Paris, novembre 1953. Le brouillard dure depuis des semaines et la Seine monte sans que les ingénieurs sachent dire pourquoi.
Aurélien Vaux, vingt-sept ans, est projectionniste au Rialto. Il a choisi ce métier parce que c'est le seul où l'on paie un homme pour rester dans le noir.
Un soir, il découvre sous ses ongles quatre fines lignes d'or. Il les lime : elles repoussent, plus larges. Une femme l'aborde alors, qui savait pour la lime avant qu'il en parle à quiconque, et lui donne une seule consigne : ne limez plus.
Sous la ville vit un monde de six maisons anciennes, dépositaires chacune d'un geste qui se paie dans sa propre monnaie — la Perte, la Garde, l'Échange, le Passage, la Trace, la Charge. Il en existait une septième, éteinte, qu'on ne nomme pas. Aurélien en est le dernier.
Toutes agonisent depuis un malheur de 1910 dont personne ne veut parler, et l'homme qui vient réclamer réparation ne ment jamais. C'est bien le problème : chaque vérification qu'Aurélien mène donne raison à son ennemi. Un piège fait entièrement de vérités.
Premier tome d'une histoire en deux volumes. Un roman sur ce qu'on doit aux autres, et sur le moment où le compte cesse d'être juste
Roman auto-édité, premier tome d'un diptyque achevé (le tome 2 est écrit). EPUB disponible immédiatement ; exemplaire broché possible par courrier (France) pour les lecteurs papier. Aucune obligation de chronique ni de délai. Si vous aimez Neverwhere de Gaiman ou Jonathan Strange de Susanna Clarke, ce roman est de cette famille. Merci !