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Littérature Classique
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💀𝕹𝖊́𝖈𝖗𝖔𝖒𝖆𝖓𝖙 𝕷𝖎𝖛𝖗𝖊𝖘𝖖𝖚𝖊💀
> WolfClaws.sys
> WhiteDrivers.init
> LysNetwork.init
> ArtRender.init
Boot_sequence ... OK
DragonFly_BoostCPU ... OK
Loading_kernel_WolfHeart ... DONE
Establishing_WolfSpirit[UTF-8]_connection ... OK
Decrypting_user_profile... WIP (Please wait)
[En attendant, un peu de Stromae ? :
https://m.youtube.com/watch?v=wdpXyI3_Qpk ]
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Les plus belles paroles du répertoire de la chanson française sont de Balavoine : Tous les cris, les S.O.S. [ https://m.youtube.com/watch?v=urWV2OjAmUQ&list=RDurWV2OjAmUQ&start_radio=1&pp=oAcB ]
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Chère Dame Ackermann,
vous êtes tout simplement mon alter ego poétique, et j’ignore comment j’ai pu vous occulter si longtemps… L'affinité spirituelle n'en est que plus intense comme lors des retrouvailles de vieux amis après des années d'absences et d'errances, de rencontres manquées. Je sais, l'émotion pousse parfois aux poncifs. Laissez-moi seulement vous dire que je suis honoré de me reconnaître en vous, et votre lyre m’est des plus sacrées. Si nous avons Lucrèce pour pater, je vous fais ma grande sœur de Lettres — qu’importe que vous pensiez que votre mère vous ait « préservée » de sombrer dans les délires numineux des Lettres : c’était bien là une saine crainte de votre part, et point de celle de votre mère compassée ; il faut quelquefois s’efforcer de se souvenir des évidences qui nous échappent, comme les lunettes que l’on cherche éperdument alors qu’on les a sur le nez. L’évidence fondamentale que vous avez observée de près est que le cœur est tissé de l’étoffe des sentiments et non des mots, et que ceux qui les éprouvent ne sont guère de papier mais de chair. Trop se verser en Lettres peut dessécher le cœur.
•
« ... 𝒸𝒶𝓇𝓂𝒾𝓃𝒶 𝓃𝑜𝓃 𝓅𝓇𝒾𝓊𝓈 𝒶𝓊𝒹𝒾𝓉𝒶... » - Horace (Odes - III).
« Non urar tacita » — Henriette de Coligny de La Suze
" Si le mot « Culture »
a un sens,
il est ce qui
répond au visage
qu’a dans la glace
un être humain
quand il y regarde
ce qui sera
son visage de mort.
La Culture,
c’est ce qui répond
à l’[H]omme
quand
il se demande
ce qu’il fait sur
la Terre."
— [MALRAUX] —
« ICI-BAS :
Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts ;
Je rêve aux étés qui demeurent
Toujours...
Ici-bas les lèvres effleurent
Sans rien laisser de leur velours ;
Je rêve aux baisers qui demeurent
Toujours...
Ici-bas tous les hommes pleurent
Leurs amitiés ou leurs amours ;
Je rêve aux couples qui demeurent
Toujours... »
~ Sully Prudhomme ~
(Stances et poèmes)
___________________________\
« LA BEAUTÉ :
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;
Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles ! »
___________________________
« LE PORTRAIT ;
1.
La Maladie et la Mort font des cendres
De tout le feu qui pour nous flamboya.
De ces grands yeux si fervents et si tendres,
De cette bouche où mon cœur se noya,
De ces baisers puissants comme un dictame,
De ces transports plus vifs que des rayons,
Que reste-t-il ? C'est affreux, ô mon âme !
Rien qu'un dessin fort pâle, aux trois crayons,
Qui, comme moi, meurt dans la solitude,
Et que le Temps, injurieux vieillard,
Chaque jour frotte avec son aile rude...
Noir assassin de la Vie et de l'Art,
Tu ne tueras jamais dans ma mémoire
Celle qui fut mon plaisir et ma gloire !
2.
Je te donne ces vers afin que si mon nom
Aborde heureusement aux époques lointaines,
Et fait rêver un soir les cervelles humaines,
Vaisseau favorisé par un grand aquilon,
Ta mémoire, pareille aux fables incertaines,
Fatigue le lecteur ainsi qu'un tympanon,
Et par un fraternel et mystique chaînon
Reste comme pendue à mes rimes hautaines ;
Être maudit à qui de l'abîme profond
Jusqu'au plus haut du ciel rien, hors moi, ne répond !
— Ô toi qui, comme une ombre à la trace éphémère,
Foules d'un pied léger et d'un regard serein
Les stupides mortels qui t'ont jugée amère,
Statue aux yeux de jais, grand ange au front d'airain ! »
___________________________
« Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir ! »
[HARMONIE DU SOIR, Strophe 4]
~LE POÈTE — lui qui darde mon reste d’orgueil, gonfle les voiles de ma mémoire et amollit les tourments de mon cœur.
Mon père, mon frère, mon ami — mon albatros totémique : Baudelaire.~
𝔥𝔬𝔫𝔫𝔢𝔲𝔯 𝔞̀ 𝔠𝔢𝔩𝔲𝔦 𝔮𝔲𝔦 𝔣𝔦𝔱 𝔢́𝔠𝔩𝔞𝔱𝔢𝔯 𝔡’𝔲𝔫 𝔢́𝔠𝔩𝔞𝔦𝔯 𝔰𝔞𝔫𝔤𝔲𝔦𝔫 𝔩𝔢 𝔪𝔞𝔯𝔟𝔯𝔢 𝔡𝔢 𝔪𝔬𝔫 𝔠𝔬𝔢𝔲𝔯 𝔭𝔬𝔢́𝔱𝔦𝔮𝔲𝔢. [Car tu as reforgé mes nerfs à la conquête du Sublime, imbibé dans la plus rousse Beauté Salamandrine — par ta faute, mon sang s’est fait Mazeppa, cavalant furieusement jusqu’aux Enfers, contre le temps, contre la vie et la mort, contre la morale et contre les lois, pour me damner de l’espoir de ses lèvres d'outre-âge — Elles d'Elle... Voix fraternelle, que je souffre ce que tu as souffert — comment as-tu fait ? De quoi ton cœur était-il fait ?! — et je n’ai que la Furor Poeticus pour ne pas me faire dévorer par les fureurs de mon sang — j’en serai bientôt, comme toi de ton vivant : vampire... Ou scorpion. Non, le scorpion, je l'ai dans le sang, et il faut que je me saigne à blanc, sur le papier, pour m’expurger du poison versatile de son piquant, tantôt mélancolique, tantôt frénétique, que tu as inspiré dans mes veines — « Deux ennemis ne s'unissent non mieux que dans la mort. » : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f4/George_Gordon_Byron%2C_6th_Baron_Byron_by_Richard_Westall_%282%29.jpg
https://m.youtube.com/watch?v=7Gun78Tgs6Q
___________________________\
« DON RODRIGUE :
Au nom d’un père mort, ou de notre amitié,
Punis-moi par vengeance, ou du moins par pitié.
Ton malheureux amant aura bien moins de peine
À mourir par ta main qu’à vivre avec ta haine.
CHIMÈNE :
Va, je ne te hais point. »
(Le Cid de Pierre Corneille : Acte III, scène IV)
{ Et de moi : }
𝕴 𝖉𝖊𝖊𝖒 𝖒𝖞𝖘𝖊𝖑𝖋 𝖆 𝖜𝖗𝖊𝖙𝖈𝖍𝖊𝖉 𝖜𝖆𝖓𝖉𝖊𝖗𝖊𝖗, 𝖋𝖑𝖚𝖓𝖌 𝖚𝖕𝖔𝖓 𝖙𝖍𝖊 𝖋𝖔𝖆𝖒‑𝖜𝖗𝖔𝖚𝖌𝖍𝖙 𝖘𝖍𝖔𝖗𝖊𝖘, 𝖈𝖗𝖔𝖜𝖓’𝖉 𝖜𝖎𝖙𝖍 𝖙𝖊𝖒𝖕𝖊𝖘𝖙𝖘 𝖆𝖓𝖉 𝖊𝖙𝖊𝖗𝖓𝖆𝖑 𝖌𝖑𝖔𝖔𝖒.
𝔏𝔞 𝔭𝔩𝔲𝔰 𝔤𝔯𝔞𝔫𝔡𝔢 𝔰𝔞𝔤𝔢𝔰𝔰𝔢 𝔡𝔢𝔰 𝔥𝔲𝔪𝔞𝔫𝔦𝔱𝔢́𝔰 𝔩𝔞𝔱𝔦𝔫𝔢𝔰 𝔮𝔲𝔦 𝔪’𝔞𝔦𝔱 𝔢́𝔱𝔢́ 𝔦𝔫𝔠𝔲𝔩𝔮𝔲𝔢́𝔢, 𝔫𝔢 𝔰𝔢 𝔱𝔯𝔬𝔲𝔳𝔞𝔦𝔱 𝔭𝔞𝔰 𝔡𝔞𝔫𝔰 𝔩𝔢𝔰 𝔫𝔬𝔟𝔩𝔢𝔰 𝔩𝔢𝔱𝔱𝔯𝔢𝔰 𝔡𝔢𝔰 𝔄𝔫𝔱𝔦𝔮𝔲𝔢𝔰 — 𝔟𝔯𝔞𝔳𝔞𝔫𝔱 𝔦𝔪𝔭𝔞𝔰𝔰𝔦𝔟𝔩𝔢𝔪𝔢𝔫𝔱 𝔩’𝔬𝔲𝔱𝔯𝔞𝔤𝔢 𝔡𝔲 𝔱𝔢𝔪𝔭𝔰 𝔰𝔲𝔯 𝔩𝔢𝔰 𝔭𝔞𝔤𝔢𝔰 𝔡𝔢 𝔳𝔢́𝔫𝔢́𝔯𝔞𝔟𝔩𝔢𝔰 𝔯𝔢𝔩𝔦𝔢́𝔰 𝔭𝔞𝔰𝔰𝔢́𝔰 𝔢𝔫𝔱𝔯𝔢 𝔪𝔢𝔰 𝔪𝔞𝔦𝔫𝔰 — 𝔪𝔞𝔦𝔰 𝔡𝔞𝔫𝔰 𝔩𝔢𝔰 𝔫𝔲𝔢́𝔢𝔰 𝔡𝔢 𝔭𝔬𝔲𝔰𝔰𝔦𝔢̀𝔯𝔢 𝔮𝔲’𝔦𝔩𝔰 𝔡𝔢́𝔤𝔞𝔤𝔢𝔞𝔦𝔢𝔫𝔱, 𝔢𝔱 𝔪’𝔢𝔫𝔳𝔬𝔶𝔞𝔦𝔢𝔫𝔱 𝔞𝔲 𝔳𝔦𝔰𝔞𝔤𝔢, 𝔠𝔬𝔪𝔪𝔢 𝔞𝔲𝔱𝔞𝔫𝔱 𝔡𝔢 : 𝔐𝔢𝔪𝔢𝔫𝔱𝔬 𝔮𝔲𝔦𝔞 𝔭𝔲𝔩𝔳𝔦𝔰 𝔢𝔰…
______________________\
PROFIL DANS SA VERSION INITIALE :
(𝙰𝙴𝙶𝙸𝚂𝙰𝙿𝚁𝙸𝙻𝙸𝚂𝙼𝙼𝚇𝙸𝚅)
Our serenissimo « AEGISAPRILISMMXIV » aka « Le Loup du Lys Blanc », ambassador of aesthetic taste amongst the Digital Lands, by the Almighty blessing of... himself. Grazie Mille. ;)
Sens du pseudo littéraire :
Le Loup... :
« Comment ne pas devenir un loup des steppes (...) dans un monde dont je ne partage aucune des aspirations, dont je ne comprends aucun des enthousiasmes ? (...) je suis vraiment un loup des steppes, comme je me suis souvent surnommé moi-même ; un animal égaré dans un monde qui lui est étranger (...). [etc.] » - Hermann Hesse, Loup des Steppes, Carnets de Harry Haller.
... Du Lys Blanc :
« LE LYS
Sur le bord d'un chemin, et dans sa beauté fière, /
Se dressait un lys blanc sur l'herbe d'un beau vert, /
Et le zéphyr baisait son calice entr'ouvert ; /
Le soir il s'effeuilla, flétri par la poussière : /
Le lys, pour être blanc, doit fleurir au désert. » - Lermontov.
Légende d'image de profil : Mode « Le Rouge et le Noir ». {Crépuscule - Acte IV}
[Ancienne légende - conservée en archive : Légende d'image de profil : Balzac, Huysmans, Rollinat, Houellebecq - façon puzzle. ]
[Ancienne légende - conservée en archive : Légende d'image de profil : < NØNE_func:Nitchevo( ) > ]
[Ancienne légende - conservée en archive : Légende d'image de profil : une part de moi avec une libellule d'un bleu « hölderlinien » pour son concentré de symboliques japonaises.]
[Ancienne légende - conservée en archive : Icône de St Rollinat sanctifiant les « hypocrites lecteurs » (St Baudelaire) éclairés, à partir du sublime Canon du Loup des Steppes de St Hesse, sur fond de Paradise Lost moiré de fulgurances jonquilles ès lettres (Code Napoléon) et d'une sainte auréole mauve.
(Prenez le temps d'observer tout le soin apporté par l'artiste à sa réalisation...)]
Figure littéraire marquante : Harry Haller (et ses carnets « réservé[s] aux insensés ») car « Haller fait partie de ceux qui se sont trouvés pris entre deux époques, qui ont perdu tout sentiment de sécurité et d'innocence. Il est de ceux que le destin condamne à percevoir avec une sensibilité accrue la précarité de l'existence humaine, à ressentir celle-ci comme une souffrance et un calvaire personnels. (...) J'ajoute que je ne souhaite ni les défendre ni les condamner ; que chaque lecteur le fasse en son âme et conscience ! ».
Expression la plus utilisée (malgré moi...) : « Nitchevo ! ».
...
Modalités de classement :
Les livres qui m'ont le plus durablement chamboulé, dans tous les sens du terme, sont placés en catégorie « J'ai lu (aussi) ». Cette catégorie représente, en quelque sorte, le sommet de mon « Olympe littéraire » de lecteur. À mon humble avis, ce qui permet de s'assurer de l'aura authentiquement magnétique d'une œuvre d'art se trouve, en partie, dans sa capacité à dépasser, et même résister au simple jugement classificateur du naturaliste en nous qui punaise l'inerte - aussi savant et ingénieux soit-il. Échapper au jugement catégorique, à la punaise réificatrice de notre « désir d'arraisonner » (cf. Heidegger), constitue une marque de vitalité, d'intensité, d'une œuvre. « La vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort. » écrivit Bichat, il y a bien longtemps, dans ses méconnues « Recherches physiologiques sur la vie et la mort ». Il me paraît assez évident que ce principe puisse s'appliquer également, en l'état, à la littérature et qu'ainsi le génie, le vortex, le sublime vertige, d'une œuvre - son aura magnétique - s'incarne dans le fait même qu'elle apparaît se démener, à travers les témoignages qu'elle suscite, contre sa vivisection, en ne se laissant jamais (complètement) hacher par l'analyse, mettre en conserve et étiqueter par les théoriciens, récupérer par les stratagèmes publicitaires en vue d'une consommation de masse sur des publics toujours plus sectaires de lectorat attitré à tel genre, sous-genre, sous-sous-genre, etc. - bref, vous avez l'idée.
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Une leçon pour les auteur(e)s par Ahmet Altan :
« - (...) Vous faites dire à une professeure de Fazil que la littérature ne s'enseigne pas et qu'elle n'est rien sans le courage ; que la littérature a besoin de courage et que c'est cela même qui permet de distinguer les écrivains de valeur des autres. Comment définiriez-vous ce "courage littéraire" ?
- Le courage littéraire est crucial. Comme dans tous les instants de la vie, la littérature se compose d'attentes et de règles qui évoluent au fil du temps. Et il est difficile de se défaire de ces règles qui deviennent, à la longue, des habitudes ou des attendus. « Ça, ça s'écrit comme ça », etc. Il y a toujours des règles, des attentes et des tendances en littérature. Savoir faire abstraction de tout cela est une véritable force intérieure. Il n'est pas facile d'écrire en restant constamment en accord avec soi. Beaucoup d'écrivains connaissent ces règles, ces attentes et les tendances, et n'écrivent que sous leur dictée, sous la contrainte du conformisme ambiant ; alors oublier ces rails confortables, ne pas y prêter attention, en assumant de prendre le risque de ne pas être aimé - car en dehors des clous - c'est le sacrifice que nécessite la littérature qui a du sens. Si dès le départ, tu acceptes que l'écriture est plus importante que la popularité, tu peux offrir une pierre à l'édifice de la littérature. Sinon, si tu ne montres pas ce courage, cette sincérité, il est hautement improbable que tu puisses écrire un texte qui marque. Dès lors, le courage en littérature, c'est d'assumer son style contre la popularité et le conformisme. La littérature, dans le fond et contrairement aux idées générales, c'est de ne pas plaire. Si tu veux absolument plaire, tu seras forcément guidé en tout par la couardise, par la peur, et tu sacrifieras ton âme pour entrer dans le rang. C'est donner peu de valeur à ton âme que de vouloir la dissoudre ainsi. Et si ton âme vaut si peu à tes yeux, je ne vois pas comment ton style pourrait valoir plus. Et tu n'as donc rien à offrir à la littérature en agissant de la sorte - rien de digne à lui consacrer. Respecter le lecteur, c'est lui offrir quelque chose digne d'être lu. ».
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ARS LONGA VITA BREVIS ...
Dans le sillage « fin de siècle » esthétique du Romantisme, « Les Fleurs du Mal » de Baudelaire dégagent quelques capiteuses effluves qui me sont un semblant de fuligineux dictames - outrenoir de mots qui scintillent en l'âme.
Et pourtant, elles ne valaient guère plus qu'une œillade de Jeanne Duval à ses yeux de poète maudit. Tirons-en la morale. Auguste Comte a bien sacrifié sa philosophie sur l'autel de Clotilde de Vaux. Tirons-en, encore une fois, la morale et gardons-en révérence. Laissez aux veules, les compulsifs ricanements des hyènes et les mécaniques roulements des yeux levés au ciel... Car après tout, nous ne pouvons jamais savoir de quoi demain sera fait... jusqu'au jour où il n'y en a plus. Comprenne qui pourra.
...
Kentoc'h mervel eget bezañ saotret. 🌊
Claude Monet, Coquelicots, 1873, huile sur toile, H. 50,0 ; L. 65,3 cm.
[ https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/coquelicots-1010 ]
A propos des livres
tentative de clarification :
Le livre a beau être un objet familier, sa définition mérite d’être repensée à l’heure où le numérique transforme profondément nos usages et nos pratiques de lecture.
1. Le livre traditionnel – un composé matériel codifié :
Historiquement, le livre (pour faire bref) est un volume formé de feuillets signés, assemblés, reliés et protégés par une couverture. Sa matérialité structurée est constitutive de son identité : elle participe à son rôle culturel, patrimonial et symbolique.
2. Le texte – une abstraction intellectuelle :
Le texte, quant à lui, n’est pas un objet « autosuffisant » : il est une construction abstraite, structurée, interdépendante, symbolique et conceptuelle. Cette abstraction ne peut être perçue ni transmise qu’à travers un support, une incarnation explicite et potentielle. Incarnation « potentielle » au sens où un support peut contenir divers textes sans modifier fondamentalement sa structure, tandis qu’un texte se caractérise justement par une forte sensibilité à ses composants, et comme étant une forme organisée par l'agrégat de séquences uniques et unifiées de signes et de concepts - autrement dit par une organisation singulière et sensible (au sens de la théorie du chaos) à sa propre structure. Une particularité du livre « de presse » comme support est que sa composition matérielle - sa facture - peut être influencée par la structure même du texte (mise en page, typographie…), nuance qui le distingue grandement du support numérique. À l'inverse, le support numérique possède une interactivité plus grande avec le texte que le livre « de presse ».
3. Le support – une matérialité protéiforme :
Le support, qu’il soit papier ou numérique, est toujours matériel — cela devrait aller sans dire. La différence entre un livre « de presse » et un “e-book” ne réside pas dans un « état de matérialité » - notion ô combien fantomatique - différent, mais dans la façon dont cette matière est structurée pour remplir une fonction précise, et par ce fait dans la manière dont elle est perçue, même « expérienciée » (« experiencing » - cf. Dewey) par le lecteur. Le papier (et au-delà toute la facture du livre) engage les sens dans une composition sensible, au sens artistique, bien délimitée : texture, poids, odeur, son des pages tournées - tout cela compose la structure de l'expérience du livre et de la lecture. Les supports numériques, quant à eux, incarnent le texte par des composants électroniques (circuits, stockages, bits, fichiers, écrans) dont la manifestation effective demeure en arrière-plan, rarement perceptible dans l’expérience de lecture (et généralement conçue pour rester discrète, dans la lignée du cahier des charges en design d'un S. Jobs). Lire sur écran, c’est donc perdre ce « charme » sensoriel lié au support papier, à la facture du livre. Ce qui change, ce n’est pas le fait matériel, mais la relation sensorielle que le lecteur entretient avec lui.
Retenons donc qu'un support calibre notre expérience et de ce fait, notre réception du texte. De la même manière qu'une interface manipule l'internaute en le poussant implicitement à agir de telle ou telle sorte grâce à une délimitation calculée de l'usage de ses champs des affecteurs et des effecteurs, les diverses compositions de facture d'un livre incitent à des pratiques spécifiques et peuvent - et même doivent dans l'idéal - rendre le texte plus vivant grâce à l'« aura » dégagée par un type de composition bien précis.
4. Le "e-book" – un support numérique légitime, mais distinct du livre, autant comme expérience de lecture que comme structure codifiée (historiquement) :
Le « livre numérique » (ou “e-book”) remplit, certes, les mêmes fonctions de lecture et de transmission qu’un livre « de presse », mais ne possède pas les mêmes propriétés matérielles, sensorielles et esthétiques. De même que le rouleau de papyrus fut un support différent du codex sans être un « livre » comme ce dernier, le dit “e-book” est un support numérique de diffusion d’un texte, distinct du livre (au sens strict). Ne pas faire la distinction serait oublier l'histoire du livre et sa phénoménologie - un livre, dans l'idéal, c'est une signature expérientielle.
Pourquoi maintenir cette distinction ?
Employer le mot « livre » à la fois pour le volume « de presse » et pour le fichier numérique est une extension sémantique compréhensible, mais potentiellement trompeuse. Elle risque d’effacer des différences fondamentales, au détriment de la compréhension des enjeux culturels, matériels et patrimoniaux liés à l’objet livre.
Conclusion :
• Le livre (au sens fort) est un objet matériel codifié (dont la source historique est le codex).
• Le texte est une abstraction formelle qui requiert un support pour exister concrètement.
• L’e-book dévoile cette abstraction dans une « incarnation » (structure + expérience) différente de celle du livre. Retrancher le dit “e-book” du domaine de qualification du livre n’est pas réactionnaire. Bien au contraire, c’est s’inscrire avec rigueur dans l’héritage d’un penseur contemporain du support, si important pour le développement du numérique, comme Douglas Engelbart.
• Retenons donc qu’un support calibre notre expérience et, de ce fait, notre réception du texte. De la même manière qu’une interface manipule l’internaute à agir de telle ou telle sorte en délimitant ses champs d’affecteurs et d’effecteurs, la facture d’un livre incite (sans manipuler, concept qui nécessite l’interactivité) à des pratiques spécifiques et peut, et doit dans l’idéal, rendre le texte plus vivant grâce à son « aura ».
• Maintenir cette distinction permet d’enrichir notre compréhension du livre, de son évolution et de son rôle culturel.
[LdLb/𝙰𝙴𝙶𝙸𝚂𝙰𝙿𝚁𝙸𝙻𝙸𝚂𝙼𝙼𝚇𝙸𝚅]
A propos de tout
« 𝒥𝑒 𝒷𝑜𝒾𝓈 𝓅𝑜𝓊𝓇 𝑜𝓊𝒷𝓁𝒾𝑒𝓇
𝒥’𝒶𝒾 𝒷𝓊 𝒹𝑒𝓈 𝓁𝒾𝓉𝓇𝑒𝓈 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝓇𝑜𝓁𝑒𝓈 𝒾𝓂𝒷𝓊𝓋𝒶𝒷𝓁𝑒𝓈
𝐼𝓁 𝒻𝒶𝓊𝓉 𝒷𝑜𝒾𝓇𝑒 𝓈𝒶𝓃𝓈 𝒶𝓇𝓇𝒾è𝓇𝑒 𝓅𝑒𝓃𝓈é𝑒
𝐸𝓉 𝒶𝓋𝑒𝒸 𝓂𝑜𝒹é𝓇𝒶𝓉𝒾𝑜𝓃 𝓅𝑜𝓊𝓇 𝓁𝒶 𝓅𝓊𝒷𝓁𝒾𝒸𝒾𝓉é. » - 𝓒-𝓶-𝓭
« D'un côté, on peut se réjouir qu'avoir plein de personnes qui souhaitent se mettre à écrire et qui se lancent dans l'aventure. D'un autre côté, j'ai l'impression que ça a fait baisser les attentes des lecteurs au niveau qualité. Il y a, je trouve, une forme d'indulgence malsaine par rapport à ces histoires d'internet. On a envie d'encourager ces écrivains en herbe en les félicitant sur ce qui plait ou fonctionne dans leurs histoires en s'abstenant de toute critique de peur de blesser ou de vexer alors que la critique, tant qu'elle reste polie, est toujours bonne à prendre et participe à une amélioration de la qualité d'écriture de ces histoires... » - 𝒟𝑒𝒶𝒹𝓁𝓎𝒮𝒾𝓃
________________________________________________
MUSÉE IMAGINAIRE :
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Innocence préférant l'Amour à la Richesse (1804 – huile sur toile) par Constance Mayer : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c3/Pierre-Paul_Prud%27hon_-_Innocence_Preferring_Love_to_Wealth_-_WGA18456.jpg
Le Baiser, KLIMT Gustav, 1908, l180 x h180 cm, huile et feuilles d'or sur toile :
https://artsandculture.google.com/asset/kuss-gustav-klimt/HQGxUutM_F6ZGg?hl=fr&avm=2
Une lecture d'Homère, ALMA-TADEMA Lawrence, 1885, l72,25 x h36,14 po, huile sur toile :
https://artsandculture.google.com/asset/a-reading-from-homer/fAFfW9CzajZAaA
Les Fleurs du Mal, Ch. Baudelaire, Épreuves d'imprimerie annotées par l'auteur (au doigt mouillé : In-12 relié plein maroquin sombre, nom d'auteur doré en dos à nerfs épuré, excellente facture) : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86108314/f21.item
Un Outrenoir de Soulages, 1983 : https://artsandculture.google.com/asset/peinture-janvier-7-1983-0097/5AFBH2Acvq0-EA?hl=fr&avm=4
Le HMS Téméraire remorqué à son dernier mouillage pour y être détruit, Turner, 1838, huile sur toile : https://artsandculture.google.com/asset/the-fighting-temeraire-tugged-to-her-last-berth-to-be-broken-up-1838-0075/VQHslcbtpm0Mcw?hl=fr
L'Art et la Littérature, William Bouguereau : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3d/L%27Art_et_la_Litt%C3%A9rature.jpg
La femme au gant, William Bouguereau :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c0/Femmegant_W-A_Bouguereau.jpg
Méditation, William Bouguereau : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/99/William-Adolphe_Bouguereau_%281825-1905%29_-_Meditation_%281901%29.jpg
Portrait of Elsa, Dicksee : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/70/Dicksee-Portrait_of_Elsa.jpg
Fin de quête, Dicksee : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cf/Dicksee-The_End_of_the_Quest-1921.jpg
________________________________________________________\
ℙ𝔞𝔯𝔠𝔢 𝔮𝔲’𝔦𝔩 𝔣𝔞𝔲𝔱 𝔟𝔦𝔢𝔫 𝔯𝔦𝔯𝔢 𝔭𝔬𝔲𝔯 𝔫𝔢 𝔭𝔞𝔰 𝔭𝔢́𝔯𝔦𝔯 :
En Auvergne, un type qui a une idée… Vous savez comment ça se nomme ? Bah, un touriste. Eh ouais. Merci, merci Pascal : depuis qu’il a fait le vide, on n’a plus rien trouvé là-bas ! Sacré blaze mon Blaise !
Grec ou Latin, il faut souffrir !
____________________________\
Méthodologie :
Ma conception de la critique d'art est proche de celle de Huysmans ; ma conception de la culture est proche de celle de Malraux ; ma méthodologie d'analyse des éléments esthétiques, qui ne transparaît pas en l'état pour un besoin évident de lisibilité, est proche de celle de N. Goodman ; mon approche de l'analyse esthétique est proche de celle de Merleau-Ponty.
« Proche » ne voulant pas dire « similaire ».
Satis dictum est.
_____________________
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