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lundi 19 octobre 2020

 

Ce soir, perdu dans cette vie qui va si mal,
Ces fleurs d’été mourant qui tendrement s’embrassent,
Offertes pour taire les haines, les menaces,
Que l’intolérance ne soit jamais banale... 

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Mon cœur est douleur et mes pauvres mots sont morts.

dimanche 11 novembre 2018

11 novembre 1918


La vie est ruine.
La terre bouge.
Les parfums de poudre.
Cette indécrottable odeur du sang
collant au ciel comme un ruban déchiré.


La nuit ne viendra plus border les forêts de chênes séculaires. 
L’homme est réduit au silence.
Son cri s’est évanoui
dans un dernier râle inutile,
insupportable.


L’horizon bleu est mort
dans le battement carnassier
des cloches d’une église chancelante.
Le vent le porte dans l’air.
Il vient le plaquer sur le front d’un enfant de vingt ans
dormant dans la boue froide,
les genoux crevés,
le cœur carmin dépassant sa vareuse.
Il a le teint clair,
délavé,
innocent.
Ses yeux sont vides,
grands ouverts sur le ciel du néant.


Ailleurs,
une mère inconsolable
pleure de ne pas avoir bercé
assez longtemps
son enfant mort en chantant,
bleuets et coquelicots accrochés à son fusil,
un matin au soleil indécent.




Tremblent dans l’air insouciant,
les pétales pourpre
égarés sur l’hypocrisie du monde.