Bientôt, son oreille devenant de plus en plus sensible, il comprendrait le message qui lui était adressé.
« Je le savais ! »
Irénée posa son livre sur le bord d’une table, il voulait laisser un peu de temps passer pour mieux apprécier les quelques pages qui lui restaient à lire et le dénouement certainement heureux qui y dormaient. Il pensait notamment aux retrouvailles d’ Osipii avec celle qui, parmi les voix, devait s’appeler Éonii
…
Il était ainsi perdu dans cette apesanteur mentale, à la limite de l’apnée, quand un coup de vent fit tomber le roman à ses pieds.
Se penchant pour le ramasser il le trouva ouvert aux pages qui avaient subi l’accident du café.
Sauf que …
« Osipii, tendre Osipii !
Non, le néant ne peut absorber la matière.
Tes parents avaient voulu te préserver, ils n’ont réussi qu’à t’empêcher d’évoluer.
Ils t’ont immobilisé…
comme les antiques musées des humains – à un stade archaïque, te condamnant à une lente déchéance sans espoir.
Tout à coup, la sirène des pompiers rejeta Irénée dans sa réalité.
…
Anekifoa
…
