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Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir pas la《 Vénus blonde 》.
En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de mœurs.
un Zola très intéressant bien que dur et réaliste. Nana essaie de se faire une place dans la société mais sa tare va lui poser quelques problèmes: la prostitution et la luxure. Nana, tel le Second Empire est pourrie de l'intérieur et elle va sans le vouloir changer Paris entier, irreversiblement.
Etrangement j’ai eu beaucoup plus de mal à me plonger dans le roman Nana que dans l’Assommoir : j’ai trouvé certains passages trop long et parfois je m’emmêlais les pinceaux avec tous ces personnages issus de la bourgeoisie parisienne.
Néanmoins j’ai trouvé très intéressant de passer du point du vue de l’ouvrier, des crèves faim, des prostitués, du peuple oublié et miséreux, aux bourgeois qui profitent des bonheurs et des vices que Paris et leur argent leur procurent.
Concernant le personnage de Nana, je dirais que c’est une femme hors du commun : elle dégage une grâce, une volupté, un charme, qui fait naître chez les hommes un tel désir qu’ils seraient prêts à tout pour combler les moindres caprices de ce démon sexuel. J’estime que Zola a aussi joué sur l’onomastique en attribuant à cet être, allégorie de la femme sensuelle, le nom de Nana, comme si son surnom l’avait prédestiné à devenir cette créature de désir. Selon moi Nana est aussi l’allégorie de la passion, cette passion dévorante contre laquelle on ne peut se défendre, et qui fait ploire les hommes les plus respectables et les plus nobles, comme le comte Muffat. On retrouve aussi cette volonté de Zola à vouloir continuer son travail sur l’hérédité : en effet on retrouve de nombreuses facettes de Gervaise chez Nana. On peut citer cette fâcheuse habitude à se faire battre par les hommes, sa beauté naturelle, cette blondeur qu’avait Gervaise ainsi que ses formes rondes, ou encore ce don de se faire aimer par des garçons bien plus jeune, comme Goujet s’était épris de Gervaise, Georges s’est épris de Nana.
C’est vers le milieu du roman que j’ai vraiment réussi à m’imprégner de l’univers de Nana, et où j’ai commencé à m’attacher à cette femme. Tout comme pour Gervaise j’ai été prise d’un sentiment de pitié à l’égard de Nana, notamment lorsqu’elle se voit dans l’obligation de refaire le trottoir pour satisfaire un mari envers lequel elle éprouve un amour inconditionnel, malgré tout le mal qu’il lui fait. Bien que cette descente aux enfers soit de courte durée Nana en sera à jamais marqué et gardera toujours une rancune amère envers les hommes. Je l’ai aussi admiré, en particulier lorsqu’elle arrivait à faire taire toute une salle parisienne à son entrée sur scène, avec pour seul atout et outil de persuasion son corps de déesse.
C’est en se rapprochant de la fin du roman que l’on se retrouve face à une évidence : Nana les aura tous corrompus. Elle les aura tous fait sombrer un à un, Vandoeuvre, Foucarmont, Steiner, la Faloise, Philippe, George et bien sûr Muffat. Nana est presque devenue une bête de par sa folie dépensière grandissante, qu’elle ne parvient jamais à assouvir complètement, ou alors de par sa folie sexuelle : elle voulait se sentir libre de coucher avec bon lui semblait mais elle en a perdu la raison selon moi. De surcroît Nana aura même réussi à tuer un homme sur sa route, ce pauvre George… C’est ainsi que Nana se retrouve telle une bête rayonnante au milieu du carnage qu’elle a laissé : des familles déchirées, des mères désespérées, des femmes jalouses, un enfant maladif et bien évidemment des hommes nus. L’un d’eux m’a touché plus que les autres : le comte Muffat. Tout au long de la seconde moitié du roman on va assister au dilemme intérieur qui le ronge, le tiraille et le tue à petit feu, un dilemme entre passion et raison qui le tourmente au point qu’il finira par devenir la bête docile de Nana. Mais c’est la tromperie de trop de sa chère Nana qui le fera finalement sortir du trou, ainsi qu’à l’aide de sa foi et de M. Venot. J’irais jusqu'à dire que le combat de Muffat à presque autant d’importance que l’histoire de Nana, puisqu'il nourrit une véritable réflexion sur l’Homme, et nous rappelle le fameux principe de la catharsis au théâtre.
Nana meurt finalement en 1870, âgée d’à peine 18 ans, laissant derrière elle un Muffat au bord du désespoir, et un Paris à l’aube de la guerre franco-prussienne, mais contrairement à sa mère, Zola s’attarde plus longtemps sur la mort de Nana, comme si la mort avait plus d’importance dans ce Paris bourgeois que dans le Paris des oubliés.
Pour finir, je pense que c’est à la fois le soleil de Paris qui c’est éteint ce jour-là, mais aussi sa pire charogne, car c’est ce que Nana incarnait : la crève faim vicieuse aux passions déchaînées qui aura fait sombrer tous les hommes et toutes les familles qui l’auront côtoyé, sans parler de son fils, le pauvre petit Louiset, à qui elle doit sa mort.
Un classique à lire absolument et que j’ai grandement apprécié.
Je sors de cette lecture mitigée et déçue - car j'avais déjà lu du Zola (Au bonheur des dames, La bête humaine) que j'avais apprécié... Mais Nana… non. J’ai eu le sentiment que tout est à l’excès, comme si Zola ressentait le besoin d’enfoncer le clou encore et encore. Et je ne parle pas des descriptions, elles ne me dérangent pas en soi, mais il y a clairement des lourdeurs et des longueurs, ça tourne à l'obsessionnel. Je me souviens de l'image qu'un roman est un simple miroir posé au bord de la route... Et donc, qu'il ne fallait pas le juger sur le contenu (laideurs, bassesses, etc.) puis qu'il ne fait que refléter la réalité. Celui-ci de miroir est déformant et orienté. Zola était naturaliste, ce qui est encore pire au niveau de l'hypocrisie, puisque finalement, il dit que l’écrivain observe, place ses personnages dans un milieu donné, et montre les effets de l’hérédité et du contexte social - une rigueur scientifique, quoi - laissez-moi rire. Elle est seulement théorique.
Ce qui m’a surtout posé problème, c'est une misogynie très forte Spoiler(cliquez pour révéler)le fait que Nana aime se faire battre ? Sérieusement ? Et que c'est le cas pour toutes les femmes ?, une vision de l’homosexualité féminine franchement horrible Spoiler(cliquez pour révéler)cf. le personnage de Satin, sa relation avec les autres femmes et avec Nana... et plus généralement une manière de réduire les femmes à leur corps et à leur pouvoir de séduction - qui corrompt. Nana est une femme fatale. N'allez pas essayer de lui trouver une autre psychologie derrière. L'auteur l'arrête à ça. La métaphore de la "mouche empoisonnée" m’a particulièrement agacée. Comme si Nana était la grande coupable, le poison à elle seule… alors que, pardon, les hommes auraient aussi très bien pu décider de ne plus lui accorder autant d’importance. C'est une mouche ! Elle aurait pu être chassée d'une main, alors ? Mais non : ils sont faibles, victimes, et elle porte tout le poids de la faute. Eux n'ont l'air responsables de rien du tout ! Ni de leur déchéance, ni de leur mort, ni de rien du tout...
Et le final… hyper attendu, on le voyait arriver de loin, avec ses gros souliers symboliques. Il fallait évidemment Spoiler(cliquez pour révéler)punir l’héroïne : la mort ne suffit pas, il faut encore la défigurer, comme si la perte de la beauté était le châtiment ultime. Cela m'agace au possible, voir encore une femme réduite à sa beauté comme si ça avait la moindre importance Spoiler(cliquez pour révéler)face à la mort. Superbe ton moralisateur.
Bref, Nana est sans doute un roman important sur le plan littéraire et historique (et il y a des passages que j'ai appréciés, peu mais quand même !), mais pour moi, c’est une œuvre qui a mal vieilli.
Lu par curiosité à la suite de l'assomoir, j'avais été agréablement surprise par ce roman que j'avais beaucoup aimé. Nous sommes dans les salons avec ces demoiselles, ou cocottes, qui cherchent l'argent où il est : chez ces messieurs nobles qui s'ennuient auprès de leurs femmes.
Roman très touchant sur cette pauvre nana qui cherche à tout prix à se sortir de sa misère et de sa condition pour mieux y replonger.
Dans Nana, Zola brosse le portrait d’une femme en quête d’ascension sociale, mais rattrapée par ses instincts et par le poids de l’hérédité. À travers elle, il peint une société rongée par la corruption, à l’image du Second Empire qu’elle incarne. Victime et symbole tout à la fois, Nana exerce une influence destructrice, bouleversant l’ordre social jusqu’à contaminer Paris tout entier
J’ai d’abord eu du mal à entrer dans l’histoire à cause du style très descriptif et du nombre de personnages. Mais peu à peu, j’ai été saisie par la force du récit et la richesse des thèmes. J’en retiens le portrait complexe d’une femme, à la fois victime d’un système (la pauvreté, les hommes, la société du paraître) et instrument de destruction (elle ruine ceux qui l’aiment sans jamais les aimer vraiment). Nana n’est ni une héroïne, ni une femme facile à juger : c’est une figure tragique. Le roman m’a fait réfléchir à la place des femmes, à la manière dont leur corps devient une marchandise, et à la façon dont la violence conjugale et sociale est souvent banalisée. J’ai été révoltée par ce que Nana subit, tout en voyant qu’elle-même ne s’épargne pas. Certaines scènes m’ont profondément marquée : la tendresse à la campagne avec Georges, les décors du théâtre, le refus final de Muffat, ou encore la brutalité de la fin, où Nana meurt seule, détruite, pendant que la foule acclame la guerre. C’est une lecture qui m’a fait évoluer dans mon regard, notamment sur la prostitution et les rôles sociaux, et qui restera comme une expérience marquante, crue, parfois dérangeante, mais profondément humaine.
Un petit classique que j'ai décidé de lire par choix parce qu'il faut avouer que la pauvre fille de Coupeau et Gervaise m'avais intrigué dans l'Assomoir.
Je m'attendais à quelque chose de proche de Bel-Ami même si, Nana étant une femme je savais bien que son ascension sociale ne serait pas la même, même si elle est basée sur le même concept.
J'ai eu du mal à accrocher au début du livre car on ne voit pas vraiment l'ascension de Nana, ces vrais débuts. On arrive à un moment où elle est déjà bien établie bien qu'elle va par la suite continuer de monter dans l'échelle sociale. Toutefois le début du roman est assez déconcertant car on suit plus les hommes qui entourent Nana que Nana elle-même, ce qui assez intéressant. Mais, de fait, pour des gens qui n'ont pas lu l'Assomoir précédemment il est impossible de savoir d'où vient Nana et ce qu'elle a vécu, et même avec cela il reste des zones d'ombres Spoiler(cliquez pour révéler)comme son fils, Daguenet, son entrée au théâtre etc. Ainsi il est quand même un peu difficile de bien comprendre Nana.
Toutefois, à partir du chapitre IX, j'avoue que j'ai été enfin prise dans le roman et je l'ai fini en 2 jours.
Les personnages, qui sont nombreux, autant hommes que femmes sont très intéressants. J'ai beaucoup apprécié Labordette, Rose, son mari et Fauchery, la comptesse Sabine et sa fille Estelle, les Hugon
Le compte Muffat que je detestait au début du roman a finit par me faire pitié et je me suis attachée à lui.
Satin m'a également intrigué de part sa relation avec Nana et son autre "amie".
J'ai beaucoup ri aussi de la débandade de tous ses gens autour de Nana Spoiler(cliquez pour révéler)la scène de la répition m'achevée tellement elle était réaliste.
Flaubert parlait de mort michalangemesque de Nana, et même si je n'irai pas jusqu'à invoquer Michel-Ange, les deux derniers chapitres du romans m'ont particulièrement bouleversée.
Bref, en conclusion un roman dont je n'attendais pas grand chose si ce n'est un reflet de Bel-Ami, mais qui a dépassé mes attentes et c'est révélé très touchant et tout plein de personnages mémorables.
Nous sommes jamais déçu de lire un Zola même si les tournures de phrases peuvent être parfois complexes et demandent donc une concentration accrue.
On rentre dans un monde qu'on n'a pas pu connaître. On se rends compte des évolutions qu'il y a avec notre société en particulier la place de la femme dans le monde.
Avec Nana, Émile Zola livre un roman flamboyant et cruel sur l’illusion du pouvoir et la décadence d’une société fascinée par le vice. Neufième volume de la fresque des Rougon-Macquart, ce livre met en scène l’irrésistible ascension de Nana, courtisane sulfureuse dont la beauté et l’animalité envoûtent les hommes, avant de précipiter leur ruine.
Nana est une héroïne fascinante, à la fois sublime et destructrice. Issue des bas-fonds parisiens et sans éducation, elle devient rapidement une étoile montante du théâtre et du demi-monde. Zola la dépeint comme une créature de désir, une femme dont la simple présence suffit à ensorceler et à faire perdre la raison aux hommes qui croisent sa route. Tour à tour capricieuse, insaisissable, manipulatrice et naïve, Nana incarne un pouvoir paradoxal : celui d’une femme qui, bien que dominatrice, reste enfermée dans un rôle imposé par une société patriarcale.
Le roman est une véritable fresque de la bourgeoisie et de l’aristocratie du Second Empire, un monde corrompu où les apparences et le luxe masquent une pourriture profonde. À travers les destins des hommes qui gravitent autour de Nana – banquiers, nobles, hommes politiques – Zola dépeint un microcosme voué à l’effondrement. L’auteur y déploie son talent naturaliste dans des descriptions somptueuses et impitoyables, que ce soit dans l’atmosphère moite des théâtres, les orgies des salons mondains ou la décrépitude finale de son héroïne.
Nana est un roman puissant et troublant, qui mêle faste et misère, désir et destruction. Derrière la légèreté et l’exubérance des premiers chapitres se cache une critique implacable de la société du Second Empire, où la femme est à la fois adorée et méprisée, idéalisée et sacrifiée. Avec ce portrait magistral d’une femme fatale qui brûle sa vie comme une étoile filante, Zola signe une œuvre inoubliable, à la fois sensuelle et tragique.
Honnetement j'ai vraiment eu du mal a finir de lire le roman c'ete tres compliquer je n'ai vraiment pas accrocher au personnages a l'intrigue enfin vraiment mon genre de livre que j'aime lire.
Résumé
Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir pas la《 Vénus blonde 》.
En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de mœurs.
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