
Chiennerie poétique: à quelle sauvagerie on en est réduit ; comment on effleure, sent ou ressent à l’écart, la distance d’une étreinte de l’autre ? Restent les lignes brisées, les vers heurtés, les blancs – pas seulement typographiques – d’une cassure du langage, de l’inintelligible d’une rumeur, tacitement opiniâtre, du monde au hasard ramassée. Fanny Lambert évoque une mystérieuse, furieuse et toujours outrepassée, sensibilité de chien, son écoute d’un environnement hostile et opaque, miroir aux bribes d’humaines consciences qui s’y reflètent. Se renifler quasi bestial expérimente, hérissée approche, alors une langue sauvage, réticente, rieuse.



