un soldat et d’une fillette. Un passé qui propulse la folie humaine encore plus loin. On explore un monde en transition où la guerre fait rage alors que l’entraide devrait régner pour sauver l’humanité. Une civilisation qui mute en bien comme en mal, mais dont le cœur ne change pas tellement. Le bonheur et l’amour résistent si peu devant le chaos, l’imprévu, l’horreur. Cependant, l’espoir fleurit parmi une poignée d’âmes. Que ce soit avant, pendant ou après le Grand Bleu.

Ces destins successifs ébranlés par les déluges percés par des faisceaux de lumière nous sont délivrés par une plume exceptionnelle. Je l’ai déjà dit et répété dans mes précédentes chroniques, Adrien Mangold a un style à part, original, vivant, dynamique et diversifié. J’ai été happée par la scène du mariage du début avec une impression de lire la prose du XIXe siècle. C’est érudit, léger, solaire et aérien. Je sentais la chaleur de cet après-midi joyeux, ce moment suspendu et éphémère. J’ai adoré les métaphores filées sur la musique et la danse, le rythme des phrases qui m’emportait sur la piste.

En bref, Seconde humanité me fait penser à l’expression le calme après la tempête. Adrien Mangold nous plonge en apnée dans les villes sous-marines jusqu’au sommet de Logosme. Deux histoires séparées de mille ans et pourtant liées par les fléaux naturels et humains. Un récit où quelques âmes traversent le chaos en protégeant la flammèche de l’espoir pour qu’un jour, les malheureux, les victimes, les pestiférer et tous ceux qui le désirent puissent vivre dans la paix et la sérénité.

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Commentaire ajouté par Jean-Bernard 2023-08-06T16:33:27+02:00
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Pas apprécié

Arrivé à la page 50, j'ai refermé le livre. Pas mon style pour ne pas dire autre chose.

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Commentaire ajouté par Bookosaurus 2022-07-20T13:32:11+02:00
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Le concept de "livre dans le livre" avait piqué ma curiosité et avec les avis positifs autour, il fallait que je le lise.

Malheureusement, je suis passée à côté de cette lecture.

Même si j'étais prévenue que le contexte du roman était celui d'une pandémie dans un monde post-apo et si on a fait plus joyeux comme thématique, j'ai trouvé les symptômes de celle-ci assez hardcore, ce qui m'a rendu le début de ma lecture assez inconfortable, combiné à certaines petites choses qui ne me paraissaient pas très logiques, comme l'origine de la contamination.

Cependant un fois dans l'histoire j'étais quand même bien accrochée par l'intrigue et l'envie de savoir comment l'auteur allait mener sa barque, c'est là que le carnet entre en jeu.

L'idée était vraiment originale mais je ne me suis pas sentie investie dans ce récit là, d'autant plus que je n'ai pas bien compris quelles étaient les connexions et révélations pour lutter contre le virus.

Le fait que je me mélange les pinceaux entre les personnages et la temporalité n'a pas aidé non plus, j'ai eu du mal à distinguer qui appartenait à telle ou telle faction avec le chassé croisé lancé dès le départ, et le contexte qui est resté assez flou.

Au final je n'ai pas saisi les tenants et les aboutissants de cette "histoire dans l'histoire", pour répondre à la pandémie.

En fait mon ressenti est qu'il y avait plein de bonnes choses, plein de pistes hyper intéressantes, mais j'ai eu l'impression que ces dernières étaient laissées de côté ou trop vite survolée, en même temps chaque partie fait tout juste 200 pages, pas évident de donner du corps à une fresque humaine avec en sous marin une trame aussi dense.

En Bref: Une histoire originale, divertissante, avec de l'action, mais qui m'a donné l'impression de me trouver devant la face émergée d'un iceberg, tout en me laissant de glace quant au destin de ses personnages et de l'humanité.

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Commentaire ajouté par Meskheylin 2021-12-16T11:16:22+01:00
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Diamant

Super livre qui fait écho avec ce que nous vivons depuis 2 ans

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Commentaire ajouté par Bluter 2021-02-24T12:11:20+01:00
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Or

Le livre m'a tout d'abord intriguée par les deux couleurs de ses pages (blanches et noires), puis en le feuilletant, en découvrant que les pages noires se révélaient être un carnet, une seconde histoire à part entière. Et je n'ai pas regretté d'avoir choisi ce livre une fois plongée dans ma lecture !

En suivant l'histoire de César, le personnage principal (pages blanches), je n'ai eu cesse d'être surprise et de me demander scène après scène comment il se sortirait de cette situation. J'ai apprécié le personnage de César, martelé de mauvaises nouvelles et de problèmes. Les accusations contre lui, nombreuses et, injustes à mon goût, m'ont aidée à m'attacher à lui. Au contraire, son collègue, Samuel, qui a fait sortir le virus du laboratoire, n'est pas désigné comme responsable de la pandémie qu'il provoque Spoiler(cliquez pour révéler)et devient même un martyr adulé de tous, ce qui m'a un peu agacée ^^

Et en lisant le carnet (pages noires), je cherchais le moindre indice pour comprendre comment aiderait-il à vaincre la pandémie. Ce carnet donne tout son sens au titre du livre (Seconde Humanité) et m'a littéralement happée, grâce aux actions qui s'enchaînaient et au dynamisme créé à chaque fois que la narration changeait de personnage. Plongée au milieu des manigances et des fusillades, j'en avait presque oublié l'histoire de César, laissée en suspens !

La plume de l'auteur m'a vraiment séduite, grâce à une écriture fluide, qui rend la lecture d'autant plus facile ! On ne voit pas défiler les pages. Le parallèle entre l'histoire et le Covid qui sévissait au moment où je lisais (début mars 2020, quand la situation commençait justement à s'emballer), m'a notamment fait sourire ; belle coïncidence !

En bref, j'ai beaucoup apprécié ce livre, et je vous le recommande vivement !

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Commentaire ajouté par Fred_09 2020-12-20T21:20:09+01:00
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Or

Aujourd’hui, je vous présente une petite perle one-shot de science-fiction : Seconde Humanité, d’Adrien Mangold, aux éditions HSN. J’ai découvert cette maison d’édition lors que la foire du livre de Bruxelles 2020, où j’ai d’ailleurs eu la chance de rencontrer l’auteur !

J’ai vraiment adoré la plume de l’auteur (qui est français, soulignons-le, car je suis plutôt une habituée de livres traduits).

J’ai aussi adoré l’univers, on se retrouve plongé dans un monde futuriste, après une catastrophe environnementale (et j’adooore les livres qui ont pour thème l'écologie). D’ailleurs on peut souvent reprocher aux one-shots de manquer de profondeur, mais ici ce n’est pas du tout le cas. Le background de l’histoire est complet, sans en faire trop.

Bon, pour ce qui est de l’histoire, c’est pas si simple. De un, on a l’histoire principale : un virus ultra contagieux et mortel (oui, je lis des histoire de virus pendant mon confinement, soyons fous). Ensuite, on a un méga flashback (la moitié du livre) qui raconte le cataclysme qui a failli anéantir l’espèce humaine des siècles plus tôt. Enfin, on a un journal de bord d’un soldat (je crois), dans le futur, durant une nouvelle guerre. Tout ça parait un peu fouillis, mais honnêtement, le livre est super bien construit !

Bref, je vous conseil ce livre à 100%, c’est une vraie pépite ! Perso j’ai adoré la manière dont l’auteur exploite de thème de l’environnement, ça fait un peu froid dans le dos, mais c’est ce qu’on aime.

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Commentaire ajouté par juliebg 2020-07-28T23:02:02+02:00
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Pas grand chose à dire de ce livre... une bonne lecture aux tournures de phrases parfois un peu lourdes. Ça pourrait donner lieu à un tome 2.

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Commentaire ajouté par Rosalys 2020-07-20T21:59:20+02:00
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Or

http://papillonvoyageurbloglivresque.weebly.com/chroniques-livres/seconde-humanite-adrien-mangold

Le début d’un roman offre toujours une première impression de celui-ci. Dès les premières pages de Seconde Humanité, je dois avouer que j’ai été subjuguée par la toute première scène. Je ne la décrirai pas afin de ne pas spoiler, mais elle est vraiment très bien rédigée et emplie d’émotions alors qu’on ne connaît même pas encore tous les personnages de l’histoire. On y rencontre César, un scientifique, qui doit gérer les conséquences d’un virus échappé de son laboratoire. Je ne vais pas vous cacher que lire cette histoire en pleine période de confinement fut une sacrée expérience. Si j’avais été plus attentive au résumé, peut-être l’aurais-je gardé pour plus tard. Pourtant, malgré la situation anxiogène, j’ai vraiment réussi à me plonger dans cette lecture auprès de personnalités fortes, munie d’un scénario bien ficelé. Le tout ancré dans un concept original : l’idée d’un livre dans un livre. Eh oui, parce que notre cher César doit trouver une solution pour guérir ce virus. Durant ses recherches, il tombe sur un manuscrit un peu spécial qu’il décide de parcourir… Et nous, lecteurs et lectrices, sommes embarqués avec lui dans une toute autre histoire mouvementée.

Sans trop en dévoiler, je dirais que le scénario coupé en deux parts distinctes forme un tout cohérent. Dès le commencement du second récit, on sent qu’il existe un lien entre la situation actuelle vécue par César et les péripéties des personnages de Par-delà les montagnes, et bien plus loin encore (le titre du roman dans le roman). Si je dois soulever un point négatif (le seul !) qui ne tient qu’à moi : les transitions. Même si l’auteur a très bien structuré ses deux parties et qu’il a coupé où il fallait, j’ai éprouvé des difficultés à passer d’une histoire à une autre. Lorsque j’ai quitté César pour découvrir Matis le Sélénite, j’avoue avoir eu du mal à me plonger dedans. Ce nouveau personnage ne me disait rien, et le changement de police d’écriture a chamboulé ma lecture. Ayant une très mauvaise vue, je la trouvais même plutôt inconfortable. Ceci dit, je le redis : ça ne concerne que moi. D’un point de vue objectif, les transitions sont bien gérées et la typographie ne m’a pas empêché de passer un excellent moment au final. D’ailleurs, quand je suis arrivée à la fin de Par-delà les montagnes, et bien plus loin encore, j’ai ressenti un vide après avoir versé ma petite larme et j’ai eu du mal à revenir à la première histoire. Le roman que lit César m’a touchée. Peut-être pas autant qu’à lui, mais il ne laisse pas indifférent, c’est évident. On peut même dire que l’auteur, impitoyable, sait comment s’y prendre pour triturer nos sentiments et jouer avec nos nerfs. Toutefois, il ne manque pas de messages et de valeurs à véhiculer, notamment par le personnage de Pino. Selon moi, ce récit souligne les défauts de l’humanité, les erreurs qu’elle peut commettre et ce qui la mène à sa première chute dans l’histoire de ce roman. Il évoque la guerre, la résilience, la reconstruction. Un monde sans pitié où existe une dernière once d’espoir, représentée sous la forme d’un Arbre particulier.

Si le scénario est plaisant à découvrir, j’ai surtout été charmée par la plume de l’auteur. Le texte recèle de beaucoup de descriptions poussées et de formulations raffinées, ce qui ne fait que renforcer la qualité littéraire du récit. Des figures de style maîtrisées parsèment cet ouvrage excellent. Même si je n’ai pas lu une tonne de classiques, il m’est arrivé de me plonger dedans – ces œuvres d’un autre temps – et de visionner des films cultes (comme Metropolis). Outre la modernité présente dans ce récit qui fait échos à l’actualité, je le trouve presque similaire à ces lectures ancrées dans le passé. L’écriture soutenue épouse parfaitement l’intrigue dont elle conte l’histoire avec une fluidité et une technique non négligeables. J’ai trouvé la plume de l’auteur très poétique, voire onirique. Certains passages nous plongent dans une autre dimension, plus proche de l’irréel, de l’inexplicable. De plus, certaines descriptions et pensées relèvent plutôt de l’imaginaire et du rêve que de la réalité. Il s’agit du point fort de cette histoire de virus à première vue anodine : l’auteur sait conter en surprenant, torturant, émouvant. C’est un livre qui ne touche pas que l’esprit. Il touche le cœur aussi.

Il m’a été difficile de m’attacher aux personnages au début. Comme dit plus haut, nous débutons l’histoire sur César Séfria et, même si son sort n’est pas des plus joyeux, ce n’est pas le personnage qui m’a le plus ému. Il m’a fait ressentir quelques émotions, une petite montée de tristesse à un moment particulier sans toutefois parvenir à me bouleverser autant que l’ont fait Pino, Matis, Sarah et Lazaro. Je ne vais pas trop m’étaler sur eux parce qu’ils sont au cœur de l’intrigue de la partie noire du roman. Cependant, je voudrais souligner que, même si j’ai eu du mal à apprécier Matis et Lazaro, le courant est tout de suite passé avec Sarah. Plus difficilement avec Pino au début. En terminant de lire leurs aventures, j’ai versé ma petite larme et pris conscience que j’avais aimé les suivre, connaître leurs pensées, leurs espoirs et leurs peurs. Ils m’ont tous les quatre affectée à leur façon (même Pino !), et c’est le cœur lourd que j’ai refermé Par-delà les montagnes, et bien plus loin encore pour revenir à la narration de César Séfria afin de connaître le dénouement de cette situation catastrophique. En ce qui concerne Pino, Matis, Sara et Lazao, leur bravoure et leur dévotion sont admirables. J’ai adoré les relations qui se sont créées entre certains d’entre eux, l’évolution de ces quatre individu que rien n’était destiné à rassembler et qui, pourtant, représentent l’espoir de la Seconde Humanité.

La fin du roman clôture bien l’histoire générale. D’ailleurs, on peut même parler de deux conclusions différentes : celle de Par-delà les montagnes, et bien plus loin encore et celle du roman tout court. La première m’a plus touché que la seconde, comme vous avez pu le remarquer. Ceci dit, l’auteur a très bien terminé Seconde Humanité en restant cohérent et logique avec ses idées, sans pour autant fermer entièrement les portes de son univers. Je ne parle pas ici de cliffhanger. Le roman n’en contient pas, étant un one-shot. Toutefois, on sent qu’Adrien Mangold n’a pas fini de nous conter des histoires du même style. Et, pour ma part, Seconde Humanité m’a donné envie de lire ses prochaines publications !

Grosso modo, Seconde Humanité plaira sans aucun doute aux amateurs et amatrices de science-fiction ! Si vous appréciez les personnages forts et emblématiques, peut-être la mise en abîme de cet ouvrage original vous chamboulera autant qu’elle l’a faite avec moi. La plume de l’auteur, soutenue, reste très accessible. Un ouvrage qui pousse la réflexion beaucoup plus loin sur notre monde et l’humanité toute entière. Je vous recommande cette lecture et cet auteur au grand potentiel dont j’ai hâte de découvrir les prochaines sorties !

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Commentaire ajouté par sigerno 2020-02-09T23:54:56+01:00
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Seconde humanité est un livre sur une pandémie initiée dans un but martial. On retoruve un livre dans un livre (j'applaudis le travail de léditeur qui met bien en valeur ce procédé de mise en abîme en allant jusqu'à faire une double pagination).

J'ai bien aimé le personnage principal et sa quête mais je n'ai pas accroché autant sur la seconde partie, trop de protagonistes à suivre selon moi. Le livre commence par une introduction mais mon regret est qu'il n'y a pas de conclusion en lien avec ce prologue. Je l'ai relue et cela m'a aidé à remettre en perspective ma lecture.

Une belle plume de l'auteur.

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Date de sortie

Seconde humanité

  • France : 2018-11-09 (Français)

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